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EAN : 9782298034059
France loisirs (01/08/2010)
4.02/5   52 notes
Résumé :
Comment est-ce possible ? Enfermer un enfant dans un grenier pendant deux ans, le nourrir par un passe-plat dans la porte cadenassée, le laisser dans sa crasse... Et pas à l’autre bout du monde, ni au XIXe siècle. Ici, en France, aujourd’hui. Simplement parce qu’un beau-père ne le supporte pas !
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Mariepassionlire
  11 août 2020
J'ai lu ce livre en une journée. Il m'a bouleversé.. ce petit garçon dont on ne connaît même pas le prénom raconte son histoire comme si il racontait une journée d'école.. j'ai été profondément touchée car combien d'enfants vivent ou ont vécu ce cauchemar ?
C'est un livre qui m'a marqué pour toujours
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Annette55
  11 avril 2015
Comment survivre lorsqu'on est enfermé à double tour par sa propre mére et son beau père dans une soupente ?
Comment comprendre que l'on puisse laisser " croupir "quelqu'un impunément dans un placard -poubelle situé tout en haut d'une maison?
A travers la voix vibrante de souffrances mais aussi d'espoir, voici le récit poignant de deux années d'enfer par la voix du narrateur : un jeune garçon, extrêmement intelligent et réfléchi qui tente de trouver maintes réponses à ses questions.....
Enfant non désiré, détesté par sa mére qui l'a toujours frappé, la souffrance du garçon ( dont nous ne connaîtrons pas le prénom), s'accroît lorsque sa mére fonde une nouvelle famille. Un homme s' installe chez eux, un petit frére , "enfant chéri ", va naître...quand, à l'âge de douze ans, son beau père décide de l'enfermer, même s'il vit dans la crasse et qu'il est mal nourri, au moins, les coups cessent.
Là- haut, il crée son propre monde, apprend plein de mots nouveaux, réfléchit et rêve en regardant les nuages.....il a lu les nouvelles De Maupassant et surnomme son demi- frère "Boule de Suif ".
Il apprend la définition des mots, leurs contraires et leurs synonymes. Il en remplit sa bouche et il les suce comme des bonbons jusqu'à ce qu'ils fondent sous sa langue......il écrit de belles phrases sur son cher cahier bleu.
On peut mettre en parallèle " comme une grâce" , la douleur innommable, l'esprit de combat , la maturité et l'amour de ce petit garçon sensible pour sa mère avec l'irresponsabilité, l'immaturité , la cruauté de celle- ci....elle veut l'effacer, le gommer de sa vie et il n'est plus qu'un chiffon trempé de larmes, la solitude a fait de lui quelqu'un de différent, mais il ne se laisse pas aller, ne se pose jamais en victime , se bat avec détermination pour s'en sortir....
C'est un récit bouleversant, tout en délicatesse, un cri de douleur,un cri d'amour,un vrai cri d'espoir,, un appel déchirant à l'émotion presque insoutenable, un drame familial qui vous prend à la gorge, d'une manière addictive,prenante, une quête de soi trés forte et des questions , beaucoup de questions!
L'écriture est trés belle, fluide,ni perverse , ni larmoyante, sans haine ni pathos,d'une grande sensibilité, empreinte d'une certaine poésie!: " Mais quand est-ce que je serai libre? Personne ne sait que je suis là, même mes copains de foot ne le savent pas....."Quand je suis debout, je peux toucher les nuages avec la main. Si je pointe un doigt et que je le tourne lentement, toujours dans le même sens, le nuage s'y enroule comme une barbe à papa...j'ai goûté tous les nuages: les blancs sont à la vanille, les gris à la réglisse .....je préfére les roses mais ceux - là je ne les trouve qu'au lever du soleil. Ils ont le goût de la fraise, quelquefois de la cerise, mais seulement quand ils se colorent de rouge les jours de grand vent.....les plus rares sont les nuages d'orage, mauves parfumés à la violette, ils sont mes préférés ......"
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Gr3nouille2010
  23 janvier 2012
Je tiens à remercier grandement Karine du Club de Lecture & les éditions Hugo & Cie pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir ce roman poignant & bouleversant ! C'est toujours avec appréhension que je commence ce genre de livre & celui-ci mérite d'être lu tellement il est émouvant.. Pour tous ces enfants prisonniers, pour ne pas les oublier..

On ne connait pas le nom de ce "petit" garçon. On sait juste qu'il vit enfermé depuis deux ans dans un petit placard de 6m², aménagé pour lui. Sa mère l'a toujours rejeté, elle a commencé quand il était dans son ventre & a continué par la suite en le frappant & en le dénigrant. Mais le jour où un homme entre dans leur vie, se met aussi à cogner & que ce petit garçon commence à rendre les coups, il est décidé qu'il passera son temps enfermé, parce qu'il devient trop dangereux. Ce qui arrange ce garçon, au moins il n'y a plus de coups. Les jours passent & il s'habitue à son nouveau chez lui, écoutant tout ce qu'il se passe au-dehors, troquant avec son demi-frère des petits plaisirs contre un travail d'école à sa place. Mais deux ans, c'est très long, on a le temps de cogiter dans ce tout petit endroit & les cris des enfants dehors, le ciel, le beau temps.. tout est tellement attirant..

Ce doit être le troisième témoignage de captivité que je lis & je constate toujours le même schéma : l'enfant accepte d'abord son enfermement, convaincu que c'est entièrement de sa faute, puis il doute, se pose des questions mais ne peut pas s'empêcher de culpabiliser & d'aimer ses bourreaux.. Ce que je n'arrive pas à comprendre. Je ne comprends pas déjà comment on peut en arriver là mais je comprends encore moins comment l'enfant peut encore se rabaisser autant. Enfin, je pense que c'est simplement du bourrage de cerveau, on peut faire croire n'importe quoi à un enfant en lui répétant toujours la même chose, qu'on ne l'aime pas par exemple.. Ici, on a encore à faire à ce genre d'enfant. On suit avec lui toutes ses étapes par lesquelles il est passé : la culpabilité donc le mérite d'avoir cette place dans la maison, les doutes (est-ce normal d'être enfermé si longtemps finalement ?), les joies que procure un tout petit rien, la dépression, la folie & enfin l'espoir ! Car, oui, cet enfant est très courageux. Il ne pense pas directement au suicide, il espère toujours qu'on le libèrera même s'il ne voit pas son avenir proche. Mais on voit bien que ça l'atteint psychologiquement petit à petit..

C'est un roman bouleversant parce qu'il nous touche nous aussi psychologiquement.. On suit sa captivité quasiment au quotidien, mais aussi ses souvenirs, bons ou mauvais de sa vie d'avant & on est pris dans cette spirale. Je ne pouvais pas lâcher le livre avant de savoir comme ça allait finir. Il fallait que je sache absolument s'il allait s'en sortir & comment. La fin est la partie la plus émouvante.. le seul livre jusqu'à aujourd'hui qui a réussi à me faire pleurer au moment de sa délivrance.. de tristesse & de joie parce que toute la tension du début est retombée.. Je ne pensais pas que ça m'attendrais à ce point-là.. Inès de Kertanguy raconte l'enfance de beaucoup (trop) d'enfants dans cette situation & le pire c'est qu'on ne peut rien y faire parce qu'on ne s'en rend pas forcément compte..

Lien : http://laviedeslivres.cowblo..
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zazimuth
  19 février 2021
Quelle histoire horrible !!!
Imaginer ce garçon de 12 ans "oublié" dans le grenier, nourri quand on y pense, sans possibilité d'hygiène et qui défend malgré tout cette mère qui l'a toujours rejeté. Il négocie avec son demi-frère paresseux le moindre petit supplément (papeterie, outils, couverture...) en lui faisant ses devoirs.
Enfant non désiré, frappé depuis son plus jeune âge par sa mère puis le nouveau compagnon de celle-ci. Lorsque ce dernier, auquel il lui est arrivé de tenter de résister, quitte la maison, il scelle la porte du grenier qu'il a sommairement aménagé, ne laissant qu'un passe-plat au niveau du sol.
Comment imaginer que lorsque la mère et son fils cadet partent 2 semaines aux vacances de Noël ils ne soupçonnent pas que cela suffirait à faire mourir de faim, de froid et de solitude n'importe quel être vivant ?!!!!!
Certains passages ont fait écho au thriller "Méthode 15-33" sur la gestion de l'enfermement et l'optimisation des ressources disponibles pour élaborer un plan.
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x-livres-passion-x
  18 juillet 2012
J'ai douze ans a une couverture simple, mais qui intrigue. On s'empresse de lire la quatrième de couverture, et celle-ci m'a intéressée tout de suite, j'avais très envie de découvrir cette histoire. C'est maintenant chose faite.
On rencontre donc un garçon d'une douzaine d'année qui vit dans une minuscule pièce sous la soupente depuis plus d'un an, et ce sans y sortir. Il s'occupe comme il peut, mais surtout s'y sent mieux qu'à l'époque où sa famille le battait.
La première question que je me suis posée au début de ce livre est : pourquoi personne n'a remarqué la disparition de ce petit garçon ? Sur un plan scolaire, cela ne choque personne ? Et très rapidement, des précisions sont venues mettre fin à cette question.
Le personnage de ce garçon de douze ans m'a paru beaucoup plus mature pour son âge, plus réfléchi. Je me suis aussi prise parfois d'affection pour son frère que l'on connaît sous différents surnoms pas toujours très sympathiques. Aucun prénom n'est présent, ce qui provoque pas mal de répétitions, mais je pense que cela permet de montrer que des faits comme ceux-ci peuvent se produire chez monsieur et madame tout le monde, une fois que la porte est fermée.
J'ai par contre trouvé cette lecture un peu longue, il y a de nombreuses descriptions qui m'ont paru inutiles, ainsi que quelques redondances, mais on n'y fait pas très attention, le sujet est très bien mené.
Je ne peux pas dire avoir aimé cette lecture, ça me paraît « inhumain », on ne peut pas aimer un livre sur ce sujet, je me permets tout de même de dire qu'il est intéressant, mais aussi très touchant. L'histoire en elle-même n'est pas réelle, mais aurait pu l'être malheureusement, cela se produit certainement plus souvent qu'on ne le pense. Je ne comprends pas que l'on puisse traiter un enfant de cette manière alors qu'il n'est en aucun cas responsable de sa présence sur Terre.
Lien : http://x-livres-passion-x.sk..
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
patatarte2001patatarte2001   10 juin 2014
Pour m'occuper, je prends mon dictionnaire. Je cherche le mot "heureux" et je m'aperçois qu'il compte trente-cinq synonymes. Maintenant je cherche le mot triste; il se définit par chagrin, sombre, découragé, maussade....La liste est longue, très longue, il compte à lui seul quatre-vingt-huit synonymes. J'en conclus que sur la terre, on parle plus de malheur que de bonheur
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zazimuthzazimuth   19 février 2021
Et soudain je comprends, oui je comprends que ma mère préfère la prison plutôt que de regarder la vérité en face.
Pour la première fois, ce n'est plus de l'amour que je ressens pour ma mère mais de la pitié. Pour la première fois, je me dis que ma mère est malade et soudain, pourquoi ? comment ? je remarque que je ne souffre plus. (p.150)
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zazimuthzazimuth   19 février 2021
Même si j'avoue que j'ai encore peur des gendarmes, même si je pense qu'on doit laver son linge sale en famille, la vraie raison, la vraie de vraie, celle que je ne veux pas dire parce que ce serait avouer que je suis un lâche, c'est que je ne veux pas que ma mère souffre par ma faute (elle a déjà suffisamment souffert comme ça à cause de moi), c'est que je ne veux pas que ma mère soit mise en prison, et c'est parce que j'espère encore et toujours qu'elle m'aimera un jour. Et même si elle ne doit jamais m'aimer, elle est ma mère, elle est ce qui est le plus important au monde pour moi. Qu'est-ce que je deviendrais sans elle ? (p.137-138)
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Annette55Annette55   11 avril 2015
"Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes."
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zazimuthzazimuth   19 février 2021
Cogner ! Cogner ! Depuis plusieurs mois, le salaud n'avait que ce mot à la bouche. Parfois c'était une simple menace mais, le plus souvent, les coups partaient tout seuls. Alors je recevais des gifles, des coups de poing ou des coups de pied. Quelquefois les trois à la fois. Ma mère ne me défendait pas, elle ne me défendait jamais. Quand j'étais plus petit, c'est elle qui me tapait, après ils étaient deux mais à tour de rôle. Les derniers temps, c'était juste le Salaud qui me cognait dessus. Quand il était en colère, il tapait fort, très fort. Quand c'était contre elle qu'il en avait et qu'il n'osait pas lui dire, c'est contre moi qu'il passait sa colère. (p.18)
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