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ISBN : 2372605488
Éditeur : Palémon (18/01/2019)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Une interminable plage de sable fin balayée par les vents de l’Atlantique, un célèbre comédien en quête de solitude et une cavalière de concours hippiques venue entraîner son cheval sur cette grève... D’immenses bâtiments de béton édifiés au ras des marais par les Allemands pendant la Guerre 39-45 afin de concasser des galets destinés à construire leur mur...
C’est dans ce décor magnifique et désolé que le comédien et la cavalière vont se rencontrer et décou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
paulmaugendre
  27 avril 2019
Célèbre comédien, Armand Demaisieux est actuellement en vacances près du village bigouden de Tréguennec, célèbre pour sa plage prisée par les surfeurs, dans la baie d'Audierne. Il a acheté un penty où il aime venir se ressourcer, selon un mot à la mode. Et il se balade en cette fin de mois d'octobre dans la palud, ces terres marécageuses rases et déshéritée sur lesquelles peu de promeneurs osent se risquer, à cause du vent.
Pourtant ce jour-là, il croise une jeune femme qui vient de se tordre la cheville. Elle se présente, Florence de Saint-Marc, cavalière émérite puisqu'elle est vice-championne olympique d'équitation. Elle loge à l'hôtel et Artaban, son cheval, prend une cure de bains de mer afin de fortifier ses chevilles. Il ne loge pas à l'hôtel mais dans un haras proche qui offre aux touristes des promenades à dos de cheval.
Bref le comédien emmène sa cavalière chez lui et la soigne. Ils sympathisent puis se retrouvent avec plaisir. Armand a connu des déboires dans sa vie amoureuse et Florence également, ce qu'il fait qu'ils sont à égalité sur le plan sentimental. Un point commun qui semble les rapprocher un peu plus, mais n'anticipons pas les évènements.
En se promenant tout en devisant aimablement près de l'usine de broyage de galets qui servit à l'édification du mur de l'Atlantique, ils repèrent un corps qui semble dormir. Un sommeil éternel. Une jeune morte probablement victime d'un assassinat. N'écoutant que leur courage, ils préviennent immédiatement la gendarmerie de Pont-l'Abbé.

Mary Lester prend toujours des vacances à cette époque de la Toussaint, pour des raisons familiales qui lui sont personnelles. Aussi elle n'aime pas être dérangée au téléphone, surtout lorsqu'il s'agit d'un malotru qui est au bout du fil. Ce n'est pas elle qui a pris la communication mais son amie Amandine qui lui sert aussi de cuisinière. Quelle que soit la raison de cet appel, elle s'en moque mais Fabien, son commissaire divisionnaire, vient la relancer jusque chez elle. Il explique que l'appel téléphonique émanait de l'adjudant de gendarmerie Papin, de Pont-l'Abbé, au sujet du corps découvert sur la plage. Elle serait impliquée dans cette affaire car un message, écrit sur une feuille empruntée à un cahier d'écolier, message écrit apparemment par un gamin et sur lequel son nom figure.
Il n'en fallait pas plus pour que le gendarme porte ses soupçons sur le commandant Lester. le mal embouché est sur les lieux de la découverte du corps et les premiers échanges oratoires sont assez tendus. L'adjudant de gendarmerie, imbu de ses prérogatives en tant que représentant de l'Etat, est rien moins qu'amène dans ses propos. Droit dans ses bottes tel un petit coq, il assène des propos acrimonieux à Mary Lester mais elle a vite fait de le rabrouer.
Il n'en faut pas plus pour que Mary Lester, accompagnée de son fidèle ami Jipi, alias le capitaine Fortin, s'immisce dans l'enquête, mettant tout en oeuvre pour découvrir le coupable. Elle fait la connaissance de Demaisieux, Armand de son prénom (rien à voir avec la chanson de Pierre Vassiliu même s'il fut un ancien jockey) et de Florence, qui étaient sur les lieux également, transis de froid grâce aux bons offices du gendarme acariâtre et coléreux.
Un policier spécialiste de l'informatique est chargé par Mary d'essayer de découvrir l'identité de la jeune morte, tandis qu'elle-même et Fortin vont continuer de sillonner la région, se déplaçant à cheval en compagne de Florence, Fortin les couvrant en vélo. Et ils remarquent une vieille bâtisse qui semble abandonnée, pourtant du linge sèche dans une cour. Drôle de linge, des sortes de combinaisons noires. L'apport d'un drone piloté par la fille de Fortin va aider les enquêteurs à résoudre l'affaire.

Ce roman policier de facture classique n'hésite pas à utiliser des procédés modernes, mais le petit plus, c'est le ton humoristique employé. Les dialogues sont savoureux et l'art de la dialectique n'échappe pas à Mary Lester qui sait renvoyer dans les cordes l'adjudant de gendarmerie revêche.
Le major Papin régnait sur la gendarmerie de Pont-l'Abbé comme un despote de droit divin. Ces termes appartenant à des temps révolus n'étaient pas excessifs tant l'autorité du chef de corps planait sur les locaux même quand le chef n'était pas là.
Des dialogues savoureux et l'on aimerait pouvoir posséder le sens de la répartie dont dispose Mary Lester. Mais il est vrai que dans ce cas, il s'agit d'un roman et donc l'auteur a eu le temps de peaufiner ces causeries entre gendarme obtus et policière sachant garder son calme tout en assénant ses phrases comme des tirs meurtriers.
Tout de même, on souhaiterait parfois se montrer aussi vif dans les échanges oraux tout en restant flegmatique et précis. Se montrer incisif sans perdre son calme.
L'épilogue est comme une farce, un petit règlement de compte et l'explication concernant l'implication écrite de Mary Lester dans cette affaire peut sembler tirée par les cheveux. Mais après tout, pourquoi pas !


Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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domdu84
  24 janvier 2019
Cette 50è enquête de Mary Lester ne restera pas dans les annales.
Mais ! je l'ai dévorée, Jean Failler, toujours fidèle à lui-même mets en scène un Major, qui est peut-être le pire de tous ceux qui sont passés dans les 49 premières enquêtes... On se demande comment il a réussi les concours pour devenir major... Quand je dis le "pire" ! il est décrit comme sans intelligence et vraiment buté dans sa façon de voir et d'appréhender les événements.
Bon, sinon, comme d'habitude Mary et le capitaine Fortin duo inséparable se montre les plus malin (Mary) et fort (Fortin) pour maîtriser les coupables d'un assassinat d'une jeune femme retrouvé sur le bord d'un chemin par une vedette de cinéma et une jeune randonneuse à cheval, championne olympique (rien que çà ... !!!)
La suite, il faudra la lire pour savoir comment cela s'est passé, mais tout ce que je peux dire c'est que 'C'est la faute du vent"
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MYLENE18
  14 avril 2019
Premier livre que je lis de Jean Failler et le dernier ! Trop de clichés, de l'humour qui tombe a plat, une intrigue tret légère, des personnages caricaturaux, j'ai peiné a finir
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Alexmotamots
  03 décembre 2018
Déjà la 50e enquête de Mary Lester.
Mais Mary ne prend pas une ride : un caractère toujours aussi trempé, même face à la gendarmerie.
Pas midinette pour un sous, même un acteur à la mode ne la fait pas se pâmer.
Heureusement qu'elle parle breton dans cette enquête, car un innocent aurait pu être condamné.
Une analyse intéressante sur les Black Blocks : ne sont-ils pas, pour certains, des gosses de riche en mal de sensations.
J'ai découvert que les galets de certaines plages bretonnes ont été réduit ne poudre pour la construction de blockhaus pendant la seconde guerre mondiale, ouvrant la porte à l'érosion.
L'image que je retiendrai :
Le vent souffle fort en automne en Bretagne.
Lien : https://alexmotamots.fr/cest..
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Charybde2
  13 novembre 2018
Baie d'Audierne, vestiges du mur de l'Atlantique et blocs contemporains. Mary Lester en vrais-faux congés.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2018/11/13/note-de-lecture-cest-la-faute-du-vent-mary-lester-50-jean-failler/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   13 novembre 2018
Et puis au début des années quatre-vingt-dix, alors qu’une horrible zone commerciale avait défiguré le site, le gouvernement avait décidé de classer la pointe du Raz comme « grand site national ». Il convenait donc de faire table rase de toutes les constructions qui parasitaient la majestueuse pointe de granit enfoncée dans la plus tumultueuse des mers.
Les marchands de ce temple de la nature qu’est l’austère pointe du Raz avaient été refoulés dans les terres, et avec eux on avait mis à bas l’hôtel de légende de Marie Le Coz qui avait vaillamment résisté aux plus monstrueuses tempêtes d’Ouest. La fureur des hommes est parfois aussi aveugle que celle des éléments et la pauvre bâtisse n’avait pas pesé lourd face aux bulldozers des démolisseurs.
Les pétitions de quelques nostalgiques dans son genre n’avaient pas réussi à faire fléchir la résolution de politiques désireux de rendre au Raz et à sa pointe leur caractère sauvage, effaçant toute trace du passage de l’homme et de ses automobiles.
Voilà, une page était tournée mais Armand Demaisieux, sociétaire de la Comédie-Française et acteur de cinéma très en vogue, avait gardé la nostalgie de la cassine au toit d’ardoise, minuscule point blanc dans ce site écrasant et pourtant havre de grâce pour les amants en quête de solitude.
Il avait donc déplacé son lieu de villégiature quelques kilomètres plus au sud, sur une palud aussi rase et aussi déshéritée que celle du raz de Sein, près du village bigouden de Tréguennec que les surfeurs de toute la région avaient choisi pour ses hautes déferlantes qui se brisaient inlassablement sur la côte dans un fracas de fin du monde.
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Charybde2Charybde2   13 novembre 2018
La Toussaint était toujours une période de mélancolie et d’enchantement pour Mary Lester. De mélancolie car elle pensait plus ardemment à ses chers disparus, à sa mère, qu’elle n’avait jamais connue car elle était morte en la mettant au monde. C’était là une de ses grandes douleurs et elle préférait être seule pour mélancoliser à sa guise.
Elle ne manquait jamais de fleurir la tombe de ses grands-parents, qui l’avaient élevée et dont elle conservait un souvenir ému.
En cette période sacrée, toute intrusion extérieure aurait été très mal perçue. Ses amis le savaient, tout comme son patron, le commissaire divisionnaire Fabien, qui lui octroyait, sans qu’elle ait à la réclamer, une semaine de vacances à cette époque. Voilà pour la mélancolie.
L’enchantement était dans le fleurissement éclatant de la ville. À cette occasion les jardiniers municipaux se surpassaient. Au long de l’Odet qui traversait la ville, des jardinières suspendues aux rambardes de vieux fer pendaient d’extraordinaires touffes de chrysanthèmes aux riches couleurs où les ocres se mariaient à des bruns roux d’où jaillissaient comme des feux d’artifice des jaunes d’or éclatants ou de sanglantes inflorescences écarlates.
À marée haute, cette exubérante floraison se reflétait dans le vert des eaux saumâtres qui remontaient de l’estuaire.
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paulmaugendrepaulmaugendre   27 avril 2019
Le major Papin régnait sur la gendarmerie de Pont-l’Abbé comme un despote de droit divin. Ces termes appartenant à des temps révolus n’étaient pas excessifs tant l’autorité du chef de corps planait sur les locaux même quand le chef n’était pas là.
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