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Brice Matthieussent (Traducteur)
ISBN : 2267015854
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (04/05/2001)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Ouvrir ce recueil de dix-sept nouvelles, c'est écouter la voix d'un des plus humains et touchants écrivains que l'Amérique ait comptés : celle de John Fante.

Grosse Faim, composé de textes retrouvés bien après sa mort en 1983, aurait pu n'être qu'une compilation de feuillets surestimés à l'attention des seuls nostalgiques.

Ce n'est pas le cas. Tout ce qui rend l'auteur si unique tient dans ces pages écrites entre 1932 et 1959. Les souv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Olivinlove
  15 mars 2014
"Grosse faim", eh bien si c'est votre première lecture d'un bouquin de John Fante, comme on dit l'appétit viendra en mangeant, et pas qu'un peu! le livre fini, j'ai encore grand faim, c'est un livre que j'ai trouvé magnifique et presqu'encore plus que "Bandini" dont on trouve l'ébauche dans la nouvelle qu'est "L'ardoise".
Impossible de citer car il faudrait recopier le livre!
Au coeur de familles italiennes en Amérique et puis aussi un philippin immigré aux Etats-Unis. le tragi-comique de la vie, comme dit la 4ème de couverture. Des thèmes qui traversent les époques tels que les façons de vivre avec ses origines étrangères au coeur d'un pays qui peut devenir le nôtre, la famille bien sûr qui est le grand thème cher à Fante, et puis l'enfance car à mon sens il se souvient parfaitement de la cruauté de l'enfant même tout jeune et puis de son immense capacité à rêver loin comme s'il s'agissait de réalité. J'appréhendais de parler de ces nouvelles car je les ai trouvées si riches de leur diversité et en même temps si proches les unes des autres par les thèmes qui les traversent. Et les maris si faibles devant leurs épouses, et la plupart du temps un écrivain en quête de célébrité, et puis les Abruzzes, et puis les poseurs de briques, et la misère, la grande misère, et puis l'amour bien sûr qui existe à chaque fois à sa propre manière car même quand les couples semblent avoir du mal avec leur vie au quotidien, il y a toujours de l'attachement entre les êtres. MAGNIFIQUE. COUREZ LIRE "GROSSE FAIM" d'un auteur à mon sens immensément loin d'être assez connu!!!
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Alaindexe
  14 septembre 2015
Dans sa préface, Stephan Cooper raconte que lorsqu'il cherchait parmi la volumineuse documentation accumulée par Joyce Fante, la veuve de l'écrivain, il est tombé sur un tiroir rempli de nouvelles inédites. « J'eus l'impression de vivre un rêve » affirme Cooper. Pour le biographe de Fante[1], découvrir le bureau de l'écrivain rempli de photos, contrats et de manuscrits, ce devait être un peu comme gagner le gros lot. Ce livre est une compilation de nouvelles découvertes ce jour-là.
Ardoise raconte la relation problématique de la famille Fante avec l'épicier à qui elle doit une petite fortune. Jour après jour, la mère doit baisser la tête et se rendre humblement chez l'épicier pour pouvoir faire manger sa petite famille ; tâche d'autant plus humiliante que l'épicier se montre arrogant. Cette anecdote profondément humaine illustre brillamment le rôle du crédit au sein d'une famille pauvre.
Mary Osaka, je t'aime raconte un amour impossible entre une jeune Japonaise et un Philippin. Cet amour est impossible d'abord en raison du père de la jeune fille, un Japonais aigri qui tient un restaurant de cuisine orientale ; mais aussi en raison de la haine viscérale qu'entretient la communauté philippine envers les Japonais. À travers cet antagonisme se dessine une étonnante leçon sur le racisme. La langue de Fante est particulièrement efficace. Il va jusqu'à écrire au son, comme s'expriment les immigrants qui baragouinent l'anglais, leur langue seconde. le rythme est époustouflant et Fante frise la perfection tant dans la forme que le fond.
Plusieurs nouvelles abordent sa jeunesse et nous font vivre ses conflits intérieurs. le pouvoir d'évocation de Fante est remarquable et on embarque aisément dans cette écriture débordante de vie. Fante est un véritable scénariste de l'émotion. Chaque détail est mis en scène de façon à nous faire ressentir ce qui se passe dans la tête des personnages.
Ses dialogues sont souvent empreints d'un réalisme brutal. Dans le criminel, mamie accueille un Bootlegger qui «déshonore les Italiens» en lui disant : « Bonsoir crotte de chien. » [p. 56] Plusieurs autres tirades du même genre témoignent de l'intransigeance et du tempérament sanguin de cette famille italienne. Dans l'Amérique des années 1930-40, une langue aussi crue a sans doute nui à la notoriété de Fante. Une chose est sûre, quand il s'agit d'évoquer des émotions, peu d'écrivains peuvent se comparer à Fante. Ce livre en est une preuve éclatante.
[1] Stephan Cooper est l'auteur de l'excellente biographie : Plein de vie : une biographie de John Fante.
© Alain Cliche 2014
Lien : https://alaincliche.wordpres..
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BMR
  17 février 2008
Voici un recueil de nouvelles (le style de prédilection de John Fante) : Grosse faim, un recueil posthume.
Dix-sept nouvelles qui explorent les différentes périodes de l'oeuvre de Fante : depuis son enfance d'immigré italien dans le Colorado ...
... jusqu'à sa vie d'écrivain maudit à Los Angeles ...
On voit bien là ce qui a pu séduire Charles Bukowski qui a beaucoup contribué à la popularité de John Fante.
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GB
  08 septembre 2014
Malheureusement j'ai été déçue car j'avais trop d'attentes positives sur cet écrivain. Ce recueil de nouvelles est inégal: les dernières nouvelles sont les meilleures mais elles ne sont que trois ou quatre sur une vingtaine. Je ne crois pas que je lirai autre chose de cet auteur. Dans la littérature américaine il y a beaucoup d,autres auteurs qui lui sont supérieurs.
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polarjazz
  01 novembre 2018
John Fante écrit sur l'Amérique des immigrants italiens. Il a un regard critique et surtout humain. La pauvreté matérielle affleure dans chaque texte mais la richesse affective est omniprésente et contrebalance l'effet de servitude que l'on rencontre. Les caractères sont forts surtout chez les femmes. John Fante aime les femmes. C'est indéniable. Les dialogues sont rondement menés. Les mots préludent les émotions et les passions. Il est un écrivain immortel.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
BMRBMR   17 février 2008
[...] Je tombe toujours amoureux de femmes qui vivent à dix mille kilomètres de moi. C'est une malédiction. Vraiment très bizarre. C'est parce que j'ai une trouille bleue dès que j'approche trop des femmes. J'arrive plus à parler ni même à respirer correctement. Je bafouille et je me comporte comme un imbécile. C'est une chape de plomb. Elle s'endort tout au fond de ma bouche. Dès que cette femme est partie, ma langue se réveille et dit tout ce qu'elle aurait du dire avant le départ de cette femme.
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BMRBMR   17 février 2008
[...] Les poivrons étaient maintenant coupés, prêts pour la friture. Mama mit la casserole de Cathy sur le gaz et alluma la flamme. La casserole de Cathy n'était absolument pas une casserole, et elle n'appartenait pas à Cathy. C'était un gros fait-tout en fonte que Cathy, la soeur de Mama, lui avait offert en cadeau de mariage quanrante ans plus tôt, mais durant toutes ces années tout le monde l'avait appelé la casserole de Cathy. La petite maison de Mama était remplie d'objets ainsi baptisés. Car les années de sacrifice auxquelles s'était résumée la vie de Mama Andrilli lui avaient ôté tout sentiment de possession. En vivant auprès d'elle, on avait bientôt l'impression fausse que tous les objets et ustensiles avaient été empruntés.
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polarjazzpolarjazz   01 novembre 2018
je vais vous dire la vérité sur ma première conversation avec Jenny. Elle a eu lieu le soir où la proprio nous a présentés l'un à l'autre. J'ai invité Jenny à boire un verre de vin dans ma chambre. En fait, j'ai essayé de la choquer. Appuyée à une commode, elle fumait langoureusement une cigarette pendant que je servais le vin. Je l'ai regardée droit dans les yeux.
"Puis-je vous appeler Jenny ? demandai-je. Ce prénom a une amusante saveur bucolique.
- Pas du tout !" s'écria-t-elle en souriant, parce qu'elle ignorait la signification de "bucolique"
(Je suis un écrivain de la vérité)

Mais écoute-moi, laisse-moi tenter de raconter mon histoire. Je suis tombé amoureux d'une fille nommée Camilla Lopez. Un soir je suis entré dans un café et elle était là, et depuis ce soir-là jusqu'au soir d'aujourd'hui, quand j'écris là-dessus je manque de m'étouffer quand je pense à la beauté de cette fille.
(Prologue à Demande à la poussière)
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OlivinloveOlivinlove   15 mars 2014
Ces massacres auraient pu durer toute la matinée s'ils n'avaient pas trouvé les bouteilles de ginger-ale. Il y en avait dix, toutes vides, dans un sac de jute lancé parmi les mauvaises herbes de la ruelle, toutes en parfait état, valant cinq cents pièce. Les garçons chargèrent leur butin dans un chariot et le traînèrent jusqu'au Safeway le plus proche. Quand ils en ressortirent, chacun avec une pièce de vingt-cinq cents, ils étaient riches et ils dépensèrent leur fortune sans compter en s'offrant des chewing-gums et des barres chocolatées au drugstore. Ce fut une orgie intime, secrète. Cachés sur le toit du garage des Crane, allongés à plat-ventre, ils dévorèrent leurs friandises en silence. Comme le soleil brûlant de midi faisait fondre le chocolat, ils le grattaient avec leurs dents sur les emballages et ils le léchaient au bout de leurs doigts. Puis ils roulèrent sur le dos et s'empiffrèrent de délicieux bubble gum tiède, mâchant lentement, les yeux fermés face au soleil, savourant la salive douceâtre qui coulait au fond de leur gorge. (Extrait de Grosse faim)
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madamedekeravelmadamedekeravel   01 décembre 2010
Mike Schwartz a fait mine de quitter le bureau. Il a tourné le dos à Jenny et s'est dirigé vers la porte. Je vous répète exactement les paroles de Jenny. Je suis un écrivain : je vois tout ça très clairement. À la porte, il a pivoté sur ses talons et il avait les larmes aux yeux. Les larmes aux yeux ! Vous imaginez ? un homme fort et silencieux, un vrai géant, avec les larmes aux yeux... Je désire rester fidèle à la vérité et pour moi un homme de quarante ans qui a les larmes aux yeux est un parfait crétin. (...)
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