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Renée Monjardet (Traducteur)
EAN : 9782253147398
209 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/12/1999)
3.43/5   7 notes
Résumé :
Alors que les repères religieux traditionnels se sont en grande partie effacés, notre société prend conscience, après des décennies d'indifférence ou de tabou, qu'il lui faut aujourd'hui inventer une nouvelle approche de la mort.
Soins palliatifs, accompagnement psychologique des mourants : sur ces thèmes, objets d'un débat désormais largement ouvert dans le monde médical et au-delà, ce livre apporte une contribution essentielle.
Médecin, pionnière en ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Bruno_Cm
  23 janvier 2018
Livre que je recommande presque sans réserve.
L'auteur, elle, dit : « ... c'est à ceux qui ont eu le courage de combattre les forces mauvaises en eux-mêmes et dans notre société, que je dédie ce livre. »

Je suis d'accord qu'on ne parle pas assez de la mort, qu'on n'y réfléchit pas assez. Pourtant c'est bien de cette réflexion que la vie peut prendre sens, poids, amplitude. Et la mort arrive tôt ou tard, et chacun y sera confronté.

Ce livre, c'est quoi ? Quatre parties :
La première partie est le témoignage d'une pratique, de EKR dans son travail et son équipe à l'hôpital et au domicile, avec des personnes en fin de vie, avec des enfants gravement malades.
Selon Kübler-Ross : « Pour le médecin qui peut prendre sur son emploi du temps chargé, une soirée pour découvrir ses patients dans leur environnement familier, l'expérience est inoubliable, beaucoup plus enrichissante que ce que nous pouvons trouver dans un service d'hôpital quelconque. »

La deuxième partie est l'exposition d'une méthode de lecture-compréhension de dessins par Gregg M. Furth, Un gage de sérieux est demandé, revendiqué, car... les conséquences et l'utilité sont importantes : « Nous ne serions pas complet si nous n'indiquions pas que l'essai d'analyse des dessins spontanés comporte des dangers. Pour quelqu'un qui n'a aucune formation en ce domaine, ce travail peut paraître assez et il peut même se hasarder à interpréter des dessins de ses enfants, ou de ses amis. Mais ce genre d'analyse n'est pas un jeu de société. C'est entreprendre quelque chose de sérieux de conseiller quelqu'un en utilisant ce que la personne révèle... »

La troisième partie est le témoignage d'une mère d'enfant,
Avec des échanges avec une psychologue qui soutenait cet enfant,

Une quatrième partie plus courte concernant les accidents (et meurtres, suicide) : des morts brutales, sans préparation.

Un point qui m'est très cher, car je le revendique aussi moi-même, c'est un lieu où l'on peut crier, pleurer, exprimer toute sa rage, toute sa colère, toute sa tristesse. Un lieu où c'est normal qu'on le fasse et où l'on ne sera pas considéré comme fou ! Ou il n'y aura aucune conséquence, puisque c'est fait pour. Kübler-Ross exprime ce point de vue à plusieurs reprises ; « Tant qu'il n'y aura pas dans tout hôpital, dans toute entreprise, dans tout foyer un coin tranquille où l'on puisse se libérer des émotions qui font mal, il nous faudra créer toujours davantage d'organismes spécialisés (centres de counseling, retraites de plusieurs jours pour le progrès personnel, etc.) pour répondre aux besoins de nos contemporains. »
Aucune conséquence négaitive, s'entend. Car il pourrait en effet y avoir des bouleversements très positifs à ce genre d'initiatives !!

Bref, le ton de tout le livre est chaleureux, vivant, simple, ouvert, sans fard, tel quel. Et très humain. Très clair, ça peut guider, ça peut aider, ça peut faire du bien. La mort on y est tous confrontés et des témoignages aussi vrais sont utilissimmes. Point. Bonne lecture, bon courage, bonne mort pour une très bonne vie.

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TanePistache
  16 octobre 2017
La première partie du livre m'a beaucoup intéressée, notamment la question d'aborder le sujet de la mort avec les enfants : quels mots, quelles images utiliser ? La présentation d'un étudiant de Kubler-Ross qui explique son travail d'interprétation des dessins d'enfants et d'adultes malades est passionnante.
En revanche, j'ai beaucoup moins accroché avec la dernière partie de l'ouvrage, centrée autour d'enfants mourants à travers les témoignages d'une maman et des compte-rendus d'entretiens entre la mère d'un enfant décédé et l'équipe d'accompagnement.
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Citations et extraits (138) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   10 janvier 2018
Malheureusement, ce n'est pas souvent entre 9h du matin et 5h de l'après-midi que le malade renoncera à refuser de voir la réalité, c'est au milieu de la nuit, le plus souvent vers 2 ou 3h, alors qu'il ne dort pas, qu'il a laissé tomber ses défenses dans la solitude et le silence de la nuit sombre. C'est alors qu'il pourrait appuyer sur la sonnette et qu'un aumônier, une infirmière, ou un ami pourrait entrer dans la chambre, sans bruit, s'asseoir à son chevet et dire simplement : "Avez-vous envie qu'on en parle ?" Si c'était possible, cela, on pourrait en apprendre davantage en dix minutes, à 3h du matin, qu'en dix heures de temps au cours de la journée.

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Bruno_CmBruno_Cm   21 janvier 2018
Tous, infirmières et médecins, ont besoin, autant que les familles des patients, d'un coin isolé où pleurer. S'il n'y avait pas cette hiérarchie propre au monde médical où les médecins estiment qu'ils ne doivent pas faire part de ce qu'ils éprouvent, où les infirmières craignent d'être disqualifiées si on les voit verser une larme - si nous pouvions être ensemble, tout simplement, comme des êtres humains qui partagent leur chagrin et leurs inquiétudes, le travail en commun serait beaucoup moins éprouvant.

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Bruno_CmBruno_Cm   17 janvier 2018
Certes, la méthode de confier certains soins aux parents n'est pas une méthode parfaite, mais l'important, c'est que presque tous les parents étaient heureux de pouvoir rendre un service quelconque, si déplaisant, fastidieux ou même accompagné d'inquiétude qu'il ait pu être. On en était récompensé. Je ne connais pas de parents qui aient trouvé agréable de nettoyer du vomi ou de changer un pansement nauséabond : mais j'en connais peu qui eussent préféré laisser cela à quelqu'un d'autre.
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Bruno_CmBruno_Cm   10 janvier 2018
Malheureusement, ce n'est pas souvent entre 9h du matin et 5h de l'après-midi que le malade renoncera à refuser de voir la réalité, c'est au milieu de la nuit, le plus souvent vers 2 ou 3h, alors qu'il ne dort pas, qu'il a laissé tomber ses défenses dans la solitude et le silence de la nuit sombre. C'est alors qu'il pourrait appuyer sur la sonnette et qu'un aumônier, une infirmière, ou un ami pourrait entrer dans la chambre, sans bruit, s'asseoir à son chevet et dire simplement : "Avez-vous envie qu'on en parle ?" Si c'était possible, cela, on pourrait en apprendre davantage en dix minutes, à 3h du matin, qu'en dix heures de temps au cours de la journée.

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Bruno_CmBruno_Cm   15 janvier 2018
C.J. Jung [...] :
"Vous ne pourrez être bonne et compatissante envers les autres que si vous l'êtes d'abord envers vous-même. C'est tout à fait sérieux. C'est le fardeau que chacun doit porter : vivre la vie qu'il nous est donné de vivre. Soyez donc bonne envers la moindre de vos soeurs, c'est-à-dire de vous-même."


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