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EAN : 9782020896320
147 pages
Éditeur : Seuil (04/01/2007)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 79 notes)
Résumé :
Nous sommes à un moment de l'histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l'espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d'orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C'est un défi magnifique, mais redoutable. Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
ErnestLONDON
  21 janvier 2020
Alors que la crise écologique ne cesse d'empirer et que « le système social qui régit actuellement la société humaine, le capitalisme, s'arc-boute de manière aveugle contre les changements qu'il est indispensable d'opérer si l'on veut conserver à l'existence humaine sa dignité et sa promesse », Hervé Kempf dénonce « l'oligarchie prédatrice » qui maintient l'ordre établi à son avantage et compte sur la croissance matérielle pour faire accepter par les classes subordonnées, l'injustice des positions.
(...)
La charge est puissante et ne se contente pas d'effleurer les responsabilités ni les responsables. Certes les chiffres, datant d'avant 2007, mériteraient d'être actualisés mais nul doute que toutes les tendances mises en lumières demeurent et même se soient encore accentuées. Ce recul permet justement de confirmer la justesse des logiques dénoncées puisqu'elles sont encore à l'oeuvre aujourd'hui et de façon beaucoup plus visibles. La méthodologie proposée mériterait un approfondissement d'autant que l'on ne peut que constater que rien ni personne n'a réussi à imposer un changement de cap.
Article complet sur le blog :
Lien : https://bibliothequefahrenhe..
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Fx1
  17 novembre 2014
De cet auteur l'on connaît le sérieux indiscutable et l'engagement pour l'écologie .
Cet ouvrage le confirme encore davantage , en étant court mais percutant et incisif .
Oui il est vrai qu'une certaine caste qui adore les Rolex se moque totalement de la dégradation inéluctable de l'environnement au profit de bénéfices toujours plus importants .
En ce qui concerne cet aspect là cet ouvrage est dans le vrai .
Mais il y a un aspect que l'on voudrait voir abordé , c'est la responsabilité collective qui conduit les hommes à ne pas tenir compte des dégâts que nombre d'activités humaines causent à l'environnement.
En cela ce livre manque un peu sa cible .
Il n'en reste pas moins très intéressant.
Commenter  J’apprécie          180
Snarkk
  27 janvier 2015
Bien documenté, très pertinent et qui ne fait pas de manières (mondaines)... voilà un genre d'essai que je peux apprécier. Hervé Kempf est un journaliste assez connu en France, dans les milieux dits "alternatifs". Il est l'une des rares figures françaises dans cette profession qui échappe (plus ou moins) à la désormais récurrente introduction au journalisme : "Oh vous savez, les journalistes... [insérez ici votre vilenie, probablement justifiée]".

Le sérieux de son travail, couplé à un militantisme actif, nous donne l'occasion de lire ce livre : "Comment les riches détruisent la planète". J'en profite : mesdames et messieurs les journaleux, et vous, les jeunes, qui débarquez dans vos écoles de journalisme, tout droit sortis de Sciences-Po ou l'université... on PEUT être journaliste et engagé. Pire, on le DOIT, si l'on veut être autre chose qu'un tampon entre le propriétaire-publicitaire et les articles publiés.

Mais reprenons : dans cet ouvrage assez court, on peut lire une critique acerbe et souvent très juste de notre société de consommation - notre société tout court en fait - et nos gouvernements dits "démocratiques", mais plus spécifiquement au travers du prisme de l'écologie. Cette dernière, pour Hervé Kempf, est indéniablement une écologie dite politique, de dimension universaliste. Non pas un saupoudrage législatif, tel qu'on le pratique aujourd'hui.

Pour en finir avec les idées folles et reçues de la croissance économique pérenne, du développement durable pour toutes et tous, de l'énergie nucléaire écolo et toutes les autres horreurs qui sont véhiculées par nos gouvernants et, malheureusement, celles et ceux qui leur prêtent trop d'attention. Cet essai est clair, concis, efficace et bien plus intelligent qu'un quinquennat entier de discours politiques. Ce qui, je vous l'accorde, n'est pas un défi des plus harassants.
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Hardiviller
  17 octobre 2016
Hervé Kempf par une approche écologique nous démontre que le credo " Il n'y a pas d'autre alternative " nous mènera tous dans le mur . L'oligarchie ne désarme pas , mais commence à sentir que le danger la guette et prend des mesures antidémocratiques pour se protéger : contrôle des médias , criminalisation de la contestation politique , vidéosurveillance étendue , emprisonnements de plus en plus nombreux . Cet autoritarisme est le signe évident que le capitalisme ne peut s'encombrer de démocratie . La violence est au coeur du processus qui fonde la société de consommation , et l'on peut se questionner sur la pulsion de l'oligarchie à se réjouir de la future catastrophe : " Plus vite l'Europe s'effondrera , mieux cela sera pour les états-unis , dont les chances de battre le terrorisme global seront améliorées économiquement et militairement par l'arrivée des européens les plus courageux , sous l'influx de la panique " ( titrait le journal le plus lu par l'oligarchie , le Wall Street Journal ) . Il est fortement profitable pour plus ample information de lire cet autre titre du même auteur " L'oligarchie ça suffit , vive la démocratie " .
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Philippe67
  10 juin 2012
Encore un livre très instructif de H KEMPF toujours très documenté et argumenté.
mais s'il est vrai que les riches détruisent la planète il ne faudrait pas croire que les autres (les pauvres ou les entre deux) sont en reste.
C'est un peu dommage que ce livre soit un peu trop cilpabilisant pour les riches et semble déculpabiliser les moins riches.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
HardivillerHardiviller   17 octobre 2016
L'ALIBI DU TERRORISME ( pour réduire la démocratie ) : La dérive antidémocratique s'est amorcée dans les années 1990 , avec le triomphe d'un capitalisme libéré de la pression de son ennemi , le soviétisme : le dysfonctionnement de la machine électorale américaine , en 2000 qui a porté au pouvoir le candidat qui avait moins de voix que son adversaire , en a été l'émergence visible , pour ceux que n'avait pas alerté la mise à jour après 1996 du système Échelon d'écoutes des communications de ses alliés par les Etats-Unis . Mais l'offensive contre les libertés a pris un essor extraordinaire avec les attentats du 11 septembre 2001 à New-York et à Washington . Ceux-ci ont désinhibé , s'il en était besoin , l'équipe réunie par Georges Bush ( tous d'ailleurs des hommes et des femmes impliqués , comme dirigeants ou membres de conseil d'administration , dans de nombreuse grandes entreprises , souvent du secteur militaire ) .
Le premier épisode en fut la discutions , en procédure accélérée , au nom de la lutte contre le terrorisme , moins de quinze jours après les attentats , d'un texte de loi de 500 pages intitulé " Patriot Act " . Le texte étendait à tous les citoyens américains les procédures jusque-là réservées aux espions étrangers : enregistrement des conversations téléphoniques , surveillance du courrier électronique , perquisitions possibles sans mandat , consultation des dossiers d'information constitués par les médecins , bibliothécaires , banquiers , agences de voyages , etc ...La loi prévoyait aussi l'amoindrissement du contrôle de ces enquêtes par le juge ou par le parlement . Le texte fut reconduit , presque sans modification , en mars 2006 .
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ErnestLONDONErnestLONDON   21 janvier 2020
Aujourd’hui, après avoir triomphé du soviétisme, l’idéologie capitaliste ne sait plus que s’autocélébrer. Toutes les sphères de pouvoir et d’influence sont avalées par son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule fin à poursuivre pour infléchir la fatalité de l’injustice, c’est d’accroître toujours plus la richesse. Ce prétendu réalisme n’est pas seulement sinistre, il est aveugle. Aveugle à la puissance explosive de l’injustice manifeste. Et aveugle à l’empoisonnement de la biosphère que provoque l’accroissement de la richesse matérielle, empoisonnement qui signifie dégradation des conditions de vie humaine et dilapidation des chances des générations à venir. 
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bibliabiblia   28 octobre 2015
500 millions de gens, et appelons-les la classe moyenne mondiale. Il y a d'assez fortes chances que vous fassiez partie -comme moi- de ces personnes qui réduiraient utilement leur consommation matérielle, leurs dépenses d'énergie, leurs déplacements automobiles et aériens.
Mais nous limiterions notre gaspillage, nous chercherions à changer notre mode de vie, tandis que les gros, là-haut, continueraient à se goberger dans leurs 4x4 climatisés et leurs villas avec piscine ? Non. La seule façon que vous et moi acceptions de consommer moins de matière et d'énergie, c'est que la consommation matérielle - dont le revenu - de l'oligarchie soit sévèrement réduite. En soi, pour des raisons d'équité, et plus encore, en suivant la leçon de ce sacripant de Veblen, pour changer les standards culturels de la consommation ostentatoire. Puisque la classe de loisir établit le modèle de consommation de la société, si son niveau est abaissé, le niveau général de consommation diminuera. Nous consommerons moins, la planète ira mieux, et nous serons moins frustrés par le manque de ce que nous n'avons pas.
le chemin est tracé. Mais les hyper-riches, la nomenklatura se laisseront-ils faire ?
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alzaiaalzaia   21 avril 2015
Mais on ne peut comprendre la concomitance des crises écologiques et sociale si on analyse pas comme les deux facettes d'un même désastre. Celui-ci découle d'un système piloté par une couche dominante qui n'a plus aujourd'hui d'autre ressort que l'avidité, d'autre idéale que le conservatisme, d'autre rêve que la technologie.
Cette oligarchie prédatrice est l'agent principal de la crise globale.
Directement par les décisions qu'elle prend. Celles-ci visent à maintenir l'ordre établi à son avantage, et privilégient l'objectif de croissance matérielle, seul moyen selon elle de faire accepter par les classes subordonnées l'injustice des positions. Or la croissance matérielle accroît la dégradation environnementale.
L'oligarchie exerce aussi une influence indirecte puissante du fait de l'attraction culturelle que son mode de consommation exerce sur l'ensemble de la société, et particulièrement sur les classe moyennes. Dans les pays les mieux pourvus comme dans les pays émergents, une large part de la consommation répond à un désir d'ostentation et de distinction. Les gens aspirent à s'élever dans l'échelle sociale, ce qui passe par lune imitation de la consommation de la classe supérieure. Celle-ci diffuse ainsi dans toute la société son idéologie du gaspillage.
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gmaurygmaury   22 janvier 2013
D'autre part, les élites dirigeantes sont incultes. Formées en économie, en ingénierie, en politique, elles sont souvent ignorantes en science et quasi toujours dépourvues de la moindre notion d'écologie. Le réflexe habituel d'un individu qui manque de connaissances est de négliger voire de mépriser les questions qui relèvent d'une culture qui lui est étrangère, pour priviligier les questions où il est le plus compétent. Les élites agissent de la même manière. D'où, de leur part, une sous'estimation du problème écologique.
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Videos de Hervé Kempf (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hervé Kempf
Raphae?l Kempf, "Ennemis d'Etat, les lois sce?le?rates, des anarchistes aux terroristes", en discussion avec Ugo Palheta Rencontre à la librairie La Brèche Page du livre : https://lafabrique.fr/ennemis-detat/
>Economie de la terre et des ressources naturelles>Ressources naturelles et énergie>Conservation et protection (9)
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