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ISBN : 2714448518
Éditeur : Belfond (18/10/2012)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Un couple séparé par la guerre se retrouve sept ans après. Comment vont-ils pouvoir se reconstruire alors que chacun cache un très lourd secret ?

1946 : Janusz, un ancien soldat de l'armée polonaise réfugié en Angleterre, préparer sa nouvelle maison pour recevoir sa femme, Silvana, et leur petit garçon, Aurek, qu'il n'a pas vus depuis 1939. Janusz veut tout tenter pour offrir une nouvelle vie à sa famille. C'est sans compter sur les ombres d'un passé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Tempuslegendae
  20 août 2013
Surtout, choisissez bien vos histoires, vous y découvrirez parfois que le monde renaît de ses cendres.
Silvana prend le bateau avec son fils pour rejoindre Janusz en Angleterre. Ils ne se sont pas vus depuis sept ans. Janusz a quitté une jeune maman et un bébé, il retrouve une femme introvertie aux cheveux gris et un enfant rétif à ses embrassades. Comment le couple a-t-il survécu à l'absence mutuelle, lui soldat de la RAF, elle en fuite dans une Pologne démantelée avec la pire violence par l'Allemagne et l'URSS? C'est dans ce climat de questionnement que se construit ce roman, qui alterne des récits de l'un et de l'autre avec celui de leurs retrouvailles difficiles et déracinées. Plus on avance, plus on découvre la faille qui érode leurs sentiments d'antan. L'insouciance est morte avec une part d'eux-mêmes. L'un et l'autre –surtout Janusz qui est hermétique à ses émotions- ont autant souffert, aimé et survécu durant cette séparation dont ils ignoraient l'issue.
C'est dans cet abîme que se tisse l'action, comme si l'auteur avait voulu rapprocher les lèvres de plaies béantes pour les refermer en douceur, sur des compromis finalement satisfaisants. Mais jusqu'à quel point un dénouement qui le parait est-il réellement heureux?
Amanda HODGKINSON est une romancière vivant dans le Gers depuis de nombreuses années. Peut-être le saviez-vous, ce roman longuement mûri avait obtenu un fier succès en Angleterre. Son histoire prenante et forte, sans concession à l'ingratitude et aux secrets, illustre une réflexion sur la fidélité et la loyauté dans le couple, et sur la perception de l'avenir à deux. Au bout du compte, Janusz a perdu la confiance de Dieu, mais gagné le sens de la miséricorde.
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ReadingLove
  17 mars 2019
Quand j'ai reçu ce livre dans ma boite aux lettres, j'étais super excitée parce que j'allais enfin pouvoir le commencer. J'avais tellement hâte de le lire à cause de la quatrième de couverture qui m'avait mit l'eau à la bouche... Et puis... je l'ai lu... Et puis... j'ai été déçue...
Il y a du spoiler en dessous... ↓


...Tout au long de ma lecture ce ne fut que déceptions après déceptions... dans un premier temps, Je pensais qu'en se retrouvant après 7 ans de séparation, nos deux protagonistes Janusz et Silvana allaient tout tenter pour rebâtir leur vie (avec leur fils Aurek) avec toute les difficultés et la douleur que leurs passés respectifs représentaient. Mais Janusz ne l'entendait pas de cette oreille... Quand il a retrouvé sa femme pour l'emmener vivre avec lui en Angleterre, il s'est conduit comme si rien ne s'était passé et s'est mit en tête de vivre la vie du parfait petit anglais... ça aurait put être acceptable, si Silvana de son côté, s'était un peu rebellait... si elle avait un temps soit peu réagit, histoire de refouler toutes les horreurs qu'elle a vécu avec son fils, mais non, elle n'a pas bougé le petit doigt... Et c'est bien là, l'une des choses qui m'a embêtée. J'aurais vraiment voulut que les personnages soient plus vivants, qu'ils dégagent de vraies et de fortes émotions... ont aurait dit des robots presque.
Par ailleurs, je n'ai vraiment pas aimé le fait que Janusz ne s'intéresse pas plus que ça au sort de sa femme. Elle qui a vécu une vraie misère (elle a été violée deux fois, elle a connu la faim, le froid, la peur, la solitude, la détresse... et j'en passe pendant que lui roucoulait avec une autre femme) Il ne voulait faire d'elle qu'une bonne épouse, mais comment peut-on devenir une bonne épouse après les traces indélébiles que la guerre peut laisser sur vous... ?
Quant au secret de Silvana, je l'aurais trouvé certainement plus fort, plus douloureux, si je ne l'avais pas deviné au moins 50 pages plus tôt...
Et enfin, l'alternance avec laquelle a joué l'auteur entre le présent et le passer pour nous conter cette histoire, a finit par m'ennuyer car trop répétitive...
Voici le schéma : le présent pour Silvana/ janusz ou Janusz/Silvana et ensuite, le passé pour Silvana/ janusz ou Janusz/Silvana... quelques longueurs ont fini par m'achever, même si j'ai réussit à aller jusqu'au bout...
Il y a beaucoup d'autres choses qui ne m'ont pas plus mais je l'ai lu y a quelques temps et j'ai mis tout ce qui me revenait.
Je remercie tout de même les éditions Belfond pour avoir organisé le concours sur leur page facebook, auquel j'ai gagné ce livre.
Je suis entrain de faire une grande mise à jour sur mon profil Babélio, en ajoutant plusieurs critiques qui remontent à très longtemps comme celle-ci.
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Nono19
  02 janvier 2014
L'histoire commence en Pologne peu avant la seconde guerre mondiale. Janusz et Silvana se rencontrent, se marient et ont très vite un petit garçon qu'ils appellent Aurek. Mais la guerre les sépare avec d'un côté Silvana et Aurek qui restent à Varsovie avant de devoir fuir et Janusz qui part avec l'armée.
7 ans plus tard, ils se retrouvent en Angleterre au 22 Britannia Road pour enfin refaire leur vie ensemble. Mais ces années de séparation, ce qu'ils ont vécu, les ont changés. Parviendront-ils à se refaire confiance, à confier à l'autre ce qui leur est arrivé pour enfin recréer cette famille qui leur a tant manqué?
Janusz, Silvana et Aurek ont tous les trois un vécu traumatique derrière eux. La guerre, les privations, les morts, la distance .. tout ça a eu des conséquences et ils ne pourront évidemment pas reprendre leur vie comme si de rien n'était.
J'ai aimé les passages se passant à Ipswitch lors de leurs retrouvailles mais aussi tous les flashbacks nous permettant de comprendre petit à petit les épreuves qu'ils ont dû traverser. le secret de Silvana est facile à deviner mais on ne peut qu'imaginer le désarroi, la culpabilité qu'elle a ressentis.
Aurek m'a beaucoup touché surtout dans l'évolution de ses rapports avec son père. Il le voit comme un ennemi pour doucement le considérer comme un ennemi qu'il a envie de voir, qu'il apprécie et dont il veut qu'il soit fier de lui. Un père, quoi :).
Les chapitres, les flashnacks, les narrateurs s'enchaînent sans temps mort et les pages ont filé sans que je le ressente.
Mon seul bémol vient de la fin. Je la trouve abrupte. Pas de grands moments d'émotion, pas de grandes conversations, ... Je me suis sentie frustrée car j'attendais un dénouement plus développé.
Bilan fort positif pour l'histoire de ces trois êtres malmenés par la folie des hommes qui tentent de se reconstruire ensemble.
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liliba
  30 juin 2013
22 Britannia Road, une belle adresse pour tenter de se retrouver, recréer une famille, faire venir le bonheur ! Une adresse dont Janusz a longtemps rêvé et une petite maison qu'il s'est efforcé de rendre accueillante pour Silvana et Aurek. Sa femme et son fils enfin retrouvés. Sa femme et son fils qu'il n'a pas vus depuis des années, bien avant la fin de cette guerre terrible qui les a séparés. Deux êtres qui débarquent par bateau, perdus, angoissés, serrés l'un contre l'autre, habitués à survivre seuls contre tout et tous. Sylvana a peur de ne pas reconnaître son mari, d'avoir trop changé et elle se demande si, après tout ce qu'elle a vécu, cette guerre horrible et ces années d'angoisse, il est encore celui qu'elle aimait. Car elle sait ne plus être la même.
Le couple arrivera-t-il, loin de la Pologne natale, à se retrouver, à amorcer à nouveau l'amour qui les avait rapprochés ? Ils ont tant vécu, chacun de leur côté, tant souffert, et cachent au fond de leur coeur de lourds secrets dont ils ne savent pas s'ils arriveront à les exprimer…
Voici un roman qui m'a énormément plu. J'ai adoré la description de l'Angleterre des années 50, ainsi que les souvenirs intercalés de Janusz et de Silvana. Pas à pas, nous revivons leur guerre, la peur et les épreuves qu'ils ont traversées, et en parallèle nous les voyons tenter de reconstruire leur couple et d'avoir une vraie vie de famille autour de leur petit garçon. Mais le poids du passé est bien lourd et il n'est pas si simple de se laisser aller à aimer et d'accepter de se faire aimer en retour.
L'histoire est émouvante, mais sans pathos et tous ces personnages m'ont touchée, et paru terriblement humains, avec leurs angoisses, leurs erreurs, leurs mensonges, mais aussi leurs espoirs. C'est une belle leçon de vie et d'amour, une leçon aussi pour les couples, puisqu'on peut se dire qu'il faut garder espoir et que parfois, tout n'est pas perdu si on se donne les moyens de changer les choses et si on désire à tout prix le bonheur de l'autre.
Lien : http://liliba.canalblog.com/..
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claire50
  24 janvier 2013
Pologne 1937.
Janusz et Silvana sont de jeune mariés avec un bébé, Aurek ,quand la guerre éclate. Ils sont séparés puisque Janusz décide de rejoindre l'armée et Silvana doit quitter Varsovie et pour survivre se cache dans les bois où elle et Aurek vont connaitre la peur et la faim . Les années passent . La guerre est finie et par miracle Janusz retrouve traces de sa famille qu'il décide de faire venir en Angleterre où il vit au " 22 Britannia Road ,Ipswich" car " désormais, il n'espère plus que des choses bien précises. Un travail quotidien. Une famille à aimer. Et peut être ,un jour, un tout petit peu de bonheur". Mais 7 ans les ont séparés , 7 longues années surtout pour Silvana qui se dit "une survivante". Il leur faut retrouver leur habitudes de couple .Il faut du temps à Aurek pour aimer ce père qu'il apelle "l'ennemi" et il leur faut vivre avec leurs mensonges, leurs secrets, terribles et émouvants à la fois en particulier celui de Silvana: " il vaut mieux garder son secret, le laisser macérer dans le noir, comme un bocal oublié au fond du garde-manger, dont elle-même ne se rappellerait plus ce qu'il contient" .Mais un jour elle décide d'ouvrir le bocal...

J'ai bien aimé la construction du roman en trois parties qui se chevauchent: le présent avec Janusz, Silvana et Aurek , les voix de Silvana en Pologne et celle de Janusz pendant la guerre J'admire le courage de Silvana qui a réussi à survivre et qui laisse échapper son secret.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
TheomaTheoma   04 mai 2013
Le garçon était tout pour elle. Petit et turbulent, il avait l'allure effarouchée d'une créature sauvage surprise en terrain découvert. Dans son corps d'enfant, dans son regard vif, palpitait le coeur obscur de tous ceux qui avaient été perdus et retrouvés, tous ceux qui n'avaient jamais été oubliés. Elle l'aimait avec cette force implacable qui fait jaillir les forêts des profondeurs de la terre et craignait pourtant que cela ne suffise pas pour le garder. Alors elle l'emmenait en Angleterre, déterminée à ce que Janusz l'aime aussi et qu'il le protège.
Sur la liste d'embarquement, elle était inscrite sous le nom de Silvana Nowak. Vingt-sept ans. Mariée. Mère d'un garçon de sept ans, Aurek Josef.
«Quelle est votre profession ?» lui demanda le soldat, en vérifiant les papiers d'identité qu'elle lui tendait.
Elle regarda les documents posés sur le bureau et vit des feuilles couvertes de noms, chacun suivi de la mention «femme au foyer» ou «domestique».
Derrière elle, des centaines d'autres femmes, pareillement vêtues d'habits distribués par les bonnes oeuvres, attendaient en silence avec leurs enfants. Au-dessus de la tête du militaire, un panneau rappelait en différentes langues, dont le polonais, le règlement de bord : Tous les draps et les couvertures demeurent la propriété du bateau. Tous les articles volés seront confisqués.
Silvana resserra son étreinte autour de son fils. Le soldat lui lança un rapide coup d'oeil, puis replongea aussitôt le nez dans ses papiers. Elle comprit qu'il était gêné de voir une femme aussi négligée, un enfant aussi agité. Elle porta une main à son foulard, s'assura qu'il était bien en place, et appliqua fermement l'autre dans le dos d'Aurek pour le forcer à se redresser.
«Profession ?
- Survivante», murmura-t-elle - ce fut le premier mot qui lui vint à l'esprit.
Sans lever les yeux, le soldat brandit son stylo. «Femme au foyer ou domestique ?
-Je ne sais pas, dit-elle, puis, consciente des mouvements d'impatience dans la queue derrière elle, elle reprit : femme au foyer.»
Et ce fut tout. Elle était dûment enregistrée, son nom soigneusement noté à l'encre noire indélébile. On lui donna un numéro de transport, on épingla à son revers une étiquette correspondant à ses coordonnées sur la liste des passagers. La preuve qu'ils étaient bien mère et fils, le garçon et elle. C'était un bon début. Personne, après tout, n'allait contester un document officiel ou s'y opposer. Seule sa qualité de «femme au foyer» pouvait être mise en doute, tant ce terme paraissait inapproprié, s'appliquant à elle - et n'importe qui pouvait s'en rendre compte, elle en était persuadée.
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AifelleAifelle   22 février 2013
"Je présume que nous avons pas mal changé tous les deux, dit-il, en s'efforçant de prendre un ton badin. Mais ça n'a pas d'importance. Nous sommes restés les mêmes au dedans. Le temps ne change rien à ça".
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rkhettaouirkhettaoui   26 janvier 2013
Il vaut mieux abréger les adieux. Les femmes, il faut toujours qu’elles pleurent et qu’elles en fassent tout un drame. Montre-toi fort, et tu feras un bon soldat.
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rkhettaouirkhettaoui   26 janvier 2013
C’est comme s’il essayait de se rappeler le nom d’anciens camarades de classe dont il ne lui reste qu’un vague souvenir ; cela demande trop d’efforts et il n’a guère envie de fouiller le passé. La vérité, c’est que sa langue maternelle est trop chargée de nostalgie. Si Silvana parlait anglais, ce serait plus facile. Ils vont entamer une nouvelle vie ici, et elle sera bien obligée de l’apprendre. « Bienvenue en Grande-Bretagne », c’est une autre formule qu’il pourrait utiliser.
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tarainthewindtarainthewind   26 avril 2014
Quand revint l'hiver, ils avaient appris à manger tout ce qu'ils trouvaient sans plisser le nez de dégoût. Ils avaient la même odeur que les animaux, et les dents de Silvana commençaient à se déchausser. Ses cheveux étaient longs et emmêlés. Des fruits de bardane s'accrochaient à leurs extrémités fourchues, des feuilles se coinçaient derrière ses oreilles.
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