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Esther Sermage (Traducteur)
EAN : 9782847202021
409 pages
Éditeur : Gaïa (07/09/2011)
4.09/5   576 notes
Résumé :
"J'avais sept ans quand j'ai décidé de tuer ma mère. Et dix-sept ans quand j'ai finalement mis mon projet à exécution." C'est ainsi que commence le journal intime d'Eva, qui mène une vie bien réglée entre Sven, quelques amies, des enfants et petits-enfants, une vieille dame acariâtre dont elle s'occupe, et ses rosiers qu'elle choie.

Depuis que sa petite-fille préférée lui a offert un carnet vierge pour ses cinquante-six ans, Eva écrit la nuit, dans l'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (125) Voir plus Ajouter une critique
4,09

sur 576 notes

marina53
  26 février 2015
Eva fête aujourd'hui ses 56 ans. Famille, voisins et connaissances se sont réunis chez elle, notamment ses enfants, Suzanne et Eric, son compagnon, Sven, et ses petits-enfants. Des assortiment de biscuits et de gâteaux et quelques bouteilles pour contenter tout ce monde. de la part de sa plus petite fille, Anna-Clara, elle s'est vue offrir un carnet décoré de roses. Ses fleurs préférées qu'elle cultive avec amour. Ce journal intime occupera la plupart de ses nuits estivales, rythmées par le doux ronflement de Sven, un petit verre de vin sur le secrétaire. Eva va se livrer et plonger au plus profond de ses souvenirs, certains fussent-ils douloureux. de son enfance à son adolescence, sa vie fut marquée par sa mère, femme méchante, dévalorisante, égoïste et qui n'a, semble-t-il jamais aimé sa fille. Aussi, Eva se souvient-elle que c'est à partir de 7 ans qu'elle décida de la tuer et que son geste fut accompli 10 ans plus tard...
Dans une maison endormie, à la lueur d'une bougie, l'on retrouve, presque tous les soirs, Eva, assise devant son secrétaire, la plume à la main et des souvenirs plein la tête. Depuis sa plus tendre enfance jusqu'à aujourd'hui, elle se remémore son passé, les événements tragiques qui l'auront marqués à tout jamais, l'amour sincère mais trop discret de son père, sa mère fantasque et désobligeante, ses premières amours et comment et pourquoi elle en est venue à vouloir tuer sa mère. de la petite fille maltraitée et incomprise à la retraitée paisible et si charmante en passant par l'adolescente déterminée et implacable, l'on se prend aussitôt d'affection pour Eva, tant elle est touchante et loyale. Alternant entre passé et présent, l'on suit son parcours ô combien chaotique. L'auteur met au coeur de ce roman machiavélique les relations mère/fille et l'amour/la haine qu'elles se portent, laissant au second plan les hommes. L'auteur réussit magnifiquement à captiver le lecteur tant on attend la mort de sa mère. Porté par une écriture fort habile et passionnelle, ce roman tantôt tragique, tantôt drôle est véritablement passionnant. L'on lit avidement ces confidences et l'on espère voir refleurir le coeur d'Eva...
Les oreilles de Buster... seront toujours là pour vous écouter...
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Ladybirdy
  03 février 2021
Quand Eva, cinquante-six ans reçoit son premier carnet intime, elle est loin de se douter combien les démons de l'enfance vont se réveiller sous sa plume.
Entourée de Sven et de sa fille Suzanne et surtout de ses rosiers qu'elle adule, Eva écrit et se penche sur l'ombre de sa vie : une mère fantôme, égocentrique, malsaine, dénuée d'amour. Quoi de plus difficile pour un enfant d'apprendre que sa propre mère ne voulait pas de soi, que l'accouchement fut un cauchemar et qu'elle s'en serait bien passée à vie d'une môme.
Sur plus de quatre cents pages, on découvre une Eva révoltée et ingénieuse, qui s'est construite dans le revers de ses manques. de rencontres en rencontres, Eva fait face, elle use d'imaginations pour gagner sa plus belle bataille : être vivante et respectée. On sait d'entrée de jeu que c'est à sept ans que Eva eut l'idée de tuer sa mère, qu'il lui en faudra dix de plus pour mettre son plan à exécution. On suit avec vif intérêt le pourquoi jusqu'au comment... et on va de surprises en surprises.
Les oreilles de Buster, ce chien qui n'en faisait qu'à sa tête et parce que tout le monde a bien besoin d'oreilles attentives pour écouter les petites filles pleurer le soir...
Voilà bien un livre qui change de tout ce qui affleure sur la maltraitance enfantine, pour une fois, nous avons une enfant puis une ado pleine de vie et d'ingéniosités pour colmater les trous de sa vie. Une tranche de vie passionnante auprès d'une héroïne qu'on aime de suite et qu'on quitte avec le sourire car la fin est de toute beauté, comme ce moussaillon qui revient de guerre, une rose à ses lèvres.
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latina
  05 avril 2013
Les yeux verts d'Eva, scintillants d'intelligence
La chevelure d'Eva, luxuriante
Le nez d'Eva, sensible aux odeurs de son enfance dévastée
Le ventre d'Eva, déchiqueté par le manque d'amour
La bouche rouge de la mère d'Eva, ouverte sur d'abjectes paroles...
Et les oreilles de Buster, toujours, toujours, à l'écoute d'Eva, bien enfermées dans leur sac hermétique.
Heureusement qu'elle les a, les oreilles du chien Buster, Eva, pour survivre à une mère ignoble, pour se relever après une trahison amoureuse, pour fuir enfin ce lieu pourri qu'est la maison de son enfance et de son adolescence.
Son refuge ? Les roses, qu'elle cultive avec tendresse, dans la maison de campagne près de la mer.
Et à 56 ans, elle entame son journal intime, dans lequel elle narre l'innommable : « J'avais 7 ans quand j'ai décidé de tuer ma mère. Et 17 ans quand j'ai finalement mis mon projet à exécution. »
« Les oreilles de Buster » est un roman psychologique qui décortique avec délectation tous les mécanismes de la méchanceté d'une mère envers sa fille mais qui montre aussi comment une enfant puis une adolescente, va puiser dans une volonté hors du commun pour s'en sortir.
J'en suis ressortie sonnée, abasourdie et complètement acquise à la cause de Maria Ernestam, son auteure.

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missmolko1
  25 novembre 2012
Les oreilles de Buster est une lecture qui m'a beaucoup plu. La narratrice Eva se confie à nous à travers son journal intime. Des confessions parfois lourdes comme le meurtre de sa mère qu'elle nous avoue sans détours des la première page ou encore le sort réservé à Buster justement.
Malgré son passé de meurtrière, j'ai trouvé cette femme très attachante et c'est avec regret qu'on referme la dernière page.
Ce roman m'a énormément plu pour une deuxième raison : il éveille en nous énormément de sentiments. J'ai beaucoup ri (notamment avec l'histoire de Bjorn), j'ai parfois été triste ou révoltée.
Et puis surtout j'ai souvent été surprise par les rebondissements successifs et les révélations faites tout au long du roman (principalement quand j'ai découvert le vrai visage de Sven).
Un roman que je ne regrette absolument pas d'avoir lu et que j'aurai voulu plus long car vraiment, je me suis bien amusée avec Eva.
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Kittiwake
  19 juillet 2013
Quand le bilan d'une vie s'écrit sur les pages d'un petit cahier orné de roses, les révélations peuvent faire voler en éclats les apparences. L'enfance d'Eva se déroule aux côtés d'une mère hystérique et machiavélique et d'un père laxiste. Elle fait rapidement le constat qu'il est préférable de ne compter que sur soi-même. Et que toute offense mérite châtiment. Buster, l'horrible chien des voisins lui servira de modèle. C'est à 56 ans que tous ces traumatismes refont surface, quand Eva prend la plume et se confie aux pages blanches.
On sait dès les premières lignes qu'Eva a tué sa mère. Ce qui sera révélé est le long chemin de souffrance de cette petite fille au destin de Blanche-Neige (miroir, mon beau miroir...). Avec une grande puissance d'évocation, et une intensité psychologique qui sollicite sans relâche les émotions du lecteur.
L'auteur dresse également un constat sur les effets pervers de l'éducation : que les parents reproduisent des schèmes de maltraitance ou qu'ils adoptent une conduite opposée à celle qui les a fait souffrir, le résultat sur leur progéniture est imprévisible.
Le défilé des couples qui constituent le réseau social d'Eva a quelque chose de pathétique , et c'est l'humour qui sauve le récit du désabusement.
Quelques remarques acerbes sur les insuffisances du système social danois complètent l'ensemble, bien repéré dans le cadre historique des 50 dernières années.
C'est donc un roman d'une grande intensité psychologique , habilement mené pour ménager une attente interrogative chez le lecteur, piégé et heureux de l'être.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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critiques presse (1)
Actualitte   01 septembre 2011
Un livre émouvant mais déstabilisant à certains égards.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (110) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   11 novembre 2012
- Les Rois mages, disait Petra [au prêtre], ces trois hommes qui sont venus faire des offrandes à Jésus, tu as parlé d'eux dans ton prêche l'autre jour. Tu sais à quoi ça m'a fait penser ? Eh bien si ça avait été des reines mages à la place, elles n'auraient pas fait des cadeaux qui ne servent à rien, de la myrrhe, de l'encens et je ne sais plus quoi. Non, d'abord, elles auraient demandé leur chemin pour arriver à temps et donner un coup de main pendant l'accouchement. Ensuite, elles auraient fait le ménage dans l'étable. Elles auraient apporté du linge propre, des habits, des couches et puis à manger. Et puis...
(...) [ Riposte masculine : ]
- Et après ? Qu'est-ce qui serait arrivé ? Eh bien je vais te le dire. A peine sorties de l'étable, elles se seraient mises à jacasser : "Les sandales de Marie ne vont pas avec sa tunique, le bébé ne ressemble pas du tout à Joseph, leur âne paraît bien usé, Joseph est sûrement au chômage, on ne va jamais récupérer le plat dans lequel on a apporté les boulettes de viande..." Et pour finir : "Marie, vierge ? C'est la meilleure de l'année ! Je la connais depuis l'école, celle-là, je ne vous dis pas le genre.."
(p. 264)
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AproposdelivresAproposdelivres   05 octobre 2014
Ce carnet vierge m’a donc été offert par Anna-Clara, la plus jeune et la plus caractérielle de mes petits-enfants. C’est la raison pour laquelle j’apprécie tant cette petite. Parce qu’elle est considérée comme une enfant difficile. Alors que ses aînés Per et Mari sont joyeux et communicatifs – des âmes simples aux yeux pleins de bonté – Anna-Clara est renfermée, sombre et tranchante. Elle ouvre rarement la bouche. Quand elle le fait, c’est généralement laconique. Je peux avoir le pain ? Tu peux me verser du sirop ? Je peux aller lire dans la chambre ?
Aussi loin que je me souvienne, elle m’a toujours demandé la permission de se retirer pour lire. Quand j’acquiesce, comme je le fais immanquablement, elle monte dans ma chambre et s’installe à côté de la table de chevet encombrée de bouquins et de vieux journaux. Pendant que nous autres continuons à bavarder à table, autour d’un thé ou d’un dîner accompagné de bon vin, elle se plonge dans la lecture avec une obstination et une faculté de concentration que je lui envie. Je ne lui ai jamais exprimé mon admiration, cela pourrait paraître condescendant. Mais elle sait bien qu’au fond, mon consentement est aussi une approbation. Voilà pourquoi j’adore Anna-Clara. Elle n’a pas besoin de mots pour être soi-même.
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ZilizZiliz   10 novembre 2012
J'ai répliqué que si Petra avait tellement besoin de parler, c'était peut-être justement parce qu'elle vivait avec un homme pathologiquement taciturne. Sven a protesté :
- Pas du tout. Les femmes ont une réserve de quatre mille mots à épuiser quotidiennement, je veux dire en moyenne, quatre mille mots par jour, et nous les hommes, nous n'en avons que deux mille. A un moment ou à un autre au cours de la journée, nos mots sont tout simplement épuisés, alors que vous, il vous en reste encore la moitié. Et voilà ce qui arrive. Pas étonnant que tant d'hommes soient fatigués. (p. 122-123)
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marina53marina53   26 février 2015
Chacun doit affronter seul la vieillesse. Il paraît qu'on garde toujours une part de l'autre au fond de soi, mais plus le temps passe, plus j'ai l'impression du contraire. Nous sommes seuls. Nous venons seuls au monde et nous le quittons seuls, même si nous vivons entourés d'amour, de dévotion et de bienveillance.
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fanfanouche24fanfanouche24   07 juillet 2017
Je compense mon absence de sentiments en dorlotant mes rosiers pendant des heures. (...)
Dans ma jeunesse, j'ai lu quelque chose sur de vieux officiers de l'armée britannique qui, une fois retraités, se mettaient à cultiver des roses. Je trouvais remarquable qu'on passe ainsi de la guerre aux fleurs, et je me retrouve dans le même cas. (p. 61)
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Vidéo de Maria Ernestam
Bande-annonce du Peigne de Cléopâtre de Maria Ernestam (Gaïa Éditions). En librairie le 2 octobre 2013.
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Mari, Anna et Fredrik, trois amis de longue date, ont monté une société au doux nom du Peigne de Cléopâtre. Leur créneau : résoudre les problèmes des gens. Jusqu'au jour où une vieille dame se présente avec une étrange requête : elle souhaite que le peigne de Cléopâtre élimine son mari. Difficile de résister à un filon qui promet d'être lucratif, et les candidats se bousculent bientôt au portillon.
Toutes les infos sur www.gaia-editions.com
Réalisation : ingaproduction / Plus d'infos sur www.ingaproduction.com
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