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EAN : 9782266282819
336 pages
Éditeur : Pocket (21/03/2019)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Arjun Clarkson est le rêve américain incarné : cet orphelin indien issu d’une basse caste, complexé et peu sûr de lui, a immigré à New York où il connaît une brillante carrière dans la publicité. Jusqu’au jour où, dans un accès de folie, il poignarde une ancienne collègue…
Pour brouiller les pistes, Arjun décide de faire croire à l’existence d’un tueur en série chassant ses proies sur le plus populaire des réseaux sociaux : MyFace. Certes, cela implique de co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  02 avril 2019
Ce que j'ai ressenti:

***L'Amérique des possibles…
Yes, we can! Oui, vous pouvez être ce que vous voulez en Amérique! Un publicitaire apprécié, un employé modèle au potentiel fructueux, et…un tueur en série. Cette histoire pourrait bien bouleverser certaines petites habitudes de posts et diffusions, d'envie de cuisine et de vêtements, de click et d'évasion. Une tornade de couleurs et un souffle de culture bouddhiste risque d'envahir votre espace polar, avec cette pointe d'humour noir qui saura vous séduire, assurément…La toile va connaître un de ses pires utilisateurs et, pas sûr que le réseau social Myface apprécie ce nouveau fléau…Quand l'audace et la paranoïa s'associe, cela donne un indien dans la ville avec un coup de couteau plutôt tranchant! New York n'a plus qu'à bien se tenir!
« Je deviendrais un individu américain d'exception. »
***Un thriller efficace!
Je l'ai dévoré en deux jours, parce qu'il avait un petit effet « déstabilisant » et addictif. Outre le personnage principal, qui devient malgré lui, un sérial-killer, Arjun est déconcertant et dans l'air du temps, et c'est ce qui le rend encore plus effrayant. Avec cette frustration de concilier intégration et identité culturelle, avec son passé trouble et cette violence sous-jacente, ce terrain virtuel en effervescence devient l'espace de chasse d'un Indian Psycho. On devine en quelques pages, le danger de cette diffusion d'intimité et de la probabilité de tomber sur une personne malintentionnée, qui pourrait s'en servir à des fins tragiques. Et du virtuel, on passe au réel, avec des cadavres bien sanglants…En touchant ainsi, ce nouveau phénomène de société, on ressent un étrange malaise que l'auteur, Arun Krishnan, accentue avec des pointes acérées sur cette tendance à l'hyper connexion. Intéressant!
« On peut tuer un homme de la même façon qu'on peut tuer un animal. »
***MyFace et ses travers…
N'est pas gentleman qui veut, et sérial-killer non plus! Mais apparemment, Arun Krishnan pense qu'on peut être les deux, alors quittez vos écrans, le temps de cette lecture! Indian Psycho vous présente le profil d'un publicitaire complètement psychotique, accro aux réseaux sociaux et suivre ses aventures, laissera quelques traces, un ou deux autocollants « Je t'ai trouvé sur MyFace » comme signature, et des dialogues improbables hilarants…Une histoire qui a l'énergie communicative pour vous permettre de méditer sur certaines petites manies de dispersion de données personnelles aux quatre vents… Rythmé et intelligent, ce polar est bon divertissement!
« le Bouddha a dit que si l'on contemplait les affronts avec une parfaite sérénité, ils finiraient par quitter notre être et se dissiper dans l'univers. Et notre esprit se laverait des pensées négatives. »

Ma note Plaisir de Lecture 8/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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Elodieuniverse
  13 mai 2019
Vous connaissez "American psycho"? Et bien voici la psychose version indienne ou quand un gentleman devient serial killer! Oubliez tout ce que vous avez lu avant, les thrillers que vous avez engloutis car ce livre est tout sauf "comme les autres". L'auteur, à travers Arjun, critique les réseaux sociaux, le racisme mais aussi la société new yorkaise et américaine. Yes we can! Et LUI l'a fait! Qui est vraiment Arjun? Un homme à l'enfance difficile, faite de traumatismes et au passé plus que obscur qui bascule tout d'un coup. Un premier meurtre "inopiné" qui va vite emmener Arjun vers une vengeance bien plus personnelle. L'humour noir se mêle à l'horreur des faits. C'est aussi décalé que décadent! L'histoire tient son originalité par le fait que c'est raconté du point de vue du tueur. Bref, c'est un thriller déroutant, parfois dérangeant mais très original. (...)
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nekomusume
  28 avril 2019
Tout d'abord merci à Babelio et aux édition Pocket pour m'avoir fait parvenir ce livre. Je me suis vraiment régalée à suivre les aventures d'Arjun.
Indian psycho est un thriller, mais d'un genre particulier. Beaucoup d'humour, une pincé d'épices façon Bollywood, et surtout le narrateur est le tueur (non, ce n'est pas un spoil) et être dans sa tête est vraiment une expérience incroyable. Comment ce jeune homme en apparence timide et travailleur peut-il basculer d'u seul coup dans la folie meurtrière? Et bien je dirais le plus simplement du monde, avec calme et réflexion et un instant de maladresse qui déclenche le premier meurtre. A partir de cet instant, il va falloir toute l'intelligence dont est capable notre ... héros? , pour camoufler un "accident" en détournant les soupçons sur un tueur en série.
Ce qui est impressionnant dans la tête de ce personnage c'est l'indifférence, l'absence d'émotion, mais aussi la complexité des raisonnements permettant de se faire passer pour un être sensible moyen. La théorie du "bon T-shirt" m'a particulièrement fait sourire ("Le tout me désignait comme un américain enjoué qui ne poignardait pas des gens à ses heures perdues. "). Un homme qui s'adonne à la méditation bouddhiste, assis en plein air sous un Ginko, est-il un profil possible pour un tueur en série sévissant sur Myface? Si l'on considère qu'il se sert des doctrines de cette religion pour choisir ses futures victimes, qu'il l'utilise également dans sa vie quotidienne pour mettre mal à l'aise les gens autour de lui, cela devient tout à fait plausible. Arjun est un personnage bien construit, mêlant sa culture, sa religion, son passé traumatisant et son absence d'émotion pour parvenir à ce tueur froid et serein malgré quelques crises de paranoïa suraiguë.
De l'humour et de la dérision, il y en a à la pelle dans ce livre, parfois à faire un peu grincer, souvent à faire réfléchir: est-il vraiment nécessaire de laisser une trace de tout ce que l'on fait sur les réseaux sociaux, d'activer la localisation, de mettre son adresse en accès publique ou au moins accessible à qui sait manipuler l'outil?
Et puis va-t-il se faire arrêter? En a-t-on réellement envie? Parce que c'est aussi le problème à trop être dans la tête du tueur, on le comprend tellement bien, on ne sait plus si l'on souhaite que la morale et la justice soient sauves ou si le personnage auquel on s'est attaché pendant toutes ces pages s'en sorte... Ce fut une très belle découverte.
#ChallengeMauvaisGenre
#ChallengeMultiDéfi2019 item 11: un roman sans aucune histoire d'amour
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Analire
  11 avril 2019
Déroutant : voici le premier mot qui me vient à l'esprit pour qualifier cette histoire. À New York, Arjun, un indien immigré aux États-Unis depuis plus d'un an, a obtenu un poste haut placé dans la publicité. Un bon boulot, un bon salaire… il avait de quoi être heureux, pourtant, pris d'un accès de folie, il poignarde une de ses anciennes collègue, qui succombe à ses blessures. Pour brouiller les pistes et éviter d'être démasqué, Arjun décide de faire croire à tous que ce meurtre a été perpétré par un tueur en série. Pour se faire, il va utiliser le réseau social MyFace pour débusquer ses prochaines victimes.
Indian Psycho détourne les codes des thrillers traditionnels. L'histoire est racontée du point de vue du tueur, Arjun, à la première personne du singulier. On connaît donc avec exactitude l'ensemble de ses pensées, de ses raisonnements et de ses actions. Même en possédant l'accès à ses pensées, elles nous apparaissent souvent sombres et énigmatiques : pourquoi décide-t-il tout à coup de tuer ? Ne ressent-il aucune émotions ? Arjun est un personnage bien mystérieux, qui va donner du fil à retordre à la fois à nous, lecteurs, mais aussi aux policiers qui enquêtent sur cette affaire.
Ce qui fait que ce livre est une histoire intéressante et originale, c'est le ton que donne l'auteur au récit. Il y incorpore un certain humour pince-sans-rire, qui déstabilise au début, mais qui s'avère si bien maîtrisé qu'il ajoute une dose de gaieté si particulière dans cet univers glaçant.
Clairement, Arun Krishnan fait une satire des réseaux sociaux. « le tueur de MyFace » comme est surnommé Arjun, cherche et trouve ses victimes sur le réseau social « MyFace ». Sur celui-ci, les utilisateurs peuvent rendre public, à la vue de tous, les données personnelles qu'ils souhaitent : adresse d'habitation, loisirs, métier… la vie privée n'est plus privée, puisque chacun peut accéder à toutes ces données sans connaître la personne concernée. Il faut un cas de figure comme celui que nous présente l'auteur – à savoir un tueur qui repère ses victimes via les informations données par ce réseau – pour que les gens prennent conscience du danger que représente la non-protection de la vie privée. On assiste alors à une suppression impressionnante de comptes MyFace et à la destitution progressive de ce réseau social d'envergure mondial.
Autre thématique principal abordée dans Indian Psycho : le racisme. Après une enfance et une grande partie de sa vie d'adulte passée en Inde, Arjun, notre protagoniste, débarque à New York. Une ville de tous les possibles, qui mélangent les races et populations. Mais Arjun, a du mal à se défaire de ses traditions culturelles, et il se place d'emblée comme un paria de la population. Placés dans la peau d'un immigré, nous ne pouvons que faire face aux regards, critiques et sous-entendus qui peuplent leur quotidien, et parfois, les inégalités sont tellement fortes qu'elles en deviennent ignobles.
Un thriller original et efficace, au style vif et déroutant, écrit avec maîtrise et finesse. J'ai beaucoup aimé la modernité de cette histoire et l'ambiance particulière qui s'en détache.
Lien : https://analire.wordpress.co..
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encoredunoir
  09 juin 2017
« En Amérique, il est socialement acceptable de consulter des données personnelles via Google ou MyFace, mais il est considéré comme impoli d'admettre qu'on l'a fait, même si la personne concernée les a elle-même mises à la vue de tous. »
Et Arjun, émigré indien à la carrière fulgurante dans une agence de publicité new-yorkaise est très attaché à l'étiquette. Pas question de commettre ce genre d'impair. Mais à trop vouloir tout contrôler, il arrive que l'on se fatigue et que l'on se relâche. En l'occurrence, le relâchement coupable d'Arjun consistera à poignarder à mort une ancienne collègue dont il a cru qu'il pourrait la séduire. Pour éloigner les soupçons, le jeune homme décide de faire croire à l'existence d'un tueur en série qui dénicherait ses victimes sur le plus grand réseau social, MyFace. Mais pris dans l'engrenage de la constante recherche d'alibis et de sa propre folie, Arjun prend vite goût à cette manière définitive de se débarrasser de ceux qui l'ont humilié ou qui incarnent tout ce qui peut contrevenir à son sens pour le moins étriqué de la politesse.
À l'ère de la dictature des réseaux sociaux, difficile de ne pas voir dans Indian psycho une dénonciation sous forme de satire de la manière dont ces derniers, en régissant en partie notre relation aux autres nous transforment peu à peu en des personnes que nous ne sommes pas et, dans le pire des cas, en exhibitionnistes mythomanes. de fait, c'est là ce que l'on voit en premier dans le roman d'Arun Krishnan. Mais il y a aussi et surtout dans Indian psycho une satire bien plus féroce encore de la manière dont la société américaine – à tout le moins celle que fréquente Arjun, c'est-à-dire, la société urbaine et aisée – sous ses aspects policés, se révèle extrêmement violente dans son rapport à l'autre et bien plus encore lorsque celui-ci est basané et a tendance à rouler les r. La manière dont, avant même de commettre son premier crime Arjun guette sans cesses les contrôles à l'entrée du métro, les regards des autres en général et de la police en particulier à son égard, la façon dont il est en bute aux moqueries dans son agence de publicité de la part d'un autre indien qui a coupé avec ses racines jusqu'à les mépriser, tout cela participe de la manière dont il sombre peu à peu dans une paranoïa, une crainte du rejet, qui finit par se transformer en folie meurtrière.
Ainsi, derrière la façade ironique, l'humour du récit – Arjun se révèle par ailleurs un assez mauvais serial killer incapable de gérer sa tendance à la distraction et son désir de s'intégrer – Arjun Krishnan propose une histoire bien plus sombre qu'elle n'y paraît.
Le fond n'est cependant pas tout et l'on pourra certainement regretter que la forme ne suive pas toujours. Les traumatismes d'enfance d'Arjun, qui relèvent du cliché et ne bénéficient pas de l'humour du reste du roman qui pourrait leur conférer l'apparence au moins du second degré, alourdissent ainsi un récit dont on mettra par ailleurs les incohérences sur le compte de la volonté de l'auteur de jouer la carte du pastiche de thriller.
Tout cela, en fin de compte, s'équilibre. L'histoire dans son ensemble est rafraîchissante, parfois hilarante, et le message de fond sur l'identité – ce que l'on en fait, comment on l'assume, comment on l'efface, et les conséquences que cela peut avoir – est particulièrement intéressant. La manière maladroite dont cela est parfois mené, l'écriture pas toujours très inspirée viennent tirer tout cela un peu en arrière. On s'amuse plutôt bien à lire Indian psycho, c'est indéniable, mais il y manque encore quelque chose – un peu plus de maîtrise, peut-être aussi de finesse – pour vraiment nous emballer.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
nekomusumenekomusume   05 avril 2019
En Amérique, les gens ne vous jugent pas sur vos qualités innées, mais sur vos goûts et dégoût. C'est la raison pour laquelle tout ce que vous pouvez montrer à autrui - votre économiseur d'écran, votre sonnerie de portable, vos statuts MyFace - a tant d'importance. Si Gandhi vivait encore, on se soucierait peu qu'il ait été écologiste, non-violent et attentif au sort des musulmans. Il aurait aussi fallu qu'il aime l'iPad de Hodgson, Dave Eggers, The Magnetic Fields, et qu'il montre publiquement à quel point il les appréciait.
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StelphiqueStelphique   27 mars 2019
Le Bouddha a dit que si l'on contemplait les affronts avec une parfaite sérénité, ils finiraient par quitter notre être et se dissiper dans l'univers. Et notre esprit se laverait des pensées négatives.
Commenter  J’apprécie          120
AnalireAnalire   07 avril 2019
Parfois, à force de trop penser, on se fait du mal. Le seul remède est alors d'arrêter de penser. Et la seule façon d'arrêter de penser est de se concentrer sur un objectif clair et atteignable.
Commenter  J’apprécie          80
asphalteasphalte   20 avril 2017
Je savais déjà, grâce à son profil MyFace, qu’elle vivait au 265 de la 123e Rue, et nous n’étions qu’à quelques blocs de chez elle. Cependant, j’ai tu que cette information était en ma possession. En Amérique, il est socialement acceptable de consulter des données personnelles via Google ou MyFace, mais il est considéré comme impoli d’admettre qu’on l’a fait, même si la personne concernée les a elle-même mises à la vue de tous.
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nekomusumenekomusume   06 avril 2019
Être normal était si difficile. Je me demandais comment les gens parvenaient à supprimer toutes leurs angoisses et excentricités, comment ils faisaient pour avoir l'air normaux chaque heure, chaque jour, chaque mois, année après année.
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