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EAN : 9782070416295
336 pages
Éditeur : Gallimard (17/01/2001)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Les deux courts romans (ou longues nouvelles) qu'on va lire, Hasard et Angoli Mala, sont séparés par quinze années.
Il m'a semblé qu'ils parlaient du même apprentissage, de l'amour de la nature, du mal aussi. Mais au moment de les réunir, je ne sais plus très bien lequel est le miroir de l'autre. J.M.G.

Source : Folio, Gallimard
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
thedoc
  08 avril 2020
Quand on veut voyager tout en restant chez soi, rien ne vaut un livre de JMG le Clézio. On ouvre un de ses livres et on est partance… « Hasard, suivi de Angoli Mala » est pour moi un court roman suivi d'une longue nouvelle. Chacun de ces récits nous offre une histoire d'apprentissage, apprentissage de la vie mais aussi apprentissage de la Nature dans ce qu'elle a de plus sublime.
« Hasard » nous raconte l'histoire de Nassima, petite-fille solitaire et rêveuse qui habite seule avec sa mère dans le Sud de la France. Sur le chemin de ronde de Villefranche, elle guette le retour du Azzar, majestueux voilier, propriété du cinéaste et aventurier Juan Moguer. Une nuit, Nassima monte clandestinement à bord du voilier qui l'a toujours faite rêver. Commence alors une aventure hors du commun, une parenthèse maritime faite de grandes étendues, de solitude et de silence. Mais après l'euphorie du bleu azur, des dauphins et des escales aventureuses panaméennes, la réalité reprend ses droits et avec elle, la fin d'un rêve.
Azzar est pour Nassima la promesse de rejoindre un père absent ou à défaut, d'en trouver un de substitution en la personne du capitaine cinéaste.
Azzar comme hasard, un bateau symbole de rencontres fortuites qui parfois décident de toute votre vie, en bien comme en mal. Juan Moguer en fera les frais, ainsi que son voilier avec lequel il ne fait qu'un : raconter la vie de l'un, c'est raconter la vie de l'autre, de sa gloire à sa déchéance.
Si « Hasard » est une ode au monde de la mer et de ceux qui font corps avec elle, de l'Italie aux îles de la Martinique en passant par le Panama, « Angoli Mala » nous entraîne dans la forêt du Darién, espace sauvage à frontière de la Colombie et du Panama. Pour cette nouvelle, JMG le Clézio s'inspire d'une légende indienne où Angoli Mala prend les traits d'un jeune orphelin, Bravito, qui revient sur sa terre natale. Avant que la folie ne l'emporte au coeur de la forêt, il fera l'apprentissage de la vie, de la violence et de l'amour. Une nouvelle fois dans ce récit où le conte se mêle à la réalité, la nature est reine. Elle est ici plus sauvage et plus vibrante que jamais.
JMG le Clézio est un poète, un grand voyageur et un humaniste. A travers le beau, il sait également dénoncer la violence des hommes, leur cupidité et leur arrogance. Engagé, l'écrivain nous parle des exploités, des miséreux, des petites putes qui ont encore l'air d'écolière et qui attendent leurs riches clients dans les rues de Medellin en Colombie, des indiens à la frontière qui se font exproprier et qui oublient leur malheur dans l'alcool, des contrebandiers et des policiers corrompus qui répandent leur poudre blanche jusqu'au coeur des bouges de Yaviza, au Panama.

Voilà, pendant quelques jours, je suis partie en Colombie et au Panama, j'ai vogué sur l'océan étincelant, j'ai parcouru la forêt sauvage et ses torrents. J'y ai vu les merveilles de la Nature, j'y ai vu les dégâts de l'homme.
C'est du le Clézio, rien de nouveau. C'est juste une écriture inspirante et obsédante.
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lecassin
  09 février 2014
Deux histoires, comme le reflet l'une de l'autre dans un miroir : « Hasard », la plus longue et « Angoli Mala », séparées de quinze ans…
« Hasard », ou l'histoire de deux destins : celui d'une adolescente, Nassima, abandonnée par son père parti à l'aventure, et Juan Moguer, un aventurier richissime di cinéma aussi solitaire que misanthrope, commandant du « Azzar » un superbe voilier sur lequel la jeune fille s'embarque en passager clandestin alors qu'il fait escale dans le port de Villefranche…
« Angoli Mata » : bâtie à partir d'un fait divers, on assiste au retour au pays d'un jeune indien, Bravito, après une éducation chez un pasteur américain. Il découvrira la déchéance de son peuple Waunana, perdu dans l'alcool et la soumission… Révolte…
Deux textes, deux quêtes d'identité, un thème cher à l'auteur du « Chercheur d'or »…comme celui du prix à payer pour la liberté ou celui du voyage initiatique… Quant à la nature elle vit à chaque page.
Malgré tout et surtout malgré le grand respect que je voue à Jean-Marie le Clézio, et particulièrement à ses écrits maritimes, la traversées vers les Antilles à bord du Azzar me fut difficile… A plusieurs reprises la tentation d'abandon m'effleura. Las, je suis tout de même parvenu à bon port, pour assister au désastre…
Le seul Le Clézio pour l'instant qui m'a demandé de l'effort… malgré une langue si belle à décrire la nature, la mer et le Azzar perdu dans la tempête entre Malaga et Antigua.
De très belles pages, néanmoins…
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Laurence64
  15 novembre 2012

Au commencement, une voile blanche effilée comme une aile d'albatros claque doucement sur les rêves de Namissa. le grillon métis accroche son regard au plumage de toile immaculée. Partir et devenir ou rester et se rabougrir?Au commencement du commencement, un bateau a emporté le père et la douceur maternelle, a désagrégé le monde chaud de l'enfance. L'âme embourbée et les pieds toujours mouillés, Namissa s'invite en clandestine sur le luxueux voilier d'acajou. le voyage débute. Mais la poésie des premières pages reste à quai. La beauté prend l'eau.

En bon petit mousse, j'écope, je souque l'aussière, déterminée à ne pas passer par dessus bord avant la fin de la traversée. du rivage, le chant des sirènes était trop enchanteur.
224 pages plus loin, épuisée d'avoir ramé par manque de vent, j'examine mon périple d'un oeil à la fois perplexe et torve (ce qui constitue un exploit). Bien sûr, j'ai pêché quelques rares perles dans la mer des sargasses mais beaucoup de couleuvres aussi et JMG le Clezio a, lui, pêché par manque de réalisme.
Car le voyage vire à la caricature: le sexagénaire et la nymphette. Lui (ex cinéaste riche et célèbre) a largué les amarres, sa femme, sa fille pour couler des jours de misanthropie maritime en compagnie d'un énigmatique homme à tout faire taiseux. Sur fond d'alcool et de prostitution. Il traîne dans son sillage un évènement trouble. (Et moi munie de mes rames). Quelques tempêtes plus loin, on accoste enfin pour sombrer dans un pessimisme brouillardeux qui ne rend pas nos deux héros plus crédibles. Après son incompréhensible admission sur le navire, Nassima a été expulsée. Rapatriée en France, elle assistera à la déchéance finale de Juan Moguer, qui jamais ne fut son père de substitution. Pourtant, l'une était en recherche de père, l'autre en manque de fille.
J'en suis venue à regretter ma première galère. Elle entretenait mes pectoraux.
Evidemment, le merveilleux voilier a fait naufrage. Ce petit roman aussi. le romancier de l'enfance malmenée s'est échoué à l'instar du Azzar.
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saphoo
  01 septembre 2018
Hasard, et vous embarquez pour un long voyage sur Azzar, est ce par hasard ou pas ce nom si semblable. Tout est hasard aussi pour cette histoire. Un père qui n'a plus sa fille à ses côtés, une fille dont son père s'est enfui. Deux être qui étaient fait pour se rencontrer pour mieux se consoler.
J'ai beaucoup apprécié cette vie en pleine mer, avec ce vieux marin, et cette nymphette et son boa Zoé, l'oncle Andriamena.
La fin est moins captivante, moins poétique.
Ce premier roman nous invite au voyage sur les océans alors que le deuxième bien plus court nous immerge dans la forêt amérindienne. Un autre dépaysement, une histoire un peu dure, règlement de comptes entre contrebandiers, indiens. J'ai moins adhéré bien que j'ai aimé le décor obscur et envoûtant de cette forêt.
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zabeth55
  30 janvier 2016
Une critique qui se fait tirer l'oreille.
Voici plusieurs jours que je l'ai lu et je ne sais trop quoi en dire.
Deux romans dans un livre.
Le premier : Hasard
La jeune Nassima, quatorze ans, s'incruste sur le voilier de Juan Moguer, un célèbre cinéaste. Elle vit plusieurs mois d'aventure en sa compagnie, puis le retrouve quelques années plus tard.
Liens étranges entre ces deux là. Recherche du père, apprentissage de la vie…
J'ai bien aimé le lire, l'écriture est très agréable, mais une fois terminé, je ne sais pas si j'ai vraiment aimé.
Le deuxième : Angoli Mala
La vie d'un indien, Bravito, qui retourne à la nature. C'est dur, violent.
Je n'ai pas trop saisi le lien entre les deux. Pas compris le titre non plus.
Même sentiment que pour le premier : belle écriture, belle histoire, mais pas d'adhésion totale.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
lecassinlecassin   09 février 2014
Quand le disque du soleil jaillissait, un éclair aveuglant entrait dans ses yeux et emplissait tout son corps, c'était magique, douloureux. Alors la mer devenait transparente, couleur de topaze, un champ d'étincelles... et les grandes voiles semblaient se gonfler de cette lumière qui les poussait vers l'autre extrémité du monde.
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micky05micky05   15 juin 2012
au point du jour, en prenant son quart, juan moguer eut son regard attiré par ce qu'il crut d'abord être un tas de chiffons posé sur le pont, à bâbord, contre le rebord du rouf.
la mer était calme, une vague lueur éclairait un nuage à l'est. la côte était déjà loin, seules les hautes montagnes enneigées étincelaient au soleil.
moguer ouvrit la porte du cockpit et pointa sa torche sur l'objet insolite. dans la pénombre, le tas de chiffons se défit un peu dans le vent et deux grands yeux noirs brillèrent dans un petit visage sombre qui paraissait celui d'un enfant.
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lecassinlecassin   09 février 2014
Cet homme était incapable d'avoir une fille. Ou bien est-ce que tous les pères doivent être comme cela, d'abord amoureux de leurs filles ?
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Herve-LionelHerve-Lionel   29 août 2020
Il se sentait à la fois très vieux et merveilleusement jeune.
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Videos de J.M.G. Le Clézio (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de J.M.G. Le Clézio
Jean-Marie Gustave le Clézio, prix Nobel de littérature, a passé quelques étés en Bretagne alors qu'il était enfant. Dans "Chanson bretonne, suivi de L'enfant et la guerre", publié aux éditions Gallimard, l'écrivain nous livre deux contes remplis d'images, et des impressions qu'elles ont laissées en lui.
Jean-Marie Gustave le Clézio nous a fait l'immense honneur de répondre à quelques-unes de nos questions. Ici, il nous parle notamment de sa méfiance envers la mémoire, du pouvoir de l'imagination, de la richesse de la langue bretonne, des sensations et du caractère précieux de l'enfance.
Pour retrouver son livre, c'est ici : https://www.librairiedialogues.fr/livre/16461617-chanson-bretonne-suivi-de-l-enfant-et-la-guerre-j-m-g-le-clezio-gallimard
Et pour nous suivre, c'est là : INSTA : https://www.instagram.com/librairiedialogues/ FACEBOOK : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ TWITTER : https://twitter.com/Dialogues
**** À bientôt ! ****
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