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EAN : 9782266312004
304 pages
Éditeur : Pocket (04/03/2021)
3.61/5   47 notes
Résumé :
Nice - 1947. Aurore Félix, jeune Niçoise, s'apprête à faire ses adieux à sa famille, son pays et au soleil méditerranéen pour rejoindre son beau G.I. Martin en terre promise des États-Unis d'Amérique. Elle rêve alors à une nouvelle vie, faite de promesses de liberté et de cet avenir fabuleux que seul le « Nouveau Monde » semble pouvoir offrir. Mais une fois l'Atlantique traversé, Aurore découvre que son fiancé ne l'a pas attendue. Abandonnée, sans repère, elle ne fe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Sevlipp
  06 mai 2021
Aurore, au crépuscule de sa vie, écrit à son fils pour revenir sur les grandes étapes de sa vie.
Jeune niçoise, qui à la libération tombe amoureuse d'un américain, et qui le rejoint en 1947 ; il ne l'aura pas attendu.
Nous voilà partis pour plusieurs dizaines d'années de la vie d'une femme libre ; elle paiera cher cette liberté.
Il est question de patriarcat, de féminisme, d'amitié, de ségrégation et d'émancipation.
Aurore sera confrontée à une grossesse non-désirée, aux impacts d'avortements, au harcèlement sexuel et au déshonneur.
L'écriture de l'auteure rend parfaitement cette vie faite de labeur, de difficultés, de chagrins mais aussi d'un peu d'amour, de vent de liberté, d'accompagnement du féminisme, de lutte pour les droits civiques.
Cette amérique puritaine, ségrégationniste mais aussi parfois avant-gardiste est dépeinte avec précision.
Ce retour en arrière sur toute une vie est certes empreinte de nostalgie mais se lit malgré tout d'une traite et avec plaisir.


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mumuboc
  08 mars 2020
A l'image de la couverture, Aurore Félix est une femme qui avance, toujours, malgré les déconvenues, malgré les embûches, elle suit sa route,  même s'il s'agit de quitter son pays et de franchir les océans à la fin de la deuxième guerre mondiale pour retrouver le GI Martin qui fit battre son coeur lors de la libération du sud de la France et la fit rêver d'un ailleurs en lui demandant de le rejoindre en Amérique, sur ce continent inconnu et prometteur d'une vie nouvelle, elle y croit et part.
"Les rivages industriels de l'Hudson m'amenaient sur la baie des Anges, les avenues sans fin aux ruelles en dédales du vieux Nice, les façades gigantesques des avenues droites aux bâtiments grandioses qui, face à la mer Méditerranée, cachaient la misère des ruisseaux et les odeurs nauséabondes des bennes dans les contre-rues au parfum doux des lauriers-roses en fleurs. Ces deux villes étaient décors, mais dans l'une se jouaient les westerns du Nouveau Monde et dans l'autre le crépuscule de l'Ancien. (p83)"
Aurore étouffe et ce départ est pour elle une bouffée d'oxygène mais entre rêves et réalité il y a un fossé. Elle va finalement se retrouver seule en pays inconnu mais elle est fière, déterminée et battante. Elle va décider de construire sa vie, petit à petit, faire des rencontres déterminantes pour le futur mais va être confrontée à une Amérique qu'elle ne connaissait pas : celle des discriminations qu'elles soient raciales ou féminines, mais ne voulant jamais s'avouer vaincue, elle fera de ses causes ses combats.
"-Nous ne sommes pas ennemis, à priori, mais nous ne sommes pas égaux par principe et cela me pose problème. Je ne vois pas pourquoi j'accepterais ce que la société impose comme une norme et qui réduit la moitié de l'humanité à écouter l'autre. (p93)"
D'une jeune fille au départ que l'on peut trouver naïve et irréfléchie quand elle se lance dans ce voyage loin de ce qui faisait son quotidien, au sein d'une famille aisée mais sous la domination masculine, elle va se transformer en une femme déterminée à faire valoir ses choix, ses droits et même son amour quand elle réalisera que sur cette terre promise aimer comporte également des règles.
De Cleveland à New-York puis à Montréal pour revenir à New-York, chaque étape sera l'occasion d'observer, comprendre une société et  s'adapter pour pouvoir utiliser les mécanismes à sa propre réussite, d'avoir toujours dans son sillage celles et ceux qu'elle a rencontrés, aidés, aimés mais tout cela a parfois un prix.....
Sous la forme d'une confession d'une mère, Aurore, à son fils, Guillaume, le roman déroule sur plus d'un demi-siècle le combat d'une femme (à l'image de beaucoup d'autres) pour trouver sa place dans un monde où les obstacles sont nombreux, où la solidarité viendra souvent d'autres femmes ou des minorités opprimées et mises à l'index.
Cette forme de narration, assez intimiste entre une mère et son fils, un peu troublante au début de ma lecture, m'a permis d'entrer dans l'intime de cette femme, sur ses ressentis et de comprendre ce qui l'anime : une femme aux relations familiales et maternelles assez distantes, froides ou tout du moins sans chaleur, je l'ai parfois trouvée plus attachée à sa réussite qu'à sa famille, son fils, ses proches mais qui s'explique peut-être dans le fait qu'elle ne peut compter que sur elle pour trouver les forces nécessaires à sa survie et ses combats.
Une lecture agréable, une immersion dans une Amérique des clivages sociétaux et intellectuels. J'ai particulièrement aimé tout ce qui liait James et Aurore, non seulement une histoire d'amour mais aussi une ouverture sur la culture et la littérature pour mieux comprendre, apprendre, savoir avec une référence à mon idole, Virginia Woolf :
Les ouvrages de Virginia Woolf y trônaient : Mrs Dalloway, Orlando, The Years et évidemment A room of One(s Own (une pièce à soi)
"A la lecture de ces textes, j'avais perçu l'effrayante injustice de la "fausse minorité" que constituaient les femmes. Nous étions considérées comme inférieures par l'autre moitié de la population et de cette définition naissait l'impossibilité radicale d'écrire notre histoire. Ou était-ce l'inverse ? Peut-être était-ce le faire de n'avoir pas écrit notre histoire qui nous désignait radicalement comme inférieures. Je regardais en tout cas cette écriture de l'histoire comme la clé du pouvoir. (p126)"
La possibilité du jour mais pour Aurore c'est la possibilité d'une vie, d'une autre vie que celle qui lui était prédestinée. Un roman très féminin par ses personnages, par ses luttes, par ses espoirs de liberté, d'indépendance et de justice mais aussi de faire ses choix, de les assumer avec une orientation vers l'art moderne (sûrement un clin d'oeil à la profession d'historienne de l'art de l'auteure).....
Une lecture sur le combat d'une femme pour être femme, mère, amante, indépendante et libre dans le pays de tous les possibles mais où ces possibles ont également un prix et imposent des choix. Un beau portrait de femme mais aussi celui d'un pays et d'une société américaine sur un quart de siècle .
"J'appris à apprendre, non pour quelqu'un ou quelque chose mais pour moi, pour l'allégresse que cela me donnait. Plus je découvrais des artistes, des courants, plus je lisais des textes, plus je me nourrissais, et plus je m'affirmais telle que j'avais envie d'être. Etre là où je sentais vouloir être, quelque chose d'aussi ténu et futile que cela, je respirais (p215)"
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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Agneslitdansonlit
  11 septembre 2020
Au crépuscule de son existence, l'héroïne de ce roman, Aurore (et n'y voyez pas un jeu de mots avec le crépuscule !) pourra dire qu'elle aura mené une vie de combat(s).
Dans un ouvrage assez dense, toute une vie à lutter pour trouver son indépendance, sa voie, ses droits.
De 1945 à 2016, partant de France et en passant par Cleveland, New York où Montréal, j'ai eu la sensation de suivre Aurore tambour battant, tombant, se relevant et ne renonçant jamais, malgré les nombreuses occasions de découragement et une certaine amertume malgré le chemin parcouru ... Comment ne pas être proche de cette héroïne qui nous invite dans son histoire et dans celle des Etats Unis, à travers un journal intime où elle s'adresse à son fils.

Le récit est doublement véridique dans la mesure où il suit les évènements qui ont ponctué les Etats Unis d'après-guerre, mais aussi parce que l'auteur s'est inspirée de la vie d'une parente, la cousine de sa grand-mère.

Aurore Félix, jeune femme de bonne famille niçoise, voit un nouveau monde s'ouvrir lorsque les alliés remportent la guerre. Elle pourrait s'estimer "délivrée". Pourtant Aurore étouffe sous le poids d'une culture où la femme n'est encore et toujours que la gérante silencieuse de la maisonnée, et ce n'est pas la Victoire de 45 qui y changera grand chose... Pourtant, ayant rencontré un G.I., elle se dit qu'un nouveau monde l'attend lorsqu'il lui propose de la rejoindre.
Or, débarquant dans la famille du promis dans le Midwest en 1947, elle n'y trouve que sa belle-famille, le G.I. étant reparti et ne comptant nullement l'épouser. Aurore chute de haut, d'autant plus que l'humiliation encourue à rentrer en France, et le refus de s'inscrire dans le rôle éthéré qu'on lui prédestine là bas, empêche tout retour en arrière. Elle n'aura pas d'autre choix que d'aller de l'avant, même dans la douleur.
Aurore devra travailler, se battre pour occuper des postes à la hauteur de ses compétences et de ses ambitions. Et ce n'est pas tant une question de survie financière: l'héroïne veut vraiment s'en sortir mais aussi, se réaliser.
Aurore m'apparaît comme une militante malgré elle au début de son aventure, car elle va de déconvenues en déceptions, le temps sûrement pour elle de réaliser qu'aux Etats-Unis comme en France, il y a de lourds combats à mener, non seulement pour l'égalité des sexes, mais aussi pour l'égalité raciale dans un pays ravagé par la ségrégation.
Aurore subit les combats qu'elle mène, par la force des choses, parce qu'elle ne peut se résoudre à baisser les bras devant chaque obstacle, puis elle choisira ses combats et deviendra plus une combattante "de coeur" que par dépit, lorsqu'elle n'avait d'autres choix.
Ainsi, elle élèvera son fils, en mère célibataire, mais épaulée par une communauté de femmes. L'homme n'est pas très en grâce dans ce roman, quelque soit le personnage, il est souvent dominateur, autoritaire, mais aussi lâche, incapable de se remettre en cause, absent, voire ingrat.
Malgré tout, Aurore aimera mais point de salut dans cet amour, comme une princesse Disney l'attendrait du Prince Charmant. le ressort intime et vital d'Aurore réside plutôt dans l'art et la culture, qui permettent à Aurore de s'émanciper intellectuellement et de trouver son équilibre et sa place.
Je ne me suis pas lassée de ce récit, malgré une densité très prégnante: pas un moment de répit pour ce train qui file à toute vitesse, mais voilà 2 mois que je l'ai lu, et l'émotion qui m'en reste malgré tout, c'est le doux amer d'une maman qui, certes, n'aura pas à rougir de son courage et de son chemin de vie, mais qui aura dû beaucoup sacrifier tout de même. le temps passé à défendre les causes pour lesquelles elle s'est engagée ne l'aura pas été auprès de son fils, et outre cette relation filiale en demi teinte, le cheminement d'Aurore sera aussi ponctué de deuils et de séparations, qui me laissent un goût de chagrin en refermant ce roman. Ainsi les choix d'Aurore sont indissociables des renoncements et sacrifices qu'elle aura dû consentir...
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Nadouch
  23 janvier 2021
Pour une fois, c'est la couverture qui m'a attirée vers ce livre, et non la lecture du résumé ou d'avis de lecteurs. L'histoire de cette jeune française qui part aux Etats-Unis pour épouser un GI qui incarne son idéal de renouveau et d'émancipation commence assez bien. Livrée à elle-même dans ce pays étranger, abandonnée par cet homme que finalement elle ne connaissait pas, la narratrice va se tourner vers des figures féminines pour se construire.
Rapidement, ce roman m'a lassée, ennuyée, je ne me suis pas prise d'affection pour l'héroïne, je trouve que certains éléments sont trop vite mis sous le tapis (le départ de son fils, les séparations et les deuils...). On dirait qu'elle traverse la vie comme un fantôme, rien ne la touche, du coup rien ne m'a vraiment touchée non plus.
Une lecture assez décevante, donc.
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caro_line
  05 avril 2020
Ce livre est paru le 4 mars, soit 13 jours avant le début du confinement. Il n'aura peut-être pas eu le temps d'être beaucoup lu et/ou conseillé... Mais je l'ai lu et je l'ai apprécié. Je vous explique pourquoi en quelques mots.
Ce roman commence par un nouveau départ qui se veut prometteur : Aurore, jeune niçoise, s'en va pour les Etats-Unis rejoindre son fiancé Martin, charmant G.I. ayant participé à la libération de la France. Une nouvelle vie dans le "Nouveau Monde" l'attend, un mariage grandiose avec un Américain, c'est la consécration... Pourtant, arrivée dans le Midwest, Aurore apprend par la mère de Martin qu'il ne l'a pas attendue, qu'il ne l'épousera pas.
La nouvelle vie d'Aurore commence ici : dans cette impossibilité de revenir.
" Il n'y avait pas de retour possible mais pas non plus d'arrivée envisageable. J'étais en suspension. Je ne savais plus où aller ni qui j'étais, mais je me jurais de ne pas retraverser l'océan misérable et abandonnée alors que tous me croyaient majestueusement installée dans un paradis terrestre."
Aurore est la narratrice de ce roman, qui se révèle être son "journal". Un récit intime dans lequel elle dévoile sa vie à son fils, parti à 16 ans vivre à Nice avec son oncle. Une vie, parmi tant d'autres, qui décrit aussi l'Histoire d'une société.
En effet, à travers le destin d'Aurore, on plonge dans l'Amérique des années 1950, la place de la femme dans le monde du travail et dans la société, ses combats en tant que mère célibataire. Aurore et ses amies mènent une réflexion constante sur le rôle des femmes, sur la liberté, l'émancipation.
"Nous étions considérées comme inférieures par l'autre moitié de la population et de cette définition naissait l'impossibilité radicale d'écrire notre histoire. Ou était-ce l'inverse? Peut-être était-ce le fait de n'avoir pas écrit notre histoire qui nous désignait radicalement comme inférieures. Je regardais en tout cas cette écriture de l'histoire comme la clé du pouvoir. "
À travers son histoire d'amour avec James, c'est la question de la ségrégation qui émerge : "Si James était noir, alors j'étais blanche et je ne m'étais jamais définie comme ça. En quoi cela pouvait-il le déterminer ? en quoi cela pouvait-il nous déterminer?". La lutte pour les droits civiques guide leurs vies. On parcourt ainsi la vie intellectuelle et culturelle foisonnante de l'époque.
Dans les années 1970, c'est l'art contemporain qui est au cœur de sa vie et devient le vecteur de sa liberté. L'art comme "une manière de vivre", comme outil politique : une recherche permanente au cœur du bouillonnement du Village.
Dans ce journal, elle délivre ainsi les réflexions d'une femme en quête d'identité, ses combats et ses amours, la question de la parentalité, de la solidarité féminine, mais aussi des questionnements sur sa place dans le monde, en tant que femme libre, féministe.
Emilie Housse, historienne de l'art, nous livre un roman à l'écriture délicate et puissante, poétique.
Un beau moment d'évasion en cette période de confinement !
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
audeLOUISETROSSATaudeLOUISETROSSAT   13 juillet 2021
Elle m'avait demandé de ne pas faire de bêtise, mais la bêtise était faite : je t'avais laissé disparaitre.
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mumubocmumuboc   08 mars 2020
Les ouvrages de Virginia Woolf y trônaient : Mrs Dalloway, Orlando, The Years et évidemment A room of One(s Own (une pièce à soi)

A la lecture de ces textes, j'avais perçu l'effrayante injustice de la "fausse minorité" que constituaient les femmes. Nous étions considérées comme inférieures par l'autre moitié de la population et de cette définition naissait l'impossibilité radicale d'écrire notre histoire. Ou était-ce l'inverse ? Peut-être était-ce le faire de n'avoir pas écrit notre histoire qui nous désignait radicalement comme inférieures. Je regardais en tout cas cette écriture de l'histoire comme la clé du pouvoir. (p126)
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Olivia-AOlivia-A   22 avril 2020
Nous étions faillibles, évidemment, et nos mots de révolte, scandés depuis des années, ne résistaient pas aux corps broyés. Derrière les tours se cachaient d'autres 11 septembre et la découverte dérangeante que nous n'étions pas que bons ou mauvais. La guerre des étoiles ne pouvait avoir lieu et nous la vîmes pourtant se vite se mettre en place. Nous étions dépassés par la grossièreté des discours, ils ne différaient pas tellement de ceux des autres guerres mais leur trame était visible, les digues avaient cédé, les fils étaient à nu.
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mumubocmumuboc   08 mars 2020
Les rivages industriels de l'Hudson m'amenaient sur la baie des Anges, les avenues sans fin aux ruelles en dédales du vieux Nice, les façades gigantesques des avenues droites aux bâtiments grandioses qui, face à la mer Méditerranée, cachaient la misère des ruisseaux et les odeurs nauséabondes des bennes dans les contre-rues au parfum doux des lauriers-roses en fleurs. Ces deux villes étaient décors, mais dans l'une se jouaient les westerns du Nouveau Monde et dans l'autre le crépuscule de l'Ancien. (p83)
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caro_linecaro_line   01 avril 2020
Nous étions considérées comme inférieures par l'autre moitié de la population et de cette définition naissait l'impossibilité radicale d'écrire notre histoire. Ou était-ce l'inverse? Peut-être était-ce le fait de n'avoir pas écrit notre histoire qui nous désignait radicalement comme inférieures. Je regardais en tout cas cette écriture de l'histoire comme la clé du pouvoir.
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