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Gilles Malar (Traducteur)
ISBN : 2277134325
Éditeur : J'ai Lu (20/02/1984)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 62 notes)
Résumé :
John Gordon et Zarth Arn : un petit employé new-yorkais de notre époque et un prince de l'empire galactique qui vit 200 000 ans dans le futur. Tout sépare ces deux hommes... A priori. En fait, Zarth Arn a échangé son esprit avec celui de Gordon. Mais une guerre à l'échelle de l'univers les empêche de regagner leurs corps respectifs.

John Gordon est alors projeté dans un tourbillon d'intrigues et s'éprend de Lianna, la fiancée du p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  02 mai 2017
Merci, oh oui merci aux auteurs qui ont fait rêver des millions de lecteurs, et à leurs successeurs qui continuent à faire rêver des milliards de spectateurs ! C’est pour le roman "Les Rois des étoiles" qu’on a inventé l’expression « space opera », et c’est pour son auteur aussi qu’on a inventé l’expression « sens of wonder » ! C’est dire l’influence d’Edmond Hamilton sur la Science-Fiction populaire (vilipendée par les tenants d’une SF élitiste, que je maudis à jamais car ils ont failli me faire détester la SF à jamais) Le schéma narratif reprend la trame du "Prisonnier de Zenda", et la WWI remplaçant la Guerre de Sécession l’élément déclencheur est quasiment le même que celui de "Princess of Mars" (et il n’y a qu’en France que tout le monde n’y a vu que du feu, surtout les prescripteurs d’opinion à la con).

Tout commence à New York au sortir de la WWII : John Gordon est un petit comptable dans une compagnie d’assurance, transfiguré par sa vie de pilote de bombardier durant la Guerre du Pacifique… Durant le conflit il n’a rêvé de retourner à la maison, et de retour à la maison il ne rêve que d’action, adrénaline et d’aventure… Quand le prince Zarth Arn, voyageur temporel en quête de savoir lui propose d’échanger sa place avec lui situé 200000 ans dans l’avenir, il n’hésite pas un seul instant…
Et il découvre une galaxie dominée par les Rois des Étoiles, où après des millénaires d’expansion, de séparation et de réunification l’humanité domine l’espace connu : l’Empire Canopéen (les États-Unis), les Royaume Polaire, de la Lyre et du Cygne (l’Europe), les baronnies de la constellation d’Hercule (l’Amérique latine), les Comtes des marches (les colonies) et dans la Nébuleuse Noire la Ligue des Mondes Obscurs (hum… ça sent les méchants ça… l’URSS évidemment !)... L’auteur qui s’inspire très largement de la littérature d’aventure britannique s’emmêle un peu les pinceaux entre monarchie et démocratie, et tente de rattraper le coup en comparant les royaumes des étoiles au Commonweath terrien. Bon on retrouve aussi les fusils atomiques, les pistolets atomiques et les munitions atomiques, propre à l’univers de "Flash Gordon", et l’atome encore associé au radar pour les voyages spatiaux, encore que les rayons subspectraux, les moteur masse/énergie et les champs de stase sont loin d’être inintéressants…
https://d1466nnw0ex81e.cloudfront.net/n_iv/600/967725.jpg
Il y a une part de tourisme intergalactique, et John Gordon pourrait largement être un client de chez Recall ! Mais rapidement il est emmené dans les intrigues amoureuses de celui qu’il remplace, puisqu’il se retrouve coincé entre sa maîtresse, une petite brune piquante qui le laisse froid, et son épouse officielle, une grande blonde marmoréenne qui en affolant son cœur reprend le rôle de Flavia de Ruritanie… Puis il est emmené dans une Guerre Froide intersidérale : la Ligue veut obtenir l’arme absolue dont le secret n’est connu que des membres de la famille impériale, et alors que l’Empire se demande si la Ligue n’a pas déjà mis la main dessus la Ligue qui ne l’a pas encore ne sait pas si l’Empire est prêt à l’utiliser… Oui le roman a été écrit en 1947, donc oui il s’agit d’une allégorie de la bombe nucléaire !
Nous sommes dans un pulp d’aventure donc on retrouve les espions, les enlèvements, les chantages, les séances d’interrogatoires musclées, les évasions rocambolesques, les cavales, les fusillades, mais aussi un crash sur une planète d’épouvante, la confrontation avec les traîtres et la Bataille de Déneb ou le sort de la galaxie repose entre les mains de John Gordon, et au bout du bout il renonce à tout pour respecter la parole donnée au Prince Zarth Arn…
Les mêmes causes produisant les mêmes effets on touche parfois du doigt le blockbuster hollywoodien et ses mécanismes hollywoodien, et que serait un bon James Bond sans un bon méchant ? Shorr Kan le tyran totalitaire de la Ligues des Mondes Obscurs est censé être l’alter ego de Staline, mais on reconnaît bien plus en lui la parfaite canaille qu’était Rupert de Hentzau (le meilleur vilain jamais écrit avec un certain Long John Silver que comme hasard on reconnaît aussi)…

Oui cela a vieilli, mais cela a bien vieilli car l’auteur maîtrise les codes du page-turner et je me suis surpris à bien kiffer un paquet de bons cliffhangers. Mais je ne suis pas objectif car le cape et d’épée dans l’Espâce, ça marche toujours avec moi car je revendique fièrement d’être un enfant des guerres étoiles qui a grandi avec "Cosmos 1999", "Star Trek", "Galactica", "Buck Rogers", "Flash Gordon", "Capitaine Flam", "Albator", "Ulysse 31"… "Les Rois des étoiles" est un bon récit d’aventure, et il suffirait juste d’approfondir les thèmes qui n’y sont qu’effleurés (les traumatismes et les déchirements du héros, la lutte des classes dans l’Espâce, l’impérialisme et le colonialisme dans l’Espâce, le spectre des armes de destruction cosmique…) d’une modernisation du style, et d’une traduction plus punchy pour obtenir quelque chose de carrément supracool ! Mais les autres enfants des guerres des étoiles l’ont déjà fait : le petit comptable newyorkais en quête d’aventure, c’est Johnson de "Space Adventure Cobra", la géohistoire de la conquête de l’espace c’est "Les Héros de Galaxie", les quiproquos royaux d’un lointain futur c’est l’anime "El Hazard", le Disrupteur c’est le Négateur dans la saga du "Traquemort", la Bataille de Déneb c’est la Bataille de Qujaga dans "Farscape"… Oh oui, des heures de grande aventure dans l’Espâce !
http://www.kethinov.com/images/farscape/Movie2j.png

Le Sword & Planet s’est transformé en Space Opera avant de revenir à ses premières amours sous la dénomination de Sword & Laser face à une flopée de NSO résolument cyberpunks se perdant dans les méandres de la matrice et du TINA, mais, je retiens qu’au XXe siècle Edmond Hamilton a fait le pont entre la littérature populaire du XIXe et celle du XXe siècle en offrant à ses successeurs les moyens de réaliser "Starwars" et "Farscape", et à ses côtés Edward Elmer Smith a fait la même chose en offrant à ses successeurs les moyens de réaliser "Star Trek" et "Babylon V"… Deux stars de la Science-Fiction dont l’héritage sur la culture populaire est incommensurable, et je ne vous parle même pas de Leigh Brackett qui elle a carrément mis les mains les cambouis en scénarisant "L’Empire contre-attaque" qui a changé à tout jamais le destin de la Science-Fiction en la faisant entrer par la grande porte dans la culture et l’inconscient collectif de l’humanité ! (ah les tenants d’une SF élitiste rouspètent que la culture populaire ce n’est pas de la culture, mais ces derniers on n’en a rien à carrer !!!)

PS: carton jaune à la dernière couverture en date de J’ai Lu, le pop-art c’est bien mais le roman date de bien avant le pop-art donc si elle correspond parfaitement aux clichés littéros sur le space opera elle n’a rien à voir avec le ton et le contenu de l’œuvre… Quand on voit tous les grands artistes SFFF qui envoient du bois sur deviantart, il faut absolument qu’on passe par la case stéréotypes cheap ??? Le niveau de flemmardise et le manque d’imagination des décideurs français n’en finit plus de m’affliger…
Lien : http://www.portesdumultivers..
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fnitter
  22 juin 2012
Les Rois des étoiles a été écrit en 1949 et sa suite, plus tardive le Retour aux étoiles a été écrite en 1967.
Vous comprendrez, vu les dates qu'on ne peut s'attendre à de la sf contemporaine, mais ce n'est pas ce qu'on demande à ce livre.
On est là dans les vieux schémas de la sf d'après guerre (Flash gordon ?, le héros des étoiles s'appelle gordon lui aussi).
Totalement irréaliste, un homme à lui seul, sera capable de gagner une guerre intergalactique grâce à une arme ultime que lui seul peut utiliser.
La présentation de l'éditeur vous indique dans quoi vous allez vous embarquer.
MAIS, une fois ceci posé, émerveillons nous...
Style ultra accessible (y compris par les ado), un "sens of wonder" intact. Des très gentils, des très méchants. Une histoire d'un manichéisme totalement assumé.
Une galaxie riche en couleur dont les étoiles sont accessibles en "deux coups de fusée à pot".
Tellement mignon tout cela, tellement facile et agréable à lire, qu'on ne peut pas mettre moins de 4 étoiles.
Si vous voulez prolonger le plaisir, vous pouvez lireLes Loups des étoiles : L'Arme de nulle part - Les Mondes interdits - le Monde des loups du même auteur. Un ton en dessous, quand même, à mon sens.
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Commenter  J’apprécie          260
Vance
  10 avril 2010
Un empire galactique. Des étoiles à perte de vue, chacune accompagnée de mondes peuplés d'étranges créatures. Des vaisseaux naviguant par milliers sur les marées stellaires, s'affrontant en d'improbables armadas au milieu d'explosions cataclysmiques et de faisceaux multicolores. de nobles héros, élancés, vaillants, séduisants, un peu téméraires, à l'oeil vif et à l'intelligence pratique. Des femmes fatales, au caractère solide et à la beauté sidérale. Des ennemis implacables. Des armes absolues, capables d'anéantir un système solaire, voire une galaxie entière.
Du suspense ! de la romance ! de l'action !
La garantie d'un dépaysement total. [...]
Hamilton (à ne pas confondre avec l'auteur britannique homonyme de l'Aube de la Nuit et de l'Etoile de Pandore) est une référence en la matière, spécialiste (avec ses amis E.E. Smith et Jack Williamson) de ces récits fondés sur l'épopée stellaire : chez lui, les vaisseaux sont des croiseurs intergalactiques qui filent "cent fois plus vite que la lumière à travers l'espace sidéral."
Les belligérants usent d'armes atomiques, de faisceaux de lumière cohérente quand ce n'est pas une arme secrète tel ce disrupteur "qu'on avait utilisé en 129 411 pour repousser les monstrueux envahisseurs venus d'un des Nuages de Magellan"…
Et, bien entendu, les princesses y sont sublimes : voici Lianna, reine de Fomalhaut, fiancée de Zarth Arn dont Gordon, simple employé new-yorkais, occupe le corps.
"Fierté, beauté, conscience de sa valeur et de son autorité, telles étaient les qualités que Gordon lut sur le visage finement ciselé, les lèvres rouges et légèrement dédaigneuses, les yeux gris et froids de la princesse…"
Pas étonnant que ce brave Américain du XXe siècle en tombe amoureux – sans savoir que son alter ego la hait profondément. Mais c'est aussi compter sans son épouse morganatique, Murn :
"Ses longs cheveux noirs flotaient sur ses épaules nues, encadrant un visage adorable dont les yeux bleu foncé rayonnaient de bonheur. Une enfant ? Ce n'était pas un corps d'enfant qui transparaissait sous la chemise de nuit arachnéenne…"
[...]
Allons, c'est moins puéril qu'un Buck Rogers mais de la même veine, c'est assez enlevé, parfois suranné et toujours léger, sous des tournures empesées. On n'est pas très loin du cadre de Star Wars, la mythologie et l'aspect initiatique en moins. Peut-être moins réussi que son cycle des Loups de l'Univers, ce roman n'en reste pas moins agréable à lire. Il s'est vu adjoindre, bien plus tard, une suite, assez dispensable sauf pour ceux qui seraient tombés sous le charme désuet des personnages. [...]
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meygisan
  19 décembre 2013
En entrant dans ce livre, j'ai eu du mal à croire à cet univers où tout est possible, tout est simple, et où un seul homme (un comptable!) sauve un empire intergalactique à lui tout seul en utilisant une super machine destructrice de galaxies qu'il ne sait pas faire fonctionner. Bref tout est téléphoné, attendu, sans surprise, désuet, dépassé... Et pourtant j'accroche à la lecture tant c'est facile d'accès, je me laisse emporter dans cette aventure à l'ancienne qui manque cruellement de poésie (contrairement aux romans de la femme de l'auteur, Leigh Brackett- le livre de Mars) et d'évocation.J'adore le thème traité du changement d'identité, de personnalité (ici 2 personnages changent carrément de corps) même s'il a été traité des centaines de fois depuis, et j'aime beaucoup cette histoire d'amour à l'eau de rose... à 2 balles!! Mais là n'est pas son propos je pense, encore moins la psychologie ou la profondeur des personnages, ou la crédibilité de son univers. L'auteur prend plaisir à nous emmener dans cette aventure, fantasque, rocambolesque, amusante, et totalement assumée, à nous faire partager son plaisir de voyager. J'aurais aimé que l'auteur fouille l'autre facette de ce personnage "double", à savoir le prétendant à la couronne impériale se retrouvant dans le corps du comptable, le parallèle eût été intéressant....
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Chiwi
  13 novembre 2012
Écrit en 1947, Les rois des étoiles un space opera à l'ancienne, un peu fantasque. le principe de l'échange des corps même aujourd'hui semble irréalisable et dans son genre me fait penser à la manière de John Carter de voyager vers Mars.
Rédigé juste après la Seconde guerre mondiale, dans un contexte où l'atome était l'arme absolue, Hamilton parsème ses combats de canons atomiques ou de fusils crachant des pastilles atomique faisant exploser les corps.
L'échange des corps et donc l'arrivée dans un autre monde pour Gordon permet de nombreux quiproquos créant des pointes d'humour. A côté de cet humour il y beaucoup de retournements de situations, des traîtres à chaque tournant de couloir.
Lorsque Gordon reprend possession de son corps, ses réflexions m'ont fait penser à la fin de L'Homme de Rio où Belmondo sort "Quelle aventure".
Au final c'est un roman qui par des moments peut paraître un peu daté mais les rebondissements, les situations invraisemblables effacent cela et je ne me suis pas ennuyé un seul moment.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   26 avril 2017
C’était bien cela. Depuis la fin de la guerre, il ne se sentait plus dans son assiette à New York. Il est facile de prendre un petit comptable, de l’arracher à sa compagnie d’assurance, d’en faire un pilote capable de manier des bombardiers de trente tonnes avec aisance. Oui, c’est facile, et c’est ce qu’on avait fait à John Gordon. Mais le phénomène n’est pas tout à fait réversible. Après trois ans de vie militaire, un feuillet de démobilisation et les remerciements anonymes de la patrie ne suffisent pas à renvoyer un pilote vers son ancien bureau. Gordon le savait ; il avait fait l’amère expérience.
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VanceVance   10 avril 2010
Ses longs cheveux noirs flottaient sur ses épaules nues, encadrant un visage adorable dont les yeux bleu foncé rayonnaient de bonheur. Une enfant ? Ce n’était pas un corps d’enfant qui transparaissait sous la chemise de nuit arachnéenne…
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Anis0206Anis0206   24 mai 2018
Lorsque Gordon surgit dans l'avenir, en l'année 202 115, il y trouva de nombreux royaumes stellaires déjà très vieux et qui oubliaient leurs guerres passées.
Commenter  J’apprécie          20
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