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ISBN : 2226093524
Éditeur : Albin Michel (29/05/1997)

Note moyenne : 3.1/5 (sur 532 notes)
Résumé :
Simon fait chaque nuit le même rêve dont une femme enigmatique lui livre la clé: il est la réincarnation de Milarepa le célèbre ermite Tibétain du XI ème siècle qui vouait à son neveu une haine inexpiable. Pour sortir du cycle des renaissances, Simon doit raconter l'histoire des deux hommes, s'identifiant à eux au point de confondre leurs identités à la sienne. Mais où commence le rêve, où finit le réel ?
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  18 mars 2017
Qu'est-ce qu'un rêve : une simple illusion ou bien une seconde vie ?
Une femme évasive entourée d'un nuage de fumée donnera la réponse à Simon qui, toutes les nuits, se retrouve plongé dans le même rêve… Un rêve à faire frémir, plein de haine et de ressentiment… Une marche interminable sur les flancs escarpés d'une montagne… Dans ce rêve, il est bien lui – Simon – et en même temps un autre… Un songe qui lui revient sans cesse et qui lui échappe totalement… Elle lui dit : « Tu t'appelles Svastika. Tu parcours les montagnes des songes depuis des siècles en essayant de purger ta haine. Tu n'y arriveras qu'en racontant l'histoire de celui que tu combattis, l'histoire de Milarepa, le plus grand des ermites. Lorsque tu l'auras raconté cent mille fois, tu échapperas enfin au samsara (cycle des renaissances), ta migration circulaire et sans fin. »
Où peut se nicher la haine ? Il suffit d'un rien parfois ! du sourire de Milarepa, jeune enfant plein de joie et d'insouciance, qui compatit aux malheurs de Svastika, berger ruiné recueilli chez son cousin… A cause de ce sourire innocent le renvoyant à ses propres échecs, Svastika vouera une haine féroce au jeune Milarepa et à toute sa famille, qu'il s'emploiera à détruire. Devenu grand et puissant magicien, Milarepa se vengera des violences et des exactions de Svastika infligées à sa famille. Mais tandis que Svastika poursuivra, bien au-delà de la vie, d'une haine implacable Milarepa, lui se repentira de ses mauvaises actions et cherchera, au prix de sacrifices titanesques, le chemin de la paix, du bonheur et du désintéressement absolu.
Un petit livre d'initiation au bouddhisme écrit avec simplicité et beaucoup d'empathie. Il fait réfléchir sur le sens que l'on peut donner à sa vie, même si les saints, à l'image de Milarepa, avec leur recherche de perfection absolue confinant à l'inhumanité, m'ont toujours fait froid dans le dos.
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garrytopper9
  27 avril 2015
J'aime beaucoup Eric-Emmanuel Schmitt, car il à le don de nous initier à des monde et univers qui peuvent nous être inconnus. C'est une fois de plus le cas avec ce court roman, je crois l'avoir lu en une heure et je ne me suis pas ennuyé une seule minute.
Le talent d'Eric-Emmanuel Schmitt c'est de nous faire découvrir un conte bouddhiste, mais de manière romancé. de fait, cela rend la chose très accessible pour un néophyte comme moi. Là ou le récit original doit sans doute être plus complexe, l'auteur arrive ici à nous faire connaitre un conte que je n'aurais sans doute jamais connu sans cette lecture.
J'aime l'écriture simple, la taille du livre ne permet pas d'erreur d'écriture, et de plus il y a toute une philosophie qui perdure bien plus longtemps que le temps de lecture. Un petit livre par la taille, mais un grand livre par la réflexion.
Une fois de plus Eric-Emmanuel Schmitt ne me déçoit pas.
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jeunejane
  22 février 2016
A Paris Simon fait le même songe obsédant chaque nuit.
Dans un bistrot, une dame étrange lui révèle que lorsqu'il aura raconté cent mille fois son rêve, il en sera débarrassé.
Il est la réincarnation de Svastika, l'oncle de Milarepa.
L'oncle voue une haine à son neveu Milarepa qui, après une vie de magie noire se convertira vers la sagesse, la sérénité et le détachement de tout bien matériel.
Dans l'édition Poche, l'entretien de la fin entre Bruno Metzger et Eric-Emmanuel Schmitt vient ajouter du corps au récit et j'ai terminé la lecture dans une sérénité complète flottant sur un nuage avant de m'endormir.
Que peut-on rêver de mieux?
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pictura
  06 décembre 2012
Bibliothèque municipale. Que vais-je prendre aujourd'hui ? Envie d'un roman français… Mais quoi ?
Je flâne dans les rayons, je feuillète quelques bouquins. Oui, non, peut être. Un autre jour. Pourquoi pas. Tiens, un Schmitt. J'en ai lu un il y a quelques semaines. J'avais bien aimé.
Ok c'est parti. Je prends au hasard. Ce sera Milarepa. Je ne lis jamais le résumé d'un livre au dos. Ainsi, je ne sais pas si ce sera une aventure, un policier, une fiction, ou si c'est du registre gnangnan. Et puis Milarepa, je connais pas du tout. le nom ne me dit rien. Je ne suis donc pas vraiment influencé.
Milarepa est une sorte de conte tibétain. Tout petit livre que j'ai lu en deux jours (j'aime prendre mon temps) (abrège quand même Pictura, t'es lourd)
Bref, ...
L'histoire donc d'un homme, ermite, initié à la magie noire pour se venger - à juste titre - (très efficace magie, il détruit tout une partie de village et une partie de la population) puis il veut connaitre le bonheur, ou plutôt la paix intérieure. Schmitt ne signe pas là qu'un conte oriental, il fait intervenir un certain Simon (là, oui c'est plus occidental), y mélange adroitement réincarnation, doute de la réalité, rêve, parcours d'une recherche de la spiritualité, du renoncement. La vie du parfait ascète est bien décrite, sans trop non plus, laissant l'imagination du lecteur oeuvrer.
J'ai donc bien apprécié le petit roman. Puis une fois la dernière page tournée et quelques toutes petites recherches, je me rends compte que Milarepa a bien existé. Naïf comme je suis, je pensais que Schmitt avait tout inventé. Il a repris à sa façon l'histoire de manière intelligente et assez moderne de cet ascète. Rien à redire mais bon, c'est plus facile… Voilà messieurs dames…
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missmolko1
  25 mai 2015
J'ai beaucoup aimé ce court récit ou l'auteur, Eric Emmanuel Schmitt nous fait découvrir l'histoire de Milarepa de façon romancé. On découvre le Bouddhisme et l'on voyage au Tibet.
C'est un court récit, comme je le disais et en a peine une heure, je l'avais dévoré. Pas de temps mort, car comme toujours la plume de l'auteur est très belle.
L'histoire donc : Milarepa se venge de son oncle qui lui a volé son héritage. Il jette des sorts, tue mais un jour il souhaite se repentir "Il n'est plus cruel présent qu'une lucidité qui prend la forme de la haine". Commence alors une longue quête vers le pardon, la spiritualité..."Je découvrais que je n'étais pas seul lorsque j'étais tout seul ; ma solitude se peuplait de démons, de pulsions, de souvenirs, de désirs"
Encore une fois je suis conquise par l'auteur et je vous recommande ce court conte.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Citations et extraits (109) Voir plus Ajouter une citation
CITERGUECITERGUE   30 octobre 2019
Puis il prit une allumette, la frotta, l'étincelle jaillit. Il brandit l'allumette devant moi.
- Moi, je ne crois qu'à la science. La physique, la chimie suffisent à tout expliquer. Ainsi, dis-moi d'où vient la flamme ?
Il me narguait, c'était évident.
Je saisis l'allumette et soufflai la flamme.
- Voilà. Si tu me dis maintenant où est allée la flamme, je te dirai d'où elle vient.
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Eric76Eric76   17 mars 2017
J'avais saisi que répéter des formules n'est rien ; seul l'effort produit des bénéfices. J'avais saisi que le bien demande plus de volonté que le mal. J'avais saisi aussi que mon corps est un navire fragile ; si je le charge de crimes, il sombre ; si je l'allège en pratiquant le détachement, la générosité, l'oubli de moi, il me mène à bon port. J'avais enfin saisi qu'auparavant je n'étais pas un homme, mais seulement un deux-pattes, faiblement poilu et doté d'un langage articulé ; l'humanité m'apparaissait au bout de la route. Elle était loin, une cible. Parviendrais-je jamais à devenir un homme ?
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Eric76Eric76   16 mars 2017
Je méditai ainsi, jour et nuit ; je ne remuai pas ; je ne comptais plus les heures ni les semaines, mon esprit s'absorbait dans la méditation, j'avais dissous le temps. Je découvrais que je n'étais pas seul lorsque j'étais tout seul ; ma solitude se peuplait de démons, de pulsions, de souvenirs, de désirs ; cela grouillait de partout ; j'avais envie de bouger, de me lever, de partir, de m'enfuir de moi-même ; j'étais un roi constamment en lutte contre des soulèvements et des émeutes, un roi fragile, menacé. Parfois, la paix me gagnait, une aube silencieuse dans ma nuit.
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akhesaakhesa   16 août 2014
Connaissez-vous une religion qui fournit des preuves?Lorsqu'une doctrine le fait,elle ne s'appelle plus religion mais science.Aucune spiritualite n'apporte la verite.Les spiritualites nous incitent a croire en quelque chose,a adopter une vision du monde,or ne soyons pas dupe:croire n'est pas savoir.Nous pouvons adherer a ce que dit une religion,nous ne devons pas prendre ces dogmes pour la verite
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AnneliAnneli   26 avril 2013
Une tempérance, une modération baigne le bouddhisme. Il se tient à l'écart des deux maux qui endommagent notre civilisation: le mercantilisme et le fanatisme. Contre ceux qui confondent être et avoir, qui assimilent bonheur et possession, qui deviennent agressifs à force d'être frustrés, il oppose une existence mesurée où l'on s'habitue à se connaître, à se maîtriser et à respecter ce qui nous entoure. Contre ceux qui tombent dans le fanatisme par refus de douter, contre ceux qui recourent à la fureur pure afin que l'univers cesse de contredire leurs illusions, il fournit une sagesse souriante, ouverte, tolérante, où l'on s'initie à vivre en harmonie avec les autres. Dans ce monde qui s'affole , s'angoisse et se déchire, le bouddhisme nous indique une forme incroyable de résistance: la sérénité.
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Videos de Eric-Emmanuel Schmitt (89) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/eric-emmanuel-schmitt-journal-d-un-amour-perdu-51621.html
On ne présente plus Eric-Emmanuel Schmitt. Romancier, homme de théâtre, philosophe, il fait indéniablement partie de la vie littéraire et culturelle française mais sa relation aux lecteurs va bien au-delà. Très présent dans les librairies et les salons, on le voit aussi sur scène portant ses propres textes comme « M. Ibrahim et les fleurs du Coran » ou « Mme Pilynska et le secret de Chopin ». Ses livres se sont vendus à plusieurs millions d?exemplaires à travers le monde, qu?il s?agisse de romans, de nouvelles ou d?ouvrages prenant place dans son cycle de l?invisible. Citons notamment « Le monde selon Pilate », « Oscar et la dame rose » ou encore « Les perroquets de la place d?Arezzo » et « Ulysse from Bagdad ». Pudique, Eric-Emmanuel Schmitt ne se livre pas beaucoup dans ses livres invitant plutôt le lecteur à une introspection à travers chacune des histoires qu?il invente. Toutefois, il a partagé son expérience de la religion dans « La nuit de feu », expliquant comment il est devenu selon ses propres mots « un agnostique croyant ». Avec son nouveau titre « Journal d?un amour perdu », Eric-Emmanuel Schmitt réitère ce besoin de livrer une partie de lui-même. « Maman est morte ce matin et c?est la première fois qu?elle me fait de la peine ». Et l?auteur de nous faire partager son quotidien depuis la disparition de sa mère. Comme à un journal intime, Eric-Emmanuel raconte son désespoir, sa tristesse, sa résignation, le regard des autres, les mille et un détails à régler lors de la disparition d?un proche et le gouffre qui s?est ouvert devant lui face à cette absence. Et puis, au fil des pages, il nous parle d?amour, de résilience, de lumière et on referme le livre les larmes aux yeux mais le c?ur gonflé à bloc. C?est triste et joyeux à la fois, tendre et sans pathos, tragique et drôle, c?est la vie comme elle s?impose à nous. Quand l?expérience de la mort se transforme en une formidable leçon de vie « Journal d?un amour perdu » d?Eric-Emmanuel Schmitt est publié chez Albin Michel.
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