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ISBN : 2368461086
Éditeur : Steinkis Editions (31/05/2017)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Kei a grandi en France, partagée entre deux cultures : les dim sum et le camembert, la fête de la lune et l'épiphanie, le baume du tigre et l eau bénite...
La vie n est pas toujours simple pour une petite Chinoise à Paris, mais peu à peu elle se forge une identité faite de ces références multiples. Aujourd'hui, Kei revendique son métissage culturel et assume joyeusement l'étiquette de banane, jaune à l'extérieur et blanche à l'intérieur...
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  19 juin 2017
Kei nous raconte par petites bribes son arrivée à Paris à l'âge de 6 ans, et les différences entre sa vie à Hong Kong et sa nouvelle vie en France.
J'ai beaucoup aimé ces scénettes non chronologiques dans lesquelles l'auteure nous parle de différents sujets, certains sont légers, comme les aliments qu'elle découvre, la vie scolaire ou les coutumes, et d'autres plus durs, comme l'évocation de la Révolution Culturelle qu'on vécu ses parents.
J'ai regretté que la vie de ses parents en Chine ne soit pas évoquée davantage et que le roman graphique se contente de raconter les premières années de vie en France et ne nous emmène pas plus loin dans le temps, sachant que Kei, qui ne parlait pas français à son arrivée est devenue ingénieure.
Les dessins sont naïfs et en totale adéquation avec le thème de l'immigration raconté par les yeux d'une enfant.
Je remercie chaleureusement Babélio et les éditions Steinkis pour cet envoi dans le cadre de l'opération masse critique.
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zazimuth
  14 août 2018
J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman graphique emprunté à la médiathèque.
Mon oeil avait été attiré par le sous-titre de "Banana Girl" expliquant qu'elle était "jaune à l'extérieur, blanche à l'intérieur".
En effet, Kei, l'héroïne et narratrice, raconte son arrivée à Paris alors qu'elle avait 6 ans pour rejoindre, avec sa mère, son père, artiste peintre. Tout d'abord désarçonnée par les modes de vie et coutumes qu'elle découvre, bien différentes de ce à quoi elle était habituée à Hong Kong, la fillette se fait des amies à l'école primaire dans laquelle elle est inscrite et apprend les usages du pays.
Alors, en grandissant, même si en la voyant on se doute de ses origines asiatiques, Kei est une petite française comme les autres… avec une richesse culturelle familiale supplémentaire.
Graphiquement j'ai apprécié l'alternance entre l'histoire et les remarques de Kei en noir et blanc et des planches colorées faisant ressortir des souvenirs, des symboles, des ambiances.
J'ai adoré les comparaisons entre deux modes de vie et deux cultures comme la double page sur les fêtes au fil du calendrier ou celle sur les repas et l'alimentation. Pareil pour les explications sur la langue chinoise écrite et parlée, mandarin ou dialectes, idéogrammes et calligraphie. Un très bel exemple pour comprendre comment les cultures peuvent se mêler à l'heure de la mondialisation.
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Deedr
  23 juillet 2017
Banana Girl, c'est le roman graphique autobiographique de Kei Lam, née en Chine et arrivée en France à l'âge de 6 ans avec ses parents. A partir de ce moment-là, elle revendique son étiquette de « banane » (d'où Banana Girl) car jaune à l'extérieur, et blanche à l'intérieur 😉 Et c'est toute cette aventure entre deux cultures très différentes entre lesquelles elle a grandit qu'elle nous raconte dans ce livre avec une grande sincérité (sauf sur la barbe de son père … elle ment au sujet de la barbe de son père ! Mais ça va, je lui pardonne, c'est pas si grave :D)
Nouveautés culinaires (la cantine …!), fêtes inconnues (Pâques, Epiphanie …) … le récit de son arrivée en France est l'occasion d'aborder de nombreux sujets et de mettre le doigt avec poésie et un brin de nostalgie sur toutes ces choses qui font la culture d'un pays et qui nous semblent si banales et quotidiennes. L'occasion également d'aborder les signes de racismes dont elle a pu être victime dès l'école primaire, les premières notions de politiques, les différences de salaires … mais toujours évidemment à travers le regard de l'enfant qui découvre un nouveau monde, avec toute sa naïveté et sa fraîcheur !
On ressent bien dans Banana Girl ce qu'à pu être cette enfance à grandir entre deux cultures, entre deux gastronomies, entre deux langues, que dis-je … 5 langues … : « A la maison, nous avons un système de langage propre à notre famille. Chacun parle son dialecte natal en plus du mandarin auquel vient maintenant s'ajouter le français. Cela fait cinq langues au total. ».
Moi qui ai déjà du mal à parler correctement anglais, je crois que mon cerveau disjoncterai si je devais parler 5 langues dans une même phrase ! ^^
Que ce soit en une, deux ou cinq langues, si le texte et l'histoire m'ont déjà beaucoup touchée, les illustrations ne sont pas en reste.
Un trait simple et fluide accompagne le récit et donne vie à toutes ces anecdotes, grandes ou petites, décrites par l'auteur. Comme je l'avais déjà relevé dans le roman graphique Retour à Bandung, on salive devant les pages représentant la nourriture, on prend des cours de calligraphie chinoise, on s'extasie devant la barbe du père de Kei …
Vous me direz, c'est déjà pas mal, et je serai d'accord avec vous, mais il se trouve qu'il y a également quelques doubles pages exclusivement d'illustrations – sans texte – dans des styles variés et en couleurs, et qu'elles sont magnifiques ! le livre m'aurait déjà beaucoup plu sans elles, mais elles apportent un gros plus à l'esthétique de l'ensemble, et j'avoue que j'ai eu un coup de coeur pour plusieurs d'entre elles… !En quelques mots pour résumer, voilà longtemps que je n'avais pas parlé sur Deedr d'un tel roman graphique, et ça me manquait un peu ! 😉
Pour moi, ce livre oscille entre généralité de ce que peut être le déracinement, l'intégration à un nouveau pays et à une nouvelle culture, et récit intime nourri de souvenirs d'enfance avec tout ce que ça implique d'innocence et de spontanéité. Voici un livre qui m'a amenée en voyage entre les cultures, qui m'a transportée entre Paris et la Chine, et qui m'a donné encore plus envie de repartir en voyage, là tout de suite … ! Alors si vous cherchez une lecture estivale, celui-ci c'est fraîcheur et dépaysement garantis 🙂
Lien : http://www.deedr.fr/banana-g..
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LillyMaya
  16 juin 2017
Quelques tranches de vie de l'auteur qui se partage entre la culture chinoise et la culture française.
Ces petits instantanés sont émouvants ou rigolo. On apprend quelques petites choses sur la culture chinoise et sur le choc des cultures aussi et c'est toujours intéressant.
On se met à la place de cette petite fille de 6 ans qui arrive de Hong Kong et qui trouve Paris trop calme !
Je termine ce roman graphique avec un goût de trop peu, j'aurais aimé en apprendre encore plus.
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Metehera
  17 juin 2017
Je tiens tout d'abord à remercier Babélio (via son opération Masse critique) et les Éditions Jungle (groupe Steinkis) qui m'ont permis de découvrir ce magnifique et excellent roman graphique.
Les dessins sont magnifiques et s'accordent parfaitement avec le ton frais et ludique du récit.
Après la forme, passons au fond.
Nous suivons l'arrivée en France de l'auteur elle-même, Kei Lam à l'âge de 6 ans jusqu'à ses 10 ans.
J'ai beaucoup apprécié l'humour qui découle de ce récit. Pas moqueur mais qui nous prouve que l'on peut rire de tout ... Comme lorsqu'elle nous explique la manière dont certains chinois apprennent le français : par rapprochement phonétique.
L'auteur fait aussi l'effort de nous montrer la difficulté de s'approprié une nouvelle culture sans perdre sa culture d'origine.
Je recommande à 1000 % ce roman graphique qui je suis sûr plaira au plus grand nombre !
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critiques presse (1)
Bibliobs   05 juillet 2017
Entre le journal intime illustré et la BD, Kei Lam décrit avec beaucoup de charme sa transition vers la « banane » : « jaune à l'extérieur, blanche à l'intérieur », qui est aussi la voie vers l’acceptation de sa double culture.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
MeteheraMetehera   17 juin 2017
A la maison nous avons un système de langage propre à notre famille. Chacun parle son dialecte natal en plus du mandarin auquel vient maintenant s'ajouter le français.

Cela fait cinq langues au total. Dans une phrase, il m'arrive de mélanger le cantonnais, le mandarin et le français. Il y a des mots que je connais que dans une seule langue.
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zazimuthzazimuth   14 août 2018
Je ressentais une différence, sans véritablement en prendre conscience.
C'était comme si j'avais nagé toute ma vie à contre-courant et que, soudainement, on me demandait de nager dans un lac.
Je n'ai réalisé que bien plus tard avoir grandi en portant le poids de tous les rêves et espérances de mes parents. (p.147)
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MeteheraMetehera   17 juin 2017
Enfin si, ils parlent tous français !

Juste pas le même ...

Il y a celui de Carole et Gérard, niveau avancé, celui de mon père, niveau "basique avec accent chinois", et celui de ma mère, niveau "un sourire vaut mieux que deux tu l'auras".
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zazimuthzazimuth   14 août 2018
N'ayant pas d'autres membres de ma famille en France, ça m'a donné l'impression de n'avoir ni mémoire ni passé. C'est sans doute pour ça que j'ai toujours été mauvaise en histoire.
Le fait d'être née à Hong Kong, sachant que cette ville s'apparente plus à Londres ou New York qu'à Pékin, ne fait qu'accentuer ce sentiment de « non-appartenance ».  (p.82)
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zazimuthzazimuth   14 août 2018
Mon niveau de français et mon manque de culture sur la France à l'époque ont créé des lacunes dans certaines matières, notamment en histoire.
Louis XIV, la Première et la Seconde Guerre mondiale étaient aussi réalistes pour moi que les fables de La Fontaine. (p.75)
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