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EAN : 9782070313211
336 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 41 notes)
Résumé :
De la paix en Surface, notre monde, dépend celle de Faerie, celui d'en bas, où vivent les créatures imaginaires sous l'égide du Roi Couleur. Et la paix règne depuis que les démons ont été enfermés au Rebut. Mais la Seconde Guerre mondiale a compromis l'équilibre et la Shoah libéré un terrifiant démon bien décidé à reconquérir Faerie. Le roi n'a d'autre choix que de charger Lillshellyann, la fée rebelle, et le capitaine Lartagne, fin bretteur, de la traque du monstre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Beatson
  24 mars 2019
Lecture très agréable.
On trouve facilement des romans de SF où vient s'ajouter une note de fantastique, de fantasy ; ici c'est un peu le complémentaire, on a un roman de Fantasy où vient s'ajouter une note de hard-science. Hard-science est d'ailleurs un peu exagéré, il ne s'agit que de technologies liées à ce qu'on nomme aujourd'hui la réalité virtuelle. Mais j'y ai été sensible vu que cela correspond à certains aspects de mon environnement professionnel. C'est d'ailleurs assez étrange que la notion d' « immersion » ne soit pas plus creusée par l'auteur vu que c'est vraiment le sujet de fond du roman en ce qui concerne la réalité virtuelle.
Mais bien d'autres sujets sont abordés.
En particulier, j'ai bien ressenti le parti-pris politique de l'auteur quand il décrit le passé de la capitale, la commune de Paris, la basilique du sacré-coeur édifiée pour la repentance des parisiens, les grands personnages qui ont contribué aux faits historiques, … D'une part, ce sont de partis-pris que je partage, faisant partie « des utopistes et doux rêveurs » et d'autre part ayant vécu mes vingt premières années près de la butte et du cimetière Montmartre, ce sont des lieux que je connais assez bien.
Est-ce le lieu (Paris) ou l'aspect Fantasy, ou bien l'humour souterrain, je n'ai pu m'empêcher de voir des parallèles avec les romans Raphaël Albert sur les aventures de Sylvo Sylvain.
La musique aussi, parti-pris culturel mais qui a fait résonner des fibres émotionnelles, les Doors, AC/DC, Regiani, Brel, …
Si on parlait du roman ?
J'ai eu un peu peur au début du style assez « sophistiqué » des descriptions
« Un déchirement assourdissant, comme un drap que l'on rompt d'un coup pour en faire des chiffons, mais démultiplié à l'infini et vite noyé dans le glapissement douloureux d'une bête souffrant mille morts. »
et finalement, soit cela s'est simplifié soit j'ai été conquis (ce passage m'a d'ailleurs fait immédiatement penser au début de la 8ème couleur de Terry Pratchett). Ca se lit très facilement ; on est captivé par l'action, le sort des personnages et le scénario sous forme de lutte entre le bien et le mal. Evidemment, ça frise un peu le manichéisme et le jeu vidéo mais cela ne m'a pas du tout gêné parce qu'il y a constamment présente une note d'humour que ce soit dans les dialogues, les pensées des personnages ou même les descriptions.
Pour moi, auteur à suivre donc.
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Tatooa
  10 septembre 2017
Ben j'ai adoré ! Je ne m'y attendais pas, j'avais jamais lu de Johan Heliot avant. Encore un auteur français à ajouter à mes favoris, décidément en ce moment je vais de découverte en découverte !
J'ai trouvé l'idée de base géniale, en bonne vieille geek que je suis, lol !
Les personnages sont superbes, que ce soit la fey Lil (c'est son diminutif, son nom en entier est impossible à retranscrire de mémoire !), le champion Lartagne, le démon au nom pas possible (qui n'a pas de diminutif, mdr !), le nain Biborg, Fabien, Maser, Grüber, Obrasian...
C'est original, bien troussé, bien écrit, (oui oui il y a quelques vulgarités mais sans plus et elles sont bien placées. J'ai lu je sais plus où que c'était "insupportable", mais pas du tout, c'est juste à bon escient ! Il y a des livres qu'on ne doit pas lire quand on est trop snob, mdr !), c'est une belle découverte que je dois à mon vendeur de bouquins d'occasion, m'en vais dégoter le second, Faerie Thriller !
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beugzbee
  05 octobre 2014
Ce roman a su me séduire, et par bien des aspects:
- Des personnages au top.
Lil, fey révolutionnaire (pétroleuse, qu'il dit le Capitaine), exilée à la Surface, mais qui ne s'en porte pas plus mal, drôle, cynique, provoc, sexy (oui quand même), rudement efficace
Lartagne, le capitaine de la garde, un peu l'inverse, sauf qu'il est sexy aussi (même si me l'imaginer en moustache, pour moi, c'est niet), qui va bien devoir s'adapter
Obrasian, presque dragon, chef d'une espèce de service secret Faërien, qui a un humour semblable a la fey.
- Une monde bien imaginé et agencé.
La Surface, c'est notre monde, rien de spécial, au départ. Faërie, c'est le pays des contes de fée, du moins ça en a l'air. La magie est la Couleur, et le lien qu'à fait l'auteur entre les 2 mondes et cette magie est très original et réussi.
- le style
Pointu, percutant, travaillé, et en même temps super cash et qui décrit des faits parfois trash. de l'humour aussi.
- l'histoire
Allez, avouez, un roman policier entre Faërie et notre monde, ça intrigue. Et la le lien entre les 2 mondes permet une histoire détonante, pleine d'action et de références historiques
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brebisemplumee
  12 décembre 2014
Alors, vous avez plusieurs plans d'existences 2 ou 3 selon qui vous êtes.
Le premier, la surface, est le monde des hommes.
Le deuxième, le Royaume de Faerie, est pour les fey, ogres et autres créatures mythiques.
Le troisième est le rebus, là où tous les démons sont enfermés.
Donc l'intrigue se passe principalement en surface et surtout à Paris, et un peu en Faerie.
Le dauphin (fils du roi) est attaqué par un intrus qui lui colle une balle dans la tête. Pour être soigné, il doit être envoyé en Surface car le Royaume n'a pas l'équipement spécialisé nécessaire pour le soigner.
Le conseiller du roi fait appel à une fey renégate exilée en surface et au garde du corps du prince pour l'aider à transporter le dauphin.
Jusque là tout va bien. Mais en fait l'attaque n'est que le début d'une offensive faite par les démons pour prendre le contrôle du Royaume par le truchement de joueurs de jeux vidéos de la surface.
Tordu, direz-vous? Pas tant que ça.
C'est un livre qui est composé de chapitres plutôt court, Qui alternent entre le temps présent et des temps plus anciens. Ces derniers permettent de comprendre comment on en est arrivé là.
L'héroïne est un peu trop féministe et le héros un peu trop macho à mon goût. Mais vu leur passé, cela n'est pas étonnant.
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le livre. La mise en place est longue. L'intrigue est bonne, et il y a du rythme (après avoir dépassé la mise en place).
J'ai trouvé la fin trop rapide. J'approchais des dernières pages et je ne voyais pas comment l'auteur pouvais tout boucler en si peu de temps. Cela me laisse une sensation d'inachevé. Je me pose encore pleins de questions sur le devenir d'une bonne partie des personnages. On dirait que l'auteur était pressé de finir.
En dehors de ça, le livre est bien et l'intrigue de l'histoire est assez innovante.
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Glesker
  26 septembre 2012
Cette his­toire de fées et de magie change de la fan­tasy ! Johan HÉLIOT, que j'avais pré­cé­dem­ment remar­qué avec "La lune seule le sait" et sa suite “La lune n'est pas pour nous”, livre ici quel­que­chose de dif­fé­rent, d'éton­nant et déton­nant. L'his­toire fait appel aux classiques clichés de la fan­tasy, mais y mêlant une enquête policière et des per­son­na­ges réso­lu­ment actuels.
Le rythme du récit est soutenu mais entrecoupé de pau­ses qui per­met­tent au lec­teur de mieux cadrer le contexte.
Pour ma part, j'ai appré­cié l'humour et le côté frais de l'his­toire — mal­gré une chute un peu classique à mon goût —, le per­son­nage de la fey — une jolie tête brû­lée qui n'a pas sa lan­gue dans sa poche ! — et le style éner­gi­que de l'auteur. Cette agréa­ble expé­rience me dirige main­te­nant tout natu­rel­le­ment vers la suite : “Faë­rie thril­ler”
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BeatsonBeatson   24 mars 2019
Un peu plus haut, à l’angle formé avec le côté nord, le Mur des Fédérés, de sinistre réputation… C’est là qu’en 1871, après l’échec de la Commune, les derniers révoltés avaient été massacrés, passés par les armes des Versaillais, garants de la continuité républicaine. Ici qu’étaient en quelque sorte enterrées les illusions d’égalité et de fraternité entre les hommes, avec Paul Lafargue et son épouse, Jenny Marx – fille de Karl, Jean-Baptiste Clément, l’auteur du Temps des Cerises, ou encore Eugène Pottier, celui de l’Internationale, hymnes aujourd’hui encore des utopistes et doux rêveurs.
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laulauttelaulautte   09 avril 2019
Ses traits se modifièrent peu à peu, comme les os de son crâne mollissaient et prenaient une configuration nouvelle. La squame qui recouvrait ses membres fondit à son tour, telle la cire d'une chandelle. Une nuance gris-rose se substitua à l'éclat mordoré de la cuirasse du vieux sorcier. Celui-ci rapetissa à vue d'œil, perdu dans les pans de son manteau. Une minute plus tard, un vieux monsieur à l'air digne et légèrement hautain toisait la fey depuis le renforcement du fauteuil adapté à la morphologie du presque-dragon qui s'y trouvait tantôt installé. Lil crut reconnaître un avatar d'Alec Guiness dans le rôle d'Obi Wan Kenobi, mais ne fit aucun commentaire sur la puérilité des goûts cinématographiques du sorcier.
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laulauttelaulautte   08 avril 2019
"La peau est un organe fascinant, commenta Maser, suspendant son geste. Car c'est bien d'un organe qu'il s'agit, au même titre que le cœur, le foie ou bien les reins. Mais c'est beaucoup plus que ça. Une interface entre le monde et l'individu. Un rempart entre la réalité et son appréhension. La véritable conscience du corps. […]
- Elle vit, elle meurt et abandonne des milliers de fragments minuscules chaque jour, et se régénère sans cesse. Elle est en première ligne pour subir la douleur."
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laulauttelaulautte   08 avril 2019
Elle avait été choquée en découvrant un nombre élevé de vieillards, grabataires et demi-gâteux, confinés dans un immobilisme résigné, dans l'attente d'une fin prochaine. Jamais Faërie n'aurait laissé ses anciens partir ainsi, seuls, démunis, dégradés. En plus de la magie, les humains de Surface avaient perdu la dignité.
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TatooaTatooa   09 septembre 2017
- Il se trouve que mes fonctions auprès du Roi m'amènent à impliquer certains de mes collaborateurs dans des situations dommageables pour leur intégrité physique. (Obrasian)
- Ouais. Vous tirez les ficelles des complots de la Cour et vous envoyez vos braves petits soldats au casse-pipe. Dans votre langage, ça s'appelle la diplomatie, non ?
(Lil)
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Vidéo de Johan Heliot
Interview de Johan Heliot par Estelle Hamelin pour Actusf aux Imaginales 2019.
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