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EAN : 9782070536658
34 pages
Gallimard Jeunesse (25/09/2002)
3.66/5   65 notes
Résumé :

Un petit garçon qui s'ennuie décide de partir au pays des arbres. Car il sait qu'on peut apprivoiser les arbres, écouter leurs histoires, les connaître comme des amis, et même danser avec eux... Ce voyage sera l'occasion de merveilleuses rencontres avec la nature et ses éléments. Une nouvelle très poétique racontée par un grand auteur contemporain.

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Le petit garçon aimerait tant voyager. Il n’a ni ailes ni nageoires. Mais il ne manque pas d’imagination et d’intuition. Il entre dans la forêt.
Et alors, la magie opère…

Les arbres sont un peu farouches et timides, c’est pourquoi, si on ne prend pas le temps de les observer, on ne s’aperçoit pas qu’ils parlent, qu’ils bougent, qu’ils voient.

Le petit garçon marche doucement et il sifflote. C’est ainsi que parlent les arbres ; ils sifflent, ils baillent, ils émettent des craquements. Certains sont même bavards !

Le chêne est un arbre très sérieux, il parle peu. Le bouleau ne pense qu’à s’amuser. Les sapins sont taciturnes, ce sont les gardiens de la forêt. Certains sont tristes, certains ont mauvais caractère et se mettent en colère.

Voilà, le petit garçon a trouvé une autre façon de voyager ; au pays des arbres. Ce n’est pas un rêve, ce n’est pas de la magie, si vous prenez le temps d’apprivoiser les arbres, ils vous le rendront bien.

Un soupçon d’imagination,
de la patience et de l’observation
et vous voilà parti pour le pays des rêves…
Bon voyage !

Douceur et poésie des mots, illustrations magiques, au fil des pages, on s’évade…et on apprend à connaître les arbres, à les respecter et surtout, à les aimer.
Il ne faut pas se fier aux apparences…certains semblent muets, sourds ou aveugles. Approchez-vous d’eux tout doucement, pour ne pas les effrayer, ouvrez vos oreilles, prenez votre temps, et peut-être vous étonneront-ils, avec leur musique douce et leurs gestes simples...


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Lecture dédiée.

Aux amoureux de la nature, des arbres, des oiseaux, du souffle du vent.
Aux jeunes rêveurs qui aiment voyager...jusqu'à la lune !
À ceux qui ont l'imagination débordante.
À tous ceux aussi qui n'ont pas peur de se promener la nuit en forêt.
Aux enfants qui grimpent et parlent aux arbres.
À ceux aussi qui dansent autour des peupliers.

À tous ceux-là, je leur souhaite une joyeuse lecture !
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Comment voyager quand on est encore un jeune enfant sans la possibilité d'aller voir l'ailleurs, ni la mer, ni ces collines au bord de l'horizon; par l'imagination bien sûr.

Tous les jeunes enfants le savent, jouer, et rien n'est impossible, alors leur imagination et leur curiosité si émouvante, les assaillent, avec leurs questions, insolites ou insolubles, comme "dessine moi un mouton".

Avec une plume sensible et fantaisiste J M G le Clézio nous offre un conte plein de rêves et de surprises au pays de la forêt. Un voyage où les êtres prennent racine au coeur de la nature pour dessiner un monde de féeries.

Toute la sensibilité de l'enfant rentre en harmonie avec ce monde. Il entend les arbres lui murmurer ou se taire quand un adulte vient les déranger.
Il distingue peu à peu le chêne le roi de la forêt, si différent du vénérable érable, il s'amuse à comparer les facéties du peuplier et du charme à siffler avec le noisetier.

Chaque habitant de la forêt s'invite comme un ami, et le regard de l'enfant se confond à celui de sa propre famille.
La forêt devient son univers, un univers qui se met à bouger avec la lune et à danser aux musiques faites de sifflements doux, aux hululements proches de la Hulotte.

Ce voyage au Pays de la forêt, je l'ai fait à haute voix, avec Élise 7 ans , je faisais les arbres et elle le jeune enfant, un régal, grâce à des dialogues savoureux.
Une petite pépite destinée aux enfants de 5 à 12 ans.
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Inspiré par le réalisme magique de la littérature sud américaine, Le Clézio entraîne le jeune lecteur dans une forêt où s'ennuie un petit garçon. Mais bientôt il saura apprivoiser les arbres qui lui permettront de découvrir leur monde animé.
Les arbres parlent, regardent et dansent même et cet univers verdoyant ne peut être dévoilé qu'à celui qui observe attentivement et siffle des airs aux diverses espèces d'arbres que compte la forêt.
Ce roman plein de poésie et de douceur tente de porter un regard protecteur sur la nature si belle.
Malheureusement le texte oscille entre le récit et le documentaire et les actions sont absentes.

Paru en 1990 ce petit livre est précurseur d'une écologie qui s'est depuis beaucoup développée.
D'ailleurs l"urban jungle" est une des représentantes de ce goût pour la nature.
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Un petit garçon qui n'a ni avion, ni train, ni bateau pour aller ailleurs, reste seul à s'ennuyer, à ne rien faire... Mais un jour, il décide d'aller se promener dans une forêt . En se promenant il eut une idée : celle d'apprivoiser les arbres. Il faut leur siffler pour découvrir qu'ils ne sont pas comme endormis ou qu'ils restent là, s'en rien faire.

Alors prêts pour le voyage au pays des arbres?
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
[Incipit ]

Il y avait une fois un petit garçon qui s’ennuyait. Il avait bien envie de voyager, de partir vers le ciel, ou bien dans la mer, ou encore de l’autre côté de l’horizon. Mais pour voyager, il faut avoir les moyens. Ce petit garçon n’avait pas de bateau, ni d’auto, ni de train, ni rien de ce genre. Alors il était obligé de rester sur place et il s’ennuyait un petit peu. Mais un jour, il s’est dit que ce n’était peut-être pas nécessaire d’avoir des ailes ou des nageoires pour voyager. C’est comme ça qu’il a eu l’idée d’aller au pays des arbres. Enfin l’idée ne lui est pas venue d’un seul coup. Il y avait longtemps qu’il allait se promener dans la forêt et il sentait tout un tas de choses bizarres, comme si les arbres voulaient lui parler, ou comme si les arbres bougeaient ; un jour il allait ici, un jour là, et il avait l’impression que les arbres avaient bougé. Bien sûr quand on les regarde, les arbres ont l’air immobile. Ils sont debout dans la terre avec leurs branches écartées et leurs milliers de feuilles qui tremblent et tournent dans le vent.
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Le petit garçon n'était pas pressé de partir, alors il s'est amusé d'abord à apprivoiser les arbres. Pour cela, il marchait doucement à l'intérieur de la forêt, en faisant attention à ne pas faire trop de bruit. Puis il s’asseyait par terre, au centre d'une clairière, et il attendait. Quelquefois il sifflait doucement, parce que les arbres aiment bien la musique qu'on fait en sifflant. Ils n'ont jamais peur des oiseaux ni des cigales, ils aiment bien le bruit des sifflements doux.
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Ça,c’est une ruse des arbres, pour faire croire qu’ils restent toujours au même endroit, pendant des années et des années. Ils ont l’air paisible et doux, fixés dans la terre noire par les racines solides. Si on les regarde sans trop faire attention, on peut croire qu’ils ne veulent rien, qu’ils ne savent rien dire. Mais le petit garçon savait que ce n’était pas vraiment vrai. Les arbres ne sont pas immobiles. Ils ont l’air de dormir, comme cela, d’un sommeil épais qui dure des siècles. Ils ont l’air de ne penser à rien. Le petit garçon, lui, savait bien que les arbres ne dormaient pas. Seulement ils sont un peu farouches et timides, et quand ils voient un homme qui s’approche, ils resserrent l’étreinte de leurs racines et ils font le mort.
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La lune suit son cours sur le ciel et les arbres dansent tant qu'elle est là. Puis la lune disparaît de l'autre côté de la forêt et les arbres cessent de danser.
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Ceux qui parlent le moins, bien sûr, ce sont les chênes et l'érable vénérable. Ils ont de drôles de voix caverneuses, et ils racontent des histoires vieilles de deux cents ans. Les pins et les ifs sont tristes et les saules pleureurs aussi. Les noisetiers, les noyers, les châtaigniers sont durs, ils ont mauvais caractère. De temps à autre, ils se mettent en colère, et ils font de grands bruits de craquement.
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Cette semaine, La Grande Librairie s'installe à Marseille et propose une émission exceptionnelle, en public, à l'occasion des Nuits de la lecture et des 10 ans du Mucem. Au coeur de ce musée dédié aux cultures de la Méditerranée, des écrivains, des librairies et des lecteurs pour une soirée dédiée aux mots, aux mille identités de l'espace méditerranéen, et à cette idée que la littérature est toujours un lieu de rencontres, de partage et de commun.
Augustin Trapenard est donc allé à la rencontre du lauréat du prix Nobel 2008 Jean-Marie Gustave le Clézio. Il est venu présenter son dernier ouvrage, "Identité nomade" (Robert Laffont), explorant son parcours d'écrivain, ses voyages et ses affiliations. L'auteur s'interroge également sur le pouvoir de la littérature dans le monde contemporain. Un récit introspectif captivant sur l'essence de l'écriture. le tout, durant une magnifique balade à Nice, ville qui l'a vu naître.
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