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Laurence Sendrowicz (Traducteur)
ISBN : 2070308987
Éditeur : Gallimard (19/01/2006)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Des ouvriers palestiniens qui travaillaient dans l'un des plus anciens quartiers de Bethléem trouvent, sous les toits d'une maison vide, dans la poussière, le corps d'une jeune femme défigurée à coups de planche.
Plus de sac à main. Pas d'argent. Personne ne la réclame. Le quartier ne sait rien... Michaël Ohayon, sur fond de deuxième Intifada, de barrages incessants et de violences civiles, va découvrir au fil de son enquête l'un des secrets les plus enfouis ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Colchik
  19 septembre 2017
La force de Batya Gour est de nous faire pénétrer la société israélienne, de nous aider à en comprendre les rouages malgré toute notre difficulté à appréhender un monde si différent du nôtre. Loin de nous inspirer une sympathie ou un rejet pour un pays placé sans cesse sous les feux de l'actualité, elle nous communique une curiosité teintée de compréhension. À chaque livre, elle nous donne à voir une nouvelle facette d'une société travaillée par la déchirure des exils successifs, le poids du passé, la dureté des idéaux et l'impossible réconciliation des populations occupant la même terre.
Michaël Ohayon est ému en retrouvant sur la scène d'un crime son premier amour, Ada Lévy. Mais la rencontre avec Ada ne peut effacer l'horreur de la mort violente d'une jeune femme dont le visage a été écrasé par le meurtrier pour la rendre méconnaissable et dissimulé sous le toit d'un appartement en rénovation. Qui est-elle ? Il faudra quelques heures à l'équipe du commissaire pour relier cette découverte macabre avec la disparition d'une jeune chanteuse yéménite, Zohara Bashari.
Quels secrets, quels tabous a secoués l'impétueuse Zohara pour déclencher une telle violence ? le commissaire Ohayon pressent que la réponse se trouve dans la rue d'un quartier tranquille de Jérusalem, dans l'histoire de familles déplacées et d'enfants disparus. Jérusalem est une Babel où la méfiance et les préjugés empoisonnent les rapports entre les Séfarades et les Ashkénazes, les Yéménites et les Occidentaux, les Israéliens et les Palestiniens. Des luttes âpres se livrent pour conquérir un peu de dignité, de reconnaissance, pour avoir le droit de travailler et de vivre, ou tout simplement de s'aimer.
Soukkot, la joyeuse fête des cabanes, contraste avec le désespoir qui frappe la famille Bashari quand elle apprend le meurtre de Zohara. Dans la maison voisine et haïe, les Benech s'apprêtent à fêter les fiançailles de leur fils unique Yoram avec une Américaine. Nessia Hayoun, enfant laide et grosse qui promène sa chienne Duchesse dans le quartier, observe les adultes avec la cruauté que lui renvoient leurs regards. Elle en sait beaucoup plus qu'elle ne veut bien le dire sur les allées et venues de ses voisins et sur les fréquentations de Zohara.
Nous retrouvons l'équipe qui entoure le commissaire Ohayon : un Dani Balilti encore plus détestable que d'habitude car au régime, le couple Tsila et Elie Bahar dont la complicité a parfois du mal à résister au rythme de leur travail. La jeune recrue, Yaïr, apporte la douceur de son regard d'enfant, mais aussi sa perspicacité de campagnard à une affaire dont les ramifications remontent plus de cinquante ans en arrière. Seule note attendrissante de cette enquête, les retrouvailles brûlantes entre Michaël Ohayon et son amour de jeunesse.
Batya Gour, disparue le 19 mai 2005, nous manquera beaucoup.
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Lorraine47
  31 août 2012
Je n'avais pas encore lu de fiction qui se déroule en Israël. La lecture du polar "Meurtre sur la route de Bethléem" m'a permis de combler cette lacune. L'enquête est rondement menée par l'inspecteur Michaël Ohayon, d'origine marocaine et fraîchement émigré à Jérusalem depuis trois ans. La victime, une jeune beauté d'origine yéménite hante par sa présence, la force de ses convictions et son charme tout le roman. le lecteur découvre en effet toute la complexité de cette société israëlienne face à ses contradictions: terre d'accueil ayant du mal à digérer les immigrations successives.
Il y a quelques coquilles dans le texte mais cela ne rompt en aucun cas le charme de cet excellent policier.
Il me tarde de découvrir les autres ouvrages de Batya Gour!
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Sylviegeo
  11 juillet 2015
Je viens de fermer cette enquête de Michaël Ohayon: Meurtre sur la route de Bethléem. Ce que j'ai le plus apprécié de ce livre n'est pas l'enquête mais plutôt le portrait des complexités, des contradictions, des oppositions de la socitété israélienne. Socitété que l'on pourrait croire plus inclusive qu'elle ne l'est réellement. Société où religion et laicité doivent tout faire pour s'entendre, ce qui n'est pas évident.
Concernant la résolution du meurtre et les aléas de l'enquête ...et bien...que dire!
C'est la première fois que je cotoyais l'équipe de Michaël Oyahon, donc, je ne les connais pas très bien...mais disons que je ne suis pas séduite malgré le supposé charme du commissaire. le début est très long, longue mise en place de tout le monde, longue mise en scène. Puis, tout va très vite et oups, tout est résolu, on passe à autre chose. J'ai eu l'impression qu'il manquait quelques chapitres entre la lenteur du début et la vitesse de la fin.
Je ne saurais vous le recommander plus chaudement que cela.
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They
  08 novembre 2017
D'une petite longueur, c'est mon volume préféré des enquêtes du commissaire Ohayon. Batya Gour déroule l'enquête comme à son habitude avec lenteur, nous aidant à bien comprendre les complexités d'une investigation.
Plus qu'avec les autres, nous sommes immergés dans la vie d'un quartier de Jérusalem, nourrissant la curiosité d'un lecteur qui comme moi ne connaît pas la société israëlienne de l'intérieur. de plus, l'action se déroule sur fond d'Intifada.
L'un des personnages, une enfant d'une dizaine d'années nommée Nessia, donne lieu à une focalisation la durée d'un chapitre particulièrement réussi. L'auteur nous introduit dans l'intimité d'une petite fille solitaire et mal dans sa peau avec un art subtil, une grande tendresse et un justesse rare.
C'est également le volume de Yaïr, jeune inspecteur introduit rapidement dans l'opus précédent, qui constitue la relève d'Ohayon : tout aussi fin et subtil que ce dernier, ses parallèles avec le milieu agricole font, contre toute attente, avancer l'enquête.
La trame profonde, la rivalité entre une famille Yéménite et une famille ashkénaze, apporte à ce livre sa dimension historique : derrière le crime, derrière l'intrigue, palpitent les soubresauts d'un scandale étouffé remontant à la fondation de l'Etat d'Israël.
Batya Gour réussit une fois de plus le pari de tisser un polar élégant, complexe, sonnant juste et offrant plusieurs niveaux de lecture.
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Apikrus
  30 mai 2011
A travers une enquête sur le meurtre d'une jeune Israélienne, Batya Gour évoque quelques pans de l'histoire du peuplement de son pays et des difficultés de cohabitation entre populations d'origines diverses. Les portraits très soignés de tous les personnages lui permettent de donner une vision tout en contrastes de la population israélienne. le style est agréable, en dépit de quelques fautes probablement imputables à la traduction, mais le nombre de protagonistes et leurs noms exotiques ralentissent un peu la lecture.
En résumé, une intrigue assez banale mais un roman intéressant de par ses thématiques historiques et sociologiques.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Lorraine47Lorraine47   31 août 2012
De toutes les fêtes juives, Soukkot était celle qu'il préférait, peut-être parce qu'il gardait présent dans sa mémoire le souvenir de son père qui le juchait sur ses épaules: là-haut il agitait son petit drapeau en carton dont le manche était planté dans une pomme. Il sentait encore l'air d'automne sucré qui les accompagnait sur le chemin du retour et il se revoyait en compagnie de ses petits frères, tous transportant des casseroles et des plats en cuivre jusqu'à la soukka qui sentait bon le cédrat (chaque année, leur père les emmenait au marché et leur expliquait comment choisir des cédrats irréprochables). Leur grand-mère claudiquait derrière eux avec sa cane et veillait à ce que rien ne tombe, quant à leur mère, elle se chargeait toujours du mets qu'il préférait: de la compote de coing orange.
Il sortit de la synagogue. Du haut de la rue Naftali lui parvinrent les forts effluves des caroubiers en fleur dont il se souvenait depuis l'enfance.
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GrouchoGroucho   06 février 2016
.../...
Demandez-lui, on se sent orphelin à n'importe quel âge. Vous êtes encore jeune, vous ne savez pas, mais plus on vieillit, plus on regrette ses parents, son enfance... A la fin, elle nous apparaît comme la chose la plus importante de notre vie...
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