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Yves Gauthier (Traducteur)
ISBN : 2742780718
Éditeur : Actes Sud (04/11/2008)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 21 notes)
Résumé :

A trente-quatre ans, montagne de muscle trop tôt retombée en graisse dans son fauteuil de PDG, Izvolski est le type même de l'homme d'affaires peu scrupuleux de la nouvelle Russie. Ancien gosse aux pieds nus d'une bourgade de Sibérie, il s'est taillé un empire sidérurgique au cinquième rang mondial, AMK, fonctionnant comme un Etat dans l'Etat.

Mais, à Moscou, la banque IVEKO, proche du Kremlin, veut annexer cet empire de "séparatistes sibérie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
  23 février 2011
Julia Latynina, journaliste économique à l'Echo de Moscou et "connue pour son franc-parler", sait visiblement de quoi elle parle. Actes Sud (Babel Noir) nous prévient en 4ème de couverture : "elle signe régulièrement des articles montrant les liens entre le crime et l'économie". Nous sommes donc ici en présence d'un "polar économique" de 666 pages qui surprend par son ampleur, sa précision et son réalisme, et il ne fait aucun doute que l'expérience et les reportages de la journaliste ont influencé la plume de la romancière.
Les personnages principaux, issus du monde affairiste de la Russie d'aujourd'hui, aux méthodes peu élégantes, voire quasi-maffieuses, n'ont au départ rien pour plaire. Mais au fil de cette histoire qui raconte des combats et des trajectoires personnelles, nous nous attachons aux deux héros Denis Tcheriaga et Viatcheslav Izvolski, qui finissent par se ranger dans le camp des "bons" (ce qui n'avait rien d'évident au départ). Nous suivons également l'évolution de leur relation, un mélange complexe d'admiration, de compétition, d'abus hiérarchique, de fidélité et de complicité.
Izvolski est le grand patron, responsable d'un empire sidérurgique sibérien de premier plan qu'il a bâti à la force du poignet, parfait oligarque qui souhaite tout diriger et maîtriser dans son empire, mais provisoirement mis sur la touche car victime d'un attentat. Tcheriaga le remplace aux manettes, responsable de la sécurité, il connaît ses ennemis mais il a fort à faire pour piloter le navire et prendre les bonnes décisions en l'absence de son patron. Tous les deux sont épris de la même femme, la jolie Irina, une historienne rencontrée par hasard et qui n'appartient pas à leur monde, sur laquelle le puissant et richissime Izlovski a jeté son dévolu.
L'histoire proprement dite est comme une partie d'échecs où chacun pousse ses pions ou ses cavaliers pour protéger son roi, en réfléchissant plusieurs coups à l'avance. On est ici dans la conspiration, la conjuration, la trahison, la manipulation, la désinformation, le tout oscillant entre les astuces comptables, juridiques et financières et les méthodes plus expéditives du crime organisé. Nous sommes parfois noyés dans les démonstrations économiques et parfois dans les bains de sang.
Personne n'est tout à fait blanc ou tout à fait noir dans la Russie d'aujourd'hui, semble nous dire Julia Latynina. En tout cas, il faut se méfier de tout le monde : les politiques et les hommes d'affaires, les banquiers et les industriels, les fonctionnaires, les anciens membres du KGB, les truands et les policiers. Mais, pour s'en sortir, c'est simple : il suffit de connaître les codes, les aspirations et la capacité de tout ce beau monde à retourner sa veste, à accepter la corruption et la compromission, soit pour la déjouer, soit pour la mettre en oeuvre.
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marcbordier
  27 janvier 2013
Critique disponible sur mon blog www.marcbordier.com.
Malgré toute ma bonne volonté, je ne suis pas parvenu à lire en entier le roman de Julia Latynina, La Chasse au renne de Sibérie. Je partais pourtant avec un a priori favorable : russophile et russophone, j'aime bien les récits situés dans les années chaotiques qui ont suivi l'effondrement de l'URSS. Ce polar qui raconte les péripéties d'un oligarque mafieux pour essayer de sauver son combinat métallurgique sibérien des griffes d'une banque moscovite corrompue avait tout pour me plaire. Grosses berlines allemandes fonçant dans les rues enneigées de Moscou, anciens des services spéciaux reconvertis en gardes du corps après la guerre en Tchétchénie, apparatchiks corrompus, hommes d'affaires douteux, prostituées sentimentales... le livre contient pas mal de bons ingrédients. La sauce, hélas, ne prend pas. Pourquoi ? L'intrigue est complexe et difficile à suivre, et je me suis perdu vers la fin dans les méandres des montages financiers inventés par les protagonistes. L'auteur, journaliste économique russe, a voulu montrer en fiction la corruption qui règne dans son pays sous Poutine, dont elle est l'un des plus fervents détracteurs. Ses intentions sont louables et elle maîtrise très bien son sujet, y compris dans ses aspects les plus techniques. Dommage qu'elle oublie ses lecteurs en route.
Reste son humour cynique et désinvolte, qui donne au roman un certain piquant, comme par exemple lorsqu'elle introduit dans son récit le personnage du directeur d'une usine de fabrication d'hélicoptères (p. 48) : "Chose étrange, ce directeur qui avait décoré son bureau du portait de Staline, ce directeur qui avait appelé à voter communiste, ce directeur-là n'avait jamais volé le moindre kopeck à son usine". Ou bien encore, mon dialogue préféré (p. 198) :
"- Donc, ce ne sont pas des racketteurs, ce sont des gens du gouvernement ?
- Je ne vois pas la différence."
Si vous appréciez cet humour et que vous savez vous montrer patient, ouvrez le livre, il est fait pour vous.
Lien : http://www.marcbordier.com
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bdelhausse
  18 août 2013
Resté à quai. Pas accroché du tout. Un roman fleuve, entre polar et finance, qui nous plonge dans la Russie des affaires, des magouilles, des trafics. Mais plusieurs mois après l'avoir lu, je serais bien en peine de me souvenir du propos, de l'intrigue ou de quoi que ce soit de positif... Bref, il y a beaucoup d'autres bons livres qui attendent... Ne les laissons pas moisir sur les étagères. Ah oui, et quelques doutes m'ont rongé au sujet de la traduction, qui flotte parfois un peu.
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Wolfgang
  23 janvier 2019
Ce n'est ni un thriller ni un reportage sur la Russie d'aujourd'hui, un écrit quelque part entre chronique d'un pays, d'un système mafieux de banditisme industriel et de corruption à tous les étages, et histoire un peu bancale qui suit l'évolution du directeur adjoint d'un grand groupe métallurgique de Sibérie. On se perd dans les circonvolutions des digressions successives destinées sans doute à éclairer le lecteur sur les rouages des malversations russes. C'est dommage, on aurait aimé être en présence d'un roman de politique fiction à la Forsyth ou à la Lapierre/Collins car tous les ingrédients sont réunis. Mais les ingrédients ne suffisent pas si la narration n'est pas à la hauteur.
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paleoliticgirl
  20 mars 2018
J abandonné, il y a trop de personnages, trop'd Histoires dans l histoire, trop de rappel, d 3xplications... trop de tout en fait et trop c est trop. Je suis perdue, je lis un paragraphe, je m absente faire 7n truc, j attaque le paragraphe qu8 suit, ça parle d autres choses!! J y arrive pas, j abandonné ...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Eric75Eric75   24 février 2011
- Et vous, qu'est-ce que vous faites ? lui demande-t-elle au moment où la SAAB passe le dernier tournant du chemin.
- Je suis dans le métal, répond Izvolski.
- Commerçant ?
- Je suis le directeur du Combinat métallurgique d'Akhtarsk.
A voir le regard d'Irina, Isvolski comprend qu'elle serait bien incapable de dire la différence entre AMK et une fabrique de bas et chaussettes au bord de l'asphyxie, de la même manière que lui, Izvolski, ne saurait dire en quoi les Médicis se distinguent des Cerci ou des Donati. Et, contre toute attente, il s'en amuse au lieu de s'en indigner.
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rkhettaouirkhettaoui   21 septembre 2016
On commence par licencier la moitié des ouvriers, et d’une ! On se débarrasse de leurs putains de jardins d’enfants au profit de la municipalité, et de deux ! On arrache à Moscou une licence d’exportation d’hélicoptères, et de trois ! Ce n’est plus une usine, c’est un puits sans fond ! Autant la faire sauter pour en construire une autre !
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rkhettaouirkhettaoui   21 septembre 2016
La belle affaire. Ce n’est certes pas bien de payer ses charges avec des rondelles de plastique, surtout quand leur valeur marchande est gonflée au centuple. L’administration régionale, en principe, n’aurait jamais dû valider une telle opération, sauf à s’en excuser après coup haut et fort à la télévision auprès des citoyens.
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IkramyIkramy   13 novembre 2015
9a me rappelle Liouba de Pierre Rey.... j'adore
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rkhettaouirkhettaoui   21 septembre 2016
Comme chien de garde, il est là pour aboyer. Et pour planter sa truffe partout où il le peut.
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