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EAN : 9782374181325
Des Ronds dans l'O (18/01/2023)
4.58/5   49 notes
Résumé :
Alors qu'Aurore D'Hondt est en terminale au lycée en 2018, sa classe reçoit Ginette Kolinka. Attentifs, les élèves écoutent le récit que Ginette partage avec eux sur la Shoah qu'elle et sa famille ont subit. Le choc est rude et Aurore en ressort avec le souhait de réaliser ce que Ginette leur demande à la fin de sa visite : transmettre à leur tour afin de garder cette partie de l'Histoire dans la mémoire de tous.
L'album c'est Ginette Kolinka qui parle, qui r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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C'est avec un grand intérêt que j'ai lu cette BD qui est le témoignage de l'une de toutes dernières rescapés de la Shoah en France. Ce que les nazis ont fait subir aux juifs est inqualifiable tant l'horreur est manifeste. Six millions de victimes innocentes tuées simplement parce qu'elles étaient nées juives. On a envie de croire que cela n'arrivera plus jamais.

Il y a en effet moins de 4000 juifs qui rentreront en France en 1945 à la fin de la guerre dont Ginette Kolinka. Cette dernière a vécu un tel traumatisme qu'elle n'en n'a jamais parlé à sa famille pendant 40 ans. Il a fallu que les langues se délient après le film de Steven Spielberg à savoir « La liste de Schindler » sorti en 1993 et récompense par 7 oscars sur 12 nominations.

Elle est alors invitée à en parler publiquement lors de colloques organisés un peu partout et notamment dans les écoles de notre pays.

C'est vrai qu'elle a eu une jeunesse heureuse et insouciante. Quand le gouvernement de Vichy a collaboré avec les nazis en promulguant des lois anti-juives, la famille notamment le père n'a pas pris conscience que cela pouvait dégénérer à ce point. Ils se sont accrochés en espérant que le pays les protège de la folie meurtrière de l'envahisseur. A tort.

En mars 1944, alors qu'elle n'a que 19 ans, Ginette est arrêtée avec son père et son jeune frère ainsi que son neveu de quatorze ans par la Gestapo à la suite d'une dénonciation. Il faut dire qu'elle avait tout fait pour effacer toute trace de reconnaissance juive mais il y a des signes qui ne trompent pas au niveau des hommes.

Elle est incarcérée dans diverses prisons françaises avant d'être livré aux nazis par les fameux trains qui mènent non pas dans des camps de travail mais dans des lieux de morts. On notera la complicité assez active de l'administration française.

Dès l'arrivée du train, son père ainsi que son frère sont gazés. Ginette, quant à elle, est sélectionnée pour le travail et rejoint le camp des femmes. Elle décrit les épouvantables conditions de vie. On peut être dégoutté par le genre humain suite à cette lecture. Evidemment, on ne peut se retenir de lâcher quelques larmes si on est encore capable d'éprouver de la compassion.

Ginette Kolinka est devenue une sorte d'ambassadrice de la mémoire en sillonnant la France et en touchant notamment les jeunes. J'ai bien aimé la dernière case où elle déclare : voilà où mène la haine.

Il s'agit de toujours se rappeler de cela pour ne pas aboutir à une situation de barbarie absolue qui malheureusement se perpétue à travers l'histoire. Poutine est bien là pour nous le rappeler notamment le récent massacre de Boutcha. On peut aimer la littérature russe mais ne jamais oublier ce que la population cautionne dans son mutisme absolu.

Pour en revenir à cette BD, elle est essentielle pour bien comprendre. Certes, il y a eu le comics culte « Maus » d'Art Spiegelman. Cependant, le traitement graphique de cette oeuvre permet une approche plus simple dans sa lecture.

Ce que j'aime chez cette femme, c'est qu'elle a eu le courage de reconstruire sa vie après ça. Elle a eu une vie heureuse malgré cette horrible période. Je suis plus qu'admiratif devant cela.
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Hier en fin d'après-midi, j'ai franchi les portes d'un lieu qui m'est désormais familier, la librairie Elizabeth & Jo de ma commune. En quelques mois, cette librairie a su très vite poser ses marques, trouver son style : un endroit chaleureux qui tisse du lien social autour des livres et de la littérature.
Elle était déjà là, frêle silhouette, un visage timide, un sourire espiègle, des yeux étonnés derrière ses grandes lunettes dorées. Elle s'appelle Aurore D'Hondt, elle est étudiante en dernière année d'une école d'ingénieur brestoise. C'est dans cette même école qu'elle a rencontré fin 2018 pour la première fois Ginette Kolinka venue raconter son récit de rescapée des camps de la mort. Aurore D'Hondt avait alors dix-neuf ans, le même âge que Ginette Kolinka lorsque cette dernière fut expédiée avec son père, son frère et son neveu au camp d'Auschwitz-Birkenau, sa mère et ses soeurs ayant échappé à la rafle organisée par la Gestapo en 1942. Elle en est revenue seule rescapée parmi les siens sous le matricule 78599.
Cette émouvante rencontre fut un choc pour la jeune fille qui griffonnait déjà des dessins, inventait des histoires sur des carnets... Elle a alors décidé de produire une bande dessinée non pas directement sur le récit de Ginette Kolinka, mais sur son témoignage de survivante des camps et de la Shoah.
La jeune étudiante s'est alors lancée dans ce travail de longue haleine durant quatre ans, en rencontrant régulièrement Ginette Kolinka. Elle voulait à tout prix s'assurer de la justesse de certains événements de sa vie, chercher aussi à glaner des anecdotes qu'elle n'avait pas encore racontées lors de ses conférences. Tous ces moments précieux, elle nous les a remémorés avec bonheur et délices hier après-midi, nous autres qui nous étions pressés autour d'elle dans l'arrière-boutique de la librairie.
À mi-chemin entre la bande dessinée et le roman graphique, Ginette Kolinka : Récit d'une rescapée d'Auschwitz-Birkenau, est enfin paru le 25 janvier 2023 aux éditions Des ronds dans l'O. Et quel livre !
Je n'ai pas pu résister à feuilleter les pages de la BD que j'avais entre les mains, alors que la jeune Aurore D'Hondt continuait son interview, répondant aux questions posées par Julie, une des libraires et à celle du des autres personnes du public.
Elle nous parlait de son expérience de jeune autrice, mais déjà dans l'arrière-boutique de cette librairie, nous sentions la présence de Ginette Kolinka comme si elle était parmi nous, une des dernières survivantes de l'Holocauste encore en vie aujourd'hui, témoin infatigable sillonnant la France, écumant les écoles parce que c'est là que le devoir de mémoire doit s'accomplir, racontant son récit avec toujours ce même rituel qui entame ses conférences. Elle s'assied, elle ferme les yeux, marque un silence profond, puis commence à raconter toujours les yeux fermés, comme si c'était sa manière de descendre en elle, retrouver la jeune fille de dix-neuf ans qu'elle fut, retrouver les siens qui furent broyés par la barbarie et ce dessein d'extermination.
Je feuilletais les pages, mes doigts couraient déjà sur les planches en noir et blanc, j'entendais la voix de cette jeune autrice, par moments une émotion sourde était palpable dans l'assistance, mon coeur se serrait, mes yeux s'embuaient, je ne saurai dire si c'était l'évocation de cette barbarie que nos parents, grands-parents s'étaient jurés de ne plus revoir, - plus jamais ça avait-on dit ; c'était peut-être aussi la joie de voir un beau geste de transmission, qui plus est, est animé par le talent et la volonté d'une jeune étudiante devenue autrice et prête à continuer le long chemin de devoir de mémoire imprescriptible entrepris par Ginette Kolinka...
Ce qui marque d'emblée le dessin de cette jeune autrice, ce sont les visages, celui de Ginette Kolinka tout d'abord, celui de ses proches. Des visages lumineux, de vraies bouilles rondes emplies de lumière, avec des yeux étonnés, des visages expressifs qui disent tour à tour la joie, la peur, l'effroi, le chagrin, l'espoir... Ce sont des visages qui disent l'humanité, éclairent les planches de cette BD, des visages perdus parmi les autres visages de la barbarie, les policiers français, les nazis, dont les visages ceux-là sont vides d'expression, sans trait pour dire les yeux, une bouche, sans trait pour laisser deviner une émotion puisqu'ils n'en avaient pas...
Ce récit en one-shot est d'une puissance vertigineuse.
De retour chez moi, je l'ai lu d'une traite, comme en apnée. Ce fut un coup de coeur, un coup au coeur, un séisme en moi, même si tant de récits ont déjà dit, écrit, tenté de dire l'indicible avant celui-ci... Bien sûr, comme aime à le répéter Ginette Kolinka, aucun récit ne saura dire l'horreur physiquement palpable, aucun récit ne saura restituer l'odeur d'Auschwitz...
Pourtant il faut continuer aussi d'écrire, dessiner, pour ne pas oublier...
Il est vrai qu'elle a déjà un style indéniable, cette jeune autrice, avec son trait de crayon violent et soutenu pour dire l'horreur, l'innommable qui broie, qui essaie d'effacer, pour dire l'innocence, les rêves abîmés, les trains qui partent dans la nuit inconnue, la silhouette d'un papa et de son jeune garçon qui entrent main dans la main dans une chambre à gaz, la résignation, la route tout au bout de l'enfer, la lumière plus tard, inespérée, sans doute trop forte, aveuglante, aveuglant des yeux étonnés d'être là, de tenir encore debout ou presque, étonnés de survivre...
Avant de refermer le livre, les yeux encore embués j'ai regardé la jolie dédicace qu'Aurore D'Hont m'avait dessiné sur la première page avec son crayon de feutre noir qu'elle ne quitte jamais : la bouille ronde et les yeux étonnés d'une jeune fille de dix-neuf avec cette bulle « Pour ne pas oublier, pour Berni ».
Je pense aussi aux mots de Ginette Kolinka qui ne cesse de dire inlassablement : « voilà où mène la haine ».
Je pense à ma mère dont le fiancé et père de ma soeur ainée, a été abattu par la Gestapo en avril 1944 lorsqu'elle avait dix-huit ans, je pense à toutes les guerres qui ont continué jusqu'à nos jours jusqu'à nos portes, je pense aussi aux barbaries contemporaines, quotidiennes, qui broient des femmes éprises de liberté...
Je pense à une vieille dame qui a l'âge qu'aurait eu ma maman et qui visite sans ménager sa peine les écoles les librairies les médiathèques pour dire cela, je pense à une jeune fille et son crayon de feutre noir qui poursuit le chemin... Je pense aux livres, aux mots, à leur force imprescriptible.
Merci Ginette, merci Aurore, merci les Julie...

« Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s'exposent à ce qu'elle recommence... » Elie Wiesel.
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Ce roman graphique est pour moi avant tout une rencontre très touchante, une transmission de flambeau entre deux générations. Cette rencontre a lieu en 2019 dans un amphithéâtre entre Ginette Kolinka, une femme de quatre-vingt-treize ans, une des dernières rescapées des camps d'Auschwitz-Birkenau encore en vie, et Aurore d'Hondt, une jeune fille de dix-neuf ans, en première année d'école d'ingénieur.
Ce jour-là, Ginette vient dans l'école d'Aurore raconter sa déportation dans les camps, afin que la jeune génération n'oublie jamais ce qu'elle, Ginette, a vécu dans son âme et sa chair, un passé indélébile, comme le tatouage du matricule 78599 à son bras.
Aurore est bouleversée par cette intervention et un très beau lien se crée alors avec Ginette. Aurore va s'attacher à retranscrire le plus fidèlement possible les propos de Ginette dans un superbe roman graphique. le style très dépouillé en noir et blanc surprend au début, mais il sert parfaitement le triste sort de Ginette. On voit d'ailleurs sur la tranche des pages que la dominante blanche au début et à la fin du livre fait place au fond noir pour raconter l'horreur des camps.
Aurore s'adresse à un public jeune, pour qui cette thématique des camps est un sujet un peu comme un autre dans un livre d'histoire, poussiéreux, désincarné.
Ici, à travers l'histoire très personnelle et aux souvenirs très précis de Ginette, Aurore touche à l'universel, et les personnages sont magnifiquement vivants sous son trait. Aurore a dix-neuf ans quand elle se lance dans cette aventure, celui qu'avait Ginette quand elle a été arrêtée, comme le symbole d'un passage de relais entre ces deux femmes.
Ce roman graphique tient ses promesses. le très joli billet de Berni m'avait séduite, et je me suis précipitée sur ce roman lorsque je l'ai vu exposé à la médiathèque. Je l'ai dévoré le soir même, ne pouvant le refermer qu'une fois la dernière ligne lue.
Chacun trouvera son compte dans cette lecture, les plus jeunes ; la découverte de cette tranche d'Histoire, les plus âgés des détails inconnus sur la vie dans les camps, et surtout pour tous de très fortes émotions à la lecture de ces pages, et l'envie de partager, crier le message de Ginette : « Je ne sais pas si mon histoire restera dans vos mémoires. En tout cas, je l'espère. C'est à vous maintenant de la faire perdurer afin que jamais tout cela ne se reproduise. Néanmoins, si vous ne devez retenir qu'une seule chose dans tout ce que j'ai dit, c'est qu'il ne sert à rien de haïr l'autre. Voilà où mène la haine. »
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J'aime beaucoup Ginette KOLINKA pour sa force de caractère et sa joie de vivre. Cette grande dame est une leçon de vie à elle toute seule. J'ai croisé à plusieurs reprises la BD qui parle de sa vie (voir le beau billet de petitebichette par exemple) et puis mon copain berni_29 a eu l'occasion de rencontrer Mme KOLINKA et a eu la gentillesse de faire à ses babel-potes un retour sur cet entretien. Elle disait que la transmission est essentielle. Je me suis dit que cette BD était une bonne façon d'aborder la Shoah avec ma grande fille.
Je suis donc partie en éclaireur et une fois commencé je n'ai pas pu m'arrêter. Dans cette BD en noir et blanc Aurore D'Hondt nous montre la joie de vivre de cette famille peu à peu ternie par l'occupation allemande et par le sort réservé aux juifs. Un basculement insidieux. Tellement insidieux que la famille de Ginette, qui fait une confiance aveugle au gouvernement français et pense qu'il les protégera, fait tout ce qu'on lui demande et contribue à sa propre perte. Quand ils comprennent il est évidemment trop tard.

La BD retrace les différentes étapes qui ont conduit Ginette à Auschwitz-Birkenau et comment petit à petit les bourreaux ont déshumanisés un peu plus leurs victimes. Coups, hurlement, humiliation tout est fait pour les briser. La vérité est tellement irréelle, impensable qu'elle assomme les victimes au point de les laisser hébétés, abasourdis. Complètement désemparés ils s'enfoncent un peu plus dans l'horreur. Les dessins de l'arrivée au camps instaurent un véritable malaise et on sent la honte qui a étreint Ginette et ses compagnons d'infortune. Puis l'horreur va crescendo et Ginette disparaît un peu plus à chaque dessin. Amaigrie, déshumanisée elle s'endurcie, comme ses traits tout en angles. Elle devient indifférente face à l‘horreur pour survivre. Un pas, encore un pas, une heure, une journée, un mois… rester en vie . C'est sa seule façon de résister aux bourreaux. Des bourreaux dessinés sans visages, sans yeux, juste une énorme bouche qui éructe. Les monstres n'ont pas de visage.

La BD est répartie en chapitres et celui qui m'a le plus touché est « Main dans la main ». Des images, pas de paroles, des regards et un étau qui a enserré mon coeur. J'ai beau connaître les faits à chaque fois mon coeur chavire et ma gorge se serre.

Et puis viendra la libération des camps. Mais il faudra bien plus que ça pour libérer Ginette et pour qu'elle retrouve une vie. Une vie dont elle passera une partie à témoigner, elle le fait encore aujourd'hui. Témoigner pour ne pas laisser l'oubli s'installer, car oublier c'est prendre le risque de voir le passé se reproduire. Pour ne pas oublier il faut maintenir la mémoire de ces témoins vivante, parce qu'un jour ils ne seront plus là. Alors ma lecture n'est pas terminée, la prochaine étape sera de la partager, d'expliquer, de transmettre.
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Sa jeunesse, son insouciance l'ont longtemps protégée. Ce n'est qu'arrivée au camp d'Auschwitz que Ginette Cherkasky comprend enfin dans quel enfer elle a atterri.
Séparée de son père et son frère (sa mère et ses soeurs ont échappé à la rafle), livrée à elle-même, elle ne survit que parce qu'elle ne se permet aucune empathie envers elle ni envers les autres. Elle se « robotise » et effectue ses tâches sans réflexion.
« Je suis un robot. Je ne pense pas.
Je subis un point c'est tout. »


J'ai été très touchée par le témoignage de Ginette Kolinka, sincère et lucide. En aucun cas, elle ne s'épargne quant à son ressenti : elle avoue humblement avoir vécu ou survécu en oubliant et en s'oubliant, en obéissant aveuglément aux ordres, en occultant tout simplement toute humanité pour avancer un jour à la fois.
Elle ne cache ni son absolue confiance que lui donnait sa jeunesse aux premières heures de son arrestation, ni son manque de fraternité au cours de son incarcération.
Et depuis qu'elle s'est « libérée », il lui aura fallu de nombreuses années avant que sa mémoire ne déverse ses maudits souvenirs bien enfermés, elle ose dire toute la vérité, rien que la vérité, de ses années de souffrance et d'humiliation.

Son témoignage a parfaitement été restitué par Aurore D'Hondt, une jeune auteure de BD, qui inlassablement à écouter Ginette afin d'être au plus près de la vérité.
Ses dessins, en noir et blanc, se teintent de plus en plus d'ombres au fur et à mesure que le passé s'expose pour reprendre ensuite des teintes plus claires lorsque Ginette, devenue Kolinka, finit de se raconter. Les personnages aussi se transforment au cours du récit, ils perdent leurs rondeurs et accusent des creux pour reprendre forme ensuite.

J'ai beaucoup de mal à exprimer mon ressenti ici. Mais je remercie notre ami Berni qui a su si joliment décrire le sien et m'attirer vers cette lecture toujours si difficile à appréhender. Même si j'ai déjà lu de nombreux récits sur cette horrifique période historique, je continuerai d'en découvrir d'autres. C'est ma façon à moi de partager ce que d'autres ont vécu et leur communiquer un peu de mon empathie. Un peu d'attention ne nuit pas.
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critiques presse (2)
LigneClaire
31 janvier 2023
Un coup au cœur et de cœur, un choc terrible même si on sait à quoi s’attendre pour avoir côtoyé, travaille le sujet de la Shoah de très près. Avec Ginette Kolinka rescapée d’Auschwitz-Birkenau on doit à Aurore D’Hondt une vrai reconnaissance pour avoir su matérialiser l’horreur avec tant de puissance, d’authenticité, celles des camps nazis de la mort, la déportation des juifs d’Europe, plus précisément français dans ce cas.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
BDGest
19 janvier 2023
Le style d'Aurore d'Hondt vient prendre le contrepied de la tension et des horreurs vécues par Mme Kolinka. En effet, son style se rapproche de la version animée de Persepolis. Les personnages ont des "bouilles" rondes, ce qui leur donne chaleur et humanité, tandis que leurs grands yeux font passer différentes émotions.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Je suis retournée à Birkenau. Ce n’est plus qu’un décor...
Si un jour vous y allez: fermez les yeux.
Imaginez cette odeur insupportable qui inonde l’air. Les cadavres qui jonchent le sol. Les cris permanents des os et les déportés qui courent dans tous les sens.
Sous chacun de vos pas, une personne est morte à cet endroit.
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A l'heure où l'antisémitisme, la xénophobie et le racisme ressurgissent partout dans le monde, à l'heure où la guerre et ses pires exactions frappent à nos portes, à l'heure où l'extrême droite accède au pouvoir dans plusieurs pays européens, à l'heure où les élus du Front National ripoliné ont investi en nombre les bancs de notre hémicycle, il n'est sûrement pas vain de (re)découvrir et faire connaitre la parole de Ginette Kolinka grâce à cette bande dessinée. Elle constitue, plus que jamais, un puissant appel à la vigilance contre toutes les formes de discrimination et d'exclusion, en même temps qu'un formidable hymne à la vie, au partage et à la tolérance.

(Préface Arnaud Boulligny)
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Je suis assez bête pour croire ce que les nazis nous disent. On me dit que je vais travailler dans un camp de travail, je vais travailler dans un camp de travail.
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Je me souviens de son message de paix et de tolérance. " Voilà où mène la Haine ! " Rien ne sert de haïr l'autre, d'en avoir peur, de le rejeter sous prétexte qu'il appartient à une autre religion, que sa couleur de peau n'est pas la même, que son nom est étranger... Bref qu'il est différent.
(postface de l'auteure)
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Quand on va dans les cinéma, on peut voir comment les juifs sont traités dans les pays occupés.
Mais mon père s’empresse de nous rassurer.
« En France, ça n’arrivera pas, le pays va nous protéger. »
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