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EAN : 9782290216286
Éditeur : J'ai Lu (01/04/2020)
4.04/5   39 notes
Résumé :
Griz vit avec sa famille et ses chiens sur une île au large de l'Ecosse. Ses premiers voisins sont à trois îles de là, et les suivants... si loin que ce ne sont sans doute plus des voisins. En fait, si Griz additionnait toutes les personnes croisées au cours de son existence, on pourrait à peine former une équipe de football. Car, une génération après la Castration, la Terre compte moins de dix mille habitants. Et pas beaucoup de chiens. Alors, quand on lui vole un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  10 septembre 2020
Des romans post-apo, il y en a des tas, mais je ne m'en lasse pas ! Si les récits tendance « fin du monde trash », où tous les protagonistes s'entretuent et/ou se transforment en zombie affamés, soulèvent aujourd'hui un peu moins d'enthousiasme (overdose, sans doute…), il existe heureusement bien d'autres histoires d'apocalypse. Pour ma part, j'ai toujours été davantage attirée par les romans mettant en scène le monde d'après (le vrai, hein, pas celui qu'on nous vend maintenant et qui est en fait le même que l'ancien) : que reste-t-il de notre civilisation, de nos villes, de nos machines, une fois que la Terre se trouve dépeuplée et que plusieurs générations ont passé ? La liste des oeuvres abordant le sujet est longue, et certaines des réponses proposées valent le coup d'oeil, qu'elles soient optimistes ou pessimistes, réalistes ou complètement tirées par les cheveux. Outre les classiques ultra connus, plusieurs parutions récentes réservent elles aussi de belles découvertes dans le genre, comme « Hysteresis » de Loïc le Borgne (qui relate la vie d'une petite communauté du fin fond de la Sarthe), « Alliances » de Jean-Marc Ligny (qui dépeint les rapports entretenus entre divers groupes de survivants et leur environnement), sans oublier « Le livre de M » de Peng Shepherd (tout le monde se met à perdre son ombre et ses souvenirs), ou encore « Nécropolitains » de Rodolphe Casso (trois expériences de société dans un Paris zombifié). A ce joli palmarès vient désormais s'ajouter « Un gars et son chien à la fin du monde », premier roman de C. A Fletcher dans lequel je me suis plongée totalement par hasard et pour lequel j'ai eu un véritable coup de coeur. Ici, pas d'apocalypse spectaculaire, de catastrophe naturelle ou nucléaire, ni d'épidémie mortelle ou d'invasion extraterrestre : la fin du monde s'est faite en douceur, sans grande explosion ni effusion de sang. L'auteur ne nous en dit pas beaucoup sur le sujet, tout juste sait-on qu'un phénomène inexpliqué et baptisé la « Castration » est à l'origine de l'extinction progressive des humains (puisqu'en l'espace de soixante-dix ans la Terre passe de plus de sept milliards d'individus à quelques milliers). D'autres « phases » de l'apocalypse sont rapidement évoquées, et si certaines sont suffisamment limpides de part leur intitulé (« la Famine »), d'autres demeurent plus mystérieuses (« l'Échange » ; « la Convulsion »)… et le resteront jusqu'à la fin.
Le propos de l'auteur n'est en effet pas de nous relater la fin de notre monde. « Roman initiatique », « conte philosophique », « road novel »… : les descriptifs utilisés par l'éditeur pour tenter de définir l'oeuvre de C. A. Fletcher ne manquent pas, et tous sont finalement assez pertinents. le roman met en scène Griz, un adolescent qui vit avec sa famille sur une petite île écossaise coupée du monde. La vie y est simple mais agréable : des expéditions organisées sur la terre ferme leur permettent de trouver de quoi survivre ou se divertir, les bateaux leur fournissent un mode de déplacement rapide, et leurs contacts avec de rares voisins permettent d'échanger des nouvelles ou des objets de temps à autre. Tout va basculer lorsqu'un voyageur débarque sur l'île, comme cela arrive à de rares occasions, et profite de la bienveillance de ses hôtes pour leur dérober plusieurs possessions. Parmi elles, la chienne de Griz qui, sur un coup de tête, va se lancer à la poursuite du voleur à bord de son bateau et avec pour seule compagnie son autre chien. La traque va évidemment l'amener à arpenter des territoires inconnus et les ruines plus ou moins identifiables de notre civilisation. L'intrigue n'est certes pas des plus originales, et la plupart des péripéties du héros non plus, mais on se laisse malgré tout happer par l'histoire de cet adolescent curieux et débrouillard qui a quitté la sécurité de sa famille et de son île par fidélité envers son chien. Ainsi, même si les différentes rencontres ou découvertes du personnage n'ont, quand on y réfléchit, rien d'étonnant, on se prend pourtant à retenir son souffle ou à tourner les pages avec de plus en plus de frénésie tant l'envie de savoir ce qu'il va arriver à Griz et à ses chiens est impérieuse. N'allez toutefois pas vous imaginez une tension à la « Walking Dead », où l'on craint sans arrêt de rencontrer d'autres humains et où ces derniers sont systématiquement violents. le monde post-apo de C. A. Fletcher est un monde somme toute assez paisible (en tout cas dans la plupart des coins), où la nature a repris ses droits un peu partout mais où les décisions prises par les dernières générations d'humains ont encore de lourdes conséquences pour les survivants.
Le charme du roman tient aussi et surtout à la manière dont cette histoire nous est rapportée, puisque c'est Griz lui-même qui, après les faits, nous raconte le détail de ses aventures. Pour ce faire, l'adolescent prétend s'adresser à un autre garçon, celui dont il a trouvé la photo par hasard dans une maison en ruine il y a des années. Un ado dont il ne connaît évidemment rien, mais qu'il imagine vivant à notre époque et à qui il confie donc ses questionnements ou ses réflexions sur la façon dont les gens vivaient avant « la fin du monde ». Ce procédé narratif renforce évidemment le lien entre personnage et lecteur puisqu'il donne l'impression que Griz s'adresse personnellement à nous. le regard que le garçon porte sur notre époque est de plus très émouvant, mélange d'admiration pour les constructions immenses et la beauté de certaines oeuvres (livres aussi bien que peintures, sculptures ou morceaux de musique), mais aussi d'étonnement devant la vacuité de certains aspects de nos vies dont il a pris connaissance dans les livres. Car s'il y a bien un aspect de la personnalité du héros qui suscite l'affection du lecteur, c'est son attrait pour les livres en général, et ceux relevant de l'imaginaire en particulier. le roman fourmille ainsi de références littéraires à des romans post-apo comme « La route » ou « Un cantique pour Leibowitz », mais aussi de fantasy, puisque sont cités des auteurs comme Tolkien ou bien Lewis. Loin d'accumuler les clins d'oeil de manière artificielle, l'auteur sait au contraire parfaitement quel élément du décor ou quelle rencontre va immédiatement éveiller chez le lecteur d'émouvants souvenirs. le seul bémol que j'aurais à formuler est finalement lié au fait que le héros nous relate son histoire à posteriori, si bien qu'il use et abuse de formules du genre « J'ignore alors que ça causera ma perte » ou « je ne me doutais pas alors que... » ce qui gâche parfois (légèrement) le plaisir de lecture.
C. A. Fletcher signe avec « Un gars et son chien à la fin du monde » un premier roman remarquable qui, s'il ne révolutionne pas le genre post-apo, n'en possède pas moins énormément de charme. de l'aventure, du suspens, de l'émotion, des personnages attachants et un héros surprenant jusqu'au bout : voilà ce qui vous attend à la lecture de cet ouvrage qui laisse rêveur. A ne pas rater !
Lien : https://lebibliocosme.fr/202..
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Les_lectures_de_Sophie
  26 août 2020
Je regarde systématiquement les nouveautés de la collection Nouveaux Millénaires, source de très belles découvertes, et c'est le titre de ce roman qui m'a interpellée en premier, avant même de savoir de quoi il parlait. J'avoue que de découvrir un énième roman post-apocalyptique m'a fait hésiter, j'ai l'impression de n'avoir lu que ça récemment, des histoires de pandémie qui ont décimé la planète. Les auteurs sont des visionnaires, mais par moment, j'ai aussi envie d'échapper à mon quotidien… Je me suis quand même laissé tenter, intriguée par ce titre.
Me voilà donc partie aux côtés de Griz à la découverte de ce Royaume-Uni déserté de ses habitants, vu qu'il ne reste plus qu'environ 10 000 habitants sur l'ensemble de la planète. En dehors de sa famille, Griz ne connaît qu'une autre famille qui vit sur une autre île pas trop loin, et n'a rencontré que quelques très rares voyageurs qui accostent épisodiquement sur leur île. L'un d'eux est Brand, un homme qui vient faire du troc, et qui repart au petit matin, après avoir drogué la famille, emmenant sur son bateau non seulement une partie de leurs réserves de nourriture, mais surtout Jess, la chienne de Griz. Sans réfléchir, elle va se précipiter à la recherche de celle-ci accompagnée de son autre chien, n'envisageant pas la vie sans elle…
Griz nous raconte son voyage épique à la première personne, à la manière d'une longue lettre à un gars sur une photo trouvée lors d'une exploration sur une île voisine. Photo où apparaissent ce gars, une fille et un chien. On comprends rapidement qu'elle raconte au moins une partie des événements à posteriori, avant de repasser au présent, je ne vous dirais pas quand, ce qui nous laissera dans l'expectative de la manière dont l'histoire se terminera.
En exergue du roman se trouve un mot de l'auteur pour le moins surprenant, que je vous livre ici: « A propos des spoilers. Les autres lecteurs – sans parler de l'auteur de ces lignes – apprécieraient sans doute que les découvertes effectuées au fil du voyage de Griz dans les ruines de notre monde restent un petit secret entre nous… C.A.F. » Je ne vous en dirait donc pas beaucoup plus sur l'intrigue en elle-même, ce qui complique le fait de vous donner envie de découvrir le roman.
Ou pas. Car forcément les aventures se multiplient dans ce monde hostile, où le lecteur pourra jouer à reconnaître les ruines croisées par Griz sur sa route, vestiges d'un passé perdu inconnu. Bien que la population mondiale soit décimée, des rencontres parsèmeront sa soute, pour un instant ou plus, allez savoir… Ce que je peux vous dire, c'est que j'ai aimé tout particulièrement le travail sur la langue, et la qualité de la traduction qui va avec. Au vu de certains éléments, cette traduction a dû être un sacré challenge, relevé avec brio par Pierre-Paul Durastanti. Griz ne se départi jamais d'une forme d'optimisme qui force le respect, bien que découvrant un monde dévasté, et a une innocence qui fait sourire par rapport à notre vie actuelle. Sans compter le comique de certaines situations, soulignées de manière fort maline par le texte.
Un gars et son chien à la fin du monde est loin d'être un roman post-apocalyptique de plus, de par l'optimisme de Griz, mais aussi de par l'originalité des choix narratifs et de la qualité de la traduction. L'intrigue recèle un certain nombre de surprises extrêmement bien gardées, et je ne peux que vous engager à aller les découvrir par vous-même.
J'ai reçu la version papier de ce livre dans le cadre d'un partenariat avec les éditions J'ai Lu. Merci à eux pour la confiance.
Lien : https://leslecturesdesophieb..
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Chouchane
  10 janvier 2021
Voilà une dystopie qui fait du bien : un paradoxe. le récit est simple, le personnage principal et l'intrigue plus surprenants qu'on ne pourrait s'y attendre. Bref une bonne surprise.
Le monde a connu une extinction de masse et l'espèce concernée est : l'humain. Suite à ce qui est nommée la Castration (et dont on ne saura pas grand chose mais cela ne nuit pas au récit) les humains ont cessé de se reproduire à de très rares exceptions près. de 7,7 milliards, les humains se sont retrouvés quelques groupes familiaux épars..
Griz fait parti de l'un de ces groupuscules. Il vit avec sa famille sur une île avec très peu d'échanges extérieur. Leur vie rustique se borne à survivre plutôt bien grâce à de la récupération d'objets, de livres, des astuces de bricolage. Accompagné de ses deux chiens un mâle et une femelle Griz vivrait heureux si sa soeur tant aimée ne s'était pas tuée en tombant d'une falaise. Pourtant un jour sa vie va radicalement changer quand un homme arrive à bord d'un bateau aux voiles rouges et avec un charme certain lui vole sa chienne. Fou de rage Griz va le poursuivre. Un périple qui va lui permettre de se découvrir, de mieux comprendre monde d'Avant et nous offrir un regard étonné sur ce monde balayé par un virus, une mutation ...? Terriblement d'actualité. Outre cela le bouquin est plein de suspens, de rebondissements étonnants et d'une fin qui sans être « heureuse » n'est pas aussi tragique qu'elle pourrait l'être. Un bon moment de lecture
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katicha
  22 décembre 2020
La fin du monde, ça vous tombe dessus sans prévenir.
D'habitude, ça se passe à grand renforts de bombes atomiques, avec des extra-terrestres qui débarquent ou un froid polaire qui s'abat sur la planète.
Rien de tel ici.
Un jour, les gens n'ont plus réussi à avoir d'enfants, à quelques exceptions près. C'est tout. Et la dernière génération - celle des Boumeurs - a disparu dans l'indifférence planétaire la plus totale. L'Humanité est passée de 7 millions d'habitants à 7000 .
Il reste quelques familles épargnées par la "Castration" , qui se sont organisées ça et là. Celle de Griz, par exemple, qui occupe une île des Hébrides, au large de l'Écosse. Papa, Maman qui a perdu la tête; trois enfants si l'on ne compte pas la petite Joy , morte d'une chute; un chien et une chienne.
Dans un monde comme celui-là, c'est quelque chose de précieux. Qui peut susciter la convoitise...
*
Un roman rédigé comme un journal , qui m'a tenue en haleine du début à la fin, parce qu'il diffère vraiment des autres récits "post-apocalyptiques". de plus, le retournement de situation final était impossible à anticiper, et j'ai vraiment apprécié l'ingéniosité de l'auteur...
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Patincouffin
  09 septembre 2020
Un roman sur la fin du monde comme celui-ci, j'en voudrais tous les jours !!
Cette histoire change vraiment des dystopies qu'on a pu déjà lire. Griz vit avec sa famille sur une île et depuis ce qu'ils ont appelé "la castration" il n'y a plus beaucoup d'êtres humains sur la planète, ils vivent donc comme ils le peuvent... Griz a deux chiens qu'il aime énormément (les chiens aussi se font rares) lorsqu'un étranger lui vole sa chienne, il est pris d'une rage folle et part à sa recherche sans réfléchir !
J'ai beaucoup aimé ce livre, on entre dans l'histoire sans se forcer. L'auteur a un plume incroyable et le travail du traducteur est remarquable !
J'ai aimé cette critique de notre société actuelle et les répercussions que celle-ci a pu avoir sur les générations futures. le personnage principal - qui s'adresse à son ami imaginaire tout au long du roman - nous envoie des piques plutôt bien trouvées et placées. le livre ne manque pas d'humour mais m'aura fait verser des larmes tout de même !
Je le conseille vivement, c'est une histoire qui change et un livre d'une très grande qualité !
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   24 août 2020
Les zoos ? J’en ai lu des descriptions, vu des photos. Des lieux où on mettait les bêtes quand leur habitat naturel était éradiqué par les fermes, les mines et autres. C’était bien ? Tu y allais ? On avait l’impression de rendre visite à des prisonniers ou c’était sympa ? A ton avis, ils savaient qu’ils ne rentreraient jamais chez eux parce qu’on avait rasé ou brûlé leur territoire pour le remplir de gens et de machines ? Ils étaient peut-être contents que vous leur ayez trouvé un abri au lieu de tous les tuer. Ou furieux.
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GabylarvaireGabylarvaire   31 mars 2021
Dans les livres, les gens allaient à l'église pour trouver la paix, parler à un dieu ou simplement côtoyer leurs voisins. Je doute que ce soit le bon endroit pour parler à un dieu. Les statues expriment trop de souffrance, et on les a faites ainsi avec trop de délectation. C'est le mot, puisqu'il décrit le plaisir pris à faire quelque chose. Il me semble que tous ses sculpteurs ont montré un penchant pour la douleur de se faire clouer sur une croix. Ou ce n'est pas leur faute, et c'est mon ignorance qui parle. Peut-être qu'apprécier la douleur se conçoit quand on croit à l'invisible, comme à ce dieu. Me voilà loin du sens de cet engouement. Comme s'il s'agissait de la chute d'une plaisanterie dont j'ignore le début. J'aurais peut-être dû lire une Bible destinée aux adultes, mais durant mon enfance, on manquait de temps à consacrer aux dieux. Leur heure avait sonné. Ils étaient morts, comme vous tous. Ce ne sont plus que des histoires. Bar le soutient : les dieux étaient des histoires donnant un sens à la vie de ceux qui voulaient qu'on les prenne en charge au lieu de mener leur barque.
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lauranelaurane   02 décembre 2020
Tu avais un Internet. Tu vivais dans une toile qui te reliait à toutes les réponses ayant jamais existé. Tu les transportais partout avec toi dans un rectangle de verre et de métal qui tenait dans la poche, mais qui parlait aux satellites. Tu n’as jamais eu le loisir d’être idiot ou ignorant.
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BilosBilos   11 janvier 2021
Mais la violence, c'est épouvantable, et, dans les moments de calme, je me creuse la cervelle pour trouver d'autres moyens d'atteindre mon but. Mieux vaut user de son cerveau que de son poing. Un cerveau peut tout contenir, de l'infiniment grand - les étoiles, les planètes - à l'infiniment petit - les germes. Voir ce qui n'existe pas - les hobbits. Un cerveau accueille l'univers entier, un poing ne renferme que ce qu'il peut saisir. Ou frappe ce qu'il ne peut pas.
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GabylarvaireGabylarvaire   30 mars 2021
Et les livres, bien sûr. Les livres, ça résiste drôlement, si on les protège de l'humidité et des rats. Ils durent des siècles, sans problème. Lire, c'est une autre façon de survivre. Ca aide de savoir d'où on vient, comment on en est arrivé là. Et puis, même si je n'ai rien connu d'autre que ces îles basses et désertes, un livre inconnu que j'ouvre, c'est une porte qui me permet de voyager loin dans l'espace et le temps.
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