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EAN : 9782072709722
96 pages
Éditeur : Gallimard (02/02/2017)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
En 1768, la République de Gênes cède la Corse à la France. Un an plus tard, la bataille de Ponte Novu met un terme aux espoirs des Corses de demeurer indépendants. Malgré la paix, des jeunes gens dénoncés pour conspiration, sont condamnés à être roués vifs et pendus, et les autorités interdisent qu'on leur donne une sépulture sous peine de subir le même châtiment. En 1769, Maria Gentile n'a pas vingt ans. Elle est fiancée à Bernardu Leccia, qui figure parmi les cond... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
araucaria
  28 février 2017
Marie Ferranti a imaginé le ressenti de cette Antigone corse, confrontée à l'exécution de son fiancé. Cependant, elle n'a pas inventé le personnage de Maria Gentile, jeune fille de condition modeste, habitant Oletta dans la région du Nebbiu, en cette seconde moitié du XVIII e siècle. Alors que le patriotes corses alliés de Pasquale Paoli ont perdu la guerre contre les troupes françaises, lors de la bataille de Ponte Novu du 8 mai 1769. Les ruines de la maison de Maria Gentile sont toujours visibles dans le village, de cette jeune fille dont on ne sait pas grand chose, sauf que bravant les autorités de l'époque et n'écoutant que son courage et sa détermination, elle s'est arrogée le droit d'offrir une sépulture à son fiancé. Un fait historique oublié qui a ressurgit sous la plume de Marie Ferranti, pour une oeuvre de qualité.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
araucariaaraucaria   27 février 2017
ZITA - Qu'est-ce qu'on peut faire, nous autres? Nous n'avions pas le droit à la parole avant l'arrivée des étrangers, s'ils restent, nous ne l'aurons pas davantage. Pour moi, presque rien, ça change.

MARIA - Zita, que les riches soient les esclaves des étrangers, ce n'est pas le pire. Tu ne comprends pas? Bernardu m'a aimée, je l'ai maudit et il est mort. S'il reste sans sépulture, il ira en enfer, et moi aussi.

ZITA - Et Pourquoi iriez-vous en enfer?

MARIA - Parce que nous étions amants. On sera comme ces amants dont parlait le vieux curé. Ils étaient prisonniers sur un nuage de l'enfer. Ils se désiraient toujours et ne pouvaient jamais se toucher. Mais, moi, de ma bouche amoureuse est sortie cette malédiction. L'enfer serait trop doux pour une amante comme moi.

ZITA - C'est trop tard, Maria. Laissons les pauvres morts avec leurs secrets.

MARIA - Si tu es venue pour parler comme les autres, tu peux retourner d'où tu es venue.

ZITA - Que veux-tu faire à la fin?

MARIA - Il faut l'enterrer! Il est en train de pourrir au milieu des autres et bientôt, il ne restera plus rien de lui. Dieu lui-même ne pourrait le reconnaître.
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araucariaaraucaria   18 février 2017
MARIA - Quelle chaleur! On étouffe ici! J'ai soif!
Elle boit et recrache.
L'eau est croupie. Voilà des heures que nous sommes emmurées vivantes par ces barbares! Ils gardent chaque porte comme le temple de Jérusalem! Et ma mère et ma grand-mère qui ne sont pas toujours pas revenues de la fontaine!

ZITA - Elles ont dû se réfugier chez Mina et Elisa. A cette heure-ci, les soldats nous laissent un peu de répit, tu le sais. Cesse de t'agiter ainsi!

MARIA - Qu'allons-nous devenir, Zita? Et les hommes?

ZITA - Ils sont toujours enfermés dans l'enclos de Paulu Mariani.

MARIA - Nos hommes se laissent traiter comme des bêtes et certains ne valent pas mieux! Comment peuvent-ils supporter qu'on soit sans air ni eau et eux, attendre, sans rien faire?

ZITA - Les étrangers sont dix fois plus nombreux! Que pourraient-ils contre leurs armures, leurs chevaux et leurs chiens?
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