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ISBN : 2226396020
Éditeur : Albin Michel (28/09/2016)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Oublions le politiquement correct et les préjugés sommaires, il est plus que temps d’appeler un chat, un chat et un totalitarisme un totalitarisme. Oui, l’invasion sanglante de l’islamisme dans notre quotidien prépare une troisième guerre mondiale. Oui, la vraie, la grande question, aujourd’hui, est de savoir comment nous pouvons vaincre cette terrible menace qui a pris la France et les Français pour cible.
Assez de contorsions, assez de démagogie !
L’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
dido600
  29 décembre 2016
Le livre de Fillon se veut sans ambages : Vaincre le Totalitarisme islamique. le terme islamiste, largement ressassé, ne suffit plus. le candidat à la présidence a emboîté le pas à l'ancien Premier ministre qui s'acharnait sur les salafistes car ils feraient le lit du terrorisme religieux.

Mais ce qui est peut-être plus intéressant dans tout cela, c'est cet intérêt particulier à l'Islam. La réponse nous est fournie, dans le livre : il n'existe pas de problème de religion en France, il existe un problème lié à l'Islam.

L'autre raison évidente de cet intérêt est que Fillon est un fervent catholique. «La France est la fille aînée de l'Eglise» ne cesse-t-il d'assommer, dans ses discours. Il faut sauver les chrétiens d'Orient, «une affaire qui interpelle la conscience universelle». Cela fait des années que le débat tourne autour du voile qui menace la laïcité, une écrivaine sur ‘Arte' avait déclaré, il y a quelque mois, que le burkini, qui n'a clairement rien à voir avec les islamistes, était une stratégie de guerre. Aujourd'hui, un candidat à la présidence crie, haut et fort, que la France est la fille aînée de l'Eglise et on n'y voit aucun danger pour les principes de la république et de la laïcité.

Je ne parlerai pas du projet politique de Fillon car ceci dépendra de son analyse et de sa vision. Quelle est sa vision ? Dans son livre, apprend-on, les islamistes d'Égypte détestent les chrétiens parce que ces derniers étaient dans la région avant les musulmans eux-mêmes. D'où la question : d'où viennent les musulmans d'Egypte ? de la Musulmanie? selon le génie de certains. Les musulmans d'Egypte ne sont pas moins Egyptiens que les chrétiens d'Egypte. Les Egyptiens d'antan, chrétiens ou pas, se sont, progressivement, convertis à l'Islam jusqu'à ce qu'ils finirent par constituer la majorité. Fillon ajoute qu'il faut saisir le paradoxe terrible : une Europe pluri-religieuse face à un Moyen-Orient mono-religieux. Ce mal n'est pas nouveau, dit-il, il vient de loin. Il le retrace au XIème siècle de l'école Hanbalite, l'école la plus fondamentaliste et dont le wahhabisme se proclame héritier.

Pour commencer, il n'existe de religion dénuée d'intolérance, ni un système politique qui soit totalement juste ou qui applique à la lettre ce qu'il prétend incarner. Mais si on veut retracer ce mal dans l'histoire, et on en a tellement besoin aujourd'hui, force est de constater, comme le souligne Amin Maalouf, les musulmans, contrairement aux catholiques ont toujours su coexister avec l'autre. Dans son livre « les Identités Meurtrières » Amin Maalouf dit que si ses ancêtres avaient été musulmans dans un pays conquis par les armées chrétiennes, au lieu d'avoir été chrétiens dans un pays conquis par les armées musulmanes, il ne pense pas qu'ils auraient pu continuer à vivre depuis quatorze siècles dans leurs villes et villages, en conservant leur foi. Ce propos fait écho à l'actualité, celui du drame des Yazidis. Comment se fait-il que la communauté des Yazidis, en proie à une violence inouïe de la part de Daech, ait pu continuer à vivre et à conserver sa foi depuis quatorze siècles et que c'est, seulement, aujourd'hui qu'elle se trouve menacée de disparition ? le problème n'est peut-être pas uniquement religieux.

Il ne s'agit pas de revenir sur l'histoire de ces deux religions ni de disserter sur leurs mérites et leurs crimes respectifs, la citoyenneté a ouvert une nouvelle ère qu'il faut saisir à bras-le-corps. Mais quand Fillon conclut que le bloc européen est pluri-religieux tandis que le Moyen-Orient est mono-religieux, la question est plutôt : comment se fait-il que les rôles se soient inversés ?

Du côté de l'Europe nous avons la réponse: Les Lumières, la République, la citoyenneté sont en grande partie à l'origine du progrès, de la liberté et du vivre-ensemble. du côté du monde musulman, les origines du déclin ne sont pas encore claires, et moins encore les origines du terrorisme islamiste. Cela est pour dire que la vision de l'auteur est simpliste, voire dangereuse. Il existe un passage clé pour comprendre cette vision, ou peut-être cette campagne électorale.

Fillon rapporte qu'étant en visite en Iran, l'ancien président de la république islamique contesta la présence des juifs en Israël en termes vifs, ce à quoi Fillon répondit : « s'il n'y avait plus de chrétiens au Proche-Orient, parce qu'ils en auraient été chassés, croyez-vous que les peuples européens toléreraient encore des musulmans sur leur continent ?

Par « peuples européens » Fillon veut dire bien sûr chrétiens. C'est parce que l'Europe est chrétienne qu'elle réagira de la sorte. Ceci est grave et dangereux à maints égards. Outre la diversité que couvre le mot christianisme (en l'occurrence, au Moyen-Orient il s'agit de l'Eglise orthodoxe), outre le fait évident que l'Europe n'est plus chrétienne comme elle le fut par le passé, outre le fait qu'il a été interrogé sur les juifs d'Israël et non pas sur les chrétiens, et par-dessus tout qu'en Europe les hommes et les femmes sont tous des citoyens à part entière, qu'ils ont le droit d'avoir ou non une religion et de la pratiquer, dans le respect des autres, ce passage révèle un raisonnement profondément vicieux et dangereux.

Fillon compare une France au sein d'une Europe relativement stable et prospère à un moyen Orient en proie à des déchirements internes, à des guerres civiles, à des bombardements intenses, à des haines abyssales et des vengeances interminables. L'Egypte de Sissi, à laquelle l'Occident livre des armes, massacre les opposants. Des milliers de Frères musulmans ont été tués, parfois à l'intérieur des mosquées. Un grand nombre de musulmans et de chrétiens se sont, ralliés à Sissi, dans les massacres commis contre d'autres Egyptiens musulmans. Des ‘fetwas' ont été décrétées pour légitimer la répression et les massacres. Il est clair que les tensions dans ces régions ne sont pas uniquement d'ordre religieux et qu'ils sont d'une extrême complexité. D'où vient la question cruciale que pose le penseur libanais Georges Corm et dont on doit tenir compte, dans l'analyse de ces conflits. S'agit-il d'un retour ou d'un recours au religieux ? Difficile d'y répondre, une question qui échappe même à celui qui se trouve dans la tourmente de l'extrémisme religieux et de ses pulsions meurtrières.
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TCHITAT92
  27 janvier 2019
Mauvaise idée que de lire un essai politique plus de deux ans après sa parution. le contexte a évolué, les préoccupations sont modifiées, la situation nationale est autre.
Il faut reconnaître que François Fillon a le sens de l'écriture, le style est fluide, convaincant, sa culture et son bagage d'expérience et de savoirs sont très présents, l'argumentation est plutôt valable, solide.
Quant au fond, j'avoue que dans un contexte où la une porte un gilet jaune depuis plusieurs semaines, je me sens un peu en décalage avec les grandes théories sur la gestion du terrorisme, sur la montée du totalitarisme... et je croise les doigts pour que cet ouvrage semble encore longtemps obsolète ! Si cette thématique tragique pouvait appartenir au passé et les livres qui la traitent jaunir sur des étagères, ce serait un point positif, n'en déplaise à M. Fillon! Après, rien ne l'empêche d'utiliser son savoir-écrire pour d'autre sujets polémiques, le choix est vaste ! .)
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beauscoop
  27 novembre 2016
Bon livre qui énumère et décrit les faiblesses et inactions des responsables politiques face à l'invasion des extrêmes islamiques. Il faut avoir le courage d'appeler un chat un chat et donc se révolter contre certains pseudo intellectuels qui veulent anéantir notre mode de vie, nier la vraie histoire, non filtrée pour des fins politiques. Les solutions abordées sont des actions réalistes et non comme il est écrit "Ce n'est pas en proposant après chaque attentat le vote de nouvelles lois pour remplacer celles qu'on n'applique pas que l'on assurera la sécurité des Français."
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Ottstef
  25 décembre 2016
Très bien écrit et excellente analyse
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   31 mars 2017
« Il faut écouter beaucoup et parler peu pour bien agir au gouvernement d’un État. »

Richelieu, Maximes d’État

Il peut paraître paradoxal que le libéral que je suis dans le domaine économique parle ici et maintenant de l’État. Et pourtant ! Nous avons fini par l’oublier, en partie par paresse et en partie aussi par désillusion, mais il existe une longue tradition libérale en France qui ne se nourrit pas seulement des écrits de Tocqueville ou des lois de Guizot. Cette tradition ne doit rien – ou si peu – au libéralisme anglo-saxon et je suis parfois amusé, souvent attristé quand on me colle l’étiquette de « néo-thatchérien », alors que la politique que je propose s’inscrit dans la droite ligne des politiques de redressement national qui ont été conduites dans notre pays. Le libéralisme en France, contrairement à celui que l’on pratique ou plutôt que l’on prétend pratiquer outre-Atlantique, ne repose pas sur l’absence de régulations mais sur deux piliers : l’État de droit et le contrat. Autant dire qu’il ne s’agit pas de désagréger l’État mais de le rendre à ses fonctions régaliennes. Donc, moins d’État mais mieux d’État en ayant la certitude qu’un État fort ne se disperse pas : il est forcément celui qui se recentre sur l’essentiel.
(...)
Je veux traquer toutes les démissions de la société française et d’abord celle de l’école. J’entends beaucoup parler du rétablissement du service militaire. Avant de priver nos forces armées de leurs capacités opérationnelles, nous serions mieux inspirés de nous préoccuper de l’apprentissage du respect et de l’autorité à l’école primaire. Nous n’avons pas besoin d’une usine à gaz pour tenter de réparer à dix-huit ans tous les dégâts commis par l’absence d’éducation.

La compétence et le dévouement des enseignants ne sont pas en cause. Ces derniers sont trop souvent pris en otages entre la démission de l’État devant les syndicats, la dictature des pédagogistes et les réseaux de pouvoirs au sein de l’Éducation nationale. Résultat : deux millions de jeunes Français ne sont ni à l’école, ni dans une formation, ni dans un emploi. Deux millions de jeunes Français sont dans la rue, exclus de notre société, condamnés pour une majorité d’entre eux à toucher le RSA toute leur vie. Et on refuse de remettre en cause notre système éducatif ! Et on refuse toutes les réformes les unes après les autres ! Mais c’est un crime contre notre jeunesse dont les responsables devront répondre.
(...)
Nous sommes uniques ! Pourquoi devrions-nous nous en excuser ? Quand nous allons visiter un pays étranger, ne commençons-nous pas par vouloir apprendre son histoire puis les traditions qui en découlent ? Mais apparemment, certains, à gauche, considèrent qu’enseigner les très riches heures de notre passé relève du postcolonialisme. On croit rêver. Pourquoi les enfants chinois apprennent-ils par cœur la liste des dynasties qui ont régné sur leur pays durant trois mille ans et expriment-ils leur fierté d’appartenir à une grande civilisation quand les jeunes Français ignorent des pans de leur histoire ou pire encore apprennent à en avoir honte ?
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enkidu_enkidu_   31 mars 2017
Si ce confit est effectivement une nouvelle guerre mondiale, il n’en puise pas moins ses racines dans l’histoire plus ancienne, celle de la longue durée, chère à l’un des pères de l’École des Annales, l’historien Fernand Braudel. J’ai presque peine à rappeler cette évidence mais quand on part à la bataille, il faut connaître l’adversaire, savoir contre qui on se bat. Si je parle de totalitarisme islamiste, c’est en connaissance de cause et non pour faire rouler ces mots dans ma bouche. Ce dernier, en dépit de ses folies et de ses aberrations, a une histoire, n’est pas un accident car, dès le début, il se glisse dans les replis de la religion musulmane et ce, dès que l’islam devient l’expression du pouvoir politique selon un schéma qui se répétera au cours des siècles : comment contester le calife ? En étant plus musulman que lui, plus intègre que lui et, surtout, plus radical que lui. Dans un dossier de Marianne consacré à l’islamisme, la journaliste et essayiste Martine Gozlan relève que dès le IXe siècle, à Bagdad, cette forme de contestation apparaît avec le théologien Ibn Hanbal, le père fondateur du salafisme, prêchant une lecture littéraliste et puritaine du Coran, qui explique qu’« Allah rend licite de tuer celui qui délaisse la prière » et que le Coran ne se discute pas, qu’il s’impose à tous dans sa version la plus intransigeante, s’opposant ainsi frontalement à ceux qui ont recours au libre arbitre du juge ou du commentateur.

ette approche violente de la religion va s’incarner tout au long de l’Histoire, à chaque invasion, à chaque révolte et parfois même à chaque révolution de palais. Remettant ainsi toujours à plus tard toute innovation dans la pratique religieuse et faisant des châtiments corporels ordonnés par le Coran « le critère même du droit », comme le souligne, dans La Maladie de l’islam, Abdelwahab Meddeb.

Cette obsession du châtiment, de la punition nourrit le wahhabisme. L’Arabie saoudite nous le rappelle avec une terrible fréquence. Or, comme le souligne Martine Gozlan dans un article sur « Le wahhabisme à l’origine du monde », « le wahhabisme, c’est l’exception saoudienne devenue la norme dans le monde sunnite ». Cette doctrine est constituée au XVIIIe siècle. Elle ambitionne là aussi de défendre la pureté, l’intransigeance, l’adoration de Dieu, la culpabilisation perpétuelle du croyant mais, à l’inverse des autres courants obscurantistes, elle va s’allier avec le sabre pour asseoir sa domination idéologique et signer un pacte avec l’émir du premier État saoudien qui répartit le pouvoir entre les familles des deux hommes. Ce pacte, signé de puissance à puissance et qui fige la société au Moyen Âge, se poursuit jusqu’à nos jours dans le royaume de Riyad. À son propos, l’islamologue tunisien Hamadi Redissi souligne : « Le wahhabisme représente une opportunité extraordinaire pour comprendre l’islam sectaire. Ceux qui n’ont jamais vu de près ces sectes médiévales hardies passer à l’acte sont là devant “le présent des choses passées”. »
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enkidu_enkidu_   31 mars 2017
Longtemps les mouvements islamistes se sont demandé si l’Europe et la France étaient « terre de contrat ou terre de guerre » ? Désormais, il est temps de prendre conscience qu’ils ont cessé de se poser cette question. Ce continent est devenu une terre de guerre et de conquête et un « ventre mou » pour reprendre l’expression de l’islamiste d’origine syrienne proche de Ben Laden, Abou Moussab al-Souri. Ce dernier a théorisé le principe d’une guerre en Europe menée par la jeunesse musulmane immigrée.

Là encore, citons les inspirateurs de la haine : « Après la Révolution de 1789 fomentée dans les loges maçonniques, la France s’est trouvé une autre religion mensongère et idolâtre, la démocratie et la laïcité », écrit le magazine francophone de l’État islamique Dar al-Islam qui, dans sa livraison du 12 février 2015, titre : « Qu’Allah maudisse la France ! » Cet appel dépourvu de toute ambiguïté est lancé aux musulmans pour rejeter un système qualifié de mécréant puisqu’il repose sur la liberté, l’égalité des sexes et sur notre éducation obligatoire, abhorrée par les islamistes qui ont la volonté farouche de développer partout où ils en ont la possibilité les écoles coraniques.

Voilà pourquoi la multiplication des attentats sur notre sol ne relève pas du hasard ou d’une forme de spontanéisme terroriste, mais d’une froide détermination, d’une volonté exprimée et sciemment planifiée.

Selon l’islamologue Gilles Kepel, c’est dès 2005 que al-Souri présente la France comme l’ennemi à abattre en appelant les djihadistes à recruter dans les banlieues et à former des combattants aptes à semer la terreur. Dans son « Appel à la résistance islamique mondiale », ce fanatique espère un rejet massif de notre société par les musulmans et, en retour, des réactions violentes des non-musulmans, faisant ainsi entrer le pays dans la spirale de la terreur. Al-Souri préconise en outre qu’après les « premières escarmouches », les combattants organisent une « guerre d’enclaves ». Enclaves qui ne sont pas des termes empruntés à des romans futuristes mais qui existent, comme l’opinion publique l’a découvert avec effarement à Molenbeek en Belgique et comme il en existe également en France dans certaines de nos villes et certains de nos quartiers.
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beauscoopbeauscoop   27 novembre 2016
Pour éviter que l’État islamique arrive à recruter des Français en perte de repères dans ses filets, nous devons nous montrer intransigeants avec les discours de haine dénigrant les valeurs de la République dans les mosquées ou sur les réseaux sociaux et nous ne devons pas nous résigner à l’existence des zones de non-droit ou plus exactement où s’applique un autre droit sur notre territoire.
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beauscoopbeauscoop   22 novembre 2016
Il n’y a pas de discussion possible face à un ennemi qui n’a pour tout objectif que de satisfaire sa pulsion de mort.
Combien de morts, combien d’assassinats ignobles faudra-t-il encore que nous subissions avant de comprendre qu’il ne s’agit plus de terrorisme mais que nous sommes en guerre et que la guerre ne se fait pas à moitié, qu’elle n’est pas un jeu de rôle ni une scène pour cabotiner ? Nous sommes en guerre contre un adversaire qui ne connaît ni faiblesse ni trêve.
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