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Corinne Quentin (Traducteur)
EAN : 9782809701166
118 pages
Editions Philippe Picquier (21/05/2009)
3.02/5   25 notes
Résumé :
Les histoires d'Ikezawa Natsuki nous entraînent, du Brésil à l'île d'Okinawa, dans des voyages amoureux, tour à tour réalistes et oniriques. Elles nous emportent dans des contrées, à mi-chemin du réel et du songe, où des forces anciennes sont encore à l'oeuvre et influent sur les vivants. Elles nous parlent de la mystérieuse sémantique des rêves, de la fraîcheur vivace des sentiments surgie intacte de l'épaisseur du temps. Dans les aventures que traversent ses perso... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
le_Bison
  17 juillet 2018
Alors que je débouche ma bouteille de Nikka pour lire ce petit livre de Natsuki Ikezawa – ou ai-je lu ce petit recueil de trois nouvelles pour me servir un verre de Nikka, je suis pris par un sentiment étrange, celui d'être perdu dans un conte ancestral où je ne comprends pas grand-chose. Promis, première nouvelle, premier verre seulement.
« Les origines de N'Kunre » m'emmènent en Amérique du Sud, j'aurais dû me servir un verre de rhum, une histoire d'adultère et de rédemption. La rédemption, je vais la croiser au fond de la jungle auprès d'un peuple reculé. Ma rédemption, je la trouverai probablement au fond de mon verre au cristal éculé.
« Mieux encore que les fleurs », il y a le pastis et l'anis. Cette senteur florale qui parfume mon verre et fait ressassé les souvenirs d'une rencontre, comme une histoire d'amour sous envoutement. le charme d'un souvenir, l'onirisme d'une vie. Les images d'amour flirtent là encore avec le rêve et les légendes d'un autre temps.
Mais revenons à mon Nikka que je déguste sous la bise iodée de Boston pendant que mon regard se porte lascivement vers « la femme qui dort ». Elle dort le jour pour se plonger dans des rêves d'Okinawa. Son esprit sombre dans l'âme de cette île, un endroit étrange sous des airs marins.
Mon Nikka n'est pas aussi iodé que cette dernière histoire – même pas du tout. Est-ce pour cela que mon corps n'a pas basculé entièrement dans ce recueil ? J'avais du mal à suivre tant d'onirisme et de croyances – qui prennent peut-être leur fondation dans des préceptes shintos qui ne me sont pas familiers. Mon regard se portait étrangement vers le fond de la bouteille sans message à l'intérieur pour découvrir la clé d'un trésor, celui de « la femme qui dort ». Trop de légendes, trop de rêves ou de contes étrangers à ma culture porté essentiellement sur l'esprit malté de mon verre que l'esprit iodé d'un parfum de femme endormie.
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nounours36
  17 octobre 2014
Un recueil de trois courtes nouvelles :
Les origines de N'kunre : (29 pages) En Amérique du Sud un couple avec une femme volage Estelle. le mari Sebastiano la découvre avec un autre, la tue puis Il s'enfuit de peur de la vengeance de son beau-père. Il rencontre dans sa fuite un peuple secret qui possède une incantation qui fait disparaitre les conflits apaiser l'esprit de ' homme et donne la paix du coeur. Petite nouvelle pleine d'optimiste en vue d'un monde meilleur.
Mieux encore que les fleurs (46 pages) : un livre de souvenirs contant une rencontre improbable, une histoire d'amour qui se fait sous le signe d'un envoutement. Mêlée à une ancienne légende, peut-être une façon de se dédouaner, il n'empêche que la sublimation des sens a eu lieu pour le plaisir des deux partenaires. Une vague d'érotisme baigné de pudeur nous emmène dans cette courte romance sensuelle.
La femme qui dort : (45 pages) Dernière nouvelle, qui est éponyme au titre du recueil. Une femme exilée à Boston tombe sans raison dans un sommeil profond : esprits, âmes, recherche identitaire, départ dans un monde parallèle, souvenirs, un endroit singulier au parfum de mer. Des rêves qui emmèneront cette femme bien loin dans l'île Kudaka à Okinawa
C'est le second roman de Ikezawa Natsuki que j'ai en main, le premier était Des os de corail, des yeux de perle. Un livre déjà emprunt de nostalgie. Celui-ci est beaucoup plus onirique avec des messages 'de paix' qui m'ont laissé un peu froid. J'ai eu du mal à me plonger dans ces récits, seul le second remplit d'érotisme m'a charmé.
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jlvlivres
  18 mars 2021
« La Femme qui dort » de Natsuki Ikezawa (2009, Editions Philippe Picquier, 120 p.) traduit par Corinne Quentin est une suite de trois nouvelles.
« Les origines de N'kunre » d'une trentaine de pages, commence en Amérique du Sud, avec un titre plutôt d'Afrique du Sud. C'est plutôt une « Recitação, qui vient du portugais, et même si de nombreuses appellations existent de par le monde, telles que Mantra, Shingon ou Veritas », on a le choix. Va pour N'kunre. Un truc quasi magique. « Quand le mari et la femme commençaient à se lancer à la tête leurs quatre vérités, rapidement quelqu'un assistant à la scène disait : « N'kunre ». Alors plusieurs personnes venaient former un cercle en se donnant la main et réciter N'kunre. Et les deux intéressés, le visage redevenu serein, se mettaient à discuter d'un arrangement. le désir de posséder au point d'entrer en conflit avec les autres ne disparaissait pas sous l'effet de N'kunre ». Cela vaut toutes les scènes de raccommodage, et de plus c'est également bien supérieur et meilleur marché qu'un avocat, fut-il marron.
Avec un exemple à la clé, celui de Sebastiano et Estelle. « Dans le cas de Sebastiano, ce fut l'amour qui le mena à sa perte. Sa partenaire était Estella, une jolie femme au caractère indépendant. Il en tomba amoureux, lui fit la cour et, après qu'il eut déployé tout son savoir-faire, elle finit par se montrer consentante et ils se marièrent ». Comme toutes (ou presque toutes) les histoires d'amour, elles finissent. Bien dans le cas des productions de Hollywood, voire même de Bollywood. Mal pour quelques autres de Bollywood, où interviennent des ingestions de produits chimiques divers et variés.
Bref, scènes, Recitação, fuite éperdue dans la jungle (pas de singes bleus dans ce cas) mais des Desertores, pour faire plus typique et couleur locale. Heureusement « le jaguar ne comprend pas ce langage ».
Retour à Hollywood pour le bouquet final. « Ainsi, le crime dramatique d'un jeune mari qui tua sa femme sous l'emprise de ses émotions fut finalement pour l'Homo Sapiens l'occasion d'un progrès moral ».
« Mieux encore que les fleurs » presque 50 pages encore d'histoire d'amour (avec envoutement). C'est sans supplément. « On ne comprenait pas vraiment ce qui se passait mais, en tout cas, aucun des deux n'a dit à l'autre qu'il l'aimait ». un couple se retouve après quinze de séparation.
« La femme qui dort » enfin, nouvelle elle aussi d'une cinquantaine de pages. C'est effectivement une femme qui s'endort le jour, pendant qu'elle vacquait aux travaux ménagers à Boston où elle a suivi son mari. C'est en fait un rituel traditionnel d'Okinawa, rituel, qui se perd, mais survit de ci de là. « Ce n'est pas une simple envie de dormir. C'était comme si une force impérieuse l'attirait vers le sommeil. Ce genre de chose ne peut pas m'arriver, se dit-elle, tout en essayant de résister, mais elle ne pouvait pas résister et, comme un avion décolle du sol, elle s'envola tout à coup vers le sommeil ». Elle dort le jour et se transporte sur l'Ile Kudata, à Okinawa. « Elle tenta de penser à autre chose : ses amis au Japon, sa vie plutôt satisfaisante avec son mari, son cours hebdomadaire sur les arts premiers à Harvard et d'autres choses encore, mais en vain ».
Une façon comme une autre de fuir la réalité et de se retrouver un passé. « Depuis le rêve de ces derniers jours je me sens comme un grand bateau qui sombre dans une mer peu profonde ; je me sens couler vers le fond de moi-même et là, sans le moindre tangage, immobile au milieu du vaste océan sur lequel je ne naviguerai plus, j'ai l'impression que l'eau va me traverser librement au gré des marées et que des milliers de petits poissons viendront se réfugier là ».
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kevindio
  17 janvier 2020
Un recueil qui nous fait beaucoup voyager avec des histoires vraiment intéressantes à suivre, et qui nous transportent dans des univers où la logique n'est pas forcément une chose sur laquelle l'on souhaite s'appuyer.
Lien : https://comaujapon.wordpress..
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Regardorion
  23 août 2011
un must
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   02 juillet 2018
Son mari n’avait jamais la gueule de bois. Tant mieux pour lui. Non parce qu’il supportait bien l’alcool, mais, selon sa théorie personnelle, parce qu’il savait « bien boire », et elle était prête à le croire. Quand il sentait l’ivresse pointer, il réduisait aussitôt la cadence d’ingurgitation. C’est comme quand on remplit d’eau un récipient dont le fond est percé d’un petit trou, affirmait-il, si on ne verse pas plus de liquide qu’il n’en disparaît par le trou, le récipient ne déborde pas. Et c’est sans doute grâce à cette méthode que, ce matin-là encore, il se réveilla en forme.
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manU17manU17   24 août 2013
Le monde est fait de choses dures ou souples, chaudes ou froides, mais le corps d'une femme est dans un matériau encore différent. Il a une température, une souplesse, une douceur au toucher, une odeur tout autres. Une consistance, une chaleur particulière.
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Musa_aka_CthulieMusa_aka_Cthulie   31 décembre 2015
Elle tenta de penser à autre chose : ses amis au Japon, sa vie plutôt satisfaisante avec son mari, son cours hebdomadaire sur les arts premiers à Harvard et d'autres choses encore, mais en vain. Toutes ces pensées ne faisaient que l'effleurer et immédiatement elle se retrouvait à réfléchir sur elle-même, assise là, dans le salon.

La femme qui dort
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nounours36nounours36   17 octobre 2014
On ne comprenait pas vraiment ce qui se passait mais, en tout cas, aucun des deux n'a dit à l'autre qu'il l'aimait. Elle m'utilisait comme un outil et pour moi aussi elle était un instrument, quelque chose de cet ordre, il me semble. En même temps, pourtant, nous partagions notre plaisir. p58
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rkhettaouirkhettaoui   28 mars 2015
Ce n’est pas parce qu’un homme et une femme couchent ensemble qu’ils s’aiment nécessairement. Ça n’empêche pas que ne plus pouvoir toucher le corps de celle qui se trouve devant soi, c’est une vraie torture. Ce corps dont on connaît les moindres détails, dont on sait précisément quelles réactions il aura quand on le touchera de telle ou telle manière, à tel ou tel endroit, ce corps si familier qui tout à coup devient un étranger. Il faut, par un effort de volonté, se résigner à supporter cette situation. Il faut dormir tristement, seul, chaque soir.
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