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Suzanne V. Mayoux (Autre)
EAN : 9782070370528
436 pages
Gallimard (14/09/1978)
3.66/5   102 notes
Résumé :
Ces nouvelles, choisies parmi les meilleures écrites par Scott Fitzgerald, replongent le lecteur dans l'époque des années vingt, que les Américains appellent le Jazz Age et dont Fitzgerald demeure le héros romantique et désenchanté.
Histoires des "années mugissantes", pleines d'une nostalgie romantique et d'un humour fou dont le pauvre Scott fut le héros et la victime.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Lishbks
  17 mai 2020
Les enfants du jazz est un recueil de nouvelles et de saynètes de qualité assez inégale. Je pense qu'il aurait énormément gagné à être amputé de quelques unes.
Une jeunesse fiévreuse et enflammée cherchant à fuir l'ennui se dispute la vedette avec ses aînés désenchantés, mélancoliques face au temps qui passe. Ambitions et regrets, passion et désamour s'unissent sous une plume tantôt sensible, tantôt humoristique.
On y observe aussi une société de classes immuables ou presque, dure et prompte au jugement, où le grain de folie finit souvent par se heurter aux limites du conformisme.
Digne représentante de l'ensemble, la nouvelle intitulée L'étrange histoire de Benjamin Button est à des lieues de son adaptation cinématographique. Beaucoup plus cynique. Ici l'âge n'y est pas qu'un nombre, il vient avec une certaine image de soi et des autres.
Quand on connait un peu la vie de l'auteur, il est plus facile de rentrer dans son univers et de mieux en savourer le contenu. Une nouvelle comme La lie du bonheur, par exemple en devient doublement émouvante. Néanmoins le tout reste fade, évidemment, si on le compare à Gatsby...
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LiliGalipette
  03 juillet 2009
Recueil de nouvelles de Francis Scott Fitzgerald.
L'auteur nous offre différents regards sur une époque qui change, les "Roaring twenties" ou "les années vingt rugissantes". le jazz s'impose. La vie n'est pas aisée mais chacun espère qu'elle le deviendra. Comme cet homme surmené qui, lassé d'entendre les récriminations de son épouse, l'endort pendant plusieurs jours pour pouvoir mener à bien son projet. Ou comme Benjamin Button, cet homme au destin extraordinaire: à sa naissance, il a l'apparence et la sagesse d'un vieillard. Sa vie ne sera qu'un retour à l'enfance, à l'innocence et à l'ignorance.
Chaque nouvelle est un petit trésor. le jazz chante à chaque page et c'est un régal! J'ai hâte de découvrir l'adaptation de David Fincher sur la nouvelle de Benjamin Button.
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Icidore
  18 novembre 2014
J'ai adoré ce recueil de nouvelles (qui contient aussi deux pièces en un acte) ! Ce n'est pas constructif mais je l'ai a-do-ré ! Chaque histoire est très différente mais toutes ensemble, elle donne un aperçu assez précis de l'Amérique des années 20, période du Jazz Age qui justifie très certainement le titre.
On parcourt plusieurs villes, on découvre plusieurs classes sociales (confrontées ou pas), des décors de toutes sortes toujours bien choisis et décrits juste ce qu'il faut pour laisser libre cours à l'imagination (qu'il s'agisse d'un parking ou d'une salle de bain). Chaque histoire a un thème, allant de la fête à la vie professionnelle en passant par le mari trompé. L'auteur multiplie les points de vue et réussit avec talent à faire un tout homogène de grande qualité. Tout en étant très réaliste, aucune histoire ne manque de romanesque et chacune m'a emportée.
Il y a parmi les nouvelles de ce recueil "l'étrange histoire de Benjamin Button" qui a fait l'objet d'une adaptation cinématographique. le film m'avait déplu, je m'étais largement ennuyée. Dans la nouvelle au contraire, j'ai découvert une fraicheur de ton et une vitalité dans l'histoire qui m'a enjoué.
Si je devais choisir ma nouvelle favorite dans ce recueil, ce serait Rags-Martin Jones et le Prince de Galles où se mêlent avec brio élégance, humour et légereté dans un New-York en devenir où l'auteur ironise sur l'élite du monde et parvient tout de même à nous faire rêver.
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ladyoga
  18 mai 2013
Envie de continuer à lire Fitzgerald après le bon moment passé avec Gatzby... Ce livre les enfants du jazz se trouvait dans ma bibliothèque. Je l'ai démarré en toute confiance et avec enthousiasme. Mais je n'ai pas reconnu l'écriture qui m'avait charmé dans Gatsby. Des nouvelles, pourquoi pas...
Mes premières impressions :
Le dos du dromadaire 4/5 drôle, comique
L'étrange histoire de Benjamin Button 4/5 étrange.
La coupe de cristal taillé 2/5 ??
Et la suite n'a fait que se détériorer, j'ai lâchement abandonné au milieu de la sorcière rousse.
Ma question : pourquoi ce titre ?
Je suis passé complètement à côté. Tant pis pour moi !
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pve735
  03 octobre 2014
Fitzgerald est considéré comme l'un des plus grands auteurs américains du vingtième siècle. Il aurait inventé l'expression "âge du jazz" dont l'éditeur s'est probablement inspiré pour le titre du livre. Les treize nouvelles qu'on y trouvent sont simples, divertissantes et de facture classique.
Les protagonistes, souvent dans la classe moyenne ou supérieure, rencontrent des difficultés de la vie quotidiennes ce qui rend la lecture un peu banal pour les lecteurs modernes habitués à des genres littéraires plus spécialisés. Les forces et les faiblesses des personnages nous les rendent humains.
Ces récits constituent une bonne introduction à l'univers de Fitzgerald.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Musa_aka_CthulieMusa_aka_Cthulie   03 juillet 2018
Comme dans la plupart des familles dont la fortune a suivi une courbe descendante plutôt qu'ascendante, elle et son mari avaient sombré dans un antagonisme incolore. Au repos, ils se considéraient l'un l'autre avec la tolérance qu'aurait pu leur inspirer une vieille chaise cassée. Evelyn s'inquiétait un peu quand il était malade et faisait de son mieux pour se montrer sereine malgré l'épreuve déprimante de vivre avec un homme déçu.

La coupe de cristal taillé
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Musa_aka_CthulieMusa_aka_Cthulie   30 juin 2018
Nancy avait une bouche pareille à un souvenir de baiser, des yeux d'ombre, des cheveux de jais hérités de sa mère, originaire de Budapest. Jim la voyait souvent passer dans la rue, avec sa démarche de petit garçon, les mains dans les poches, et il savait qu'avec son inséparable Sally Carrol Hopper, elle avait laissé derrière elle une traînée de cœurs brisés qui allait d'Atlanta à la Nouvelle-Orléans.

Guimauve
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Musa_aka_CthulieMusa_aka_Cthulie   02 juillet 2018
Après avoir raccroché, ou plutôt s'être fait raccrocher au nez, Perry s'assit pour réfléchir sur un tabouret à trois pieds. Il dressa la liste de tous les amis qu'il pouvait appeler, et fit une pause mentale quand le nom de Betty Medill lui apparut dans un halo douloureux. Il s'offrit une pensée sentimentale. Il allait lui demander, à elle. Leur amour était mort, mais elle ne pourrait sûrement pas lui refuser cette dernière faveur. Sûrement, ce ne serait pas trop lui demander : l'aider à respecter pour un seul soir ses obligations mondaines. Si elle insistait, il lui laisserait prendre l'avant du dromadaire, il se mettrait derrière, décida-t-il, content de sa magnanimité. Il caressa même dans sa tête le rêve rose d'une tendre réconciliation à l'intérieur du dromadaire, cachés aux regards du monde entier.

Le dos du dromadaire
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Musa_aka_CthulieMusa_aka_Cthulie   03 juillet 2018
Comme dans la plupart des familles dont la fortune a suivi une courbe descendante plutôt qu'ascendante, elle et son mari avaient sombré dans un antagonisme incolore. Au repos, ils se considéraient l'un l'autre avec la tolérance qu'aurait pu leur inspirer une vieille chaise cassée. Evelyn s'inquiétait un peu quand il était malade et faisait de son mieux pour se montrer sereine malgré l'épreuve déprimante de vivre avec un homme déçu.

La coupe de cristal taillé
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Musa_aka_CthulieMusa_aka_Cthulie   03 juillet 2018
Comme dans la plupart des familles dont la fortune a suivi une courbe descendante plutôt qu'ascendante, elle et son mari avaient sombré dans un antagonisme incolore. Au repos, ils se considéraient l'un l'autre avec la tolérance qu'aurait pu leur inspirer une vieille chaise cassée. Evelyn s'inquiétait un peu quand il était malade et faisait de son mieux pour se montrer sereine malgré l'épreuve déprimante de vivre avec un homme déçu.

La coupe de cristal taillé
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Videos de Francis Scott Fitzgerald (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Francis Scott Fitzgerald
« L'histoire de ma vie est celle du combat entre une envie irrésistible d'écrire et un concours de circonstances vouées à m'en empêcher. […] Puis, mon roman a été publié. Puis, je me suis marié. Maintenant, je passe mon temps à me demander comment tout cela est arrivé. Selon les mots de l'immortel Jules César : « Tout est dit ; il ne reste plus rien. » (Francis Scott Fitzgerald, « Qui est qui, et quoi? », paru dans le Saturday Evening Post du 18 septembre 1920.)
« […] En mai 1934, Fitzgerald [1896-1940] s'ouvre de son projet subtil à son éditeur, Maxwell Perkins [1884-1947] : « Comme vous le savez, je n'ai jamais rien publié de personnel sous forme de livre parce que j'ai toujours eu besoin de tout le matériel possible pour mes oeuvres de fiction. Toutefois, un certain nombre d'articles et de textes divers ont attiré l'attention d'un vaste public et pourraient le faire de nouveau si nous pouvions trouver, entre le titre et les textes, le lien qui puisse nouer l'humour à un soupçon de sagesse. » […] Perkins ne répond pas. Mais l'idée refait surface deux ans plus tard, en mars 1936, quand Fitzgerald lui propose « un livre de réminiscences, non pas une autobiographie, mais des réminiscences ». […] Fitzgerald, plus précis encore : « Il est plus triste de retrouver le passé et de s'apercevoir qu'il n'est pas à la hauteur du présent que de le voir s'échapper pour demeurer à tout jamais une construction harmonieuse de la mémoire. » Il s'agit donc, dans ce livre des réminiscences, au cours de cette délicate chasse aux papillons, de retrouver, en dépit de la tristesse et contre elle, un passé à la hauteur du présent, un passé qui tienne ses promesses à l'avenir. […] « Il se trouve que la plus grande partie de ces articles sont intensément personnels : alors qu'un journaliste doit trouver un sujet sur lequel écrire son article quotidien ou hebdomadaire, j'ai écrit ces articles uniquement lorsque l'impulsion venait de l'intérieur. En fait, j'ai les mains plus propres pour la non-fiction que pour la fiction. » […] le projet « Mains propre » était resté lettre morte. Que vive Un livre à soi. » (Pierre Guglielmina, Qu'est-ce qu'un « livre à soi »?)
« […]  […] Jamais la foi dans le destin de l'homme n'avait atteint les sommets auxquels elle est parvenue dans les années 1890 - rarement cette même foi a plongé aussi bas qu'aujourd'hui. Lorsque nous observons autour de nous un rapide déclin des idéaux de conduite, il existe nécessairement une cause fondamentale pour l'expliquer. Il est impossible d'être vicieux dans le vide. Quelque chose de sérieux (que seuls les évangélistes professionnels, les romanciers de gare et les politiciens corrompus prétendent comprendre) affecte le monde. Il faudra un coeur solide pour nager à contre-courant dans ces eaux troubles et ne pas être, comme ma génération, un peu cynique, un peu las et un peu triste. […] - doit-on s'étonner que nous redoutions presque d'ouvrir les journaux le matin de peur d'y découvrir une nouvelle dérive de la civilisation, une nouvelle infamie dans cette chambre obscure que nous appelons le coeur humain ! C'est sur ce monde que nos enfants ouvrent aujourd'hui les yeux. […] […] si mon enfant est un meilleur homme que moi, il viendra me voir enfin pour dire, non pas : « Père, tu avais raison concernant la vie », mais plutôt : « Père, tu avais complètement tort. » Et quand ce moment viendra, et il viendra, puis-je être assez juste et sage pour dire : « Bonne chance et adieu, car j'ai possédé autrefois ce monde qui t'appartient, mais je ne le possède plus. Suis ta voie à présent, avec vaillance dans le combat, et laisse-moi en paix, au milieu de tous ces torts passionnés que j'ai aimés, car je suis vieux et ma tâche est accomplie. » (Francis Scott Fitzgerald, « Attendez d'avoir des enfants à vous ! », paru dans Woman's Home Companion, juillet 1924)
« Crack-up (titre original de ce texte [Craquer]) signifie certes « craquer nerveusement », mais aussi, « rire » ou « faire rire ». Fitzgerald a certainement ce double sens en tête […] » (Note de Pierre Guglielmina)
0:04 - Craquer 13:51 - Générique
Référence bibliographique : Francis Scott Fitzgerald, Un livre à soi, traduit par Pierre Guglielmina, Éditions Les Belles Lettres, 2017
Image d'illustration : https://www.npr.org/2015/01/10/376118599/west-of-sunset-imagines-f-scott-fitzgeralds-last-years-in-hollywood
Bande sonore originale : Gotama - Inner Silence
Site : https://gotama-music.bandcamp.com/track/inner-silence
#FrancisScottFitzgerald #Craquer
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