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ISBN : 2894062508
Éditeur : CPEDERF (01/01/1990)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Le célèbre roman de Germaine Guèvremont raconte l’arrivée d’un étranger, un soir d’automne, dans une famille du Chenal du Moine, près de Sorel. Le passage du Survenant transforme complètement la vie de cette petite communauté jusque-là fermée au monde. L’habile inconnu conquiert rapidement l’admiration du père Didace, qui l’aimerait bien comme fils, d’autant qu’Amable, son unique enfant, est malhabile, insignifiant et paresseux. Angélina, la fille du voisin, qui n’a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Neneve
  21 mai 2017
Considéré par plusieurs comme le dernier et le plus étoffé des romans du terroir, le Survenant est une oeuvre phare de la littérature québécoise. Il met en scène un baroudeur avant l'heure, avec son sac a l'épaule, foulant les routes, suivant ses pas, pour calmer les démons qui le rongent de l'intérieur. Sa peine est grande, la souffrance l'habite, et c'est en voyageant de par le Monde qu'il tente de l'oublier. Mais un soir d'automne, il pose ses pénates au Chenal du Moine, petit hameau non loin de Sorel, dans la famille Bienvenue. Sa présence bouleversera l'équilibre précaire de tout un village. le père Bienvenue, veuf récent, reprendra tranquillement goût a la vie. Son fils, Amable, jaloux de cette relation entre les deux hommes, pestera et protestera, se sentant mis de côté par la force et l'ardeur du Survenant. Mais c'est surtout la vie de la belle Angélina que viendra chamboulée cet étranger. L'amour qu'elle lui porte viendra-t-il a bout de cette envie de ne jamais se poser ?
Guèvremont propose une oeuvre qui parle de la crainte de l'autre, de l'étranger. Également de ce sentiment étrange qui nous habite parfois, de ne jamais se sentir bien nul part... Être de trop, jamais a sa place. Ce roman parle aussi d'émancipation, de liberté, de filiation, de relations hommes-femmes, de moeurs, de coutumes d'une époque révolue. C'est une très belle illustration du Québec rural. Une oeuvre a lire, ne serait-ce que pour avoir la nostalgie de ce temps d'avant.
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exarkun1979
  21 août 2012
Le Survenant est un livre que j'ai eu à lire au cégep parce que l'auteure Germaine Guèvremont était native de la région. Sans être mauvais, ce livre n'est pas très excitant à lire pour le jeune de 19 ans amateur de science fiction que j'étais à l'époque. C'est l'histoire d'un inconnu qui apparait dans une ferme et qui vient faire des tâches pour vivre. Il s'attire autant d'admiration que de jalousie lors de son séjour. C'est un bon livre pour découvrir le Québec rural mais il ne faut pas s'attendre à beaucoup de péripéties.
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Pixie_dust
  11 octobre 2018
Comme on s'en doute facilement, c'est l'histoire d'un "survenant", d'un homme qui "retontit", qui "resoud"; mais surtout de l'impact qu'il aura sur la famille de cultivateurs chez qui il est hébergé et sur leur petite paroisse tranquille.

Ce livre a la réputation d'être le meilleure roman du terroir québécois, et je pense que c'est vrai. Les romans du genre sont généralement un peu kitsch, parce qu'ils présentent une vision idéalisée de la vie à la campagne, ou au contraire, exagérément dramatiques, pour démontrer que les colons du Québec étaient dont braves! Celui-là est beaucoup moins cheesy que les autres que j'ai lus.

C'est une belle histoire qui montre bien l'opposition entre les valeurs traditionnelles et l'idée de la liberté. C'est très bien écrit, avec de la belle "parlure", pis tout! J'ai bien aimé!
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Jocelyn442
  31 juillet 2014
Il y a un lien avec La Chasse Galerie.
La légende qui transporte à bord d'un canot volant dans les nuages les hommes qui s'échappent du chantier rejoindre leur famille pour les réjouissances du Jour de l'an.
Angelina espérait garder le Survenant près d'elle. Un compagnon avec qui elle partageait l'amour de la musique. le seul homme qui avait levé les poings pour corriger ceux qui se moquaient de son infirmité.
Silences qui prennent la parole. Identité figée comme la glace. Confidences à demi mot à travers les brumes de l'alcool. Complicité plus solide entre le Père Beauchemin et le Survenant qu'entre un père et son fils...
Une relecture ne fait pas ombrage à l'oeuvre surtout si elle en vaut la peine. C'était le cas ici.

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Book_a_holic
  05 août 2010
J'ai découvert le Survenant par le film. Étant mon film québécois préféré, j'ai décidé de lire le roman duquel il a été inspiré. Je n'ai pas été déçue, on retrouvait plusieurs événements démontrer dans le film, mais aussi plusieurs autres qui n'en faisaient pas partie. L'émotion est omniprésente dans les mots, qui m'a parfois donné le coeur gros. Il s'agit d'un classique québécois incontournable, selon moi bien sûr!
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
ieo9ieo9   28 juin 2012
- Des maldisances, tout ça, rien que des maldisances ! Comme de raison un étrangère, c'est une méchante : elle est pas du pays.

Soudainement il sentit le besoin de se détacher sa chaise du rond familier. Pendant un an il avait pu partager leur vie, mais il n'était pas des leurs ; il ne le serait jamais. Même sa voix changea, plus grave, comme plus distante, quand il commença :

- Vous autres...

Dans un remuement de pieds, les chaises se détassèrent. De soi par la force des choses, l'anneau se déjoignait.

- Vous autres, vous savez pas ce que c'est d'aimer à voir du pays, de se lever avec le jour, un beau matin, pour filer fin seul, le pas léger, le coeur allègre, tout son avoir sur le dos. Non ! vous aimez mieux piétonner toujours à la même place, pliés en deux sur vos terres de petite grandeur, plates et cordées comme des mouchoirs de poche. Saint bénite, vous aurez donc jamais rien vu, de votre vivant !
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leonceleonce   08 octobre 2018
___Vous autres, vous savez pas ce que c'est d'aimer à voir du pays, de se lever avec le jour, un beau matin, pour filer fin seul , le pas léger, le coeur allège, tout son avoir sur le dos. Non ! vous aimez mieux piétonner toujours à la même place , pliés en deux sur vos terres de petite grandeur, plates et cordées comme des mouchoirs de poche. Sainte bénite, vous aurez donc jamais rien vu de votre vivant ! Si un oiseau dépareillé vient à passer, vous restez en extase devant, des années de temps.
+ Lire la suite
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MoanMoan   01 avril 2012
L'homme se coupa une large portion de rôti chaud, tira à lui quatre patates brunes qu'il arrosa généreusement de sauce grasse et, des yeux, chercha le pain. Amable, hâtivement, s'en taillait une tranche de deux bons doigts d'épaisseur, sans s'inquiéter de ne pas déchirer la mie. Chacun de la tablée que la faim travaillait l'imita. Le vieux les observait à la dérobée, l'un après l'autre. Personne , cependant, ne semblait voir l'ombre de mépris qui, petit à petit, comme une brume d'automne, envahissait les traits de son visage austère. Quand vint son tour, lui, Didace, fils de Didace, qui avait le respect du pain, de sa main gauche prit doucement près de lui la miche rebondie, l'appuya contre sa poitrine demi-nue encore moite des sueurs d'une longue journée de labour, et, de la main droite, ayant raclé son couteau sur le bord de l'assiette jusqu'à ce que la lame brillât de propreté, tendrement il se découpa un quignon de la grosseur du poing.
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CielvariableCielvariable   07 avril 2013
Ceux du Chenal ne comprennent donc point qu'il porte à la maison un véritable respect qui va jusqu'à la crainte? De jour en jour, pour chacun d'eux, il devient davantage le Venant à Beauchemin: au cirque, Amable n'a même pas protesté quand on l'a appelé ainsi. Le père Didace ne jure que par lui. L'amitié bougonneuse d'Alphonsine ne le lâche pas d'un pas. Z'Yeux-ronds (le chien) le suit mieux que le maître. Pour tout le monde il fait partie (sic) de la maison. Mais un jour, la route le reprendra...
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MoanMoan   01 avril 2012
--- Ce qu'on donne, Amable, est jamais perdu. Ce qu'on donne à un, un autre nous le remet. Avec une autre sorte de paye. Et souvent au moment où on s'attend à rien. J'ai connu un matelot nègre qui jetait toujours à l'eau la première tranche de pain qu'il recevait sur le bateau. Il disait que, dans un naufrage, c'était grâce à un goéland s'il n'était pas mort de faim... Cast your bread...
Ah! neveurmagne !
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