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EAN : 9782382111741
M+ éditions (28/09/2023)
3.76/5   51 notes
Résumé :
Léonor, la quarantaine, qui après avoir fait le bilan d'une vie désastreuse, décide, avec froideur et détachement, d'en finir. Elle veut commettre l'acte loin de Paris. Au volant de sa voiture, elle laisse faire le hasard qui la conduit sur un petit chemin de terre au bout duquel elle découvre une étrange maison. Sur le seuil, un chien immobile semble attendre quelque chose. Ou quelqu'un. La maison est à vendre. Léonor apprend par l'agent immobilier qu'elle était ha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
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Ce roman se construit comme une image pixelisée qui peu à peu gagne en définition, avec l'affinement de ses points constitutifs. de mystérieux et flous, les personnages apparaissent doucement et se distinguent pour prendre leur place dans cette intrigue, qui jusqu'à la fin réserve des surprises. Je n'en dirai pas plus, sinon qu'il est question d'une maison de province qui abrite des secrets, d'un agent immobilier amoureux et d'une parisienne un peu folle mais bien sympathique…

C'est distrayant, une fois estompé le flou des premiers chapitres. Les questions sont multiples et finissent par trouver une réponse. La plume est facétieuse, bien décidée à perdre le lecteur dans un labyrinthe de mystères.

222 pages M+éditions 28 septembre 2023
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Ce roman est un thriller psychologique palpitant, avec un dénouement époustouflant, pour lequel j'ai un énooorme coup de coeur !

C'est le troisième roman de Florence Herrlemann. Il est totalement différent du deuxième, pour lequel j'avais eu un coup de coeur également. Je ne vous évoque pas le premier parce que je ne l'ai pas lu, tout simplement, même si je réalise qu'il est urgent que je le découvre 😉

Dans ce roman, il y a d'emblée une atmosphère particulière, qui évolue pour atteindre très vite des sommets, dont le lecteur ne parviendra plus à redescendre au point de devoir, coûte que coûte, terminer sa lecture !

C'est un roman choral. C'est un style qui est de plus en plus utilisé. Et cela enrichit incontestablement l'histoire. Mais ne pensez pas que cela va éclairer votre lanterne de lecteurs ! Pour qui allez-vous avoir peur ? A qui allez-vous faire confiance ? Et à la fin de votre lecture, peut-être que, comme moi, vous aurez envie de reprendre la lecture en sachant ce que vous savez désormais 😅

L'histoire commence avec Léonor, qui devient propriétaire d'une maison loin de Paris. D'autres personnages entrent en piste, plus troubles et incernables les uns que les autres. Il y a un chien que Léonor adopte en même temps qu'elle devient propriétaire de la maison. Amis lecteurs, choisissez bien votre personne de confiance !

Merci à M+ Editions et à Florence Herrlemann de m'avoir confié ce roman en service presse. Malgré des milliers de livres déjà lu depuis ma plus tendre enfance (en passant par une adolescence où je lisais plusieurs livres chaque semaine), je réalise que je pourrai toujours découvrir des romans innovants, avec des pistes jamais explorées, que le sentiment de « déjà vu » n'est pas près de me guetter !
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“Sommes-nous ces âmes errantes à la recherche d'un peu de lumière ou d'un peu de salut ?”

Étonnant roman qui m'a pris par surprise. Un roman qui se transforme en thriller sans l'air de rien..

Léonor, la quarantaine, a décidé de définitivement quitter son petit appartement parisien et toute cette triste vie d'avant pour migrer vers la campagne, là où avec le petit pécule que lui a légué sa tante, elle vient d'acheter une maison. Une nouvelle vie plein de promesses l'attend avec Bashung comme bande-son !
Elle vient en fait d'acquérir une maison pas tout à fait comme les autres, car elle est hantée par la présence d'un personnage. Est-il réel ou s'agit-il d'un fantôme? En tout cas cet être qui semble être transparent à Léonor, qui va peu à peu prendre possession de son bien puis l'occuper, le décorer à son goût, ne manque rien des va-et-vient de cette femme qui lui en rappelle une autre qui lui manque cruellement.
Pour Léonor cette maison c'est comme un havre de paix, un sanctuaire pour le corps et l'esprit, après cette existence parisienne routinière où il semble qu'on n'ait le temps pour rien et encore moins pour soi.
Le seul petit problème pour Léonor s'est matérialisé en la personne De Robert, agent immobilier de son espèce, qui a vendu la maison à Léonor. Car Robert est un brin collant, il semble s'être même métamorphosé depuis l'arrivée de sa nouvelle cliente. Mais réussirait-il à gâcher ce nouveau départ pour Léonor ? Pas si sûr.

Étonnant roman à tout point de vue : ces quelques personnages en mode resserré, qui pourraient être ceux d'une pièce de théâtre classique, régi par la règle des trois unités - temps, lieu et action- et notamment celui de Léonor, quelque peu fantasque mais qui possède également bien d'autres qualités, ou ce scénario en mode “décalé” où chaque chapitre est présenté par chacun des protagonistes de manière décalée et cette tonalité enfin, si particulière du récit, qui s'installe gentiment mais sûrement tout en laissant au lecteur plus de questions que de réponses sur sa finalité. Mais quelle fin en apothéose !
Un roman qui tient parfaitement ses promesses et qui me donne envie de suivre cette autrice qui a du talent sous la plume.
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Il y a les livres dont tout le monde parle, les incontournables de la rentrée littéraire.
Ils sont si nombreux, dans toutes les catégories.
Et il y a ceux que l'on découvre par hasard, comme ce Ou le dernier coquelicot de Florence Herrlemann que je viens terminer.
Titre intrigant, dont l'origine se dévoile évidemment au cours du récit, pour un roman paru sans bruit.
Romancière que je ne connaissais pas.
Bref, quand ce livre est arrivé jusqu'à moi, il était porteur d'interrogations.
Comme souvent, je plonge dans cette lecture sans avoir lu la 4ème.
Je pars dans l'inconnu.
Ca commence gentiment, Leonor, va tout quitter. Son boulot, sa vie parisienne, tout. de toute façon sa vie est un désastre. Alors, elle veut finir en beauté et loin, le plus loin possible de ce passé qu'elle veut oublier.
On l'accompagne dans son périple.
Jusqu'à... cette maison.
Et si c'était son point de chute ?
Et si l'histoire prenait un autre virage ?
Roman choral dans lequel, tour à tour, trois protagonistes s'expriment.
Herrlemann joue avec son lecteur, l'angoisse monte au fil des pages. On essaie de comprendre.
On cherche les indices, ce qui nous a échappé, on tente de cerner les personnages.
Le piège va-t-il se refermer ?
Ou le dernier coquelicot, un thriller sans prétention mais, finalement, addictif et efficace.
Que demander de plus ?
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Basculer
Tout d'abord je remercie très chaleureusement Babelio et M+ Editions pour l'envoi de ce livre dans le cadre d'une opération Masse Critique.
Impossible de classer ce roman qui parvient à allier plusieurs genres et qui peut, dans un premier temps, dérouter. C'est ce que j'ai ressenti dans les premiers chapitres, ne sachant pas où l'auteure voulait m'emmener. Et puis, la magie a opéré et je me suis surprise à l'avoir terminé sans m'en rendre compte !
Trois personnages vont alterner leurs voix. Léonor qui, lorsque le roman commence, a décidé de se suicider. Pas n'importe comment ni n'importe où… Ou plutôt si, n'importe où : là où le hasard l'emportera, peut-être au bout de ce sentier… C'est une maison qui l'y attend, avec un grand jardin, un verger en fleurs et un chien. La maison est à vendre. Sur un coup de tête, Léonor décide de reporter sa décision d'en finir avec la vie : elle contacte l'agent immobilier, Robert. Voici notre seconde voix : la jeune soixantaine, il va tomber éperdument amoureux de Léonor. Au point de lui cacher l'histoire de cette maison qui fut, un temps, habitée par un couple qui a disparu du jour au lendemain. Marianne, la femme, chanteuse lyrique ; lui, Joseph, auteur de thrillers, notre troisième voix.
Et ce trio va nous balader d'un bout à l'autre du livre ! Thriller psychologique, roman d'amour, roman noir : pas plus que l'auteure, je ne choisis entre ces trois genres. Mais une chose est certaine, c'est diaboliquement bien fait.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Parfois les mots que l'on lit et qui nous effleurent sont autant de baisers épineux qui nous laissent les chairs ensanglantées. D'autres fois, ils ont l'essence d'une suavité infinie qui nous plonge dans des délices abyssaux. Sommes-nous tous poètes ? Sommes-nous des âmes errantes à la recherche d'un peu de lumière, ou d'un éventuel salut ?
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Je crois en notre dualité. Nous sommes (…) dotés de deux composantes diamétralement opposées et pourtant complémentaires que l’on nomme le bien et le mal. (…) Le libre-arbitre, c’est de savoir qui tu nourris ; le loup ou l’agneau…

(Page 103)
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Entre deux stations, je m'évertuais à imaginer leur vie, celles des femmes surtout.
Mais comment faisaient-elles? Comment s'y prenaient-elles pour aimer et être aimées, avoir des enfants, des amants, des maîtresses, des amis? Comment géraient-elles leurs emmer-dements, leurs fins de mois dans le rouge, leur famille, leurs règles douloureuses, les simulations orgasmiques et les fantaisies perverses de leur mari? Comment s'y prenaient-elles pour supporter à longueur d'année l'impossible poids du patriarcat, leur job souvent alimentaire, leur patron despotique, leurs collègues jaloux ? Comment faisaient-elles pour que tous les rouages ne se grippent pas et que la machine continue de fonctionner?
(P. 24)
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C'est terrible de se maintenir en quarantaine guand on est tellement nombreux à pouvoir vivre ensemble.
Quel étrange paradoxe, encore; on passe nos jours à croiser des centaines de personnes, à se mêler à eux, à se frôler, se sentir, se regarder, se dévisager, se toucher, se haïr, se dési-ter, mais aucune de ces interactions n'aboutit, on s'astreint à rester seul. Éperdument seul. Chacun œuvre à entretenir cette solitude, c'est un fait avéré. Quelle est donc cette civilisation désenchantée, déshumanisée à laquelle j'appartiens?
(P. 9)
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En fait, je ne mesurais pas ma chance, si c'était de chance qu'il était question...! Je n'avais pas d'ami, pas d'amour, pas d'enfant, pas de famille à aimer. Elle était là la fissure : famille sans « M» se lit faille. Je devais être née sans cœur. Sans la case formatée qui va bien. Oui, mais j'étais libre. Même si l'on nous apprend que le bonheur n'est réel que s'il est partagé, on ne peut absolument et définitivement être libre qu'en étant seul.
Libre de faire n'importe quoi. Et ce n'est pas si mal.
(P 25)
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