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EAN : 9782253167273
672 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (03/01/2013)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 331 notes)
Résumé :
Berlin, 1934. Bernie Gunther, chassé de la Kripo – gangrenée par les nazis – en raison de ses sympathies pour la république de Weimar, s'est reconverti : il est maintenant responsable de la sécurité de l'Hôtel Adlon.
Or, le patron d'une entreprise de construction y est assassiné après avoir passé la soirée avec un homme d'affaires américain véreux, ami de hauts dignitaires nazis. Quelque temps plus tard, c'est un boxeur juif qu'on repêche dans un canal. Une s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
bibiouest
  17 mai 2020
Sixième opus des pérégrinations du célèbre détective Bernie Gunther, dans les méandres de l'Allemagne des années 30. Bernie Gunther est fidèle à lui-même, obéissant à sa propre morale.
L'auteur nous plonge dans la société de l'avant-guerre gangrenée par l'idéologie nazie, il nous met sous les yeux les absurdités du nazisme naissant, les inepties, la barbarie et la connerie d'un futur régime totalitaire.
Philip Kerr parseme toujours son propos d'humour, de brillantes métaphores ce qui rend le livre attrayant malgré le contexte dramatique.
Un superbe livre noir, cet Hôtel Adlon est une nouvelle réussite.
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OmbreetPoussiere
  06 juin 2018
Quatrième rencontre avec P. Kerr et son hypnotisant détective Bernie Gunther aux mille facettes. Je suis totalement fascinée. Comment ne pas l'être lorsqu'on a son double - un homme, tellement pétri de contractions, d'amour, de haine, de dualités sous les yeux - qui se débat dans une société en pleine effervescence, dans une capitale, dans un pays qui a connu ce qui se faisait de mieux et qui existait en matière de culture et d'ouverture d'esprit et qui va joyeusement vers le chaos.
S'ajoutent à cela des échanges vifs, pleins d'esprit, jamais vulgaires et pourtant sensuels, rappelant les dialogues à la Audiard tant aimés.
Une écriture intelligente, instructive, des intrigues pleines de rebondissements : un des auteurs que je préfère ...définitivement.
Commenter  J’apprécie          647
sandrine57
  18 février 2020
Berlin, 1934. Attaché à la République de Weimar et résolument anti-nazi, Bernie Gunther a quitté la police berlinoise avant d'en être chassé. Désormais, il est le détective attitré du prestigieux Hôtel Adlon, traquant le client indélicat, évitant les bagarres au bar. L'ambiance en ville est délétère, entre peur des SS et euphorie olympique. Car Berlin construit son stade en toute hâte et l'Allemagne d'Hitler pourra compter sur la présence des Etats-Unis aux Jeux maintenant qu'un comité d'experts américains a certifié que le pays n'appliquait aucunement une politique discriminatoire envers les juifs. Partisane du boycott et persuadée qu'un article bien documenté pourrait changer la donne, la journaliste, juive et communiste, Noreen Charalambides, cliente de l'Adlon et amie personnelle de la propriétaire, entraîne Bernie dans une dangereuse enquête où le cadavre d'un boxeur juif repêché dans un canal et le meurtre d'un entrepreneur allemand dans une chambre de l'hôtel pourraient être plus liés qu'on ne le pense. Conscient qu'il risque sa peau mais incapable de résister aux beaux yeux de Noreen, Bernie affronte Max Reles, un homme d'affaires américain, proche des nazis et plutôt belliqueux. Mais son histoire d'amour tourne court et Noreen repart, contrainte, aux Etats-Unis.
Quand il la revoit, vingt ans ont passé, de l'eau a coulé sous les ponts. Elle est une auteure reconnue, en villégiature dans la villa d'Hemingway pour fuir le maccarthysme et lui un nazi installé à La Havane. Encore une fois, elle sollicite son aide. Il s'agit de surveiller et de protéger sa fille Dinah, fiancée à un homme dangereux, à la tête d'un empire hôtelier et propriétaire d'un casino havanais. Et cet homme n'est autre que Max Reles.
En Allemagne ou à Cuba, Bernie Gunther trimballe son humour corrosif, son flegme et son incroyable chance qui lui permet de survivre à tout, au nazisme comme à la dictature de Batista, à l'animosité d'un mafieux de Chicago comme aux interrogatoires de la police politique. Tête brûlée mais l'instinct de survie chevillée au corps, cet homme aux mille vies nargue les puissants mais fond devant le regard de biche d'une femme fatale. Doté de l'art consommé de se fourrer dans les pires embrouilles, il a aussi la faculté de s'en dépêtrer, car il se moque des lois aléatoires et des régimes politiques, sa seule idéologie, c'est de sauver sa peau, et au passage celle de ceux qu'il estime le mériter.
Aussi à l'aise pour dépeindre Berlin sous le nazisme que La Havane des gangsters américains, Philip Kerr réussit encore une fois à mêler fiction et triste réalité dans un polar passionnant, instructif et divertissant. On ne peut résister à Bernie Gunther, son humour, son courage, et son ambiguité. Un sacré personnage !
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caro64
  12 janvier 2013
La trilogie berlinoise continue… voici le sixième volet de la série Bernie Gunther. Que les néophytes se rassurent, on peut prendre le train en marche... Philip Kerr aime à balader son détective. Dans Hôtel Adlon, on retrouve Bernie à Berlin en 1934, puis à La Havane en 1954. C'est du très bon Kerr. Ce pavé de 500 pages se lit pratiquement d'une traite.
Bernie Gunther, ex-inspecteur de la Kripo (Kriminalpolizei) poussé à la démission pour fidélité à la République de Weimar, s'est recyclé détective privé - à la Marlowe, solitaire, cynique, désabusé. Chargé d'assurer la sécurité d'un des plus luxueux hôtel berlinois, l' Hôtel Adlon, il voit son job se corser lorsque les morts commencent à s'accumuler. le dirigeant d'une entreprise de construction est retrouvé mort dans sa chambre. Comme si cela ne suffisait pas, le cadavre d'un jeune boxeur juif est repêché dans un canal de la ville, les poumons remplis d'eau de mer. En parallèle, Gunther fait la connaissance - et un peu plus - avec la délicieuse et magnifique Noreen Charalambides, journaliste juive américaine venue enquêter sur la politique raciale de l'Allemagne à l'heure des prochains JO de Berlin : elle entend prouver une discrimination envers les Juifs en vue d'un boycott américain et il va l'y aider. Vingt ans plus tard, il recroise Noreen à La Havane. La Havane où les mafieux américains font pratiquement la loi et où lui-même tente une réorientation professionnelle dans le cigare. Jusqu'à l'assassinat d'un businessman germano-américain véreux, tandis que gronde la rébellion anti-Batista.
Comme toujours, l'intrigue est travaillée, sculptée. Les rebondissements sont brillants et innovants, l'auteur sait maintenir un suspense permanent. Il y a une galerie de personnages complexes et attachants . La réussite avec laquelle est évoqué le décalage entre le luxe et l'atmosphère faussement tranquille de l'hôtel, et la vie des Allemands ordinaires rendue oppressante par l'ordre nouveau, les premières discriminations contre les juifs, la montée progressive de la tyrannie, révèle le talent de l'écrivain. Et puis il y a l'humour et l'air débonnaire du héros. Mais sous ses dehors de privé fripé et un brin contemplatif, se cache la complexité d'un homme contraint, parfois malgré lui, de participer au mouvement de l'Histoire. le tout est de savoir comment il y participe? Un polar historique passionnant et captivant, jusqu'au dernier rebondissement !
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cmpf
  03 octobre 2016

Je renoue avec Bernhard Gunther après la trilogie berlinoise. Ce n'est pas le titre suivant mais avec une longue première partie (⅔) qui se passe en 1934, il prend place avant les évènements de la trilogie, à savoir en 1936, 1938 et 1947.
Bernie est devenu détective à l'Hôtel Adlon après avoir quitté la Kripo (kriminalpolizei) à cause de sa sympathie envers la République de Weimar. Il espère créer sa propre agence.
Tout tourne autour de la préparation des JO de 1936 dont l'organisation a été attribuée à l'Allemagne de la République de Weimar en 1931. Il y a d'une part un éventuel boycott des jeux par les États Unis à la suite de l'arrivée des nazis au pouvoir en 1933. Un émissaire, Avery Brundage, est effectivement venu enquêter sur le sort qui sera réservé aux juifs lors des jeux et s'est contenté de l'assurance qu'il n'y aurait pas de problème. Une journaliste américaine juive vient se rendre compte par elle-même du climat politique et particulièrement de la place des juifs dans la société afin d'écrire si nécessaire un article pour gagner l'opinion américaine au boycott des jeux.
D'autre part, pose aussi question l'attribution des marchés avec la mort d'un entrepreneur à l'hôtel Adlon et enfin les conditions de travail sur les chantiers de construction des équipements dont les juifs sont normalement exclus mais en réalité embauchés à la journée clandestinement. Bernie s'interroge aussi sur un client de l'hôtel Max Reles.
L'histoire trouve son épilogue en 1954 à La Havane.
Comme d'habitude le plus grand intérêt de ce livre, en tout cas pour moi, est l'aspect réel des événements tant en Allemagne qu'à Cuba. de nombreux personnages sont historiques. Sans cela bien que ces polars ne soient pas déplaisants, il n'est pas certain que je lirais toute la série. le cynisme de Gunther et surtout ses comparaisons m'agacent parfois.

Challenge ABC
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critiques presse (1)
LesEchos   10 janvier 2012
On retrouve dans « Hôtel Adlon » tout ce qui fait du cycle romanesque de Philip Kerr l'un des sommets de la littérature policière : un scénario d'une extrême sophistication, un rythme échevelé, un humour grinçant, un style percutant servi par une érudition stupéfiante. Sans oublier une morale soumise à rude épreuve.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
MahaDeeMahaDee   15 août 2019
Tout ce que je savais sur Bonn, c'est que Beethoven y était né. Il se trouve que j'étais allé à Bonn. Une seule fois. Par erreur. Mais, avant 1949, rares étaient ceux qui en avaient entendu parler, a fortiori qui savaient où elle se situait, et, encore aujourd'hui, on l'appelait ironiquement le "village fédéral". Bonn était petite, Bonn était insignifiante, mais Bonn était par-dessus tout un petit coin tranquille, et je me demandais pourquoi je n'avais pas songé plutôt à y habiter. Pour un homme comme moi, résolu à mener une existence totalement anonyme, cela semblait parfait. On pouvait passer toute sa vie à Bonn sans même s'apercevoir qu'on était sourd.
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OmbreetPoussiereOmbreetPoussiere   05 juin 2018
...De plus, je ne débordais pas moi-même d’affection pour les Américains. Ils n’étaient pas pires que les Russes ou les Français, mais eux ne s’attendaient pas à ce qu’on les aime et se fichaient de ne pas l’être. Contrairement aux Américains : même après avoir lâché deux bombes atomiques sur les Japs, ils voulaient encore être aimés.
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SylviegeoSylviegeo   24 février 2017
Je ne suis pas un nazi. Je suis un Allemand. Ce n'est pas la même chose. Un Allemand est un homme qui arrive à surmonter ses pires préjugés. Un nazi, quelqu'un qui les change en lois
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mlopmlop   13 février 2013
"Maintenant que j'avais l'intention de quitter Cuba, je me disais que j'aurais peut-être dû prendre moi-même quelques photos. Afin de pouvoir me rappeler tout ce qui me ferait défaut quand j'habiterais Bonn et que j'irais me coucher à neuf heures du soir. Qu'y avait-il d'autre à faire à Bonn à neuf heures du soir ? Si Beethoven avait vécu à la Havane (...), il aurait eu bien de la chance d'écrire ne serait-ce qu'un quatuor à cordes, sans parler de seize. Mais on pouvait passer toute sa vie à Bonn sans même s'apercevoir qu'on était sourd."
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cvd64cvd64   07 octobre 2020
En tant que détective -parmi d'autres- de l'Adlon, j'étais censé interdire l'accès de l'hôtel aux voyous et aux assassins. Ce qui pouvait se révéler épineux quand les voyous et les assassins en question étaient des responsables du Parti nazi. Certains d'entre eux, comme Wilhelm Frick, le ministre de l'Intérieur, avaient même purgé en peine de prison. Le ministère se trouvait dans Unter den Linden, juste à côté de l'Adlon; et Frick ; un authentique teuton bavarois avec une verrue au milieu de la figure et une petite amie qui n'était autre que la femme d'un éminent architecte nazi, passait très souvent à l'hôtel. La fille aussi, probablement.
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Videos de Philip Kerr (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip Kerr
Emmanuel Couly reçoit Anne Martinetti pour son livre, "Mortels Cocktails" aux Editions du Masque, au Duke's bar de l'Hôtel Westminster, 13 rue de la Paix, 75002, Paris. « le vrai crime, c?est de ne pas savoir préparer un martini. » Francisco G. Haghenbeck, L?affaire tequila de Philip Kerr à Patricia Cornwell en passant par Ian Rankin, Stephen King, Fred Vargas ou l?éternelle Agatha Christie, les maîtres du genre vous servent leurs meilleurs cocktails et vous invitent à replonger dans leur univers? le temps d?un verre. 50 recettes de cocktails pétillants et dangereusement exquis à savourer comme un bon polar !
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Bernie Gunther, un privé chez les nazis...

"Je ne suis pas un nazi. Je suis un Allemand. Ce n'est pas la même chose. Un Allemand est un homme qui arrive à surmonter ses pires préjugés. Un nazi, quelqu'un qui les change en lois" On m'a viré de la Kripo en 1934, et comme il faut bien vivre, je me suis retrouvé déguisé en privé dans l'établissement le plus select de Berlin :

Hôtel Savoy
Hôtel Berlin
Hôtel Regent
Hôtel Adlon
Hôtel Otto

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