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EAN : 9782748512892
358 pages
Éditeur : Syros (04/10/2012)
3.96/5   290 notes
Résumé :
Une ville basse enveloppée d'un brouillard opaque - la nox -, plongée dans l'obscurité. Des hommes contraints de marcher ou de pédaler sans cesse pour produire de la lumière. Une société codifiée, régentée par une milice toute puissante. Des amis d'enfance qui s'engagent dans des camps adverses. Un héros qui se bat pour épouser celle qu'il aime. Une jeune fille qui vit dans la lumière, prête à tout pour retrouver la femme qui l'a élevée.

Yves Grevet e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
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sur 290 notes
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Tchev
  03 mai 2021
A supposer que toi lecteur, tu te réveilles dans une ville basse, envahie d'un épais brouillard, le nox, dans lequel tu ne peux pas respirer, dans lequel tu es obligé de fournir de la lumière par la force de ton corps, tout ton corps est mobilisé pour ta survie et celle de tes proches et de ta famille, et même quand tu respires, tu dois faire attention de ne pas emmagasiner trop d'oxygène, car l'oxygène dans le nox est aussi rare que le soleil, celui qui ne vient plus sur ta peau, où la pollution et la saleté ont pris sa place dans ton quotidien.
A supposer que tu regardes maintenant vers le haut, tu vois la belle ville haute, où les hommes et les femmes comme toi évoluent dans un environnement sain, loin de la misère dans le nox, où ces mêmes hommes et ces mêmes femmes mangent et prennent des douches tous les jours, les enfants que tu connais dans le nox, là-haut, vont à l'école, et l'énergie que tu dois fournir tous les jours pour t'éclairer, eux là-haut possèdent l'électricité, eux possèdent la richesse, toi, la pauvreté.
A supposer maintenant que tu veuilles en finir avec cette rupture entre les deux mondes, tu souhaites t'engager dans le parti des réunificateurs, où des hommes et des femmes du bas et du haut veulent se retrouver, les uns comme les autres pensent qu'il y a assez de richesse pour tout le monde, tu décides de retrouver tes amis dans le nox, Lucen, Jea, Maurce, tous ceux qui comme toi sont enclins à vivre mieux, loin de cette société de domination, où les riches possèdent et les pauvres décèdent.
A supposer que tu t'engages pour un monde égalitaire, tu te retrouveras face à une milice et une police qui ne laisse rien passer, pour eux, les villes doivent rester coupées en deux, où les riches dominent dans des luxueux palaces, où les pauvres ne mangent que les restes et crèvent dès la naissance, tu te retrouveras face à un régime totalitaire, bien loin de la démocratie où ta voix serait entendue au même titre que les autres, tu devras lutter chaque jour pour survivre, ta tête sera mise à prix.
A supposer que tu envisages de rejoindre le monde d'en haut, pour tenter de trouver une vie meilleure, plus belle et douce, là-haut, la milice est aussi toute puissante, elle ne veut pas d'un immonde vagabond comme toi qui vient de la ville basse, qui arrive en étant sale, jamais lavé, d'autant plus qu'on t'apprend depuis la naissance que l'eau pourrait te tuer, oui car dans la ville basse, il vaut mieux croire que l'eau tue que croire que l'eau soigne, puisque l'eau est quasiment inexistante.
A supposer que tu passes la frontière, tu te retrouverais là-haut entouré de gens tout beau tout propre, et toi, tu seras pointé du doigt comme un vulgaire animal, alors que faire, toi qui souhaites t'émanciper de la joug de la domination, je ne vois qu'une seule chose pour toi, la lutte sera ta nouvelle amie, tu prendras les armes pour combattre la milice et tous ceux qui veulent persévérer dans la voie de la séparation, mais la lutte sera houleuse et longue, peut-être n'en verras-tu jamais la fin.
A supposer que je t'ai donné envie de rejoindre notre mouvement, celui qui lutte pour améliorer notre quotidien, alors je m'en ravis, bienvenue à toi, il ne te reste plus qu'à te créer une zone de protection, à surveiller tes moindres faits et gestes, je te conseille comme moi d'adopter un pseudonyme, pour te rendre anonyme, pour te permettre de continuer le travail, tu dois aussi éteindre ta lampe, devenir invisible, être un furtif dans le brouillard, c'est plus facile pour vaincre l'ennemi quand il ne peut pas te voir.
A supposer que maintenant tu me suives, ce soir je dois partir au port pour préparer des marchandises, il me faudra de l'aide, l'objectif de ce soir et de préparer une nouvelle attaque dirigée contre les miliciens, ceux qui ont tué ma famille hier soir, alors si tu veux commencer ce soir, je t'accueillerai dans mon équipe, je te mettrai en relation avec les autres, et ensemble, on pourra pousser notre combat jusqu'à sa victoire, car ensemble, nous sommes bien plus nombreux que les indigents qui veulent continuer la séparation, à nous la richesse et l'égalité.
Lien : https://thesaurex.fr/2021/05..
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verobleue
  23 juin 2016
Dans la tétralogie U4 (j'ai appris il y a peu qu'il fallait dire tétralogie et non pas quadrilogie !) Koridwen d'Yves Grevet m'avait beaucoup plu et j'ai recherché un autre des livres de cet auteur.
Voici « Nox ». Une série à deux tomes. le premier s'intitule « Ici-bas »
Le Nox est ce brouillard opaque qui enveloppe la ville basse et la plonge dans l'obscurité. Il sépare le monde en deux. La ville n'est pas découpée en quartiers mais en niveau d'altitude.
En haut vivent des familles riches comme celle de Ludmilla, avec tout le confort et les ressources nécessaires et même plus.
En dessous, point de lumière et un air difficilement respirable à cause des effluves des usines énergétiques. Lucen et Gerges y vivent depuis toujours et savent qu'ils devront reprendre le travail de leur père respectif, faire des enfants dès 17 ans pour que le plus grand nombre survive. Leurs prénoms perdent même une lettre pour prouver qu'ils ne sont qu'une malfaçon du monde d'en haut. Porter des chaînettes aux pieds pour récupérer l'énergie mécanique des efforts physiques fait partie de leur lot quotidien.
Chacun ignore la réalité de l'autre côté, jusqu'au jour où leurs chemins se croisent. Deux mondes qui s'opposent et se haïssent, deux jeunes héros, Ludmilla et Lucen, qui n'ont rien en commun et qui vont apprendre à se découvrir et entrevoir les secrets bien gardés par les adultes.
La couverture du livre combine le jaune et le noir et décrit bien le fond et la forme du roman.
Tout de suite, le décor est planté avec un côté steampunk, semblable à l'univers de Zola avec les ouvriers épuisés, les enfants à nourrir dans la misère, un peu beaucoup cliché. Yves Grevet parvient très bien à montrer l'étouffement ressenti par les habitants mais aussi et surtout les tensions sociales qui opposent les amis et les familles grâce à un récit à plusieurs narrateurs, qui montre le quotidien sous des angles différents. le lecteur comprend que ces deux mondes ne peuvent continuer à exister de cette façon. L'intrigue de ce roman réside sur ces adolescents mûris trop vite en raison de leurs conditions de vie, qui du haut de leur jeunesse, prennent conscience des mensonges, refusent la résignation et découvrent l'obligation de faire des choix, parfois difficiles.
Avec cette dystopie, l'auteur parle de corruption, d'amour, de hiérarchie, de survie, d'inégalités, de construction de soi-même... des thèmes universels sur lesquels on s'interroge après la lecture de ce roman. Car quelque soit le décor, le temps, le lieu, il faut s'interroger sur ce qui nous entoure et ce que nous voulons pour nous plus tard.
Pour moi, ce premier tome est prometteur, je suis curieuse de connaître la suite.

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Jumax
  11 août 2012
J'ai mis un peu de temps à entrer dans ce livre. L'univers est bien construit, des héros contrastés, mais ça avance doucement…Un univers sombre et cruel, ce premier volume pose le cadre et les enjeux, j'espère que les suivants seront plus dynamiques.
Rien de bien nouveau dans les thèmes, les pauvres vivent au plus bas, sous un nuage de pollution qui les plonge dans le noir. Ils produisent grâce à leur force physique de la lumière (du coup ils ont tous de gros mollets). Les riches vivent en altitude au-dessus du nuage avec toute l'électricité et de la nourriture qu'ils veulent. L'histoire suit plusieurs héros : un groupe d'amis de la ville basse qui se déchire car une partie devient révolutionnaire alors que l'autre suit le mouvement. Et une jeune fille de la ville haute, qui aimerait aider les plus démunis.
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Capridegh
  21 novembre 2012
J'attendais autre chose de Nox mais ce premier tome est un petit coffre à trésor qui déborde de l'imagination que l'on n'attendait peut être pas.
Yves Grevet met en place une société dystopique où règnent les très fortes inégalités entre les riches et les pauvres parmi lesquels se soulèveront certains groupes à coups de mouvements "coivistes" et "caspistes". La persécution dont sont victimes les plus pauvres est parfois choquante ; l'auteur ne lésine pas sur les descriptions quelques fois cruelles du comportement des "oncles" de la milice. Il joue habilement avec les mots ; les lettres manquantes de certains noms communs et de certains prénoms sont comme un trou dans la vie quotidienne des plus démunis qui se trouvent privés de tout ce que peuvent profiter ceux qui habitent dans les hauteurs. de la lumière notamment, car les premiers doivent pédaler ou marcher pour alimenter les batteries de leurs lampes frontales. La plupart vit dans le noir et notons alors les efforts que consacre l'écrivain à décrire les sensations des personnages ; les anecdotes et les détails quant à l'odeur d'un vêtement, à la matière d'un objet ou aux bruits alentours sont nombreux, habiles et plaisants. L'écrivain joue aussi habilement des mots que des points de vue ; chaque chapitre sera consacré à celui d'un personnage et les différents personnages de l'histoire (des ados riches qui vivent sur les hauteurs de la colline, des ados pauvres qui travaillent plus bas, des ados qui se trouvent enrôlés dans tel ou tel parti, leurs parents, leurs camarades, etc) finiront tous par croiser leurs chemins de façon plutôt astucieuse et maline. Ainsi, le puzzle se reforme au fil des pages et l'histoire s'épaissit.
Bien que le contexte soit la force de l'histoire que nous raconte l'écrivain, on ne peut ignorer certains clichés, certaines banalités et les longueurs qui parsèment quelques fois le texte. le manque d'action vient parfois briser l'enthousiasme du lecteur qui ne retiendra sans doute pas quelques uns des passages du récit...
Après un début un peu lent, sans doute dû au contexte riche long à poser, on s'attache à Lucen, Gerges ou encore Ludmilla... Ils sont les victimes de trahisons, de règles, de parents trop durs ou de parents trop absents, de la société et de ses lois sévères et incontournables, de leur milieu social, de leur rang et du niveau auquel ils vivent sur la colline. Malgré une base très banale (des riches/des pauvres, le soulèvement des persécutés, la méfiance des riches envers les pauvres, etc) et plutôt gênante voire agaçante, Yves Grevet nous plonge au coeur d'une société où les destins semblent presque tracés et où le devenir de chacun est incertain. Il signe un premier tome noir et presque défaitiste malgré les quelques touches d'espoir auxquelles s'accrochent ses personnages et le lecteur. Celui-ci restera sur sa faim car la dernière page semble annoncer une suite presque plus inquiétante pour certains personnages que ce qu'espérait le lecteur et les adolescents eux-mêmes.
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Lire-une-passion
  05 novembre 2013
Ce livre, je ne le connaissais pas avant de le voir sur le blog d'une copinaute. Elle avait eu un coup de coeur pour ce roman, et du coup j'ai été très curieuse de le découvrir à mon tour. Lors des achats pour mon boulot, j'ai pris les deux tomes d'un coup et j'ai profité d'être en vacances pour emprunter le tome 1 ! Si au début j'ai eu un peu de mal à me faire aux trois intervenants, car rien n'était précisé, on ne savait pas à qui on avait affaire, une fois bien ancré les personnages, j'ai vraiment apprécié ma lecture !
Dans cette dystopie, nous suivons trois personnages principaux : Ludmilla, habitant dans la ville haute, où elle peut tout avoir. Son père est riche, de ce fait, elle a accès à tout. Contrairement à Lucen et Gerges, deux amis d'enfance, habitant dans la ville basse, entourée de la Nox, un brouillard opaque, les empêchant de connaître le bonheur de la lumière. le fait de suivre trois personnages est intéressant, mais j'aurais aimé avoir une indication en début de chapitre, pour savoir exactement qui on suivait. Dans les premiers chapitres, j'ai vraiment été gênée par ce côté-là, ce qui a baissé mon rythme de lecture.
Si Lucen et Gerges sont meilleurs amis, ça ne les empêche pas d'être pourtant différents et d'avoir des idées qui divergent. Quand Lucen veut que le bonheur de sa famille et de Firmie, sa petite-amie, Gerges, lui rejoint le groupe de la milice, dirigée par son père, qui maltraite les gens d'en bas. Ils n'hésitent pas à tuer en masse, pour montrer qu'ils sont les chefs. Lucen tentera par bien des moyens de mener Gerges vers un chemin plus propre, mais ce dernier s'enfoncera de plus en plus, au point d'avoir des idéaux pas toujours en accord avec son ami. Si je ne me suis pas attachée à Lucen que je trouvais trop simple, qui voyait pas mal la vie en rose, bien que c'était le contraire, Gerges a su m'émouvoir, car il n'a vraiment pas une vie facile : un père violent qui n'hésite pas à le frapper, l'enfermer dans un grenier et une mère qui ne fait rien pour cesser cela.
Même si Ludmilla est le cliché de la fille riche, j'ai trouvé son caractère bien plus intéressant que celui de Lucen. Élevée depuis toute petite par une gouvernante à la suite de la mort de sa mère, elle ira sur les traces de cette dernière et tentera de découvrir la vérité lorsqu'elle aura disparu. Malgré son rang, elle n'hésitera pas à enfreindre les lois, et c'est ce qui m'a plu chez elle. Elle ose aller au-devant du danger, et cela lui plaît.
J'ai trouvé cette dystopie très intéressante à lire et apprendre. L'auteur arrive à faire quelque chose d'original, malgré le fait des deux villes : en bas, les pauvres, en haut, les riches. le sujet qu'il aborde est assez douloureux en soi car il touche la famille. Ici, pas de débordement d'amour, bien au contraire. Les enfants sont contraints de suivre les règles établies par les parents, qui ne sont pas tous les jours simples : à 15 ans, ils doivent être en couple, et la fille enceinte. Ils doivent reprendre le flambeau de leur père, même si le métier qu'il exerce ne leur plaît pas. Pas un mot plus haut que l'autre. Ils doivent être toujours redevables envers leurs parents. Si jamais à quinze ans, un jeune n'a pas trouvé son(sa) promis(e), il/elle lui sera d'office choisi(e) sans retour possible.
Même si ce premier tome est vraiment introducteur, et que ce n'est pas l'action qui prime, les chapitres se lisent à une allure folle car on en veut plus à chaque fois. On veut savoir le fin mot de l'histoire. On veut savoir si tel ou tel personnage va s'en sortir, ou bien si au contraire il va avoir des soucis. Car en plus d'arrêter à un moment important, l'auteur nous fait ruminer en passant à un autre personnage le chapitre suivant. Ce qui fait qu'on est encore plus pressés d'avoir la suite, et au final, c'en devient un cercle vicieux (que j'ai apprécié suivre!).
Un point que je trouve important d'aborder : parfois, entre les chapitres de Lucen et Gerges, les mêmes scènes reviennent d'un chapitre à l'autre MAIS (et parce que c'est le plus important) elles ne sont pas répétitives car l'auteur arrive à nous montrer une autre partie de cette fameuse scène, pas vraiment détaillée par l'autre personnage. J'ai trouvé cela très astucieux, car au moins nous avons l'avis des deux personnages sans aucune répétition.
En résumé, un premier tome très calme, qui sert d'introduction à l'univers créé par l'auteur. Des personnages principaux aux caractères diamétralement opposés. Un Gerges qu'on apprend à apprécier au fur et à mesure qu'on le suit. Des événements qui s'enchaînent et qui nous donnent envie d'en savoir plus. Et surtout, une fin qui donne envie d'avoir la suite sous la main ! Bref, un tome 1 qui m'a convaincue de lire la suite et pourquoi pas d'autres livres de cet auteur !
Justine P.
« — Bonsoir, Grégire.
Elle a répondu au salut de mon père, mais elle n'était pas sincère. C'est comme si elle avait dit à la place « Bonsoir, ordure » ou « Bonsoir, salaud ». Mon père n'est pas dupe, mais il dit qu'il s'en fout. « L'important, répète-t-il, c'est qu'ils baissent les yeux pour montrer leur soumission et que tu sentes leur peur quand tu t'adresses à eux. » »
« — Ils ont oublié la lettre t, fait-elle remarquer. Ils ont écrit Marha !
— Elle a simplement retrouver son prénom de pauvre. Nous ne connaissons aucune Martha par ici. Et j'imagine qu'il n'y a pas de Lucen dans la ville haute.
— Non, le vrai prénom, c'est Lucien, cela vient d'un mot latin qui signifie lumière.
[…]
Je comprends tout à coup qu'à l'instar des produits de consommation, nous ne sommes considérés que comme de bonnes imitations des originaux. Nous ne méritons donc pas de porter un prénom complet »
Lien : http://lireunepassion.blogsp..
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critiques presse (1)
Ricochet   10 janvier 2013
Un excellent roman fantastico-psychologique, à l’univers étrange que l’on pressent riche en découvertes à venir.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Pays_des_contesPays_des_contes   31 octobre 2012
- Ma maison d'autrefois se trouve dans cette direction.
– Mais personne n’habite sur les plaines mauves.
Elle éclata d’un rire nerveux. Je pris la mouche car j'avais vraiment l'impression qu'elle se fichait de moi.
– Les plaines mauves, répétait-elle en reprenant son souffle, les plaines mauves, mais…
Elle me rattrapa alors que je quittais la terrasse en boudant.
- Je ne me moque pas de vous, Ludmilla. Mais ce mensonge tellement gros qu’il me surprend toujours quand on l’évoque. Il n’y a pas de plaine mauve, ce sont des nuages de pollution si denses qu’ils empêchent toute lumière de les traverser. En dessous, c’est la nuit et des gens vivent là, dans la pénombre. Ce phénomène se nomme la Nox. Tous les matins, je rêve que le nuage s’est enfin dissipé et que je vais apercevoir la maison de mes parents.
– Des gens vivent là-dessous ? Des gens comme nous ?
– Oui, comme moi surtout.
Ce jour-là, je découvris que mon père, contrairement à ce qu'il m’avait affirmé après la mort de ma mère, était capable de mensonges. Que me cachait-il d’autre ?
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orbeorbe   27 novembre 2012
A l'âge adulte, vers la fin du lycée, nous sommes censés tout savoir : qu'ils habitent à quelques centaines de mètres de nous, au-delà du no man's land, et que le fruit de leur exloitation nous permet de bien vivre, que leurs conditions d'existence entraînent pour eux une durée de vie très courte et une surmortalité des enfants en bas âge, mais que c'est ainsi depuis des générations et que rien ne justifie ue cette situation change un jour.
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murielanmurielan   23 décembre 2012
Je vais avoir dix-sept ans dans moins de trois mois. A cette date, je devrai être marié. C'est la loi ici. Mais pour avoir le droit de prêter les serments de fidélité éternelle, les deux candidats doivent au préalable avoir passé les tests de compatibilité. En clair, la future mariée doit être enceinte au moment du mariage. La vie est trop courte par chez nous pour perdre du temps à unir deux êtres qui ne pourraient assurer une descendance.
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JumaxJumax   06 août 2012
" Il ne se passe pas un jour sans que je me dispute avec ma soeur. C'est presque un plaisir."
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JumaxJumax   04 août 2012
" Ne pas avoir à faire de choix, ça évite d'en faire des mauvais."
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