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ISBN : 2290301531
Éditeur : J'ai Lu (21/06/2000)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 264 notes)
Résumé :
Tim est une " mauvaise graine ". Abandonné par sa mère et battu à mort par son père, il devient à 5 ans un enfant de l'Assistance. De familles d'accueil en maisons de correction, de brutalités en humiliations, il apprend la violence et la haine. Pourtant, son immense soif de liberté et d'amour l'entraînera dans les rues de Paris, au hasard des rencontres, à la recherche d'une humanité perdue et d'un accès au bonheur... Poignant témoignage d'une enfance dévastée, cet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
latina
  12 février 2016
Une vie brisée au départ par la haine, lacérée par les coups, noyée dans la solitude et les débordements de toutes sortes, puis sauvée par l'amour : voici la vie de Tim Guénard.
Et il faut dire qu'il en a bavé. La première partie de cette autobiographie n'est rien d'autre qu'une longue litanie d'abominations : il est abandonné et attaché à un poteau par sa mère à 3 ans, battu par son père presqu'à mort, nécessitant ainsi 2 ans d'hospitalisation ; s'ensuit une incarcération dans des orphelinats, des maisons de correction où les éducateurs sont plus malveillants les uns que les autres, où les assistantes sociales sont aveugles...Non, mais je rêve ! Ca existe, des adultes comme cela ? Je suppose que maintenant, « on » renvoie ces éducateurs hargneux, dites-moi ? Ensuite il fait connaissance avec la pègre, le monde de la prostitution.
De temps en temps, il trouve une personne ou deux attentives et il leur est infiniment reconnaissant.
Puis tout à coup, le hasard, qui fait si bien les choses, le place sur le chemin d'handicapés, qui lui ouvrent le coeur et lui révèlent l'amour.
L'adolescent plein de haine va progresser dans sa recherche intérieure à travers la découverte des autres, avec l'aide d'un prêtre, un bon, un vrai, un qui ne cherche pas à se montrer moralisateur. de multiples rencontres le mèneront là où il est maintenant. le petit caïd, le petit coq se change en homme serein et plein de pardon.
Je suis saisie de respect pour cet homme qui a connu toutes les abominations pour changer littéralement de route et oser aimer.
Je termine par cette phrase qui m'empoigne :
« Je me suis tu pour ne pas figer certaines personnes dans le mal qu'elles m'ont causé. Je ne veux pas les empêcher de changer. Elles ont le droit de m'étonner ».
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Hamisoitil
  22 juin 2014
Je savais plus ou moins à quoi m'attendre en lisant le synopsis mais tout de même une peur bleue de m'aventurer dans cette lecture autobiographique et en ressortir anéantie.
Je dois vous avouer que le début du livre m'a vraiment fait mal. Imaginer qu'une mère puisse abandonner son enfant de trois ans sur une route de campagne, attaché à un poteau électrique, ça démarre fort !
Et ça, ce n'est que le début pour ce petit être puisque les gendarmes vont le retrouver au petit matin pour le confier au papa.
Et à partir de là, le vrai calvaire commence pour lui.
En effet, n'acceptant pas le départ de sa femme, ce père passera toute sa rage, son venin, sa haine, sur cet enfant, Tim. En passant, par les insultes, les claques, les droites, les coups pour un rien et j'en passe.
Il sera traité comme un animal et je suis gentille. Non, il n'a pas de chambre, il dort avec le chien dans sa niche. Non, il ne mange pas comme les autres enfants de cette maison, sa belle-famille, car oui, papa a refait sa vie. Non, Tim, mange les restes.
Non, Tim ne se lave pas comme ses frères dans de l'eau propre, il se lave dans la crasse de ses frangins.
La belle-mère prend à malin plaisir à le dénigrer aux yeux de ses enfants, parce que ce n'est pas son fils, c'est un Bâtard. Tout est excuse pour le briser, le jeter comme une vielle merde en bas des escaliers. Des chutes inimaginables qui vont lui laisser de graves séquelles dans le corps entier.
J'appelle ça : un enfant punching ball
Il sera placé en foyer, adopté par des familles mais là encore la vie ne sera pas facile pour lui.
Nous vivons à travers lui, son enfance et son adolescence à chaque chapitre.
Son destin a été placardé, il deviendra un délinquant, un voyou et tout ce qui va avec.
Jusqu'au pardon final, la rédemption. On a du mal à croire qu'il puisse pardonner après tout ça d'années.
Et pourtant oui, il pardonne.
Ce livre est fort, les mots sont cruels. La vie de cet enfant jusqu'à sa vie d'homme est juste une hallucination. On se demande comment est-ce possible d'avoir subit tant d'atrocités de ceux qui auraient dû être là pour lui donner l'amour et la main pour avancer sereinement.
J'ai plusieurs fois fermé ce livre, car franchement en tant que maman, mon coeur était en pleur. Je regardais ma fille, j'avais du mal à imaginer comment des parents pouvaient agir de la sorte. Malheureusement, cela existent vraiment.
Un petit roman puissant qui laisse un sacré message du passage à la haine au pardon. Bouleversant au plus haut point. Les mouchoirs ne doivent pas être très loin. Je vous le certifie.
Tim Guenard partage avec nous sa vie misérable, ses rencontres tout au long de son enfer et surtout cette rencontre qui changera sa vie à jamais.
Un magnifique témoignage.
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litolff
  23 décembre 2012
Terrible et magnifique témoignage que celui de TIm Guénard qui, après avoir été un enfant abandonné et supplicié, saura trouver le chemin du pardon et du bonheur... à lire et à faire lire
Tim Guénard intervient fréquemment dans les écoles ou à la demande d'associations, ses interventions sont percutantes.
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Analire
  16 septembre 2015
Cette histoire est tellement extraordinaire qu'elle paraît invraisemblable. Or, aussi surprenant que celà puisse paraître, il s'agit bel et bien d'un témoignage autobiographique.
Tim Guénard, auteur, narrateur, protagoniste et victime. Victime d'une enfance gâchée, d'un père violent, d'une mère absente, de personnes indifférentes, peu compréhensives. Une vie si jeune, déjà usée et désabusée de la cruauté du monde. Enfant martyr, battu, injurié, trimballé de foyers en maisons de correction, séjournant dans la rue, se liant à des personnes malveillantes... C'est là l'histoire que narre Tim Guénard avec force émotions et multiple détails déroutants. Comment se relever quand on a aucun point d'appui ?
Abandonné par sa mère, rejeté et battu par son père et sa belle-mère, Tim va voyager de foyers en maisons de correction. Il se mure de plus en plus dans la solitude et s'endurcit au fil des ans. N'ayant jamais connu de parfaite liberté, il décide de s'enfuir de la maison qui le retient, pour partir vivre sa vie à Paris. Une vie de sans abris l'attend, ponctuée de rencontres surprenantes, mais souvent malveillantes, qui vont quand même servir de point d'appui centrale pour la morne existence du jeune homme. On apprendra plus tard que Tim, devenu champion de boxe, se tournera également vers la religion, devenant un croyant pratiquant assidû. Il nous démontre pleinement la grande capacité d'adaptation qu'il a sût mettre en avant pour se (re)construire une vie après avoir fait le deuil de celle qu'il espérait vivre.
Dans nos petites vies bien rangées, on ne peut que regarder celle de l'auteur d'un regard horrifié, voilé de larmes. Ce que je retiens particulièrement de cette lecture - outre l'atrocité des faits rapportés -, c'est la maturité et la force d'esprit de Tim Guénard. En effet, plus d'un aurait été découragé, voire dégoûté par la vie. Alors que l'auteur, au contraire, tente toujours de se relever et d'apporter un semblant de bonheur à son quotidien désastreux.
C'est aujourd'hui d'une voix claire et apaisée qu'il raconte ses mésaventures ; comme s'il avait pardonné au destin de lui avoir fait subir tant de supplices. J'admire sa force de caractère, sa persévérance et sa tolérance. Ce sont très certainement ces traits de caractère qui lui ont permis de survivre dans ce monde, où, livré à lui-même, il a tenté, tant bien que mal, d'améliorer sa vie.
Plus fort que la haine apporte un fort message d'espoir. Un espoir en la vie, en l'avenir. Mais aussi un espoir en nous-même, en nos capacités. Un espoir non pas d'oubli, mais de pardon. Un témoignage bouleversant, unique en son genre, où l'auteur replonge durant quelques heures dans l'enfer le plus terrible qu'un homme puisse vivre.
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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madele
  06 avril 2008
J'ai été émue par cette histoire. Tim fait partie des enfants qui ont souffert mais qui grâce aux rencontres faites sur son chemin, il a pu s'en sortir. Difficlie travail que de réussir à aimer son bourreau. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, il faut faire ce travail ( très difficile je l' accorde ) pour guérir de ses blessures intérieures; et Tim nous le prouve encore une fois. Merci Tim, ce livre je vais l'utiliser pour expliquer aux jeunes et adultes en souffrance de leur enfance, que le bonheur existe si on sait comment l' attraper. Cela s'appelle la résilience.
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Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
patachinhapatachinha   27 mars 2013
Je leur raconte ma parabole préférée, celle que m'a enseignée la vie : la prière du fumier.

Pour faire pousser de belles fleurs dans un jardin, il faut du fumier. C'est notre passé. Dieu s'en sert pour nous faire grandir.

Quand le crottin sort du cul du cheval, il est trop chaud, trop acide, trop lourd. Il pue, il dégoûte. Si tu le répands aussitôt sur les fleurs et sur les semences, il les brûle et les écrase.

Le fumier, il faut le laisser reposer, sécher, se décomposer lentement. Avec le temps, il devient malléable, inodore, léger, fécond.

Alors il donne les plus belles fleurs et les plus belles pousses.

Dieu se sert de notre passé comme du fumier pour nos vies. Pour nous faire grandir.

Mais si tu gardes la tête dans ton passé tout chaud, il t'étouffe. Il faut le laisser reposer.

En nous se décompose insensiblement ce qui est mal sous l'action du temps et de la grâce. Il nous faut aimer ce dont nous avions honte et qui nous paraissait ignoble. Ce fumier deviendra source de fécondité.

Notre passé, notre souffrance, nos galères, nos cris, c'est le chant en langue des pauvres.

On ne peut être aujourd'hui sans avoir été hier.

Qui que tu sois, quelles que soient tes blessures et ton passé douloureux, n'oublie jamais, dans ta mémoire meurtrie, que t'attend une éternité d'amour.
+ Lire la suite
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litolfflitolff   12 mai 2010
«Ma vie est aussi cabossée que mon visage. Mon nez, à lui seul, compte vingt-sept fractures. Vingt-trois proviennent de la boxe ; quatre de mon père. Les coups les plus violents, je les ai reçus de celui qui aurait dû me prendre par la main et me dire "je t'aime"».
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LalynxLalynx   29 août 2011
Notre passé, notre souffrance, nos galères, nos cris, c'est le chant en langue des pauvres.
On ne peut être aujourd'hui sans avoir été hier.

Qui que tu sois, quelles que soient tes blessures et ton passé douloureux, n'oublie jamais dans ta mémoire meurtrie, que t'attend une éternité d'amour.
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AnalireAnalire   11 septembre 2015
- Alors, le chialeur, vas-y, pleure devant tout le monde !
Tous se moquent et renchérissent :
- Eh, le chialeur, le chialeur...
Je suis trop pauvre pour avoir le droit de pleurer. Pouvoir exprimer ma douleur est un luxe qui m'est refusé. Mes larmes n'ont pas le droit d'être, ni de se laisser voir. Alors, je mens avec ma souffrance, je bluffe. Je ferme les écoutilles de mon coeur, les vannes de mes larmes. Je me bats pour ne plus pleurer. Ça pique le haut du nez, ça prend à la gorge et ça serre dans la poitrine. Mais ça marche.
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HamisoitilHamisoitil   22 juin 2014
Le pardon n'est pas une baguette magique.
Il y a le pardon du vouloir et celui du pouvoir : on veut pardonner mais on ne peut pas. Quand on peut, lorsque enfin la tête et le coeur finissent par être d'accord, il reste le souvenir, ces choses douloureuses qui remontent à la surface, qui troublent et raniment la haine. C'est le pardon de la mémoire. Ce n'est pas le plus facile. Il exige beaucoup de temps.
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