AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782072914751
192 pages
Éditeur : Verticales (08/10/2020)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 7 notes)
Résumé :
On aime beaucoup, aujourd'hui, les prévisions et bien peu le hasard, on vit, voyage, part même à l'aventure avec des certitudes, alors la chance ne sait où se mettre, elle reste abandonnée là, sur le bas-côté. Pourtant, j'ai trouvé en elle une charmante compagne de route - elle, la chance, qui entraîne dans son sillage d'innombrables rencontres et questionnements en tous genres. Quant au "où" et au "comment" , sachez que tout se déroule dans des camions et voitures,... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
motspourmots
  17 janvier 2021
C'est un post facebook de sa maman, l'écrivaine Irina Teodorescu (fière) qui a attiré mon attention, avant qu'un article de Jérôme Garcin dans L'Obs ne finisse de m'intriguer. Ce titre, c'est quand même un sacré programme. Aller avec la chance, c'est ainsi que l'on exprime le fait de voyager en stop en Colombie. Jolie image. Que cette demoiselle, née en 2000 a prise au mot durant sept mois et un périple de 9000 km à travers l'ouest de l'Amérique du sud. Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie, Chili. Jusqu'en Patagonie. Voitures, camions, bus, pick-up... pour quelques minutes ou plusieurs heures, au gré des disponibilités. Des rencontres qu'elle raconte ici avec fraîcheur et simplicité, une ouverture d'esprit exempte de naïveté et une envie sincère de montrer que la notion d'entraide est encore bien vivante.
Née et élevée en France d'un père franco-colombien (on en apprend un tout petit peu plus au cours du récit) et d'une mère roumaine, Iliana Holguin Teodorescu porte certainement en elle les gènes de l'exploration du monde. Aussi à l'aise avec les chiffres qu'avec les mots, elle émaille son récit de quelques statistiques pour mieux servir son propos. Ne cherche pas à énoncer ce style de vérités sentencieuses que ramènent souvent d'autres écrivains voyageurs. Les micro-portraits des individus qu'elle croise dessinent peu à peu une communauté disparate mais appartenant à une même humanité. A chacun, elle demande quel est selon lui le pourcentage de gens mal intentionnés dans le monde, c'est à la fois un fil conducteur et un indicateur pour tous ceux qui s'inquiètent de voir une jolie fille seule sur le bord des routes. La brièveté de ces rencontres fait souvent penser à l'Auto-stoppeur du Par les routes de Sylvain Prudhomme. Tout comme cet aveu, l'un des rares sur elle-même : "Ce n'est que sur les routes, avec ces gens si décalés que la question de l'amitié ne se pose pas, que je me sens accompagnée, utile, parfois même comprise dans une version adaptée de moi-même".
Ce sont surtout des hommes qui circulent sur ces routes, même si les femmes n'en sont pas absentes et cela n'a rien d'anodin dans la relation qui peut s'instaurer. Les cas de figure sont très divers, les importuns existent bien sûr mais sont loin d'être la majorité. Et cela interpelle la jeune voyageuse dans sa démarche, elle qui explique avoir volontairement "choisi d'avoir besoin d'aide, d'expérimenter la bonté des gens, d'être suffisamment incertaine pour saisir les possibilités impromptues qui apparaissent (...)", parfois étonnée de la façon dont elle peut être perçue. Néanmoins, tous se confient, se laissent happer par cette parenthèse avec une inconnue qui leur prête une oreille attentive et fait preuve de curiosité à leur égard. La route, les kilomètres et des fragments de vies. Un désir de liberté, même si la jeune femme ne cache jamais les soupapes de sécurité qui lui assurent assistance en cas de besoin mais auxquelles elle n'aura finalement jamais recours. Des paysages traversés, il est assez peu question. Pas de voyage introspectif non plus même si l'un des buts avoués de ce voyage est "d'apprendre à donner seule un sens à mes journées, à mes semaines, hors des obligations induites par les parents, les professeurs, les patrons, éprouver ce qu'il reste de moi dans une vie sans nulle contrainte". En voilà un programme qui mériterait d'être généralisé, d'une manière ou d'une autre.
En attendant, merci pour le voyage, par les temps qui courent ça fait un bien fou.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
MarieAdele
  19 février 2021
Des milliers de jeunes filles partent chaque année en totale aventure en Amérique du sud, avec des démarches beaucoup plus altruistes L'une d'elle, proche, est ainsi partie à vingt ans ,sac au dos vers l'inconnu pendant quatre années, parcourant six pays sans comptabiliser les km ,sans questionnaire, en travaillant partout avec l'idée de vivre avec les habitants, de sentir le pays de l'intérieur. Ses rencontres paraissent tellement plus riches que celles de l'autrice , moins "artificielles", sans aucun but de profit ultérieur.
Ce livre est un peu un selfie d'une personne semble-il assez autocentrée et contente d'elle-même, dont la méthodologie cadencée n'est pas naturelle pour moi.
Qu'a-t-elle vu ,connu des pays traversés et de leurs habitants? peu de choses visiblement... de quoi alimenter un petit livre.
Commenter  J’apprécie          00
virginie-musarde
  09 janvier 2021
Iliana Holguin Teodorescu a parcouru plus de 9000km en auto-stop en Amérique Latine et restitue dans ce récit son aventure et ses rencontres de hasard.
Déception. L'ensemble est répétitif, s'appuie sur une succession de portraits (surtout des hommes au volant de camions et de pick-up) peu creusés (même si on conçoit que la brièveté des rencontres en soit la cause - l'auteur avouant pourtant ne pas avoir envie de prolonger celles-ci vers une possible amitié..), et donc lassitude à cette énumération.
NB (page 163) depuis quand, une fois qu'une truite a mordu, on la recueille dans une EPROUVETTE ??? 😂
Bref...la jeune fille (18 ans au moment de son périple) donne à priori des envies d'évasion mais a fini par me hérisser le poil : vouloir tester la solidarité et se fermer autant aux autres dans ce parcours finalement très solitaire voire égocentré me paraît incompatible..
Commenter  J’apprécie          11
Totaro
  30 décembre 2020
J𠆚i adoré ce petit livre à priori banal écrit par une jolie fille (c𠆞st elle qui le dit) de18ans.
Ce qu’un aplomb naïf peut obtenir en étant vigilante ! Elle dit choisir ses proies... Là quasi-totalité de ses victimes sont des hommes qui, souvent, font des détours pour la laisser à un meilleur endroit de stop ou l’invitent dans leur famille. Elle décrit bien son abord initial amical pour obtenir un siège puis la mise en place immediate d’une distance déterminant les limites de la relation orale ou physique.
Étonnamment, beaucoup de conducteurs lui racontent leur vie et lui disent qu’ils ne laisseraient jamais leur fille de 18 ans faire du stop comme elle.
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (2) Ajouter une citation
VincentGloecklerVincentGloeckler   12 octobre 2020
Un jour d'août 2018, le désert de la Guajira, Colombie et la mer caraïbe qui l'entoure furent témoins d'un dialogue entre un Amérindien du peuple wayùu nommé Twenty et moi; la mer Caraïbe mais aussi l'océan Pacifique savent cela, que parfois, sur leurs côtes, les humains s'appellent Twenty ou Fourty parce qu'ils trouvent l'anglais si cool, et d'autres fois Usnavy, d'après les noms des bateaux de l'US Navy qui passent au large.
Alors qu'il venait de me proposer de coucher avec lui, faisant valoir que je pourrais ensuite me targuer d'avoir eu un Wayùu dans mon lit, je tentai ingénument de lui expliquer pourquoi ce genre de propositions me semblaient, sans même parler de machisme, importunes.
Je me lance: " Imagine que tu es en vacances dans un pays dont les habitants n'ont jamais vu un homme à la peau mate, aux cheveux et aux yeux obscurs ailleurs que dans un film. Imagine que toutes les femmes , blanches, blondes et aux yeux clairs de ce pays n'ont, alors même qu'elles prétendent vouloir te connaître, t'aider et te faire découvrir leur culture, qu'un seul dessein, celui de négocier tes charmes, de s'en emparer et d'en tirer du plaisir. Imagine qu'elles ne pensent qu'à ça et que toi tu les écoutes, l'une après l'autre, s'inscrire dans cette longue liste de tes prétendantes qui se fichent de tes pensées et sentiments et pour lesquelles tu n'es qu'un corps désirable, qu'à chaque fois tu espères que ce sera différent, qu'à chaque fois tu te trompes, qu'à chaque fois tu as peur."
A cela, le Wayùu me répondit qu'il adorerait se trouver dans cette situation, et l'entendant se réjouir, le désert, la mer et moi soupirâmes, résignés, un peu moins idéalistes que la veille au soir.
Le lendemain, la femme wayùu qui me louait cinq mètres carrés de plage pour que j'y plante ma tente confirma: "Pour eux, tu n'es rien d'autre que de la chair fraîche." "Carne fresca". (pp.172-173)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
PANAITENFRANCEPANAITENFRANCE   11 octobre 2020
Selon l’Ined, on serait plutôt à cent deux hommes pour cent femmes en 2017, soit 1,02 homme par femme. Cinquante femmes pourraient donc avoir un homme chacune ainsi qu’un homme qui tourne entre elles. Donc un homme personnel et une fois tous les cinquante jours deux hommes. Un homme, lui, aurait 0 virgule 98 mil- liards 39 mille 216 femmes pour lui, soit une femme pour lui seul pendant 98 milliards 39 mille 216 jours puis pas de femme pendant 1 milliard 960 mille 784 jours, soit une femme pendant toute une vie car il n’y a pas 98 milliards de jours dans une vie, ce qui laisserait 2 hommes sur 102 sur le carreau, sans femme pendant toute leur existence. On pourrait aussi bien se placer dans le modèle précédent, celui des hommes tournants, en supposant que chaque homme tourne à fréquence égale. Un homme aurait alors toujours une femme et 0,02 homme pour lui, soit une femme la plupart du temps et une femme ainsi qu’un second homme un jour sur cinquante. Tout cela dans un monde hétérosexuel où l’amour n’a pas d’âge et où hommes et femmes sont également répartis dans le monde.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

autres livres classés : Auto-stopVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Voyage en Italie

Stendhal a écrit "La Chartreuse de ..." ?

Pavie
Padoue
Parme
Piacenza

14 questions
478 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , voyages , voyage en italieCréer un quiz sur ce livre