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EAN : 9782226319302
448 pages
Éditeur : Albin Michel (30/09/2015)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 575 notes)
Résumé :
Il a suffi de quelques jours au charismatique Révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l'homme et l'enfant ont une passion commune : l'électricité.

Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l'alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu'à ce qu'il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d'un sens... Et qu'il y a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (168) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  07 octobre 2015
Stephen KING, c'est un peu comme un vieux pote.
On s'est longtemps fréquenté assidûment puis chacun a poursuivi sa route, lui avec un peu plus de succès, faut bien le reconnaître.
Dernièrement, deux rendez-vous marquants coup sur coup. Bang, bang. 22/11/63 puis Joyland. De ces retrouvailles qui vous font dire les oeils dans les oeils : désormais c'est à la vie à la mort. Avec une petite préférence pour finir second sur ce coup-là. Sitôt Docteur Sleep paru, sitôt lu. Pas transcendant transcendant mais tout comme Lara Fabian J'Y CROIIIIS ENCOOOOOOREEEEE !!
Puis survient Revival.
Un titre saturé des promesses les plus excitantes.
Un retour aux sources annoncé synonyme de panard monstrueux.
Ben non...
Jamie Morton a 6 ans lorsqu'il croise pour la première fois la route du révérend Charles Jacobs.
Ça a tout de suite matché entre eux deux.
Un révérend jeune, à la cool et semblant entretenir un certain mystère, ça a de quoi titiller la caboche d'un gamin rêveur.
Ajoutez à cela une passion commune pour l'électricité et c'est un 11 lettres, sous les yeux ébaubis de Bertrand, avec A-T-T-A-C-H-E-M-E-N-T.
Une affection réciproque qui évoluera avec le temps, au gré des retrouvailles et des circonstances, prouvant ainsi que rien n'est jamais gravé dans le marbre.
Jamie a vécu. Bien et mal mais il a toujours été acteur de sa destinée.
Revival, c'est sa vie en cinémascope version montagne russe.
A grands coups d'ellipses, KING trace sa route sans sourciller avec cette plume toujours aussi caressante.
Là où le bât blesse, c'est le manque de liant entre tous ces chapitres.
Nul ennui à l'horizon, et c'est là tout le paradoxe, mais un cruel manque d'enthousiasme de ma part et beaucoup de questionnements quant à la finalité d'une telle œuvre. Et trop de questions, perso, ça fait mal à ma tête.
KING relate toujours aussi fantastiquement l'enfance et ses rêves perdus.
La nostalgie d'une époque et d'une famille alors soudée.
L'auteur adore la musique et nous fait partager sa passion communicative du rock par le prisme de Jamie, star déchue, qui tel le phénix va renaître.
Il entretient savamment l'énigme Jacobs, tantôt messie, tantôt prêcheur pourri jusqu'à l'os. La religion morfle, la crédulité des gens ne connait pas de limites.
Et ce final survendu en 4e de couv' comme l'un des tous meilleurs de l'auteur, info ou intox ?
Bon et dans la droite ligne de cette œuvre mais encore une fois pas suffisamment percutant pour faire oublier une déception depuis bien longtemps enracinée.
Revival est un bouquin branché sur courant alternatif, un comble vu le sujet traité.
Un récit en demi-teinte qui n'entame cependant en rien mon affection pour cet auteur car on abandonne jamais un vieux pote...
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Commenter  J’apprécie          8515
gruz
  30 septembre 2015
Mes frères et soeurs de toutes confessions, voici à nouveau venu le temps de se rassembler autour de ce dieu païen de la littérature qu'est Stephen King.
L'auteur annonce la couleur dès l'incipit, en dédiant son roman à Lovecraft, Shelley, Stocker et une dizaine d'autres. Vénération pour ces précurseurs, Revival comme une renaissance et une manière « à l'ancienne » de raconter des histoires (avec une touche moderne pour pimenter le tout).
Le fil conducteur de ce récit est le pouvoir de l'électricité, plus puissant que tout (même que Dieu ?). La dernière page tournée, je peux affirmer que ce roman m'a électrisé du premier au dernier mot, à coups de décharges de bonheurs et d'horreurs.
Certains esprits chagrins argueront peut-être que le King n'a pas pris énormément de risques avec ce bouquin. Pourtant, j'ose affirmer, que loin d'être statique, il n'y a vraiment que lui qui pouvait écrire une histoire de cette manière, jusqu'à son final incroyable, inattendu, dérangeant. Dérangeant comme l'ensemble de ce récit qui peut se lire à plusieurs niveaux.
Stephen King est un conteur Geiger hors pair, qui développe une intrigue de 100 000 volts. Une intrigue immersive, qui prend le temps de se mettre en place et qui s'apparente longtemps à un vrai roman noir, étalée sur plusieurs décennies.
On y retrouve certaines thématiques chères à l'auteur. Nostalgie des 60's, musique, puissant plaidoyer pour la tolérance et violentes attaques contre la bêtise (et chouettes clins d'oeil à certains de ses autres romans, dont Joyland qui se rapproche un peu de celui-ci par son ambiance).
Une histoire où l'on s'attache vite et fort aux personnages, « the Kings touch », et une tension qui monte lentement, irrémédiablement. A travers cette histoire qui parle de religion, du milieu des forains (tiens, tiens) et de rock'n'roll, d'addiction et de science, de perte et de folie. Un récit réaliste qui transporte insidieusement le lecteur vers l'horreur et des contrées fantastiques insoupçonnées. Les auteurs cités au début ne sont clairement pas loin.
Toutes ces idées permettent une fois de plus au King de nous toucher en plein coeur et de nous faire réfléchir sur notre monde. Comment ne pas méditer face à sa peinture acerbe du milieu religieux américain, des années 60 à nos jours, et de ses prédicateurs ? Comment ne pas extrapoler par rapport à la montée actuelle des intégrismes ? Mention spéciale au « Sombre sermon » qu'il fait tenir à l'un des personnages principaux durant une dizaine de pages ; un écrit qui est l'un des plus forts, violents, magnifiques, jouissifs passages de toute sa longue bibliographie. Rien que pour ça, ce livre est indispensable !
L'écrivain, lui, n'est pas un bonimenteur. Son histoire est sombre, noire, éprouvante mais également gorgée d'une émotion comme seul sait l'imprimer le King du 21ème siècle. Un tourbillon d'émotions, même !
C'est simple, parfois j'ai eu l'impression que certains passages étaient écrits juste pour moi, comme si l'auteur me parlait directement et me connaissait par coeur. Avec des mots qui allumaient une petite loupiote dans ma tête et m'éclairaient de l'intérieur. Électrisant, je vous l'ai dit… Clairement, le courant passe entre nous actuellement et ce n'est pas de l'alternatif.
Oui le King est un dieu païen de la littérature, capable de nous décrire le pouvoir divin de la musique et de braquer un éclairage puissant sur la manipulation des hommes et des masses. Quand il est aussi inspiré par ses sujets, Stephen King est comme un poisson (électrique) dans l'eau.
Laissez-vous aller, sans résistance, et plongez (profond) dans cette histoire si humaine (et donc horrible), si crédible et fantastique (fantasque), si touchante et choquante, et si piquante d'intelligence.
Une histoire de destin (ou non), d'une puissance parfois insoutenable. Quand l'ancien King rencontre le nouveau, ça donne un roman juste extraordinaire. Gloire au Maître.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Foxfire
  20 novembre 2015
Entre Stephen King et moi, c'est déjà une longue histoire. Ça fait un bon petit paquet d'années, depuis l'adolescence (ça nous rajeunit pas) que je lis régulièrement ses bouquins. Il y a eu des périodes où je les enchaînais de façon boulimique et d'autres périodes où je n'en lisais plus du tout. Ces séparations n'ont jamais duré très longtemps. Il suffisait d'un moment où j'avais du mal à choisir ma prochaine lecture pour jeter mon dévolu sur un de ses romans. Avoir des auteurs de prédilection vers qui on revient régulièrement a un petit quelque chose de confortable, de rassurant. C'est donc tout naturellement, sans me poser de questions, que j'ai acheté ce "revival" dès que je l'ai vu dans le rayonnage de ma petite librairie le jour-même de sa sortie. Et c'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé, finalement pas très longtemps après "Mr Mercedes", mon vieux pote Stephen.
Au début de "Revival", on est en terrain connu. de façon classique, King dépeint une communauté et ce portrait d'une petite ville américaine est très vivant et sonne juste. La suite du récit va se centrer sur deux personnages. L'intrigue avance doucement, à un rythme relativement lent, sans déluge d'action. Pour autant, le récit ne provoque jamais d'ennui. Au contraire, suivre la vie de Jaimie, au gré de ses différentes rencontres avec Jacobs, se révèle passionnant. C'est encore une fois la preuve du génie de King, tenir le lecteur en haleine sans grands effets, simplement par la grâce de deux personnages magnifiques et par son talent à créer une attente à partir d'un petit détail, à partir d'un rien. Il suffit d'une petite phrase qui, telle le refrain d'une chanson, revient régulièrement pour faire naître une étrange sensation d'angoisse. "Il s'est passé quelque chose".
King, l'air de rien, emmène doucement le lecteur jusqu'à un dénouement glaçant, dérangeant, qui le laissera sonné. Ce final, qui convoque les maîtres à écrire de King tout en étant original et personnel, vaut à lui seul la lecture de "Revival". Il ne fait aucun doute que l'image d'une petite porte couverte de lierre s'invitera de temps en temps dans mes pensées. Et rien qu'à cette idée, un petit frisson parcourt mon échine.
Tant que King sera capable d'écrire de tels romans, roller-coaster émotionnels et animés de beaux personnages, notre histoire n'est pas prête de prendre fin.
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SMadJ
  03 janvier 2016
"Revival" de Stephen King - La chronique qui s'est pris un coup de jus !
Un roman foudroyant ! Peut-être un des plus flippants de l'auteur. On l'ouvre avec l’envie pressante de le déflorer et on le referme électrisé, se disant qu'on n'est pas prêt de trouver le sommeil de sitôt.
Le titre "Revival" est très riche, il peut évoquer à la fois la renaissance, la résurrection du corps ou de l'âme, la réparation, ou bien un renouveau, un retour à un courant musical ou un regain d'intérêt pour une époque passée.
"Dans un contexte chrétien, le terme revival désigne généralement une période spécifique de reviviscence spirituelle dans la vie de l'Église." Les Revival religieux sont monnaie courante aux États-Unis.
Et la grande maestria du King c'est que toutes ces possibilités évoquées par le titre vont se retrouver dans son roman.
D'ailleurs, Stephen King paie son tribut (revival ?) aux auteurs qui l'ont inspiré : Lovecraft, Stoker, Bloch, Arthur Machen et surtout Mary Shelley, la maman du roman fondateur qu'est "Frankenstein" (ça vous dit quelque la chose la renaissance de sa créature ?).
De cet hommage, il crée une œuvre à la fois sociale et spirituelle. Ce roman est un questionnement sur la religion. Sa légitimité, son utilité et sa finalité. Il en dresse, à travers l'un de ses protagonistes, le pasteur Charles Jacobs, un portrait accablant et terrifiant.
Stephen King donne de sérieux coups de pieds dans le ventre de la religion. À ses bateleurs comme à ses gogos qui la suivent aveuglément, à la manière d'un spectacle de fête foraine auquel le King fait de grands parallèles en citant à plusieurs reprises, pour le plus grand bonheur de ses fans, un de ses livres précédents, "Joyland".
Il n'y a pas qu'à "Joyland" à qui l'auteur fait un clin d'œil. Il s'auto-cite même. Le temps d'une phrase piquée à son "Docteur Sleep" : "La vie est une roue et elle revient toujours à son point de départ". Terrifiant, je vous dis.
Comme toujours, en plus d’un talent incontestable de conteur de génie, c'est le travail apporté sur ses personnages qui est le tour de force de chacun des livres du Maitre. Celui-ci ne déroge pas à la règle. Les deux principaux protagonistes que ce soit le "bon" pasteur Jacobs ou l'enfant Jamie Morton ainsi que leur destin commun, liés sur près de cinquante années, sont fouillé, nourris, incarnés. C'est de la matière littéraire lumineuse qui s'anime et prend vie avec le style et la plume délicate de l'auteur.
C'est aussi une certaine histoire du Rock que le King nous raconte, celle de la sueur, des larmes, de la rébellion et de la drogue. Celle qui des années 60 à nos jours grave l'âme de ceux qui ont un cœur de rocker.
Un grand King alors ? Pas si vite !
Le livre met du temps à démarrer, le fantastique n'arrivant que très lentement, par petites touches parcimonieuses. Donc, il est possible que le début te rebute, oh toi ami lecteur, mais ne te laisse donc pas décourager, ce serait passer à côté d'un bouquin magistralement écrit. Je ne ferai justement pas le bateleur de foire en te disant que c'est son meilleur, ce n'est pas le cas. Mais si tu te laisses embarquer, la fin du voyage te promet de fortes sensations, du genre de celles qui posent leur empreinte indélébile sur ton âme.
Le King a une plume d'or semblable au joueur de flûte de Hamelin ; ses lecteurs, hypnotisés par le son de ses mots et les rythmes lancinants de ses phrases, le suivront aveuglement jusqu'aux tréfonds de la rivière. 3,5/5

Lien : http://cestcontagieux.com/20..
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lyoko
  27 octobre 2015
J'ai voulu résister, tellement fort pourtant. Je suis passée plusieurs fois devant l'étal avec Revival dessus. J'ai eu envie, mais j'ai résisté, plusieurs fois pour enfin craquer et mettre mon vieux pote Stephen dans mon panier.
Certes, ce livre est un bel hommage a de nombreux auteurs (lus pour la plupart), mais il manque un petit quelque chose... Stephen King s'est sans doute trop évertué a rester dans cet hommage. On sent les références et du coup on se doute ou l'auteur veut aller.
Le début (enfin plutôt les trois-quart) du livre sont un peu en demi teinte et puis enfin l'éclair frappe et nous donne une fin haute en couleur, éclairée par la vraie plume de Stephen King.
J'ai trouvé le côté psychologique un peu fadasse par rapport à d'autres de ses oeuvres. Après ce roman c'est aussi une belle critique de la religion , ou tout du moins de ce que certains humains en font, de la crédulité aveugle de certains bobos, des expérimentations scientifiques (ou certains savants fous ne se donnent aucune limite)...
J'ai l'impression d'être très négative dans cette critique, mais j''avoue être aussi très sévère avec Stephen, ce livre m'a plu malgré tous les défauts que j'ai pu lui trouver. L'écriture de Stephen King est toujours un régal pour moi.
Je tenais aussi à préciser que le service marketing de la maison d'édition a fait un extraordinaire boulot : La couverture est une tuerie, elle attire l'oeil par ses couleurs et son côté irisé.
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critiques presse (5)
Sceneario   06 mars 2017
Le style de Stephen King fonctionne admirablement. C'est classique et assez prévisible, mais cela reste captivant d'un bout à l'autre.
Lire la critique sur le site : Sceneario
LeJournaldeQuebec   01 novembre 2015
Il n’y a que Stephen King pour imaginer des histoires aussi machiavéliques.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Telerama   07 octobre 2015
Le rock et les vieilles bagnoles, mais aussi les ­ravages de l'addiction, de la crédulité et du fana­tisme : King brasse toujours les mêmes obsessions. Mais il le fait avec une telle puissance d'évocation, une telle chaleur qu'on ne peut plus s'en passer.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   12 novembre 2014
Une trame inspirée par Frankenstein de Mary Shelley et Le Grand Dieu Pan, nouvelle d'Arthur Machen, comme l'a confié Stephen King au magazine américain Rolling Stone. Un roman où se retrouvent les thèmes du fanatisme religieux, de l'addiction et de la musique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   14 février 2014
Le maître du roman d'horreur, Stephen King, annonce la parution le 11 novembre prochain d'un nouveau roman, Revival, évoquant Dieu, le Diable et des démons.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (126) Voir plus Ajouter une citation
MarymaryMarymary   05 octobre 2015
" Merde, les garçons, c'est pas ça, le blues.
- Qu'est-ce que tu veux dire, Grampa ? demanda Ronnie.
- Le blues, c'est une musique qui a la rage. Ce p'tit gars, on aurait dit qu'y venait de pisser au lit et qu'il avait peur que sa môman s'en aperçoive. "
Ça fit rire les garçons, en partie d'amusement, en partie de surprise de découvrir qu'Hector avait de l'étoffe comme critique musical.
" Attendez voir ", leur dit-il.
Et il monta lentement l'escalier, se hissant de marche en marche en tirant sur la rampe de sa main noueuse. Hector resta absent si longtemps que les garçons avaient presque oublié qu'il devait redescendre quand il reparut, tenant une vieille Silvertone déglinguée par le cou. La caisse était rayée et rafistolée avec un bout de corde à foin effilochée. Les clés étaient de guingois. Hector s'assit en lâchant un grognement et un pet et remonta la guitare sur ses genoux osseux.
" Éteignez-moi cette merde ", dit-il.
Ronnie obéit - le Hoot était bientôt terminé, de tout façon.
" Je savais pas que tu jouais de la guitare, Grampa, dit-il.
- Pas joué depuis des années, répondit Hector. Mise au rencart quand l'arthrite a commencé à mordre. Je sais même pas si je suis encore capable d'accorder cette garce.
- Ton langage, papa ", cria Mme Paquette depuis la cuisine.
Hector le Barbier ne lui prêta aucune attention ; sauf s'il avait besoin qu'elle lui passe le plat de purée, il lui prêtait rarement attention. Il accorda la guitare lentement tout en marmonnant des grossièretés dans sa barbe, puis joua un accord qui effectivement ressemblait un peu à de la musique. [ ]

" Waouh ! fit Ronnie. C'est quel accord, ça, Grampa ?
- Mi. Toutes ces conneries commencent en mi. Mais attendez un peu, vous avez encore rien entendu. Voyons voir si je me souviens comment on caresse cette pute. "
Depuis la cuisine : " Ton langage, papa. "
Il n'y prêta guère plus d'attention, se mettant seulement à gratter sa vieille guitare avec un ongle biscornu et jauni par la nicotine en guise de médiator. Il démarra lentement, marmonnant toujours plus de gros mots dans sa barbe, puis trouva un rythme régulier, syncopé qui fit échanger aux garçons un regard de stupéfaction. Ses doigts glissaient le long du manche, montant et descendant gauchement d'abord, puis - alors que les vieilles synapses de sa mémoire se décrassaient - un peu plus souplement : accord de si, puis la, puis sol, puis retour à mi. C'est une progression d'accords que j'ai bien jouée une centaine de milliers de fois, même si en 1963, j'aurais pas su faire la différence entre un accord de mi et un accord du participe passé.
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RoggyRoggy   05 septembre 2017
La religion est l’équivalent théologique d’une arnaque à l’assurance en vue d’un enrichissement immédiat : année après année, vous payez religieusement – passez-moi l’expression – vos primes, et puis le jour où vous avez besoin des indemnités pour lesquelles vous avez payé, vous découvrez que la compagnie qui a encaissé votre argent, en fait, n’existe pas.
Commenter  J’apprécie          200
MarymaryMarymary   05 octobre 2015
Bien sûr, je voyais quelques rides supplémentaires se dessiner autour de mes lèvres et de mes yeux chaque fois que je me rasais, mais dans l'ensemble, je me disais que j'avais toujours le même air. Ce qui, bien sûr, est la douce illusion de nos jeunes vieilles années. Il a fallu que je retourne à Harlow à l'été 2013 pour comprendre la vérité : je n'étais qu'une autre grenouille dans la marmite. La bonne nouvelle, c'était que jusqu'à présent, la température était encore moyenne. La mauvaise, c'était qu'elle n'allait pas cesser de grimper. Les trois âges réels de l'homme sont la jeunesse, la maturité et putain comment j'ai fait pour devenir vieux si tôt ?
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lyokolyoko   23 octobre 2015
"Après tout, vous aurais-je dit, combien d'entre nous se souviennent en détail de leur enfance entre l'âge de six et neuf ans? Mais l'écriture est une chose merveilleuse et terrible. Elle ouvre de profonds puits de souvenirs jusque-là restés scellés"
Commenter  J’apprécie          250
AmbereAmbere   07 septembre 2018
J'entendais ma mère pleurer à présent mais je n'ai pas tourné la tête pour la regarder. Je ne le pouvais pas. J'étais figé sur place. D'horreur, oui, bien sûr. Je n'avais que neuf ans. Mais je ressentais aussi une jubilation sauvage, confuse, j'avais le sentiment que quelqu'un, enfin, me livrait la vérité crue et nue. Une petite partie de moi espérait qu'il s'arrêterait mais la plus grosse souhaitait farouchement qu'il continue, et mon vœu a été exaucé.
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Les journalistes le savent : si ça saigne, l'info se vend. Et l'explosion d'une bombe au collège Albert Macready est du pain béni dans le monde des news en continu. Holly Gibney de l'agence de détectives Finders Keepers, travaille sur sa dernière enquête lorsqu'elle apprend l'effroyable nouvelle en allumant la télévision. Elle ne sait pas pourquoi, le journaliste qui couvre les événements attire son attention… Quatre nouvelles magistrales, dont cette suite inédite au thriller L'Outsider, qui illustrent, une fois de plus, l'étendue du talent de Stephen King.
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