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ISBN : 2259229573
Éditeur : Plon (20/08/2015)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Du détroit de Bab-el-Mandeb au golfe d'Aden, Paul Deville négocie les ressources africaines pour le compte d'une multinationale chinoise. De port en port, les ravages de la mondialisation lui sautent au visage et au cœur la beauté du monde dont il ne peut empêcher la destruction. Les merveilles qui ne s'achètent pas ne risquent-elles pas de disparaître dans un système où toute valeur se chiffre ? Paul se met alors à chasser un autre trésor : les " écrits jamais écri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
argali
  19 août 2015
Depuis des années, la Chine se développe et constitue un réseau de bases navales dans les pays voisins afin de garantir la sécurité de ses voies d'approvisionnement en matières premières. Elle s'efforce de tisser un réseau d'alliances commerciales et maritimes autour de l'Inde, sa rivale, en créant « un collier de perles » en mer Rouge, comme le disent les Américains. En échange de l'installation des bases navales, la Chine établit des contrats commerciaux, goudronnent des routes, construits des hôpitaux, renouvelle les infrastructures...
Paul Deville travaille pour une compagnie chinoise, la Shangaï Petroleum, Chemical and Mineral Corporation. Trader en matières premières, il participe à l'élaboration de ces bases. Ce diplômé en économies est aussi un rêveur et un poète. A Djibouti, il recherche les écrits jamais écrits d'Arthur Rimbaud. Aidé de Harg, un ami qu'il paie pour cela, il fouille un bateau vapeur, le Pingouin, qui aurait appartenu à John T. Rountree, le dernier amant de Rimbaud. Il sait que tout cela est faux, issu de son imagination, mais il persiste à croire que le marchand d'armes n'a jamais tué le poète.
A Mascate, il a rencontre Mariam, une jeune pêcheuse somalienne. Elle l'attend de mois en mois, amoureuse, et espère partir avec lui. Mais la différence d'âge le tient à l'écart de cette gamine solitaire, intuitive qui l'émeut pourtant. Lui qui tente de se forger un destin et une identité, il admire cette jeune fille de quatorze ans qui sait qui elle est et ce qu'elle veut. Il lui offrira un collier de perles. Tout un symbole.
Paul voudrait créer un nouvel ordre mondial, un nouveau système économique soucieux de l'écologie, de l'humain, dans toutes ses dimensions. Il y a longtemps travaillé après la remise de sa thèse. Il avait jugé que les ressources étaient à chercher du côté des biens immatériels et des forces créatrices, des livres et des poèmes jamais écrits. Mais malgré une certaine reconnaissance, il avait vite compris que face à la course au profit, il demeurerait impuissant. Aussi a-t-il décidé de participer au système actuel de l'intérieur pour en précipiter la chute.
Cette fable moderne nous plonge dans un contexte poétique et romanesque malgré la noirceur du décor, les mensonges et les tromperies. Comme ce contrat signé afin d'exploiter le sel du lac Assal à Djibouti alors que c'est le lithium qu'il contient qui intéresse la compagnie. du lithium acheté au prix du sel !
Porté par une langue brute et poétique, ce roman met en scène un idéaliste. Conscient de sa propre finitude et de son humble condition, il ira au bout de son absolu pour contrer les ravages de la mondialisation.
De sa plume vive, l'auteure secoue nos certitudes. L'Occident admire l'ascension économique et sociale de la Chine. Une ascension fulgurante mais à quel prix ?
Heureusement, la poésie sauvera les hommes d'être des hommes.
Un récit étonnant et fort, mon premier coup de coeur de la rentrée.
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motspourmots
  28 septembre 2016
Parfois, un bon roman vaut mieux que tous les longs discours. Courir après les ombres est de ceux qui ouvrent les yeux, n'hésitent pas à violenter un peu leurs lecteurs... car il faut bien ça pour donner à réfléchir sur l'état de notre vaste monde. On pourrait le classer dans la famille des essentiels nécessaires, aux côtés de celui de Pascal Manoukian, Les échoués par exemple.
La mondialisation, l'exploitation de certaines catégories par d'autres, les ravages de la société de consommation ce sont souvent des mots, parfois quelques images mais sans plus. On discute, on condamne et puis on retourne tranquillement à ses occupations. Courir après les ombres a le mérite de mettre en scène ces concepts lointains de façon très concrète en s'appuyant sur des héros particulièrement attachants pris dans le tourbillon d'un monde violent et hypocrite.
Il y a d'abord le décor. L'Afrique, Djibouti, la mer Rouge et puis plus loin le golfe d'Aden, et la route vers l'Asie. Décor paradisiaque, ilots de pauvreté, mainmise des grandes puissances sur les matières premières, enjeux d'influence. Paul Deville est un professeur d'économie reconverti dans les affaires pour le compte de la Shanghai Petroleum, chargé de négocier l'implantation de la Chine en Afrique. Un homme aux motivations complexes, un homme qui oscille constamment entre quête d'un monde enfoui et fuite en avant. Un homme qui s'accroche à des rêves, inscrit ses pas dans ceux des écrivains et explorateurs qui ont avant lui arpenté ce pays pour mieux oublier les intérêts qu'il sert, tout en se persuadant qu'il a le pouvoir de renverser le jeu.
"L'important était d'avoir saisi ce que les écrivains laissent derrière eux."
Peut-être. Sauf que la réalité est tout autre. A travers les visages de Mariam la jeune pêcheuse à l'activité menacée par les cargos usines, de Cush le migrant rescapé de la traversée vers le Yemen ou de Louise qui traîne son mal de vivre sur un cargo qui la ramène vers le Havre, c'est la crudité du monde qui défile. Ici, les destins se jouent sur des coups de dés pipés. Ici, comme partout ailleurs, les hommes et les femmes sont les victimes de décisions qui les dépassent et les gomment. Impossible d'ignorer en refermant ce livre, à quel point chacun d'entre nous est minuscule face aux forces puissantes qui s'exercent. A quel point nous n'avons plus, chaque jour qu'à faire de notre mieux. Et surtout à continuer à rêver, malgré tout.
Ce livre est un vrai bonheur de lecture. Grâce à la sensibilité de l'auteure qui parvient à faire émerger du chaos des figures magnifiques, et qui ne renonce jamais, malgré un propos sans fards à croire au pouvoir de l'imaginaire. Il dégage une petite musique mélancolique, tristement belle, qui ne vous lâche plus pendant un bon moment. Essentiel vous dis-je.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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ManouB
  23 février 2016
Paul Deville travaille pour une multinationale chinoise qui pille sans complexe les ressources de la planète. La Chine ne possédant pas les ressources premières nécessaires à son développement a décidé de les ramener d'Afrique. Mais pour cela, les cargos doivent emprunter une route maritime risquée, où les pirates sont partout. Paul participe à l'implantation d'un réseau de bases navales, conçues avant tout pour sécuriser le transport maritime. le but est de créer un "collier de perles" (c'est ainsi que les américains appellent cette tactique) en tissant un réseau tout le long des côtes de la mer rouge. Chaque nouvelle base navale créée, permet d'ajouter une perle au collier.

En échange, la multinationale chinoise promet de construire des routes, des hôpitaux ou d'autres structures dont les pays africains limitrophes ont besoin...
De port en port, les ravages causés par les multinationales sont bien visibles : misère, violence, solitude, incompréhension, règlement de comptes...
Paul ne peut empêcher la destruction programmée de ce monde magnifique. Pour tenir debout et se regarder en face, il fuit la réalité en s'accrochant à ses rêves.
Des rêves fous... comme par exemple celui de rechercher des poèmes inédits (jamais écrits) d'Arthur Rimbaud, ce poète qui l'obsède parce qu'il a abandonné la poésie pour devenir marchand (d'armes) à la fin de sa vie.
Pour cela entre deux négociations et ses voyages en Chine, Paul parcourt les côtes africaines avec Harg, un berger éthiopien qu'il paie pour cela, revenu à la vie d'antan après avoir testé la vie en occident. Aidé par Harg, Paul fouille sans relâche l'épave du "Pingouin" un bateau qui aurait appartenu au dernier amant de Rimbaud mais qui s'avère être un simple bâtiment militaire...
Le roman débute alors qu'ils viennent de découvrir une malle enfouie dans le sable...
Après sa thèse Paul avait pourtant essayer de suivre les chemins de son père. Il avait tenté de créer un nouveau système économique qui tiendrait compte de la préservation de la planète et des peuples qui l'habitent.
Mais, pourra-t-il lutter seul contre les mensonges et les tromperies que les multinationales mettent en place pour acheter à faible coût des ressources indispensables à nos besoins modernes mondiaux ?
Les rêves, ne risquent-ils pas de disparaître dans un système économique mondial où tout se monnaye ?

C'est un roman très particulier qui nous décrit un monde magnifique, d'une époustouflante beauté, broyé par la machine qu'on appelle mondialisation, un monde oublié par les grandes firmes internationales.En cela, c'est un roman totalement anti-capitaliste. Il nous parle des valeurs qui ne s'achètent pas comme, par exemple, des rêves, du besoin vital d'aimer et d'être aimé, du besoin de partage et de rencontre, de poésie et d'humanité...
La couverture est très belle et traduit bien l'ambiance et la beauté de ces rives africaines dont on pompe les ressources en les volant aux hommes à qui elles appartiennent depuis toujours...
C'est un roman mélancolique, écrit avec à la fois beaucoup de légèreté, de poésie et de gravité. C'est un roman fort qui m'a poursuivi et collé à la peau jusqu'au final, prévisible me direz-vous, mais que j'ai espéré jusqu'au bout différent...
Faut-il pour autant renoncer à ses rêves ?
Un livre édifiant à lire absolument !



Lien : http://bulledemanou.over-blo..
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xst
  19 juin 2016
Depuis des années la Chine installe des bases navales le long des routes commerciales que ses porte-conteneurs empruntent et ce, afin de garantir leur sécurité. En échange du droit de s'installer, elle construit des route, des hôpitaux, des écoles, mais surtout signe des contrats à son avantage pour exploiter les ressources du pays hôte. Ces bases constituent ce qu'on appelle le collier de perles. Paul Deville, économiste désabusé qui s'est donné pour but de déstabiliser l'économie capitaliste occidentale, est chargé par une multinationale chinoise de négocier les ressources du détroit de Bab-el-Mandeb au golfe d'Aden. Il va ainsi de port en port constater les ravages de la mondialisation, de la perte des identités culturelles aux décharges sauvages de produits toxiques (nucléaires) dans les eaux territoriales des pays d'accueil. Instrument conscient de ce carnage, tiraillé, en quête d'identité, il se crée une chimère et cherche à retrouver les "écrits jamais écrits" du poète Arthur Rimbaud. Excellent livre. Ségolène Vinson a vécu à Djibouti et cela se sent tant les descriptions des paysages sont d'une beauté époustouflante comme le sont ceux de la Corse qu'elle a décrit dans son premier roman: le caillou. Les personnages qu'elle met en scène ont tous une faille que rien ne semble pouvoir colmater. Certains arriveront à survivre à leur destin, d'autres connaîtront une fin violente qui mettra fin à leurs angoisses. Lesquels auront été les plus chanceux? Je ne saurais le dire ...
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zazy
  28 février 2017
Paul Delville, dont le père, brillant professeur d'économie, sombre peu à peu dans la folie, a tout quitté pour travailler pour les chinois. Il négocie l'implantation de bases navales pour sécuriser le trafic maritime chinois.
« Paul travaille pour une compagnie chinoise, la Shangai Petroleum, Chemical and Mineral Corporation, et participe à l'élaboration du collier de perles. Un collier qui n'est pas un bijou. Encore moins une ode ou un poème. Ce sont les Américains qui ont donné ce nom à la tactique impérialiste : chaque nouvelle base navale arrachée par la République populaire est une perle à ajouter au collier. » C'est la version et la mission officielle de celui dont la conclusion de la thèse est « La valeur du travail est à la mesure générale des valeurs ».
Paul est un trader cynique qui promène son utopie de foutre en l'air l'économie mondiale par son action avec la Chine. « Les puissances occidentales n'ont plus les moyens de répondre ni à vos prix ni à vos exigences. La Chine, si. »
« Au Mali, par son intermédiaire, la Chine est devenue propriétaire d'une mine de phosphate, troquée contre la réalisation d'une ligne ferroviaire entre les localités de Taoudenni et Tassalit ? Il n'est pas dit que le minerai extrait de la terre malienne ne participe pas à l'élaboration du polonium chinois. »
Il est présentement à Djibouti pour sonder le lac Assal et sa possible richesse en lithium. Mais, il a une autre quête, son obsession de Rimbaud et trouver les derniers écrits jamais publier de l'auteur.
« Il est libre de se livrer à des discours mercantiles et guerriers et passer le plus clair de son temps à vivre en poète, à courir après l'ombre de l'homme de talent, à guetter les livres jamais écrits. »
La Chine à même l'outrecuidance d'enfouir ses déchets nucléaires dans l'Océan, sans aucun état d'âme « Pour les jeter à l'eau à l'approche des côtes somaliennes, c'est le nouveau programme nucléaire chinois, emprunté à celui de l'Italie. » et fait mourir à petits feux les Somaliens. Est-ce la goutte d'eau qui réveille Paul, Paul qui se cogne aux parois de verre, se cogne à la vie ?
Le livre est bâti autour de contradictions. Paul, son commerce cynique pour la Chine et sa quête donquichottesque des écrits non publiés de Rimbaud. Paul qui choisit d'être apatride et le neveu d'Harg qui fuit la misère de son pays. L'hypocrisie, pardon, le pragmatisme, des Chinois qui paient des cacahuètes l'installation de leur collier de perles face à la misère de ce peuple. La française qui a des envies de mort et Mariam qui pêche, face aux cargos-usines, pour survivre.
« Elle remarque enfin les yeux de la française, la cicatrice dedans. Pas le reflet d'une vie de misère… quelque chose de plus sordide, à la limite de l'obscénité dans un monde qui crève la dalle : la douleur d'être. Mariam trouve ça franchement immonde. » La française a le mal de vivre, alors que Mariam à du mal à survivre.
J'ai aimé la fierté de Mariam et de Harg, leur amour pour Djibouti, l'amour de la Corne de l'Afrique que Sigolène porte en elle.
Si le caillou est une envolée poétique, Courir après les ombres, même si il y a la quête des derniers poèmes de Rimbaud a les pieds dans la boue de la mondialisation. Cette balade a des airs de ballades mélancoliques sur fond de misère, de désespoir, de mort

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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critiques presse (2)
Telerama   02 septembre 2015
Un livre de contemplation, qui apprend magnifiquement qu'il faut savoir renoncer.
Lire la critique sur le site : Telerama
LePoint   12 août 2015
Sigolène Vinson dépeint le bateau ivre de la mondialisation. D'escale en escale, de port en port dans le golfe d'Aden ou la mer d'Oman, le lecteur y trouvera ainsi confirmation que les marchands ont bien eu la peau des poètes.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
xstxst   05 mai 2016
... il lit ce que Chang lui a communiqué sur le traitement des déchets toxiques occidentaux en Somalie. Les produits sont déversés dans les eaux territoriales somaliennes. Les habitants du nord du pays qui se nourrissent exclusivement de poisson transforment le nucléaire en cancer.Le plus souvent en cancer génitaux, entraînant micro-pénis et autres malformations. Les Somaliens savent que, si la mort n'est pas au bout d'une kalachnikov ou d'une famine, elle est dans un bidon radioactif. (p140)
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ManouBManouB   23 février 2016
Louise a souvent remarqué ça. On la laisse aller, comme si elle n'existait pas ou, au contraire, existait trop. Le marché est surpeuplé et bruyant, elle se demande comment distinguer Mariam au milieu de cette agitation. Quand parmi les voiles de couleur et les corbeilles d'épices safranées, elle la reconnaît : un panier sur le haut de la tête, les cheveux libres, longs et bouclés, décolorés par le soleil et le sel, les lèvres roses et pleines, les taches de rousseur sur la peau ambrée, l'ovale parfait, le fou rire jusque dans les yeux noisette. ça rend donc si belle de vivre, pense-t-elle en allant à sa rencontre...
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IndiaSongIndiaSong   10 août 2015
Mariam se fige. Digne et sombre.Découragée aussi, depuis qu'elle a compris que les deux Français étaient de la même trempe, qu'ils partageaient la même douleur d'être, une souffrance injuste quand, de son côté, elle est obligée de se lever à quatre heures du matin pour gagner de quoi bouffer. Dans sa langue, il existe une expression pour désigner tout ça: " Comédie de blancs". C'est évident, Paul ne sera jamais intéressé par son envie de vivre, ill se sentira simplement coupable de ne pas pouvoir partager sa joie.
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IndiaSongIndiaSong   10 août 2015
François Deville avait retrouvé un peu de son entendement. Il était revenu de sa folie, comme on revient d'un voyage à l'autre bout de la terre, d'une longue absence pendant laquelle on n'a plus donné signe de vieà ceux qu'on aimait et qu'on avait fuis.
Mais Paul ne pouvait balancer ça à sa mère. C'était lui rappeler que, en choisissant la démence, il ne l'avait pas choisi ,elle.
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xstxst   05 mai 2016
Les manœuvres finies, il la rejoint. Sans s'adresser un mot, ils se serrent fort, s,agrippent fort, s,embrasse fort. Deux naufragés, étonnés d'être encore vivants. Sûrs de périr s'ils se lâchent. C'est douloureux de se précipiter comme ça sur l'autre avec la seule idée de se maintenir en vie. Toujours la même histoire, celle d'une agonie, celle où l'on se noue au premier anonyme venu qui semble nous comprendre pour oublier la maladie de cœur qui nous ronge.
(p.158)
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