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Michel Lederer (Traducteur)
ISBN : 2253052868
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 64 notes)
Résumé :
C'est de la belle vomissure.
Du vomi aux relents de beauté ou du sublime jeté dans le caniveau ? On n'en finit pas de se poser la question. Peu importe... C'est Buk, tout simplement. Le vieux Bukowski, mais oui, celui des Contes de la folie ordinaire, celui des Souvenirs d'un pas grand-chose, qui se ramène avec ses packs de bière, son harem de paumées, ses baises saignantes et son humour moche. Roland Jaccard, Le monde. Chambres minables, motels risibles, fem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
moravia
  27 avril 2019
Je connais deux catégories de lecteurs : ceux qui aiment et ceux qui détestent Charles Bukowski.
À bien réfléchir il existe bien une troisième catégorie, mais ceux-là ne comptent pas, ayant du jus de navet dans les veines : Les Indifférents.
Quand j'ouvre un de ses livres je jubile. Je redeviens l'enfant qui s'amuse à dire pipi-caca-prout prout devant des adultes consternés.
C'est de la transgression étalée avec complaisance à toutes les pages. Dans ce recueil de nouvelles, il atteint les sommets du dégueulasse et pourtant il ne parvient pas à m'écoeurer car je sais, pour avoir lu plusieurs de ses ouvrages, que pour lui c'est un jeu qui l'enchante.
Il serait trop heureux que je fasse la grimace. Pour sa peine je lui flanque cinq étoiles comme les cinq doigts de ma main.
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SBys
  13 juin 2017
J'aimerais bien devenir Bukowski ! Je ne sais pas si mon souhait est d'écrire comme lui, avec autant de sincérité, d'humour et de rythmes, ou de vivre comme lui, sans le moindre souci, avec toutes ces femmes et boire autant sans penser au lendemain. À chaque fois que je lis un Bukowski, c'est ce qui m'arrive. Je me demande si je ne devrais pas quitter mon boulot pour me lever à midi, picoler, et arrêter de m'en faire avec tous les tracas de la vie. J'me dis qu'il y a surement quelque chose que je n'ai pas compris. Bukowski, lui, a tout compris !
Je viens de terminer Je t'aime, Albert. Un recueil, certainement pas le plus connu, mais comme on les aime, l'univers « bukowskien » tel quel, sans fioriture, avec ses aventures sans queue ni tête. On retrouve un vieil ami, alcoolo, qui nous fait rire et qui nous fait passer une belle soirée.
Je crois qu'on arrive à Je t'aime, Albert, seulement une fois qu'on est accro à ce vieux dégueulasse. Si, jusqu'à là, (à l'exception de Pulp) j'adorais ses livres sans faire aucune distinction, comme on mange à grandes bouchées sans porter attention à ce qu'on engloutit, avec ce recueil, mon regard s'est affuté sur l'oeuvre de Bukowski. Je me demande si je ne devrais pas reprendre tout du début pour saisir les nuances, les légers mouvements, les fixations de l'écrivain qui se déplacent au fil des années.
Dans Je t'aime, Albert, recueil publié dans les années 1980, Hank, Chinaski, Henry est moins présent et surtout, les personnages vont moins souvent au champ de course que dans les autres recueils précédents. Ils tuent des moustiques avec le feuillet des courses et ils mangent sans arrêt des oeufs durs, pas à la coque, ça c'est son père. Si on avait l'habitude de trouver Hank en célibataire endurci (sauf dans women), ici les personnages sont souvent en couple, souvent depuis longtemps, ce qui ne les empêchent pas de faire un détour avant de rentrer à la maison. Si pour la plupart, ils sont poètes ou écrivains, l'une de leurs particularités est qu'ils sont nombreux à vivre aux crochets d'un autre, sans remord, évidemment.
Ces nouvelles ont une place particulière dans l'oeuvre de Buko, parce qu'elles nous laissent entrevoir ce qui arrivera par la suite, avec Pulp, la part de fiction irréelle qui m'a fait personnellement décrocher, mais aussi nous permet de mieux comprendre ce qui venait avant, même si on pouvait s'en douter. Il y a la question de la chance. Les malheurs comme les réussites, pour Bukowski, sont dûes à la chance. On gagne aux courses, on se trouve au lit avec telle femme et pas telle autre, ou simplement, on est encore en vie, tiennent seulement à la chance. On ne peut gagner à tous les coups. Ce qui n'empêche pas d'essayer.
Et une dernière chose que j'ai comprise à la lecture de ce recueil et que je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus, Bukowski l'exprime par l'un de ses personnages, dans la nouvelle La mort du père :
- « Votre père parlait souvent de vous.
- Ah bon ?
- Il disait que vous manquiez d'ambition.
- Il avait raison.
- Vraiment ?
- Ma seule ambition est de ne rien être ; ça me paraît la chose la plus raisonnable qui soit. »
Le pas grand-chose dit bien « rien être » et non « rien faire », la différence, subtile, mérite qu'on s'y arrête un instant, le temps pour se siffler une autre bière ou pour terminer notre bouteille de rouge tord boyaux.
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BVIALLET
  20 avril 2012
C'est un recueil de 36 nouvelles généralement assez courtes, parues au départ dans diverses revues puis regroupées sous le titre de « Hot water Music » (Musique de l'eau chaude). Une série de petites histoires toutes simples en apparence, pleines de mélancolie ou de désespérance, dans la ligne des « Contes de la vie ordinaire », « Le postier » et surtout « Journal d'un vieux dégueulasse », mais un cran au dessous. Bukowski décrit de petites scènes de la vie quotidienne de personnages qui lui ressemblent tellement qu'on se demande si ce ne sont pas des tranches de sa propre vie (il utilise son pseudo « Chinaski » ou d'autres) le personnage s'occupe accessoirement de lectures publiques de poésies et d'écriture, mais surtout d'alcool, de femmes et de paris sur les courses de chevaux. Tout est sinistre, glauque et souvent médiocre et se termine parfois carrément dans l'horreur la plus absolue. L'univers de Bukowski est assez terrifiant et n'est pas trop à conseiller si l'on n'a pas le moral ou si l'on cherche juste une lecture pour se détendre. Toutes les femmes sont des putains aux yeux charbonneux et au rouge à lèvre dégoulinant ; tous les hommes des obsédés sexuels ou des gogos…
Mais ce qui sauve le livre, c'est le style si particulier de l'auteur. Bukowski c'est Hemingway en moins verbeux, Céline sans les imprécations et Fante avec encore plus de noirceur et de désespérance. Avec des phrases d'une simplicité limpide, il va à l'essentiel. Il dit tout avec un minimum de mots. Il ne s'embarrasse d'aucune description, d'aucune explication, d'aucune des habituelles finasseries des romanciers de gare, il va droit à l'essentiel et fait mouche à tous les coups. Un petit reproche (je peux me le permettre car on a compris que je suis assez fan du phénomène) : pas mal de nouvelles tombent à plat avec des fins banales ou décevantes, ce qui montre que ces textes devaient être assez « alimentaires ». Si vous ne connaissez pas le génial poète alcoolique obsédé sexuel américain (mort en 1994), commencez plutôt par ses meilleurs titres (cités plus haut). Celui-ci vient en complément. Pour les aficionados.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Maxrice
  04 août 2014
Je t'aime Albert est un recueil de nouvelles du maître absolu de la nouvelle Américaine déjantée, traitant le sexe, les femmes et l'alcool.
Charles Bukowski était un auteur énorme, capable de vous emporter où il le voulait. Des nouvelles courtes, souvent moins de cinq pages, où l'on suit des personnages ordinaires dans une vie très d'ordinaire. Mais on ne s'en lasse pas, et c'est là toute la magie de Bukowski. Il écrivait toujours pareil et pourtant, c'était forcément différent. Une prose simple, sans trop d'effets de style, mais toujours juste. Des dialogues à tomber et des chutes souvent inoubliables.
Vous voulez mon avis? Lisez Bukowski. Je ne le répéterai jamais assez.
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DonJoplin
  19 juillet 2018
Si t'as ce livre entre les mains, ce n'est certainement pas le fruit du hasard. Tu ne peux pas tomber dessus, comme ça!! Faut le connaître, le chercher, le vouloir... et seuls les inconditionnels de Bukowski peuvent être dans cette démarche! Pas besoin de résumé ni de critique, je dirai qu'une seule chose: JE T'AIME, CHARLES!
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   09 mai 2019
- Vous êtes gentille Lilly, mais j'ai rendez-vous ici avec ma petite amie dans une heure.
- Alors je vais vous mettre en condition.
Lilly s'approcha, lui baissa sa fermeture éclair et dégagea son sexe de son caleçon.
- Oh ! qu'il est mignon !
Lilly humecta le majeur de sa main droite et commença à frotter le gland, un peu en dessous et derrière.
- Mais il est tout violet !
- Comme votre mascara.
- Oh ! il devient si GROS !
Marty éclata de rire. Un cafard sortit du papier peint pour assister à la scène. Puis un autre. Ils agitèrent leurs antennes. Et la bouche de Lilly se referma autour de sa verge. Elle l'agrippa juste sous le gland et suça. Sa langue était comme du papier de verre ; elle semblait connaître tous les recoins sensibles. Marty contempla la nuque de Lilly et son excitation augmenta. Il lui caressa les cheveux et des petits bruits s'échappèrent de ses lèvres. Et brusquement, elle mordit, fort. Elle lui coupa pratiquement la queue en deux. Puis, sans desserrer les mâchoires, elle releva la tête d'un seul coup. Un bout du gland vint avec. Marty poussa un hurlement et se roula sur le lit. La blonde se redressa et cracha. Des morceaux de chair et du sang tombèrent sur la moquette. Puis elle partit.

(La mante religieuse).
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moraviamoravia   16 mai 2019
- On joue aux cartes, les Rams sont en train de perdre et après quelques tours, Al me dit : " Tu sais, j'ai une femme un peu bizarre. Elle aime bien que quelqu'un regarde pendant qu'on fait notre petite affaire."
- C'est vrai, elle dit. C'est ça qui me stimule.
Et Al reprend : "Mais c'est dur de trouver quelqu'un. Tu pourrais croire que c'est facile, mais c'est tout un cirque."
Moi, je ne dis rien. Je demande deux cartes et je relance de cinq cents. Elle passe, Al passe, et ils se lèvent tous les deux. Elle traverse la pièce et Al la suit. " Espèce de pute, il lui dit. Espèce de sale pute."
Je suis là, et ce type traite sa femme de putain devant moi.
"Sale pute !" il gueule. Il la coince dans un coin, il la gifle, il lui arrache son corsage. "Sale pute !" il gueule de nouveau. Il lui balance encore une baffe et la fout par terre. Sa jupe est déchirée, elle agite les jambes et crie. Alors il la relève et l'embrasse, puis il la jette sur le canapé. Il se couche sur elle en continuant à l'embrasser et à lui arracher ses vêtement. Il finit par lui enlever sa culotte et se mettre à la besogne. Pendant ce temps-là, elle lance un coup d'œil par en dessous pour voir si je regarde. Elle constate que oui et elle commence à se tortiller comme un serpent devenu fou. Ils y vont de bon cœur et ils en terminent.
Elle se lève et disparaît dans la salle de bain.
Al va chercher de la bière dans la cuisine. " Merci, il me dit en revenant. Tu nous as rendu un grand service."

(Le déclin et la chute).
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moraviamoravia   07 mai 2019
Albert avait quatre mains. Il avait aussi quatre bras qui allaient avec. Les deux du haut avaient des manches, les deux du bas dépassaient de trous découpés dans la chemise.
- Entrez dit Albert.
Dans une main, il tenait un verre, un scotch à l'eau. Dans une autre, une cigarette. Dans la troisième, un journal. La quatrième, celle qui avait serré la main de Louie, était inoccupée.

(je t'aime Albert).
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moraviamoravia   15 avril 2019
- Ecoute, fit-il, ce bouquin que j'avais en tête, Une Anthologie des poètes de Los Angeles, on laisse tomber.
- Bon.
Hymie s'assit.
Il nous faut un nouveau titre. Je crois en avoir trouvé un : Pitié pour les fauteurs de guerre.
Réfléchis-y.
- Ça me plaît assez, dit Joe.
- Et on pourra mettre : "Ce livre est dédié à Franco, à Lee Harvey Oswald, à Adolf Hitler." Et comme je suis juif, il faut en avoir pour faire ça. Qu'est-ce que t'en penses ?
- Ça me paraît bien.

(Une journée de travail).
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moraviamoravia   12 avril 2019
Camus écrivait comme un type qui vient juste de finir un bon steak avec des frites et de la salade, complété par une bonne bouteille de vin. L'humanité souffrait peut-être, mais lui pas. Un sage, sans doute, mais Henry préférait ceux qui criaient quand ils se brûlaient. Il laissa tomber le livre par terre et essaya de dormir.
(Ceux qui crient quand ils se brûlent).
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