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ISBN : 2253167274
Éditeur : Le Livre de Poche (03/01/2013)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 263 notes)
Résumé :
Berlin, 1934. Bernie Gunther, chassé de la Kripo – gangrenée par les nazis – en raison de ses sympathies pour la république de Weimar, s'est reconverti : il est maintenant responsable de la sécurité de l'Hôtel Adlon.
Or, le patron d'une entreprise de construction y est assassiné après avoir passé la soirée avec un homme d'affaires américain véreux, ami de hauts dignitaires nazis. Quelque temps plus tard, c'est un boxeur juif qu'on repêche dans un canal. Une s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
OmbreetPoussiere
  06 juin 2018
Quatrième rencontre avec P. Kerr et son hypnotisant détective Bernie Gunther aux mille facettes. Je suis totalement fascinée. Comment ne pas l'être lorsqu'on a son double - un homme, tellement pétri de contractions, d'amour, de haine, de dualités sous les yeux - qui se débat dans une société en pleine effervescence, dans une capitale, dans un pays qui a connu ce qui se faisait de mieux et qui existait en matière de culture et d'ouverture d'esprit et qui va joyeusement vers le chaos.
S'ajoutent à cela des échanges vifs, pleins d'esprit, jamais vulgaires et pourtant sensuels, rappelant les dialogues à la Audiard tant aimés.
Une écriture intelligente, instructive, des intrigues pleines de rebondissements : un des auteurs que je préfère ...définitivement.
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caro64
  12 janvier 2013
La trilogie berlinoise continue… voici le sixième volet de la série Bernie Gunther. Que les néophytes se rassurent, on peut prendre le train en marche... Philip Kerr aime à balader son détective. Dans Hôtel Adlon, on retrouve Bernie à Berlin en 1934, puis à La Havane en 1954. C'est du très bon Kerr. Ce pavé de 500 pages se lit pratiquement d'une traite.
Bernie Gunther, ex-inspecteur de la Kripo (Kriminalpolizei) poussé à la démission pour fidélité à la République de Weimar, s'est recyclé détective privé - à la Marlowe, solitaire, cynique, désabusé. Chargé d'assurer la sécurité d'un des plus luxueux hôtel berlinois, l' Hôtel Adlon, il voit son job se corser lorsque les morts commencent à s'accumuler. le dirigeant d'une entreprise de construction est retrouvé mort dans sa chambre. Comme si cela ne suffisait pas, le cadavre d'un jeune boxeur juif est repêché dans un canal de la ville, les poumons remplis d'eau de mer. En parallèle, Gunther fait la connaissance - et un peu plus - avec la délicieuse et magnifique Noreen Charalambides, journaliste juive américaine venue enquêter sur la politique raciale de l'Allemagne à l'heure des prochains JO de Berlin : elle entend prouver une discrimination envers les Juifs en vue d'un boycott américain et il va l'y aider. Vingt ans plus tard, il recroise Noreen à La Havane. La Havane où les mafieux américains font pratiquement la loi et où lui-même tente une réorientation professionnelle dans le cigare. Jusqu'à l'assassinat d'un businessman germano-américain véreux, tandis que gronde la rébellion anti-Batista.
Comme toujours, l'intrigue est travaillée, sculptée. Les rebondissements sont brillants et innovants, l'auteur sait maintenir un suspense permanent. Il y a une galerie de personnages complexes et attachants . La réussite avec laquelle est évoqué le décalage entre le luxe et l'atmosphère faussement tranquille de l'hôtel, et la vie des Allemands ordinaires rendue oppressante par l'ordre nouveau, les premières discriminations contre les juifs, la montée progressive de la tyrannie, révèle le talent de l'écrivain. Et puis il y a l'humour et l'air débonnaire du héros. Mais sous ses dehors de privé fripé et un brin contemplatif, se cache la complexité d'un homme contraint, parfois malgré lui, de participer au mouvement de l'Histoire. le tout est de savoir comment il y participe? Un polar historique passionnant et captivant, jusqu'au dernier rebondissement !
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cmpf
  03 octobre 2016

Je renoue avec Bernhard Gunther après la trilogie berlinoise. Ce n'est pas le titre suivant mais avec une longue première partie (⅔) qui se passe en 1934, il prend place avant les évènements de la trilogie, à savoir en 1936, 1938 et 1947.
Bernie est devenu détective à l'Hôtel Adlon après avoir quitté la Kripo (kriminalpolizei) à cause de sa sympathie envers la République de Weimar. Il espère créer sa propre agence.
Tout tourne autour de la préparation des JO de 1936 dont l'organisation a été attribuée à l'Allemagne de la République de Weimar en 1931. Il y a d'une part un éventuel boycott des jeux par les États Unis à la suite de l'arrivée des nazis au pouvoir en 1933. Un émissaire, Avery Brundage, est effectivement venu enquêter sur le sort qui sera réservé aux juifs lors des jeux et s'est contenté de l'assurance qu'il n'y aurait pas de problème. Une journaliste américaine juive vient se rendre compte par elle-même du climat politique et particulièrement de la place des juifs dans la société afin d'écrire si nécessaire un article pour gagner l'opinion américaine au boycott des jeux.
D'autre part, pose aussi question l'attribution des marchés avec la mort d'un entrepreneur à l'hôtel Adlon et enfin les conditions de travail sur les chantiers de construction des équipements dont les juifs sont normalement exclus mais en réalité embauchés à la journée clandestinement. Bernie s'interroge aussi sur un client de l'hôtel Max Reles.
L'histoire trouve son épilogue en 1954 à La Havane.
Comme d'habitude le plus grand intérêt de ce livre, en tout cas pour moi, est l'aspect réel des événements tant en Allemagne qu'à Cuba. de nombreux personnages sont historiques. Sans cela bien que ces polars ne soient pas déplaisants, il n'est pas certain que je lirais toute la série. le cynisme de Gunther et surtout ses comparaisons m'agacent parfois.

Challenge ABC
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mariech
  28 juillet 2012
Roman qui fait suite à la Trilogie berlinoise .
Berlin 1934 , à la veille des jeux olympiques , Bernie Gunther enquête sur la mort suspecte d'un ouvrier qui travaille sur un chantier , puis sur la mort d'un client de l'hotel Adlon .
Il fait la connaissance d'une jeune et jolie journaliste américaine d'origine juive qui vient enquêter sue le contexte politique de Berlin , en effet , des rumeurs sur les persécutions des juifs parviennent jusqu'au Etats -Unis et ceux -ci veulent savoir si ces rumeurs sont fondées afin d'envisager un boycott des jeux .
Evidemment les Allemands enlèvent toutes les affiches de propagande anti-juifs et notre journaliste ne pourra pas apporter de preuves suffisantes pour empêcher les jeux olympiques .
La deuxième partie du livre se déroule vingt ans plus tard à la Havane où de nombreux ex-nazis ont trouvé refuge et ont refait complétement leur vie , cette partie est beaucoup moins passionnante que la première .
Mon avis , le contexte historique est minutieusement retranscrit mais l'intrigue m'a pesé pour les défauts déjà présents dans la Trilogie , Bernie Gunther est décidemment trop sarcastique à mes yeux .
L'hotel Adlon est un hotel mythique de Berlin , avant la guerre , il était le plus célèbre hotel d' Europe , il a résisté aux bombardements alliés , puis a été presque entièrement incendié sans doute accidentellement par des soldats russes ivres quelques jours après la fin de la guerre , cela n'a jamais été élucidé .
Il a été reconstruit il y a quelques années et a réouvert en 1997 au grand bonheur des nostalgiques .
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Sylviegeo
  22 février 2017
Une trilogie en 6 volumes : la berlinoise suivie de la mort, entre autres, Une douce flamme et finalement Hotel Adlon. En a -t- on réellement fini avec Bernie Gunther ? Quoi qu'il en soit, le talent de conteur de Philip Kerr n'est plus à prouver. Ici, Bernie a quitté la police criminelle de Berlin car en 1934, il est difficile pour un gars comme lui d'adhérer, d'accepter la montée du nazisme et de la main mise de la police d'état dans la police. Il se tourne donc vers un travail de détective d'hôtel et celui-ci se trouve être dans le chic Hôtel Adlon. le plus chic , le plus célèbre hôtel européen d'entre deux guerres, l'Hôtel Adlon était situé en plein coeur de Berlin et recevait tout ce qu'il y avait de plus brillant comme célébrités. C'est là que notre Bernie rencontrera l'amour. Celui d'une riche journaliste américaine venue enquêter sur la candidature de Berlin en tant que ville hôte des JO. Il y rencontera aussi un truand qui n'hésite pas à faire ce qu'il faut pour arriver à ses fins. Puis, boum, nous sommes à Cuba, 20 ans plus tard où l'on retrouve Carlos Hauser(Bernie Gunther) qui tente de se faire oublier. Il y retrouvera de ses anciennes amours comme de ses anciens ennemis. Même vieilli, Bernie reste impertinent, politiquement incorrect, désabusé et peut-être un brin triste. L'Allemagne nazie, l'Argentine, Cuba de Batista ou des rebelles, peu de ces régimes trouvent grâce aux yeux de Bernie . Dans cet opus, meurtres d'athlètes, corruption dans l'attribution de contrats concernant les JO qui arrivent, nazisme, fascisme, obscurantisme, on retrouve dans Hôtel Adlon tous les thèmes chers à l'auteur . Thèmes véhiculés avec le même humour noir, féroce et accusateur auquel Philip Kerr nous a habitué. Et c'est toujours aussi réjouissant !
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critiques presse (1)
LesEchos   10 janvier 2012
On retrouve dans « Hôtel Adlon » tout ce qui fait du cycle romanesque de Philip Kerr l'un des sommets de la littérature policière : un scénario d'une extrême sophistication, un rythme échevelé, un humour grinçant, un style percutant servi par une érudition stupéfiante. Sans oublier une morale soumise à rude épreuve.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
OmbreetPoussiereOmbreetPoussiere   05 juin 2018
...De plus, je ne débordais pas moi-même d’affection pour les Américains. Ils n’étaient pas pires que les Russes ou les Français, mais eux ne s’attendaient pas à ce qu’on les aime et se fichaient de ne pas l’être. Contrairement aux Américains : même après avoir lâché deux bombes atomiques sur les Japs, ils voulaient encore être aimés.
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SylviegeoSylviegeo   24 février 2017
Je ne suis pas un nazi. Je suis un Allemand. Ce n'est pas la même chose. Un Allemand est un homme qui arrive à surmonter ses pires préjugés. Un nazi, quelqu'un qui les change en lois
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mlopmlop   13 février 2013
"Maintenant que j'avais l'intention de quitter Cuba, je me disais que j'aurais peut-être dû prendre moi-même quelques photos. Afin de pouvoir me rappeler tout ce qui me ferait défaut quand j'habiterais Bonn et que j'irais me coucher à neuf heures du soir. Qu'y avait-il d'autre à faire à Bonn à neuf heures du soir ? Si Beethoven avait vécu à la Havane (...), il aurait eu bien de la chance d'écrire ne serait-ce qu'un quatuor à cordes, sans parler de seize. Mais on pouvait passer toute sa vie à Bonn sans même s'apercevoir qu'on était sourd."
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argaliargali   21 avril 2012
Je ne suis pas un nazi. Je suis un Allemand. Ce n’est pas la même chose. Un Allemand est un homme qui arrive à surmonter ses pires préjugés. Un nazi, quelqu’un qui les change en lois.
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SylviegeoSylviegeo   24 février 2017
Près de la réception, un drapeau nazi et un portrait en pied d'Hitler. Derrière la table, un autre homme en uniforme noir, affichant cette expression peu coopérative que l'on rencontrait un peu partout en Allemagne. Le visage des instances et de la bureaucratie totalitaires. Ce visage qui ne cherche pas à plaire. Il n'est pas là pour vous rendre service. Il se moque que vous viviez ou que vous mourriez. Il ne vous considère pas comme un citoyen, mais comme un objet à trier-direction l'escalier ou la sortie. C'est à ça que ressemble un homme quand il cesse de se comporter comme un être humain pour se transformer en une sorte de robot.
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La trilogie berlinoise - Philip Kerr - Coup de ♥♥♥♥♥ du traqueur
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Bernie Gunther, un privé chez les nazis...

"Je ne suis pas un nazi. Je suis un Allemand. Ce n'est pas la même chose. Un Allemand est un homme qui arrive à surmonter ses pires préjugés. Un nazi, quelqu'un qui les change en lois" On m'a viré de la Kripo en 1934, et comme il faut bien vivre, je me suis retrouvé déguisé en privé dans l'établissement le plus select de Berlin :

Hôtel Savoy
Hôtel Berlin
Hôtel Regent
Hôtel Adlon
Hôtel Otto

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