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Gary Gianni (Illustrateur)Patrice Louinet (Traducteur)
EAN : 9782352942047
431 pages
Éditeur : Bragelonne (24/08/2008)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Aventurier errant et vagabond sur la Terre, Solomon Kane traque et tue impitoyablement ses ennemis dans un monde élisabéthain pris de folie: brigands et pirates, certes, mais aussi vampires et morts-vivants. Instrument de Dieu ou puritain fou habite par des forces qui le dépassent, qui est Solomon Kane ? L'une des créations les plus originales de Robert E. Howard. Cette édition, élaborée par Patrice Louinet, l'un des plus éminents spécialistes internationaux de Robe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  07 août 2017
Au cours d'une carrière malheureusement très courte, Howard a su créer des personnages forts. Solomon Kane en est un bon exemple (parmi d'autres).
Dans ce formidable recueil (très bonne post-face de Louinet), on retrouve le talent de conteur de l'auteur qui sait décidément mener des récits palpitants et plein d'action. Avec Solomon Kane, Howard démontre encore qu'il sait créer des personnages complexes et intéressants. Kane est un justicier, certes, mais il a un côté sombre, il est presque aussi inquiétant que les démons qu'il combat. Pour lui, la fin justifie les moyens et il se montre parfois ultra violent pour rendre la justice, et il semble y prendre plaisir. le goût du combat est clairement une motivation pour lui, la justice n'est pas la seule. On est donc bien loin d'un personnage simpliste et manichéen.
Certaines nouvelles mettant en scène des tribus africaines sont à lire en gardant à l'esprit l'époque où elles ont été écrites. Il y a là parfois une vision un peu désuète de l'Afrique, pétrie de clichés et non dénuée d'un certain paternalisme. Mais s'il y a bien une vision un peu caricaturale de l'Afrique, je ne pense pas qu'on puisse taxer Howard de racisme. Kane lui-même affirme, dans un des récits, que la couleur de peau est la seule différence entre lui et les hommes noirs de la tribu dans laquelle il vit . Pas sûr que beaucoup d'auteurs des années 30 auraient placés ces mots dans la bouche de leur héros.
Comme pour tout recueil, le résultat est inégal. Certaines nouvelles sont anecdotiques et plutôt dispensables (même si on ne s'ennuie jamais). C'est le cas de "bruits d'ossements" (un récit macabre plaisant mais sans plus), "la flamme bleue de la vengeance" (sympathique histoire de vengeance utilisant des codes des histoires de pirates), "des bruits de pas à l'intérieur" (du Solomon Kane façon Lovecraft mais en moins bien).
"Des crânes dans les étoiles" et "la main droite du destin", deux récits d'épouvante quasi gothiques sont plaisants et auraient pu donner lieu à de chouettes contes de la crypte. L'auteur sait instaurer une ambiance très réussie qui permet d'apprécier la lecture de ces textes dont les intrigues sont tout de même très classiques et les dénouements un peu attendus.
Les meilleures nouvelles sont, selon moi, les aventures exotiques. La nouvelle intitulée simplement "Solomon Kane" permet de faire connaissance avec le héros de belle façon. le texte démarre comme un récit de cape et d'épée à base de combats de sabre dans une taverne avant de bifurquer vers l'aventure exotique fantastique. Dans "les collines de la mort", Kane se montre particulièrement violent lorsqu'il s'agit d'éliminer une horde de sortes de morts-vivants. Il est à la limite de la démence. La nouvelle est excellente. Tout comme "la lune des crânes" avec sa reine aussi cruelle que séduisante et ses rites vaudous. le passage de la cérémonie de sacrifice rituel m'a fait penser aux adorateurs de Kali dans "Indiana Jones et le temple maudit".
Bref, même si c'est moins ultime que Conan, j'ai passé un très bon moment en compagnie de Solomon Kane et c'est avec plaisir que je découvrirai d'autres personnages du grand Howard.
Challenge Multi-défis 2017 - 33 (30- un livre d'un auteur décédé avant ses 40 ans)
Challenge 14-68 entre 2 points de bascule 2017
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Alfaric
  18 août 2014
Il y a toujours eu de la noirceur et du nihilisme dans les créations de R.E. Howard. C'est ici clairement le cas avec ce héros sans identité, sans passé, qui arrive d'on ne sait où pour repartir on ne sait où, qui agit comme la vengeance de Dieu faite homme, une véritable incarnation de la justice immanente venant châtier les malfaisants. Il est introduit dans une nouvelle dans laquelle il affronte son alter ego maléfique, un homme sans identité, sans passé, qui agit comme la malignité du Diable faite homme, une véritable incarnation du Côté Obscur…
Solomon Kane incarne le vengeur solitaire, mais ici on est près des vigilantes des actionners des années 1970-1980 que des lonesome cowboys ou des héros de capes et d'épées. Entre le Allan Quatermain de Sir Henry Rider Haggard (Les Mines du roi salomon) et le Ichabod Crane de Washington Irving (Sleepy Hollow), une ambiance gothique plane sur toutes les aventures du sombre justicier qui voyage des landes d'Ecosse aux jungles africaines en passant par les ruelles mal famées d'Angleterre ou les sombres forêts d'Allemagne. Et qu'on ne vienne pas me dire que l'auteur texan était raciste, car ici qui est le meilleur allié du puritain ? le shaman africain N'Longa, dépositaire du sceptre du roi Salomon.
Il faut aussi mentionner un travail soigné de la part des éditions Bragelonne, supervisé par Patrice Louinet, éminent spécialiste de l'auteur américain, qui ici signe la traduction, l'introduction et la postface de l'ouvrage. Et on nous a gâtés avec les nombreuses illustrations intérieures de Garry Gianni.
Maintenant vous invités à entrer dans un univers of High (Dark) Adventures…

Solomon Kane :

Tout le personnage et tout l'univers de Solomon sont présents dans cette nouvelle éponyme. A découvrir ne serait-ce que pour voir qu'Howard n'a pas écrit que du Conan !
Des Crânes dans les étoiles :

Un conte macabre qui me rappelle à la fois "Le Chien des Baskerville" pour son ambiance lugubre et le "Sleepy Hollow "de Tim Burton pour son dénouement macabre.
La Main droite du destin :

Là aussi un conte macabre que ne renierait pas le maître Tim Burton.
Bruits d'ossements :

Là encore un conte macabre que ne renierait pas le maître Tim Burton.
Les Collines des morts :

Bonne nouvelle particulièrement sombre : le lecteur suit avec plaisir la transformation de ce survival en film à la George Romero. Et puis en plus on a droit à une fin dantesque au sens premier du terme !
La Lune des crânes :

Encore un avatar des fabuleux "Clous Rouges". La brillante analyse de Patrice Louinet en appendice est indispensable pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur. Je rajouterai juste que le récit du dernier survivant atlante prisonnier de la reine noire ressemble à si méprendre à celui de Yag-Kosha prisonnier du sorcier Yara dans "La Tour de l'Eléphant."
La Flamme bleue de la vengeance :

Une classique histoire de pirates, de contrebandiers et de nobles corrompus auxquels sont confrontés de braves anglais sur les côtes des Îles britanniques. L'ombre des "Contrebandiers de Moonfleet" plane sur l'ambiance de cette nouvelle.
Des Ailes dans la nuit :

Une nouvelle particulièrement sombre parmi les sombres univers chers à l'auteur texan ! Personnellement je me remémore le roman "Au Coeur des ténèbres" : plus le vengeur puritain progresse dans sa quête de justice, plus il régresse vers une violence mêlant cruauté et bestialité.
Un terrifiant survival. Kane triomphe certes, mais à quel prix puisque nul n'est encore en vie pour bénéficier ou témoigner de sa victoire…
Des Bruits de pas à l'intérieur :

Une sympathique courte aventure nouvelle africaine du vengeur puritain qui trahit son héritage lovecraftien.
Jeremy Hawk (récit inachevé) :

Asshur (récit inachevé) :

Les descendants d'une civilisation antique qui survivent tant bien que mal au coeur de contrées sauvages oubliées de tous : un archétype dans les univers howardiens.
Les Épées de la Fraternité :
Variante assez peu différencié de "La Flamme bleue de la Vengeance".

Bonnes lectures à toutes et à tous, et enjoy !
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Gonavon
  24 juin 2020
Ce n'est pas particulièrement accrocheur. Les histoires paraissent toujours un peu vides, il manque la verve de Conan, les combats épiques, l'univers riche et l'imagination débridée que permettait l'Âge Hyboréen. Ça reste Howard, et il y a fondamentalement un talent et une bonne plume, mais c'est moindre, je ne crois pas que ce soit Howard à son meilleur.
Tout comme le personnage, ses histoires semblent avoir une sorte de crise existentielle. Je lis et j'aime Conan pour l'action et la barbarie; Kull pour les concepts étranges et l'aspect surréel; Bran Mak Morn pour les grosses batailles et la tragédie de Bran qui ne pourra jamais sauver son peuple. Mais Solomon Kane? Je ne suis pas entièrement sûr. Les histoires ne sont pas mauvaises, mais on dirait qu'il manque quelque chose à chacune. L'idée du personnage est bonne, mais j'ai l'impression que même le talent de Howard ne donne pas de réelle raison aux récits. Il manque l'éclair, la foudre unique qui donne leur saveur aux autres héros de Howard, et je dirais aussi qu'il manque de matériel, il manque d'histoires plus longues et plus importantes pour vraiment étoffer le personnage.
LE LIVRE :
Très beau, mais puisque c'est Bragelonne, je crois que ça va sans dire. Reliure banale mais élégante, couverture plaisante au toucher qui avec un tantinet de soin ne reste pas trop pliée ou grafignée. Ce livre faisant partie de la collection del Rey que Bragelonne a « importé », nous avons donc droit aux textes originaux et à des illustrations. Gary Gianni fournit les illustrations, et comme dans Conan et Bran, il est excellent et élève vraiment les idées et scènes de Howard. Patrice Louinet offre une excellente genèse à la fin, qui vaut la peine de lire, comme les autres.
LE TEXTE :
Ombres Rouges :
Pas exactement ce dont à quoi je m'attendais, mais pas une mauvaise surprise non plus. le début m'apparait un peu trop rapide, ça manque un petit quelque chose, mais dès que Kane se rend en Afrique, les descriptions s'étoffent et les conflits montent. Il y a un très bon flair poétique à cette nouvelle, plus que pour Conan, qui m'a d'ailleurs rappelé les meilleurs moments de Kull, notamment quand il marche dans les rues de Valusie, la nuit.
Le combat contre le Loup était plutôt bien fait, mais il manquait la verve et l'électricité des combats de Conan, et j'aurais préféré une fin plus claire et explicite pour le Loup, au lieu de simplement impliquer qu'il est mort et tombé par terre. J'aurais aussi aimé que Howard montre la poursuite de Kane à travers les pays (ce qui aurait été une opportunité pour plus d'introspection et de résolution, et de péripéties juteuses, peut-être), car les longs dialogues qui résument tout m'apparaissaient un peu forcés.
Sinon, c'est une bonne nouvelle. Bien ficelée, bien écrite, elle met le ton pour ce qui est à suivre, je crois.
Des crânes dans les étoiles :
Une nouvelle courte mais fort plaisante. Les descriptions sont bonnes et atmosphériques à souhait. Mais je trouve qu'elle manque de substance. Elle est courte et a l'avantage d'être concise, mais j'aurais aimé plus de cet endroit et de ce contexte. Je n'ai pas grand-chose d'autre à dire, autrement qu'elle était bien bonne et montre aussi le conflit interne de Kane vers la fin.
La main droite du destin :
Très courte, Kane n'y a quasiment rien à faire. Pas que c'est une mauvaise nouvelle, mais disons qu'elle manque un peu de viande sur l'os. Un tel manque qu'il n'y a pas grand-chose d'autre à dire dessus, c'était juste adéquat, avec une bonne dose de sorcellerie bien appréciée.
Les bruits d'os :
Similaire à la précédente, en termes de taille et de qualité. Celle-là, par contre, m'apparait plus simple, moins peaufinée, plus rudimentaire. Pas mauvaise, mais j'ai de la misère à voir le but de cette nouvelle, la raison et la motivation de Howard pour l'écrire en premier lieu et la terminer.
La Colline des Morts:
Pas mauvaise du tout, mais comme les nouvelles, ça ne m'a pas émoustillé non plus comme la plupart des nouvelles de Conan le font. Il y a une bonne dose d'action vers la fin, et la mythologie est intéressante et N'Longa est bien sympathique, mais il n'y a rien de remarquable à la nouvelle. Elle est juste adéquate.
La Lune des Crânes :
C'est une vieille idée cousue et recouse, la mystérieuse cité antique perdue au milieu de nulle part, que Howard semble obsédé avec, puisque quasiment chaque personnage iconique qu'il a créé en rencontre au moins une dans ses aventures (surtout Conan, bon dieu). Mais je dois dire que Negari est plutôt bien réalisée, en particulier sur sa riche histoire. Mais la nouvelle demeure très basique, très linéaire, on sait où ça s'en va et comment les choses vont se dérouler. Plaisante, mais rien d'extraordinaire.
La Flamme Bleue de la Vengeance :
Encore une fois, une nouvelle bien adéquate, plutôt linéaire et concise. Deux bonnes scènes de combat, mais il manque un je ne sais quoi pour élever l'histoire.
Les Ailes dans la Nuit :
J'adore l'idée de base pour les akaanas et leur mythologie, et en lisant, j'ai eu l'impression que toute la nouvelle existe seulement pour que Howard puisse nous montrer ces créatures. Elles sont vraiment le point central de l'histoire, et il s'agit sans doute de ma nouvelle préférée du recueil, aussi car elle parait plus complète et étoffée que les autres, proche du calibre des histoires de Conan en terme de qualité.
Des Bruits de Pas à l'Intérieur :
Très courte, très simple, sans grande saveur mais avec, au moins, une bonne scène à la fin, dosée de paranormal et d'une créature assez unique. C'est pas mal tout.
Les fragments et brouillons :
Ils n'en valent pas vraiment la peine. J'ai aimé l'idée de base dans Asshur, mais le reste est assez plat et sans saveur.
PLAISIR DE LECTURE :
Solomon Kane n'est pas aussi étoffé que je l'aurais espéré. L'idée de base est bonne, un puritain à moitié fou qui erre et agit en justicier furieux pour la moindre injustice. Mais il manque de substance, on voit rarement ses conflits intérieurs (alors qu'il y a tant de potentiel), les nouvelles sont souvent trop courtes, trop linéaires ou trop basiques pour vraiment s'élever et fonctionner comme les aventures de Conan ou Kull. Ça vaut la peine d'un détour pour tout fan de Howard, mais on dirait qu'il manque un tout petit quelque chose pour que ça fonctionne aussi bien que ça devrait. La magie et la verve de l'auteur ne sont pas toujours au rendez-vous. Ça reste plaisant à lire, et bien construit, Howard étant un excellent raconteur, mais je le recommande vraiment qu'aux fans déjà mordus.
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okka
  22 novembre 2016
En lisant cet intégral non censurés de Solomon Kane bien des années après avoir vu le film. Lors de la lecture j'avais l'écho de la voix de Solomon dans le film : grave et sonore, faisant hésiter les plus féroces de ses ennemis.
J'adore ce genre de héros humain sans super pouvoir, un peu à la Batman, ou à la Rorschach. Sans gadget, ni masque et paillette. Sobrement habillé, comme on peut le voir sur la 1 ère de couverture. Il est armé de deux lourds pistolets, d'une dague et d'une rapière. Puis il recevra par N'Longa, un magicien Africain, un bâton-vaudou refermant une puissante magie d'un temps ancien, cela ne lance pas d'éclair mais reste tout aussi puissant pour vaincre des créatures maléfiques.
Il est un humble puritain, qui a lui-même souffert de la monstruosité des hommes ; directement sur des galères à ramer, torturé par l'Inquisition, en combattant les criminelles qui ne cherchaient pas rédemption. Et indirectement en voyant et ressentant la souffrance d'innocentes victimes, violenté, torturé, mutilé, violé, et laissé morte ou à demi-morte.
Faisant justice en tuant ces monstres d'humains qui nous ressemblent, et ainsi venger leurs victimes et protéger les futurs victimes. On pourrait penser qu'il est fou, un psychopathe, voir un « paranoïaque » comme le dirait Robert E. Howard, et que s'il vivait à notre époque actuelle il pourrait être injustement enfermé en faisant justice pour ses pauvres gens. Il n'a compagnie que lui seul, mais il n'est pas indifférent aux autres. Même s'il est froid dans ses mots il peut se montrer d'une douceur insoupçonnée. Il sait ce qui est bien et mal, cette notion-là que beaucoup n'ont pas. En lui manquent les mots pour expliquer tout cela, son vécu et son ressenti… mais de toute manière peu de gens le comprendraient.
Solomon mange et dors peu, car ce qui le nourrit est d'assouvir son but. Sa quête de justice n'a pas de fin car le mal est dans l'être humain.
Nous suivons ses aventures de l'Europe à l'Afrique, dans un univers fantastique, maléfique de démons, de monstres, de morts-vivants, dans le XVIe siècle.
Gary Gianni illustre parfaitement la couverture ainsi qu'à l'intérieur les nouvelles par ses dessins en noir et blanc donnant de l'ambiance au récit.
Pour ceux aimant les héros justicier, et la fantasy, je vous conseille de le lire 📖.
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Tatooa
  21 juillet 2014
Je dois être bêtement fan de R.E. Howard, ça se confirme.
Je pense que j'ai bien fait de lire cette intégrale avant toutes les autres. Solomon Kane est un héros assez atypique par rapport aux autres personnages que je connaissais de cet auteur.
Ce livre consiste en une série de nouvelles et poèmes de niveau assez inégal, mais, malgré tout, j'ai adoré tout lire. Solomon Kane est davantage un aventurier qu'autre chose, dans le fond, enfin, même un justicier aventurier. Ce qui manque un peu dans ces nouvelles, si je puis me permettre une toute petite remarque, ce serait un "pourquoi" de ce qu'est devenu Solomon Kane, c'est bien dommage que Howard ne se soit pas penché sur la question...
La post-face sur la genèse de S. Kane par Louinet est très intéressante également, et j'ai bien apprécié toutes ces explications ( comment il explique comment S. Kane devient Conan dans un re-travail d'une nouvelle, notamment).
Les différentes versions d'une nouvelle (celle avec les pirates dont je ne me souviens plus le titre là de suite) sont intéressantes à lire et rendent bien compte de l'énorme boulot que sont capables de fournir les auteurs.
Justement d'ailleurs ce que je trouve dommage c'est que Howard se soit éloigné du fantastique dans lequel il excelle pour tenter de se conformer au réalisme demandé par un éditeur idiot et où il n'était pas vraiment bon...
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critiques presse (1)
Elbakin.net   10 octobre 2019
Toujours étonnamment moderne, le personnage méritait bien cette intégrale, qui, bien que brochée et plus économique, ne sacrifie pas, par exemple, ses illustrations intérieures et fait bien qu’en remontrer aux éditions anglaises ou américaines publiées précédemment.
À posséder, et pas seulement pour l’afficher dans sa bibliothèque !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
PouchouPouchou   23 avril 2010
Il ne cherchait jamais à analyser les motivations de ses actes et ne déviait jamais de la route qu'il s'était fixée, une fois sa décision prise. Bien qu'il agisse toujours sous le coup d'une impulsion, il était fermement convaincu que tous ses actes étaient gouvernés par des raisonnements logiques et froids. C'était un homme né hors de son temps, un étrange mélange de puritain et de chevalier errant, avec un soupçon du philosophe des ères passées et une dose plus importante de paganisme, quoique cette dernière assertion l'aurait choqué au-delà de toute mesure. Un survivant surgi des jours révolus de la chevalerie, un chevalier errant paré des habits austères du fanatique. Une faim insatiable dans son âme le poussait toujours plus loin, un besoin irrésistible de réparer les injustices, de protéger les créatures les plus faibles, de venger toutes les infractions commises à l'encontre du droit et de la justice. Aussi changeant et impétueux que le vent, avec une seule constante: sa fidélité à ses idéaux de justice et de droit. Tel était Solomon Kane.
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OlivOliv   23 juin 2017
Sa vie durant il avait parcouru le monde, venant en aide aux faibles, combattant l'oppression, sans jamais savoir pourquoi, ni même se poser la question. C'était son obsession, ce qui motivait toute sa vie. La cruauté et la tyrannie envers les faibles embrasaient son âme d'une colère noire, aussi féroce que tenace. Lorsque la flamme de sa fureur avait été attisée et qu'elle touchait à son paroxysme, il n'avait de cesse que sa vengeance soit consumée. Quand il lui arrivait de s'interroger sur sa conduite, il se disait qu'il accomplissait le jugement de Dieu, qu'il était un instrument du courroux divin, châtiant les êtres impurs. Pourtant Kane n'était pas vraiment un puritain, au sens plein du terme, même s'il se considérait comme tel.
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OlivOliv   27 juin 2017
Kane soupira.
— Il m'est arrivé, de temps à autre, lors de mes voyages de par le monde, de devoir soulager de leur vie nombre d'hommes habités par le mal. J'ai le sentiment qu'il en ira ainsi avec le baron.
— Au nom de tous les diables ! jura Silent, stupéfait. Tu parles comme si tu étais un juge sur son banc et le baron von Staler ligoté et impuissant devant lui. Or, la situation est bien différente : tu es armé de ta seule épée alors que le baron est entouré d'hommes d'armes qui n'attendent que de se battre.
— Le droit est de mon côté, répondit sombrement Kane, et le droit est plus puissant qu'un millier d'hommes d'armes.
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PouchouPouchou   09 avril 2010
Là, au-dessus du cadavre déchiqueté, homme et démon s'affrontèrent sous la pâle lueur de la lune naissante, avec tous les avantages dans le camp du démon, à l'exception d'un seul. Et ce avantage-là était suffisant pour venir à bout de tous les autres. Car si une haine abstraite peut donner substance à une créature spectrale, le courage, tout aussi abstrait, ne pouvait-il pas lui aussi forger une arme concrète pour combattre ce fantôme ?
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okkaokka   21 novembre 2016
p.251.
Kane avait ramé enchaîné sur les bancs d’une galère turque ; il s’était épuisé à la tâche dans les vignes de Barbarie ; il avait combattu les Peaux-Rouges sur le Nouveau Continent et avait croupi dans les cachots de l’Inquisition espagnole. Il avait une profonde connaissance des horreurs que l’homme peut infliger à l’homme, mais à cet instant précis il frissonna et eut la nausée. Ce n’était pourtant pas tant l’atrocité des mutilations, si terribles soient-elles, qui ébranlèrent l’âme de Kane, que le fait que le pauvre diable soit encore en vie.
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Videos de Robert E. Howard (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert E. Howard
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