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Jean-François Pradeau (Éditeur scientifique)
EAN : 9782080710970
374 pages
Flammarion (20/01/2002)
4.2/5   64 notes
Résumé :
Peut-être Héraclite d'Éphèse (520-460 ?), dont nous ne savons presque rien, a-t-il de son vivant écrit un livre Sur la nature. Les auteurs anciens en ont conservé une centaine de brèves citations, énigmatiques, qui sont autant d'oracles prononcés sur le monde, le feu qui le constitue et le changement perpétuel auquel tout est éternellement soumis. Ces « fragments», qui sont ici rassemblés et commentés avec quelques-uns des témoignages anciens relatifs à la vie et à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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"Pour les éveillés, il y a un monde un et commun, tandis que parmi ceux qui dorment, chacun s'en détourne vers le sien propre." HERACLITE
Il y a vingt cinq siècles qu'Héraclite d'Ephèse eut cette extraordinaire intuition d'une caractéristique fondamentale de la condition humaine. Il ne semble pas déraisonnable d'envisager l'usage que nous pourrions en faire dans le moment historique présent ou « les endormis » en nombre toujours croissant menacent le devenir même de l'humanité. Car si du temps d'Héraclite, les dormeurs l'étaient si l'on peut dire par inadvertance, il en est tout autrement aujourd'hui ou ils sont pour l'essentiel le produit d'un certain type d'organisation sociale, sur laquelle s'appuie une oligarchie de pillards dénués de tout scrupule et de toute conscience, pour mener à bien ses tristes opérations.
Le premier problème auquel nous sommes confrontés, c'est que « ceux qui dorment » n'ont nullement conscience de cet état et ne se reconnaissent donc pas dans cette formulation.
Le monde un et commun n'est pour eux qu'une abstraction sur laquelle ils n'ont aucune prise et qui même, a priori, leur fait peur. Car ceux qui dorment ont peur, peur de leur insuffisance et de leur immaturité, peur des autres et de leur jugement et c'est pourquoi ils préfèrent se réfugier dans le sommeil de l'esprit et de la conscience. Selon les circonstances, ce sommeil peut prendre différentes formes ; être tout aussi bien passivité et inertie qu'agitation ou déploiement frénétique d'occupations diverses.
Mais d'une manière générale, du centre même de leur absence, ceux qui dorment se veulent très occupés et n'ont donc ni temps ni attention à prêter à tout ce qui se trouve au-delà de leur immédiateté. de ce fait ils ne comprennent rien du monde qui les entoure qui ne leur apparait qu'à travers « des événements » ; ceux qui dorment ne voient rien d'étrange ou d'humiliant à n'être que des spectateurs. Les causalités et les conséquences de ce qui advient leurs restent étrangères et avec la mauvaise soupe que leur servent quotidiennement les médias, ils pensent être informés.
Les formes actuelles de la domination qui se posent désormais comme mondialisation ne disent pas ce qui a été mondialisé et à l'encontre de quoi ; elles ne disent jamais au nom de quoi elles parlent.
Elles ne disent pas que le monde pseudo-unifié qu'elles ont construit est celui de la marchandise libéralisée, devenue de ce fait puissance autonome s'opposant à toute construction d'un monde des humains. Ainsi une marchandise fabriquée à Shanghai trouvera facilement sa place dans un bourg rural de l'occident « développé » mais des voisins de ce même bourg trouveront désormais fort difficile d'établir entre eux une quelconque relation ou dialogue. de même, ceux qui dorment ne se sentiront que fort peu concernés par l'accueil indigne fait aux millions d'émigrés économiques chassés de leur pays par les méfaits de cette fameuse mondialisation ; ils ne feront pas le lien non plus avec le fait qu'il est désormais fort difficile de voyager librement dans le monde sans risquer d'avoir à subir le ressentiment de populations délaissées et trahies. D'autres auront passé tranquillement pendant des années leurs vacances dans la Tunisie de l'ignoble Ben Ali sans rien y voir de dérangeant ni de choquant ; ou bien encore estimeront qu'Israël est une démocratie en lutte contre le terrorisme. Les farces électorales organisées par les oligarchies en place suffisent d'ailleurs aisément à les convaincre qu'ils vivent eux-mêmes en démocratie.
Les endormis ne comprendront pas non plus ce qu'il y a d'obscène à vouloir assurer sa propre sécurité au prix de l'insécurité des autres.
Au-delà d'un vague sentiment de culpabilité, ceux qui dorment se sentent généralement fort peu concernés par tout ce qui déborde leurs petits intérêts et leurs médiocres privilèges et n'envisagent nullement d'avoir à assumer une quelconque responsabilité.
Pourtant et selon toutes probabilités, l'histoire va se charger de leur réveil qui sera brutal.
Peut être se souviendront ils alors de la signification d'un monde un et commun.
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* Philosophe grec de l'IMPERMANENCE, né à Éphèse (vers 542-vers 480 av. J.-C.). L'être est éternellement en devenir. Nulle chose demeure ce qu'elle est, tout passe en son contraire.
* A. Premier penseur dialectique : TOUT CHANGE SANS CESSE :
Une seule chose est constante, permanente, c'est le changement. Tout passe et rien ne demeure.
"On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve".
* B. Rien ne peut être pensé sans SON CONTRAIRE.
"C'est la maladie qui rend la santé douce et bonne ; c'est la faim qui fait de même désirer la satiété, et la fatigue le repos".
* C. le CONFLIT constant des CONTRAIRES est le père de toutes choses. "Il faut savoir que la guerre est universelle, la justice est une lutte, et que toutes choses naissent et périssent par la lutte".
* D. le LOGOS, législateur de tout ce qui est, assure L'HARMONIE DES CONTRAIRES. "Les hommes ne savent pas comment ce qui varie est d'accord avec soi. Il y a une harmonie de tensions opposées, comme celle de l'arc et de la lyre".
E. LE FEU est le LOGOS, principe de toutes choses :
"Ce monde qui est le même pour tous, aucun des dieux ou des hommes ne l'a fait ; mais il a toujours été, il est et il sera un feu toujours vivant, s'alimentant avec mesure et s'éteignant avec mesure".

* Conclusion : Comparer le logos d'Héraclite au Tao (Tchouang-Tseu, Lao-Tseu) est passionnant, plein d'enseignements.
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C'est bien dur de "critiquer" Héraclite d'Ephèse, dit l'Obscur. Outre ce surnom, limpide, on ne connait ce philosophe présocratique que grâce à quelques fragments rapportés par Platon, Diogène Laërce et d'autres penseurs bien postérieurs. Aussi la véracité et l'exactitude même de ces fragments est-elle parfois sujette à caution, tout comme leur traduction en langue commune. Voir à ce sujet l'excellent livre de Marcel Conche (Héraclite : Fragments) qui traite d'une façon remarquable chaque fragments en l'explicitant dans le contexte global de la pensée héraclitéenne.
L'Obscur a très tôt fait l'objet de questionnements et d'admiration. Nietzsche est l'un de ses épigones les plus connu, sans oublier Heidegger et Char dont nombre de poème citent l'éphésien.

Cette édition est assez consensuelle et reprend ce que l'on peut trouver dans la Pléiade consacrée aux Présocratiques. Les traductions sont accompagnées d'un apparat critique conséquent mais qui ne suffira pas aux étudiants (nombreux !) qui se jettent sur la traduction et le commentaire de cet auteur énigmatique. On parcours ainsi la pensée du grec rapidement, admirant les jalons qu'il a pu laisser à travers le temps par ses phrases poétiques, parfois paradoxales et contradictoires mais qui révèlent finalement une pensée complexe et étonnamment moderne.
D'aucun y verront des thèmes proches du bouddhisme, mais comment savoir de qui a influencé qui, si tant est que percolation il y ait eu ?

Une lecture qui peut être longtemps celle de vos soirées d'hiver, un verre de spiritueux à la main, confortablement installé dans un fauteuil... A la lumière de l'Obscur !
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Celui qui lit le grec ancien aura forcément plus de plaisir à méditer les adages héraclitéens, mais l'inculte que je suis n'en a pas moins apprécié les perspectives que l'éphésien a su ouvrir au monde de la philosophie. Il faut également préciser que rien ne subsiste des écrits d'Héraclite. Ce recueil regroupe des citations tirées de textes postérieurs écrits par des philosophes qui s'en inspirèrent. Platon, Aristote, Diogène Laërce, Plutarque et bien d'autres, c'est par ces nombreux successeurs que la pensée d'Héraclite a pu poursuivre sa route jusqu'à nous. Les stoïciens et les pères du Christianisme purent justifier leurs doctrines en interprétant à leur manière les paroles souvent ambiguës d'Héraclite. Chacun pouvant, en effet, y trouver son compte. Et toute la saveur de cette étude de Jean-François Pradeau tient justement dans le principe de recontextualisation des fragments. Regroupant les citations selon les thèmes chers au philosophe présocratique (le mobilisme universel et la théorie de la contrariété, la transformation des éléments, le feu comme élément premier), Pradeau cherche, avec une grande intégrité intellectuelle, à retrouver l'essence même de la pensée d'Héraclite dans la masse englobante de son citateur qui pourra plus ou moins la détourner de son sens premier. C'est intelligible, donc intelligent. Un détour vivifiant vers les sources de notre philosophie.
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« Fragments » portent bien son nom et malgré la pertinence de certaines maximes particulièrement profondes, ne permet pas de bâtir un système philosophique extrêmement complexe.

On comprend que le savoir du maitre a été tronqué par l'éclatement, la disparité des sources et mais sans doute également distordu par la pensée forcément orientée des penseurs le répercutant pour servir leurs thèses.

Pourtant malgré ces balbutiements philosophiques, se dessinent quelques idées fortes comme la notion de mouvement et de cycles vie/mort permanents, la place dominante de la sagesse en liaison directe avec la soumission aux lois naturelles et divines, qui viennent contrebalancer des notions de physique pour le moins simplistes.

Pour toutes ses raisons, Héraclite n'est donc pas le philosophe dont la portée est la plus grande mais demeure intéressant à lire comme précurseur.
Lien : https://lediscoursdharnois.b..
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Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
Dieu est jour nuit, hiver été, guerre paix, satiété faim ; il se différencie comme (le feu), quand il est mêlé d'aromates, est nommé suivant le parfum de chacun d'eux.

-> Dieu est les contraires dans leur unité, non séparément. Or les parfums sont saisis séparément (c'est le styrax, ou la myrrhe, ou l'encens, etc.), non par couples de contraires. La comparaison paraît donc absolument impropre à nous représenter le rapport de Dieu aux contraires. Mais comment l'aurait-elle pu ? L'unité des contraires ne peut être saisie que par l'intelligence (νοῦς) ; les parfums sont sentis – et nommés d'après la perception sensible. Selon les substances aromatiques jetées dans le feu, le feu unique reçoit des noms divers. De même le dieu, l'Un, est nommé « jour », « nuit », « hiver », « été » ... , mais pas plus qu'on ne s'aperçoit qu'on nomme le feu, on ne s'aperçoit qu'on nomme Dieu. Il est insaisissable à celui qui ne nomme pas en voyant l'unité qui relie les noms. Telle est la condition des nombreux qui disent « jour », « nuit », « hiver », « été », etc. – en quoi ils n'ont pas tort car les apparences sont là (l'illusion consiste seulement à les réifier en êtres) -, mais dans le jour, la nuit, etc., ne voient pas Dieu, cela parce qu'ils ne voient pas Dieu aussi bien dans la nuit que dans le jour (car ils sont un, B 57), aussi bien dans l'hiver que dans l'été, dans la guerre que dans la paix, dans la famine que dans la satiété. Dans l'ordre humain, ils conçoivent la paix sans la guerre, la satiété sans la famine ; ils se figurent que l'un des contraires peut exister sans l'autre – d'une manière générale, le bien sans le mal.

Le dieu-un se différencie : il éclate en phénomènes multiples qui sont la diversité et la richesse du monde. Il se présente en mille facettes, sous mille aspects nommés de noms divers. Pourtant il est oublié, ou plutôt ignoré, méconnu, car il n'est aucun aspect particulier, ni rien derrière les aspects, mais seulement leur unité. Or les polloi nomment, disent la nuit et le jour, mais ils ne savent pas dire « jour nuit », c'est-à-dire non pas un nom seul, mais un nom et un autre. En particulier, dans le domaine humain, ils ne savent pas unir le bien et le mal. Dieu n'est rien d'autre que le monde en tant qu'un, unique et uni, où le « mal » est aussi actif et efficace pour le maintien de l'ensemble que le bien. (commentaire de Marcel Conche, pp. 379 & 382-383)
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Le grand savoir n'enseigne pas l'intelligence ; car c'est à Hésiode qu'il l'aurait enseignée, et à Pythagore, et encore à Xénophane et à Hécatée.

-> La première interprétation qui vient à l'esprit est celle-ci : le vaste savoir, comme savoir de beaucoup de choses, savoir multiple, procède par accumulation de parties, avance additivement dans l'oubli du Tout l'intelligence voit les choses à la lumière de l'Un, et, au lieu de seulement rassembler les parties, les pense en les situant dans le Tout et les pense en Un. Mais il est clair qu'une telle interprétation impliquerait une véritable. caricature du système théologico-cosmogonique d'Hésiode, philosophique de Pythagore ou de Xénophane, géographico-historique d'Hécatée. Car la Théogonie d'Hésiode est « une tentative pour réduire en un seul système toutes les histoires relatives aux dieux » (Bumet, p. 7) ; les cultes particuliers et les traditions locales, exaltant une divinité plutôt qu'une autre, tendent à isoler les dieux : or, note Mazon (Hésiode, p. 25), « leur tendance est par là même le contraire de celle d'Hésiode ». Pythagore, lui, tenta de penser l'ensemble des choses sous l'idée de nombre et d'expliquer par les propriétés des nombres les propriétés des choses, faisant ainsi des nombres la réalité fondamentale dont le reste dérive (cf. Hamelin, p. 77). Quant à Xénophane, il fut, avant Parménide, dit Aristote (Méta., A, 986 b 21 s.), « le premier partisan de l'Un », et, « ayant porté son regard sur l'ensemble du monde, il a dit que l'Un est Dieu » - lequel texte paraît indiquer que « Dieu » n'est pas pour lui une notion purement religieuse, mais bien le principe, au sens philosophique du terme, de l'ensemble des choses. (commentaire de Marcel Conche, pp. 91-92)
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Les choses réelles sont toutes gouvernées et unies par la loi de l'unité des contraies. De ces choses réelles, le discours vrai, qui n'est pas un avec son opposé, ne fait partie -non qu'il soit irrééel, mais, pour lui, "être" signifie être vrai. [note de Pégase Shiatsu : ceci serait mieux expliqué par un cinophile... et malheuresement... ce n'est pas la vision de Jean François Billeter qui interprête Héraclite autrement bien que cinophile, ce n'est pas à la façon comme ici de comparer des contraires, qui s'expliquent non pas comme le dit l'auteur en vrai et faux, ce n'est pas tout à fait juste, mais en degré d'appartenance à l'une des cathégories.... Billeter n'a pas suivi cette interprétation, il est plus dans l'interrprétation d'Héraclite en terme de mieux comprendre un discour via le Logos, en s'oublant soit même donc tout apriori et tout conflit d'intérêt perrsonnel est ouublié pour ne faire place qu'à l'observation pure, authentique... donc ce livre est interressant... mais serait mieux expliquer par un cinophile que par un philosophe occidentale qui ne compend pas vaiment les histoies de relativité... oui, il y a des chances qu'Héraclite oppose pour parler de degréé comme les CHinois, contrairement aux occidentaux, à moins que Mr Billeter ait raison, et ne parle complètement d'autre chose, a notion de recul, d'ouubli de soit par rapport à l'observation... je ne peux conclure... mais oui, il faudrait, cela ce voit à ce livre plus de coopération entre cinophiles et philosophes à l'occidentale pour comprendre Héraclite... ce livre le démontre... par ces problèmes de clarté... manque de clarté non pas par proffessionnalisme, mais pa habitude d'un discours seulement occidental.... ]
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Le peuple doit défendre la loi comme une muraille.

[HERACLITE (v. 540 av. J.-C. - v. 480 av. J.-C.), "Fragments", 44 — traduit du grec ancien par Simone Weil, "La source grecque" (essai), éditions Gallimard (Paris), 1953]
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Ce dont ont témoigné Héraclite et Démocrite n'est pas, bien sûr, que Thalès se soit occupé d'astronomie – ce qui était notoire –, mais qu'il ait été le premier à le faire. Cela ne signifie pas qu'il ait été le premier à étudier les astres et à observer leur cours – Héraclite et Démocrite ne pouvant ignorer que les Babyloniens et les Égyptiens l'avaient précédé en cela –, mais qu'il a été le premier initiateur d'une science des astres entièrement dégagée de la religion et de la magie, donc le premier à pratiquer une astronomie purement rationnelle. Thalès est, pour Héraclite et Démocrite - tous deux penseurs rationalistes -, le premier qui applique à la lecture des observations empiriques, en l'occurrence de l'observation empirique du ciel, la seule raison humaine. La superstition chaldéenne, qui guettait les éclipses dans l'attente de présages heureux ou malheureux, fait place à la raison. (commentaire de Marcel Conche, pp. 109-110)
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D'Homère à Nietzsche, d'Héraclite à Kant, de la philologie à la musique, au théâtre et au sport, ce livre retrace le parcours d'un passeur, véritable aède des temps modernes. Pour en savoir plus :
Depuis cinquante ans, Heinz Wismann joue en France un rôle décisif dans la vie culturelle et intellectuelle, en s'attachant à transmettre et à reconstruire des traditions oubliées et méconnues : les présocratiques (Héraclite), la philosophie allemande (Kant, Cassirer, Benjamin, etc.), et à rendre plus accessibles des disciplines telles que la philologie et l'herméneutique. Il est aujourd'hui l'une des grandes figures de la pensée européenne et un passeur entre les différentes traditions ; lui qui a fait le choix de penser entre les langues n'a cessé d'explorer l'écart créé par leurs différences et a su montrer que la pluralité des langues produit des rationalités différentes qui sont traductibles l'une dans l'autre.
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