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ISBN : 2867469465
Éditeur : Liana Lévi (24/08/2017)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 65 notes)
Résumé :
L'histoire se déroule entre 1310 et 1314. Si le royaume de France est encore le plus puissant de la chrétienté, les équilibres féodaux ont basculé. Le clergé tente donc de mettre au pas tous ceux qui échappent à son autorité le statut des béguines va être condamné. Pour des centaines de femmes seules, pieuses mais laïques, cette institution offrait une alternative au mariage et au cloître. Ne subsisteront que quelques rares survivances dans les Flandres.
Anne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  07 décembre 2017
Un roman historique, de temps en temps, est pour moi un petit plaisir!
Une sorte de récréation parmi tant de romans contemporains.
Je suis toujours enchantée de suivre les reconstitutions littéraires qui mettent en scène le passé de Paris et sa géographie disparue. D'autant qu'ici je découvre l'existence de ce béguinage dans le Marais, institution voulue et créée par Saint Louis pour les femmes seules et honnêtes chrétiennes, aisées ou nécessiteuses, désirant vivre tranquillement en communauté laïque.
Si on accorde au livre une trame romanesque plutôt convenue, aux accents d'hérésie et de sorcellerie (bien en phase avec les mentalités du Moyen-Age), la lecture en reste agréable, le fond fort documenté et la révision de notre Histoire de France aisée (le procès des Templiers, l'Inquisition, le temps des croisades, la gouvernance royale de Philippe le Bel*). le tableau du petit peuple de Paris est vivant, la plume souple et érudite de l'auteur s'y accordant sans anachronisme.
L'essentiel du roman se concentre sur l'image de la femme dans ces temps si religieux, son rôle dans le mariage et la famille, sa capacité à devenir indépendante par le travail. Ce statut de béguine (ni nonne, ni séculière) est insolite, porteur de moqueries et de suspicion, dans une légère odeur de soufre. Il est aussi difficilement admissible de reconnaître des femmes capables d'intelligence et de prédications chrétiennes, sans la tutelle des hommes ou de l'Eglise.
Une époque finement reconstituée, où les Individus vivent entre croyances spirituelles et superstitions populaires, dans un quotidien dominé par la crainte de Dieu.

*figure emblématique des Rois Maudits de Maurice Druon
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Bazart
  24 novembre 2017
Paris, an de grâce 1310. Maheut, mariée de force et violentée la nuit de ses noces a fui. Dans la grande cité, la toute jeune fille à la chevelure flamboyante est une proie, la proie des hommes frustres qui aiment la chair fraiche, comme celle des dévots et autres religieux qui considèrent que la rousseur est fille du diable. Heureusement dans le quartier populaire du Marais, derrière de hauts murs, des femmes vivent libres des hommes.
Les béguines qui accueillent Maheut peuvent travailler, étudier et circuler librement sans avoir à choisir entre le cloitre ou un mari. le jour où Marguerite Porete est brulée vive en place de Grève, les béguines savent que leur statut risque d'être remis en question.

Marguerite, femme de lettres éclairée est l'auteur d'un livre qui indispose l'église toute puissante. « le miroir des âmes » révèle une pensée humaniste annonçant que l'homme pourrait vivre sa foi en dehors de tout dogme, rien de tel pour énerver le grand inquisiteur. le destin de Maheut et du livre interdit seront inextricablement lié et le temps des béguines inexorablement compté.
C'est avec un vrai talent romanesque, qu'Aline Kiner passionnée d'histoire nous entraine dans le Paris du Moyen-âge. Dans les rues boueuses et pestilentielles, au milieu de la grande cité, des femmes se battent.
Regardons notre monde contemporain avec les lunettes de l'histoire. Inquisition, intolérance, guerre de religions, violences faites aux femmes, bien sur le monde d'aujourd'hui, dans les grandes démocraties est beaucoup moins violent qu'au XIVe siècle, mais bon sang n'oublions pas que cet équilibre fragile a été long à mettre en place.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Josephine2
  25 novembre 2017
Je viens de terminer ce roman et je ne sais vraiment pas quoi penser. Ai-je aimé ? Oui, non…
J'ai eu l'impression d'assister à un cours plutôt que d'être dans un roman. Il y a trop de survol. J'aurai aimé que l'auteur aille plus en profondeur dans chacun de ses personnages.
Je ne regrette pas ma lecture, bien au contraire, car on a un aperçu, voilà c'est le mot qui convient, un aperçu de ce qu'était le béguinage. J'aurai aimé plus de détails. Il a manqué un petit quelque chose pour que j'apprécie en totalité ce roman. du liant. Au moment où j'étais happée par l'histoire, putch…. le ballon se dégonflait, bien qu'il y ait beaucoup de subtilité dans l'écriture.
Une lecture ambiguë, mais que je recommande. En effet, il y a peu de roman sur le béguinage alors que c'est un thème qui me passionne. D'autant plus, que l'auteur a une belle plume.
Je vous l'avais pourtant dit : Ai-je aimé ? Oui, non…
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motspourmots
  10 décembre 2017
Il est rare qu'il s'écoule autant de temps entre le moment où je lis un livre et celui où je partage mon ressenti. La nuit des béguines est l'un des premiers titres qui m'ont intéressée dans les programmes de la rentrée, l'un des premiers que j'ai achetés. J'adore le Moyen-Âge depuis toujours mais les romans qui s'en inspirent se sont fait rares ces dernières années d'où ma hâte de retrouver des thèmes qui m'ont laissé d'heureux souvenirs de lecture. Pourtant, plusieurs mois se sont écoulés avant que je ne me décide à en parler. Une lenteur à l'image de l'atmosphère qui se dégage de ce roman où l'on prend le temps d'installer l'intrigue, de contempler le décor, de réfléchir à la condition des personnages qui le peuplent. Où la vie spirituelle trouve sa place malgré la violence du monde extérieur. Et un constat : cette lecture est toujours bien présente en moi, malgré toutes celles qui lui ont succédé.
Aline Kiner recrée pour nous la vie du grand béguinage royal qui, au 14ème siècle rassemblait dans son enceinte des centaines de femmes désireuses de vivre hors de l'autorité des hommes. Au coeur du Marais, ces femmes étaient sous la protection du roi et formaient une communauté des plus modernes, travaillant, étudiant, soignant, mais dont le statut ni vraiment religieux ni tout à fait laïc était sujet à controverse. Des femmes affirmant leur autonomie... imaginez la tête de l'Eglise mais également des familles encore régies par la figure patriarcale ! C'est d'ailleurs sa famille et un mariage imposé que fuit la jeune Maheut, recueillie par Ysabel, l'une des doyennes du béguinage faisant également office de médecin grâce à sa connaissance des secrets des plantes. Au dehors, on brûle Marguerite Porete, l'une des leurs, accusée de sorcellerie par des évêques ulcérés qu'une femme ait osé les défier par ses écrits. le béguinage est de plus en plus menacé et Ysabel va devoir faire preuve de diplomatie et d'intelligence pour tenter de protéger au mieux la communauté.
Le premier plaisir apporté par ce livre c'est la plongée dans une époque que l'auteure parvient à recréer de superbe manière grâce à une documentation précise dont la densité s'efface derrière la passion. Peut-être le fait d'avoir des images en tête facilite-t-il l'immersion ? J'ai parfaitement identifié le quartier qui abritait le béguinage et j'avais aussi à l'esprit d'autres béguinages visités à Bruges ou à Amsterdam qui, même s'ils étaient architecturalement différents fonctionnaient sur le même principe. du coup j'ai eu l'impression de voir soudain s'animer des lieux qui étaient restés pour moi à l'état de concept. Deuxième grand plaisir : une atmosphère à la croisée des chemins entre deux oeuvres lues avec un immense plaisir quelques décennies auparavant, La chambre des dames de Jeanne Bourin et Les Rois maudits de Maurice Druon. Enfin, dernier plaisir, la découverte passionnante de ces communautés de femmes éprises de liberté, féministes avant l'heure et bien décidées à s'émanciper au mieux des tutelles imposées. C'est un des éléments qui me font aimer le Moyen-Âge, période foisonnante où se mêlent sophistication et rusticité, délicatesse et brutalité. On ajoutera à tout cela une intrigue bien ficelée qui permet d'explorer les multiples facettes des contraintes qui pesaient alors notamment sur les femmes et l'on comprend que l'on se trouve face à un roman vraiment très intéressant.
Un livre délicat, des héroïnes marquantes et la découverte d'un monde oublié. de quoi occuper quelques belles heures de lecture.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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MelleFifi
  18 juillet 2017
A Paris, janvier 1310, Ysabel est veuve et a choisit de se retirer dans un béguinage parisien. Sa connaissance des plantes lui permet d'officier à l'hôpital du béguinage. Elle accueille, Maheut, une jeune fille aux abois. Elle tente de nouer un lien avec celle-ci. La jeune fille a pour particularité d'être rousse, ce qui, à l'époque, n'est pas de bon augure et un peu trop voyant et reconnaisssable. Peu à peu la confiance s'installe et la jeune fille reprend pied. Cependant, un lourd secret la contraint à rester cachée au béguinage. Elle s'est enfuit de chez elle et ne souhaite pas être retrouvée...
Le béguinage est une communauté de femmes qui vivent ensemble mais dont les membres ne forment pas de voeux. Elles travaillent et sont autonomes. Ce qui leur posera des problèmes au moment de l'inquisition. C'est ainsi que l'on assistera au procès de Marguerite Porète qui a ecrit "Le miroir des âmes simples", écrit totalement incompris des religieux de l'époque. le livre sera détruit à l'exception de quelques rares exemplaires. Elle est donc soupçonnée d'hérésie et brûlée vive.
C'est à cette occasion de le Franciscain Humbert croise le chemin de Maheut et de Ade... entre poursuite et fascination le destin est parfois surprenant.
Roman construit en trois parties, nous suivrons l'histoire de ces femmes pendant 5 années. Ce qui nous permet de découvrir Paris au 14e siècle et la liberté de ces femmes qui vivent ensemble en une communauté plutôt soudée, fondée sur l'entraide et la protection.
L'auteur nous plonge dans cet univers rude mais parfois aussi emprunt d'une douce sensualité...
Un très beau roman historique et une belle histoire. Une belle découverte de ce monde méconnu. Une belle écriture qui embarque le lecteur dès les premières lignes.
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critiques presse (2)
LaCroix   29 septembre 2017
Si cet ouvrage a la forme d’un roman historique classique, tant par sa narration que par la manière dont l’auteure mène l’intrigue en alliant le suspense, les émotions et les retournements, le lecteur ne manquera pas de distinguer en sous-texte une seconde trame.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Actualitte   05 septembre 2017
Passionnant, divertissant, très documenté, d’un intérêt historique, culturel et social incontestable, le roman d’Aline Kiner offre au lecteur une plongée saisissante et assez inédite dans le Moyen-Age.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
vipvip   01 décembre 2017
Un roman qui m'a déçue. quand je lis un roman, même historique je lis avant tout un roman. Ici, le côté très documentaire prend le pas sur le fictionnel. Du coup, le récit est souvent confus, alourdi par toutes les informations que l'auteur veut placer. Dommage
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BazartBazart   24 novembre 2017
Elles ont cheminé ainsi, serrées l’une contre l’autre, dans les rues encombrées par les étals, les chariots à bras et les traineaux. Toutes deux portent ces longs manteaux de camelote grise que revêtent souvent les béguines à l’extérieur. Il n’est jamais bon d’être une femme seule dans les rues de Paris. Leur habit les protège autant que la modestie de leur attitude. Mais comment éviter, dans une telle foule, qu’une main vous frôle, qu’un corps se frotte contre le vôtre ?
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OrzechOrzech   08 octobre 2017
...quelle que soit la petitesse de chacune de nos vies, elles relèvent toutes d'un vaste ensemble, les mouvements et les troubles de l'âme dépendent de ceux du monde, la violence ne s'arrête pas à ceux qu'elle vise, elle rebondit comme un caillou sur l'eau dure et frappe, frappe encore, les peurs collectives s'amplifient des bassesses individuelles, les grandes ambitions se conjuguent aux plus médiocres.
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laurannslauranns   30 août 2017
«La rose blanche pour purifier les passions, l'armoise pour chasser les mauvaises pensées, la sauge qui guérit tout, panacée des panacées.»
L'oraison silencieuse dont elle accompagne chacun de ses soins. Pas vraiment une prière, mais Dieu sait ce qu'il en est. Sa grand-mère Leonor faisait de même pour renforcer le pouvoir des plantes.
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MelleFifiMelleFifi   02 juillet 2017
Les valets de chambre du roi découpèrent alors le cadavre de leur maître membre par membre et le firent cuire si longtemps dans un mélange de vin et d'eau que les os tombèrent blancs et nets de chair sans qu'ils eussent besoin, pour les nettoyer, d'employer la force.
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Videos de Aline Kiner (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aline Kiner
La nuit des béguines, d'Aline Kiner
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