AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2352941725
Éditeur : Bragelonne (18/04/2008)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.05/5 (sur 137 notes)
Résumé :
Conan est l'un des personnages de fiction les plus connus au monde. Robert E. Howard l'a créé en 1982 et avec lui, l'heroic fantasy. Ce héros, ainsi que la puissance évocatrice de l'écriture de son auteur,a eu et à toujours une influence majeure, au moins égale à celle de Tolkien, sur tout l'imaginaire occidental.
Pourtant, les nouvelles du Cimmérien n'ont jamais été publiées telles que son auteur les avait conçues. Elles ont été réarrangées, réécrites, modif... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
  24 juillet 2013
Conan, archétype du héros victime de son succès ? C'est en tout cas ce qui est affirmé dans l'introduction : les films des années 80 ont laissé dans l'imaginaire un homme bodybuildé, vêtu uniquement d'un slip de cuir, poussant des cris gutturaux avant d'attaquer tout ce qui bouge.
La vérité est un peu plus complexe. Certes, Conan préfère souvent trancher le noeud gordien que de passer son temps à essayer de le démêler, et ses coups d'épée ont tendance à déchiqueter armure, muscles et os en un même mouvement. Mais cette attitude est due à l'opposition fondamentale entre la barbarie et la civilisation corrompue : là où les civilisés s'imposent en soudoyant, en corrompant ou en complotant, les barbares règles leurs problèmes à la pointe de l'épée, et chacun a la possibilité de s'élever à la force du poignet ; Si les civilisés se vendent et se trahissent facilement, les barbares ont un sens de l'honneur aigu et ne reprennent jamais la parole donnée. La rencontre entre ces deux visions du monde peut provoquer des étincelles : les gardes des villes, habitués à soumettre les habitants par la crainte de l'autorité, font rarement le poids face à un Conan qui ne juge ses adversaires que sur leur capacité au combat. Et quand un juge refuse de reconnaître la règle implicite qui impose de ne jamais trahir un ami, le héros le croit fou, et, sans aucune forme de procès (c'est le cas de le dire), lui fend le crâne en deux.
Le barbare ne se cantonne cependant pas à un rôle de brute. Au fil des nouvelles, on le retrouve tour à tour mercenaire, chef d'armée, roi avisé, pirate, ou encore voleur discret cherchant à s'emparer d'une merveille bien gardée par des serpents monstrueux, des sorciers aux pouvoirs démoniaques ou d'autres atrocités sorties des cauchemars de Lovecraft.
Conan croise régulièrement la route de demoiselles en détresse, ayant toutes des points communs : jeunes, belles, issues généralement de la noblesse, et partageant un goût pour les tissus de mauvaise qualité qui font que tôt ou tard, leurs robes finissent par se déchirer. En bonnes gourdes, leur rôle consiste principalement à s'accrocher au cou du héros et de le gêner dans tous ses mouvements.
Les nouvelles étant à la base destinées à un magazine mensuel, il est conseillé de ne pas les lire d'un bloc : les répétitions sont nombreuses, ne serait-ce que pour réintroduire le personnage à chaque fois. Comme dans tout recueil, leur qualité est inégale. Dans l'introduction du livre, on mentionne que l'auteur avait parfois du mal à boucler ses fins de mois, et a dû écrire quelques textes « alimentaires » pour s'en sortir, mettant en scène de préférence des femmes peu habillées pour avoir une plus grande chance de faire la couverture du magazine. Je n'ai cependant pas trouvé que ces nouvelles tranchaient avec le reste.
Belle découverte d'un héros, pilier (voire même fondateur ? le débat reste rude) de l'heroic fantasy. N'hésitez pas le redécouvrir à votre tour, mais attention : plus de deux nouvelles par jour risque de déséquilibrer votre taux de testostérone.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          361
Tatooa
  05 juin 2015
Ah, Conan...
Une belle relecture, vu que, de ce que je me souviens, j'avais déjà lu au moins les deux tiers de ces nouvelles dans les anciennes éditions, les "trafiquées". On les reconnait malgré tout.
Comme la plupart de ces intégrales "Howard", il ne faut pas les lire comme un roman, en ayant que cela à se mettre sous l'oeil, car à force, c'est répétitif et ennuyeux, d'autant que la qualité n'est pas toujours au rendez-vous dans ces nouvelles au fond qui est toujours le même la plupart du temps !
Certaines font tellement référence aux écrits de Lovecraft qu'on a du mal à y retrouver le "vrai" Conan (Un conan qui se fait laminer par un monstre à tentacules et qui est sauvé par un filtre miracle que lui a trouvé sa protégée, non mais allo quoi, ho, hé, on se réveille là, c'est pas notre Conan, ça ! (dans "Xuthal la crépusculaire")).
Bref, il y a du bon et du moins bon, ma préférée restant "le phénix sur l'épée". J'ai également bien aimé "chimères de fer dans la clarté lunaire", et c'est sans doute parce que je n'en avais aucun souvenir, donc que je n'ai pas du la lire avant, et que le plaisir de la découverte m'en est resté intact ! "La vallée des femmes perdues" m'était également inconnue.
En tous les cas, rien qu'en tant que "père" de l'Heroic fantasy, on se doit de connaître ces écrits d'Howard quand on apprécie ce genre, car il est réellement "fondateur" du héros insubmersible.
Au delà du côté barbare, il me restait de mes lectures "anciennes" qu'il existe chez Conan un côté réflexif et anti-conformiste, lié à son scepticisme matérialiste. Il ne crache pas sur les dieux, mais préfère s'en tenir loin la plupart du temps. Certes c'est un barbare qui fonce dans le tas, mais il est plutôt observateur, fine mouche, et philosophe, l'air de rien. Dans ce recueil cette facette de Conan n'apparaît quasiment pas, sans doute lié au fait qu'elles sont dans un ordre chronologique et que Conan a du prendre un peu d'épaisseur avec les années. Je ne sais pas trop d'où me venait cette impression, je vais voir ça avec les intégrale suivantes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          182
Euphemia
  06 septembre 2011
Tout d'abord petit point sur l'édition.
J'avais acheté l'édition collector chez Bragelonne, parue en 2007. Grand format donc prix conséquent, cette édition est intéressante pour plusieurs raisons : nouvelles traductions ou traductions revues, à noter que la fantasy souffrait souvent des traductions : passages coupés ou incohérences de traduction (genre dans les Princes d'Ambre, le personnage de Julian devient dans le tome 5 Julien pendant 100 pages pour ensuite reprendre le nom non traduit de Julien). L'effort question traduction est donc à souligner.
Autre bon point de cette édition : l'introduction par Patrice Louinet qui met l'acent sur la thématique du barbare dans les nouvelles de Conan. Il remet aussi ces nouvelles en contexte en expliquant dans quelles conditions Howard les a écrites : il précise notamment que certaines sont travaillées plus que d'autres, écrites dans l'urgence, répondant à une démarche plus alimentaire.

Les nouvelles.
Le recueil réunit les treize premières nouvelles mettant en scène Conan le Barbare. Très bien écrites cependant les relations entre elles sont assez confuses. le personnage de Conan évolue peu même si sa situation elle change quasi à chaque histoire. Roi d'Aquilonie dans la premiere, il redevient pillard, pirate, chef de rebelles dans d'autres. Contrairement aux hommes dits civilisés qu'il croise, Conan agit selon un code de l'honneur précis : il ne trahit que ceux qui le méritent, ne tuent pas les femmes, ne s'imposent pas par la force à elles, vient en aide aux jeunes femmes en détresse (et il y en a pas mal, voire presque dans chaque nouvelle).

Liens avec le roman d'aventure du XIXe.
La fantasy peut être considérée comme l'héritière du roman d'aventure du XIXe. Ce dernier comporte de nombreux traits marquants comme l'opposition entre barbarie et civilisation, mais aussi entre mésaventures (les différents épisodes) et Aventure (l'histoire dans sa totalité) ou encore comme un système de valeurs.
Les nouvelles de Conan furent écrites dans les années 1930 et comportent encore un certain nombre de points communs avec le roman d'aventure. Aussi bien dans l'un que dans l'autre, la femme a une place assez stéréotypée : soit jeune fille en détresse, soit femme aventurière/tentatrice et source de danger. Au travers de ces récits, Howard amène aussi le lecteur à s'interroger sur l'opposition entre barbarie et civilisation.
" Les assassins flanchèrent. Ils avaient beau être des criminels sans foi, ni loi, ils restaient néanmoins de purs produits du monde civilisé. En face d'eux se dressait le barbare, le tueur naturel. Ils reculèrent ; le tigre mourant pouvait encore donner la mort." (page 48)
" En règle générale, les hommes civilisés sont plus malpolis que les sauvages car ils savent qu'ils peuvent se montrer grossiers sans se faire fendre le crâne pour autant" (page 96)
Mais Conan n'est pas tout à fait conforme au roman d'aventure traditionnel. Ce parti pris pour le barbare amène l'auteur à inverser les roles conventionnels. Dans le roman d'aventure, l'homme civilisé plonge dans l'inconnu, souvent contrée hostile, et doit dompter la violence en lui, devenir un peu barbare, tout en gardant le controle, afin de vaincre ses ennemis. Ici le héros n'est pas civilisé, et au final ne le devient pas, méprisant l'hypocrisie des rapports sociaux dits civilisés.
J'aime pas des masses les nouvelles, format que je trouve trop court à mon goüt mais j'ai apprécié ce recueil de nouvelles, notamment pour confronter l'image que j'avais de Conan avec la réalité des textes. L'écriture est plaisante, même si un peu redondante (genre Conan est toujours comparé à un tigre, ah pardon quand il ne l'est pas, il est "félin" ou comparé à une panthère). le gros obstacle du recueil étant la chronologie assez chaotique des histoires.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
TyranSilencieux
  08 avril 2011
Voici enfin trois volumes, qui présentent les aventures de Conan éditées telles que les a écrites R.E. HOWARD aux environs de 1930 et, non pas "revisitées" et placées dans un ordre chronologique, comme c'est le cas depuis les éditions des années 70-80.
En effet, R.E. HOWARD a écrit ses histoires comme des récits indépendants, piochés au hasard dans la vie de son héros, comme le ferait un conteur dans une taverne.
Dans le premier récit, Conan, homme mûr, est Roi et se rappelle qu'à une époque, il a été voleur, puis pirate, puis "kozak" etc... Dans le second récit il est un jeune barbare, dans le troisième, il est un pirate...
Cette édition reprend également le texte d'HOWARD tel qu'il a été retrouvé dans ses originaux ; un style dynamique, percutant, imagé, inimitable, qui colle à l'ambiance de ce monde, dans lequel la civilisation n'est qu'une étape avant l'effondrement, avant que le "barbare" ne triomphe.
Les éditeurs ont repris les originaux d'Howard lorsque c'était possible, et les ont recoupés avec les premières éditions et les corrections de l'auteur lui-même, lorsqu'ils étaient incomplets.
Le changement par rapport aux éditions précédentes est essentiellement dans le ton d'Howard : son mépris pour la civilisation et ses faiblesses est l'un des points qui revient régulièrement, via les remarques des personnages ou leurs descriptions. Conan ne vainc pas parce qu'il est le plus fort ou le meilleur à l'épée, mais parce que son instinct de survivant est supérieur à celui de ses adversaires civilisés, affaiblis par leur décadence. Pour Howard, l'état naturel de l'homme est la « barbarie », la civilisation n'est qu'un stade éphémère inévitablement destiné à s'effondrer.
Les trois premières nouvelles ne cassent pas des briques (il faut bien commencer), la première étant une adaptation d'une nouvelle de KULL jamais vendue, mais dès le troisième texte, "The Queen of the Black Coast" avec la pirate Bêlit, cela devient du Howard comme on l'aime !
Les illustrations qui supportent le récit sont superbes, avec une préférence (goût personnel) pour celles de Gary Gianny, dans le tome 2.
Les textes sont complétés par l'histoire du monde Hyborian qu'avait établie Howard, ainsi que des versions de travail de certains textes.
Difficile de faire mieux !!!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
RosenDero
  07 septembre 2016
Critique du livre Audio
——
Conan est un Cimmérien, un barbare, la civilisation n'est pour lui qu'une dépravation entrainant les hommes à leur perte, les privant de leur instinct de prédateur, en faisant des ventre-mous.
Conan est un loup gris, une panthère, un lion.
Conan sera Roi, voleur, chef de guerre, pirate.
Conan restera toujours un barbare.
Un Cimmérien.
——
Avant toute chose, je tiens à saluer l'esprit qui préside à la création de ce recueil, ainsi que l'introduction signée P. Louinet, très enrichissante et très instructive. Rien que pour elle, cette édition en vaut la peine.
Trop de pastiches, trop de fan-fictions, trop de copies émaillent l'oeuvre de R. E. Howard en s'appropriant un Conan dévoyé et exsangue de sa fibre initiale.
De Conan le Barbare, à Conn*rd le Barbant, il n'y a qu'un pas.
C'est donc pour rétablir la paternité de Conan, reconstruire l'oeuvre de Howard et fournir au lecteur la certitude de suivre les aventures telles que l'auteur les a écrites (par ordre chronologique) qu'est né ce recueil.
——
Plusieurs nouvelles composent ce premier tome.
Le Phénix sur l'épée, où le monde des rêves se mêle à celui de la réalité et où l'on rencontre un Conan élu de Mitra.
La Fille du Géant du gel, où le Cimmérien affronte jusqu'aux enfants des dieux pour assouvir ses pulsions.
Le Dieu dans le sarcophage, où un culte noir ressurgit mettant au monde ses progénitures infernales.
La Tour de l'éléphant, où le voleur devient l'allié d'entités cosmiques prises au piège.
La Citadelle écarlate, la rivalité entre sorciers se joue des mortels.
La Reine de la côte noire, où l'amour et la passion triomphent de la mort.
Le Colosse noir, où ruse et fureur guerrière mettent les démons à bas.
Dans l'ensemble, l'écriture de R. E. Howard est très plaisante, l'ambiance est bien dépeinte, la tension palpable, les descriptions efficaces. Les personnages sont humains avant tout, rien de caricatural comme on pourrait s'y attendre. Bien sûr, certains poncifs sont présents, mais ils sont pour ainsi dire à l'origine même du mythe : barbarie, sauvagerie, honneur ; soif de viande, de sang, d'alcool et de sexe ; rapines, piraterie, cavalerie et sorcellerie ; tout ceci dans un univers fantastique où magie, dieux, entités extra-terrestres et phénomènes inexpliqués sont légion et font toute la particularité du récit.
J'ai beaucoup apprécié le côté décousu mais cohérent des aventures présentées ici. Nul intérêt de savoir ce que Conan fait entre deux péripéties, il restera toujours le même barbare, avec ses valeurs, ses défauts et ses muscles d'acier.
——
Pour terminer, je dirai qu'on ne peut nier le lien qui unissait Howard à Lovecraft. On sent pertinemment les influences réciproques qu'entretiennent les deux amis. Finalement, il se pourrait bien que le seul rempart aux Sothoths soit Conan le Cimmérien.
Par Crom, dommage qu'il ne vive pas dans notre monde…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   12 juillet 2013
[L]a nuit dernière, dans une taverne, un capitaine de la garde royale a fait violence à la compagne d'un jeune soldat, et naturellement ce dernier a embroché le capitaine. Mais il semble qu'il existe une satanée loi interdisant de tuer des gardes, aussi le garçon et la fille ont-ils pris la fuite. Le bruit s'étant répandu que l'on m'avait vu en leur compagnie, on m'a donc traîné aujourd'hui devant un tribunal. Un juge m'a demandé où avait fui le garçon. J'ai répondu que, comme c'était un ami, il m'était impossible de le trahir. Le juge s'est mis en colère et m'a tenu un grand discours où il était question de mon devoir envers l'État, la société, et d'autres choses auxquelles je n'ai rien compris, et m'a prié de lui dire où mon ami s'était réfugié. À ce moment, je commençais moi aussi à être furieux, car j'avais clairement expliqué ma position.

Mais j'ai ravalé ma colère et j'ai gardé mon calme. Le juge a repris de plus belle, braillant que j'avais fait offense à la cour et que je devais donc être jeté dans un cachot pour y moisir jusqu'à ce que je dénonce mon ami. Comprenant alors qu'ils étaient tous fous, j'ai sorti mon épée et j'ai fendu le crâne du juge en deux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
LuniverLuniver   11 juillet 2013
Il venait de pénétrer dans le quartier réservé aux temples. Sous la clarté lunaire, tout autour de lui, brillaient des colonnes de marbre neigeux, des coupoles dorées et des arches argentées, autant de sanctuaires pour les myriades de divinités étranges qu'abritait Zamora. Il ne se tracassait pas outre mesure à leur sujet ; il savait que la religion de Zamora, comme toutes celles de pays civilisés depuis longtemps, était complexe et déroutante, ayant troqué ce qui faisait son essence primitive au profit d'un dédale de rituels et de formules. Des heures durant, accroupi dans les cours des philosophes, il avait écouté les arguments des théologiens et des professeurs, et en était ressorti désorienté, sûr d'une chose seulement : que leur cerveau ne tournait pas rond.

Ses dieux à lui étaient simples et compréhensibles ; Crom était leur chef et il vivait sur une grande montagne, d'où il envoyait des malédictions et la mort. Il était inutile d'en appeler à Crom, car c'était un dieu sombre et sauvage, qui détestait les faibles. Mais à la naissance il insufflait à tout homme du courage ainsi que la volonté et le pouvoir de tuer ses ennemis, ce qui, selon le Cimmérien, était tout ce qu'un homme pouvait espérer d'un dieu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
LuniverLuniver   09 juillet 2013
Conan s'adossa au mur et leva sa hache. Image de la férocité élémentaire, invincible et irréductible, il se tenait les jambes plantées dans le sol, la tête en avant, une main appuyée contre le mur pour se soutenir, l'autre brandissant la hache haut dans les airs, tous ses muscles tendus à l'extrême, ses traits figés en un masque de fureur mortelle. Ses yeux lançaient des éclairs terribles à travers un voile de sang. Les assassins flanchèrent. Ils avaient beau être des criminels sans foi ni loi, ils restaient néanmoins de purs produits du monde civilisé. En face d'eux se dressait le barbare, le tueur naturel. Ils reculèrent ; le tigre mourant pouvait encore donner la mort.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
TatooaTatooa   22 mai 2015
Robert E. Howard (1906-1936) ne s'imaginait sans doute pas un instant que la parution du numéro de Décembre 1932 de la revue Weird Tales allait faire entrer son nom dans l'histoire. "Le Phénix sur l'Epée", première nouvelle mettant en scène Conan le Cimmérien, avait été écrite en mars de la même année, et même si Farnsworth Wright, le rédacteur en chef du magazine, avait confié à Howard que la nouvelle était "à certains égards vraiment remarquable", ce n'était pas suffisant pour lui donner l'illustration de couverture. La première nouvelle de Conan n'était qu'un récit parmi d'autres au sommaire de ce numéro.
Soixante-quinze ans plus tard, le personnage a acquis une dimension et une renommée internationales. Il n'est quasiment pas de pays qui n'ait publié les récits du Cimmérien.
(Introduction de P. Louinet).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
GusseuhGusseuh   25 avril 2010
Sache, ô Prince, qu'entre l'époque qui vit l'engloutissement de l'Atlantide et des villes étincelantes... il y eut un Âge insoupçonné, au cours duquel des royaumes resplendissants s'étalaient à la surface du globe... Mais le plus illustre des royaumes de ce monde était l'Aquilonie, dont la suprématie était incontestée dans l'Occident rêveur. C'est en cette contrée que vint Conan, le Cimmérien - cheveux noirs, regard sombre, épée au poing, un voleur, un pillard, un tueur, aux accès de mélancolie tout aussi démesurés que ses joies - pour fouler de ses sandales les trônes constellés de joyaux de la Terre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Videos de Robert E. Howard (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert E. Howard
De la magie, des chevaliers, des elfes, des mondes disparus, des dragons, des barbares, des nains, des fées, des orques? Du Seigneur des Anneaux à Harry Potter, la fantasy semble avoir conquis toutes les formes artistiques et ludiques : bande dessinée, illustration, cinéma, séries avec Game of Thrones, littérature, jeux vidéo avec World of Warcraft, jeux de rôle avec Donjons & Dragons? En plus d?une centaine d?entrées, ce dictionnaire dévoile, pour la première fois, tous les secrets de ce genre majeur de l?imaginaire, en explorant les déclinaisons voisines (fantastique, gothique, science-fiction, steampunk?), les grands questionnements, tous très actuels (impératif écologique, rapport à la violence et à l?ordre, visions du passé collectif?), et les principaux auteurs (Robert Howard, J.R.R. Tolkien, Lord Dunsany, T.H. White, Terry Pratchett ou George R.R. Martin).
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/dictionnaire-de-la-fantasy-anne-besson/
28 ?, 448 pages Parution 4 octobre 2018
+ Lire la suite
autres livres classés : fantasyVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Les héros de R. E. Howard

Je m'appelle Conan, je suis un barbare et je suis né en...

Cimmérie
Aquilonie
Stygie
Bretagne

8 questions
62 lecteurs ont répondu
Thème : Robert E. HowardCréer un quiz sur ce livre
.. ..