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EAN : 9782070536658
34 pages
Gallimard Jeunesse (25/09/2002)
3.75/5   61 notes
Résumé :

Un petit garçon qui s'ennuie décide de partir au pays des arbres. Car il sait qu'on peut apprivoiser les arbres, écouter leurs histoires, les connaître comme des amis, et même danser avec eux... Ce voyage sera l'occasion de merveilleuses rencontres avec la nature et ses éléments. Une nouvelle très poétique racontée par un grand auteur contemporain.

Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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gouelan
  30 décembre 2015
Le petit garçon aimerait tant voyager. Il n’a ni ailes ni nageoires. Mais il ne manque pas d’imagination et d’intuition. Il entre dans la forêt.
Et alors, la magie opère…
Les arbres sont un peu farouches et timides, c’est pourquoi, si on ne prend pas le temps de les observer, on ne s’aperçoit pas qu’ils parlent, qu’ils bougent, qu’ils voient.
Le petit garçon marche doucement et il sifflote. C’est ainsi que parlent les arbres ; ils sifflent, ils baillent, ils émettent des craquements. Certains sont même bavards !
Le chêne est un arbre très sérieux, il parle peu. Le bouleau ne pense qu’à s’amuser. Les sapins sont taciturnes, ce sont les gardiens de la forêt. Certains sont tristes, certains ont mauvais caractère et se mettent en colère.
Voilà, le petit garçon a trouvé une autre façon de voyager ; au pays des arbres. Ce n’est pas un rêve, ce n’est pas de la magie, si vous prenez le temps d’apprivoiser les arbres, ils vous le rendront bien.
Un soupçon d’imagination,
de la patience et de l’observation
et vous voilà parti pour le pays des rêves…
Bon voyage !
Douceur et poésie des mots, illustrations magiques, au fil des pages, on s’évade…et on apprend à connaître les arbres, à les respecter et surtout, à les aimer.
Il ne faut pas se fier aux apparences…certains semblent muets, sourds ou aveugles. Approchez-vous d’eux tout doucement, pour ne pas les effrayer, ouvrez vos oreilles, prenez votre temps, et peut-être vous étonneront-ils, avec leur musique douce et leurs gestes simples...

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MELANYA
  09 février 2022
C'est par hasard que j'ai retrouvé ce minuscule bouquin « Voyage au pays des arbres », une lecture jeunesse, de J.M.G. le Clézio (deux nationalités : française et britannique). Bien que l'on ne trouve que ces petites 34 pages, pourquoi ne pas en publier une petite chronique car le sujet est attendrissant ?
Une nouvelle très poétique racontée par un prix Nobel (2008).
Début de cette histoire : « Il y avait une fois un petit garçon qui s'ennuyait. Il avait bien envie de voyager, de partir vers le ciel, ou bien dans la mer, ou encore de l'autre côté de l'horizon. Mais pour voyager, il faut avoir les moyens. Ce petit garçon n'avait pas de bateau, ni d'auto, ni de train, ni rien de ce genre. Alors il était obligé de rester sur place et il s'ennuyait un petit peu.
Mais un jour, il s'est dit que ce n'était peut-être pas nécessaire d'avoir des ailes ou des nageoires pour voyager. C'est comme ça qu'il a eu l'idée d'aller au pays des arbres. » Dans le fond, pourquoi pas quand on est si jeune avec ses rêves ?
Oui, mais cette idée ne lui est pas venue comme cela, d'un coup. Non, cela faisait longtemps qu'il se promenait dans la forêt et il avait des impressions bizarres : comme si les arbres bougeaient.
Evidemment, lorsque l'on observe un arbre, il est immobile. En fait, c'est une impression car ils ont leur vie propre et ça, le petit garçon le savait. Déjà, les branches avec leurs feuilles bougent , tout doucement et plus fort lorsque souffle vent.
« Les gens qui ne savent pas apprivoiser les arbres disent que les forêts sont silencieuses. Mais dès que tu siffles, et que tu siffles bien, comme un oiseau, tu commences à entendre le bruit que font les arbres. Il y a d'abord ces bâillements et ces respirations aiguës. Puis tu perçois d'autres bruits. Il y a des coups lourds, comme s'il y avait un coeur qui battait quelque part sous la terre. Puis tout un tas de craquements, des branches qui se redressent avec des explosions, des feuilles qui se mettent à trembler, des troncs qui se dérident. Il y a surtout des bruits de sifflements, parce que les arbres te répondent. » C'est ce que l'on appelle « le langage des arbres. » le petit garçon avait appris à reconnaître le sifflement des arbres alors que l'on pouvait penser que c'étaient des oiseaux : une ruse.
« le petit garçon lui, qui voulait voyager au pays des arbres, avait appris petit à petit à faire ouvrir les yeux. Il sifflait le plus doucement qu'il pouvait, pas un air de musique, mais comme les arbres, une ou deux notes, très doucement. »
Le petit garçon qui voulait faire un « Voyage au pays des arbres », avait appris à ouvrir les yeux. Il sifflait doucement une note ou deux.
Il a remarqué un vieil érable du nom de « Whoot » qui a reçu plusieurs fois la foudre mais il est toujours là.
Il y a aussi un érable vénérable, qui s'appelle Whoot. Il est très vieux et son tronc est séparé en deux au niveau des racines. Il a reçu plusieurs fois la foudre, et il aime bien raconter aux autres comment ça s'est passé.
C'est un monde qui s'ouvre aux yeux du petit garçon : le chêne qui est sérieux – le bouleau qui ne pense qu'à amuser – le vieil érable qui raconte son histoire…. Il les écoute discuter de la pluie et du beau temps, des orages, des dernières informations arrivées de l'autre bout de la forêt…
En rejoignant ce monde onirique, le petit garçon danse avec les arbres, et rompt ainsi sa solitude et son ennui.
A la fin de la journée le petit garçon s'endort, tout heureux de sa journée et les arbres veillent sur lui.
Une jolie petite histoire d'une trentaine de pages, destinée aux 8-10 ans, un joli voyage au coeur de la forêt.
Conclusion : on retrouve son âme d'enfant, alors, lecture conseillée avec de jolies illustrations bien en harmonie avec le thème (dessins de Henri Galeron).
Je voudrais signaler que j'avais été étonnée de voir un écrivain comme J.M.G. le Clézio écrire sur ce thème et cela démontre qu'il peut être écrire sur tout. Succès assuré.

Lien : https://www.babelio.com/monp..
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TheWind
  21 décembre 2014
Lecture dédiée.
Aux amoureux de la nature, des arbres, des oiseaux, du souffle du vent.
Aux jeunes rêveurs qui aiment voyager...jusqu'à la lune !
À ceux qui ont l'imagination débordante.
À tous ceux aussi qui n'ont pas peur de se promener la nuit en forêt.
Aux enfants qui grimpent et parlent aux arbres.
À ceux aussi qui dansent autour des peupliers.
À tous ceux-là, je leur souhaite une joyeuse lecture !
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Fleitour
  28 octobre 2018
Comment voyager quand on est encore un jeune enfant sans la possibilité d'aller voir l'ailleurs, ni la mer, ni ces collines au bord de l'horizon; par l'imagination bien sûr.
Tous les jeunes enfants le savent, jouer, et rien n'est impossible, alors leur imagination et leur curiosité si émouvante, les assaillent, avec leurs questions, insolites ou insolubles, comme "dessine moi un mouton".
Avec une plume sensible et fantaisiste J M G le Clézio nous offre un conte plein de rêves et de surprises au pays de la forêt. Un voyage où les êtres prennent racine au coeur de la nature pour dessiner un monde de féeries.
Toute la sensibilité de l'enfant rentre en harmonie avec ce monde. Il entend les arbres lui murmurer ou se taire quand un adulte vient les déranger.
Il distingue peu à peu le chêne le roi de la forêt, si différent du vénérable érable, il s'amuse à comparer les facéties du peuplier et du charme à siffler avec le noisetier.
Chaque habitant de la forêt s'invite comme un ami, et le regard de l'enfant se confond à celui de sa propre famille.
La forêt devient son univers, un univers qui se met à bouger avec la lune et à danser aux musiques faites de sifflements doux, aux hululements proches de la Hulotte.
Ce voyage au Pays de la forêt, je l'ai fait à haute voix, avec Élise 7 ans , je faisais les arbres et elle le jeune enfant, un régal, grâce à des dialogues savoureux.
Une petite pépite destinée aux enfants de 5 à 12 ans.
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ghislainemota
  14 juin 2021
Inspiré par le réalisme magique de la littérature sud américaine, Le Clézio entraîne le jeune lecteur dans une forêt où s'ennuie un petit garçon. Mais bientôt il saura apprivoiser les arbres qui lui permettront de découvrir leur monde animé.
Les arbres parlent, regardent et dansent même et cet univers verdoyant ne peut être dévoilé qu'à celui qui observe attentivement et siffle des airs aux diverses espèces d'arbres que compte la forêt.
Ce roman plein de poésie et de douceur tente de porter un regard protecteur sur la nature si belle.
Malheureusement le texte oscille entre le récit et le documentaire et les actions sont absentes.
Paru en 1990 ce petit livre est précurseur d'une écologie qui s'est depuis beaucoup développée.
D'ailleurs l"urban jungle" est une des représentantes de ce goût pour la nature.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
isa120268isa120268   22 août 2014
Les gens qui ne savent pas apprivoiser les arbres disent que les forêts sont silencieuses. Mais dès que tu siffles, et que tu siffles bien, comme un oiseau, tu commences à entendre le bruit que font les arbres,. Il y a d'abord ces bâillements et ces respirations aiguës. Puis tu perçois d'autres bruits. Il y a des coups lourds, comme s'il y avait un coeur qui battait quelque part sous la terre. Puis tout un tas de craquements, des branches qui se redressent avec des explosions, des feuilles qui se mettent à trembler, des troncs qui se dérident. Il y a surtout des bruits de sifflements, parce les arbres te répondent. Ca c'est le langage des arbres.
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KorriganKorrigan   30 juin 2014
Le petit garçon n'était pas pressé de partir, alors il s'est amusé d'abord à apprivoiser les arbres. Pour cela, il marchait doucement à l'intérieur de la forêt, en faisant attention à ne pas faire trop de bruit. Puis il s’asseyait par terre, au centre d'une clairière, et il attendait. Quelquefois il sifflait doucement, parce que les arbres aiment bien la musique qu'on fait en sifflant. Ils n'ont jamais peur des oiseaux ni des cigales, ils aiment bien le bruit des sifflements doux.
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mandarine43mandarine43   23 avril 2011
[Incipit ]

Il y avait une fois un petit garçon qui s’ennuyait. Il avait bien envie de voyager, de partir vers le ciel, ou bien dans la mer, ou encore de l’autre côté de l’horizon. Mais pour voyager, il faut avoir les moyens. Ce petit garçon n’avait pas de bateau, ni d’auto, ni de train, ni rien de ce genre. Alors il était obligé de rester sur place et il s’ennuyait un petit peu. Mais un jour, il s’est dit que ce n’était peut-être pas nécessaire d’avoir des ailes ou des nageoires pour voyager. C’est comme ça qu’il a eu l’idée d’aller au pays des arbres. Enfin l’idée ne lui est pas venue d’un seul coup. Il y avait longtemps qu’il allait se promener dans la forêt et il sentait tout un tas de choses bizarres, comme si les arbres voulaient lui parler, ou comme si les arbres bougeaient ; un jour il allait ici, un jour là, et il avait l’impression que les arbres avaient bougé. Bien sûr quand on les regarde, les arbres ont l’air immobile. Ils sont debout dans la terre avec leurs branches écartées et leurs milliers de feuilles qui tremblent et tournent dans le vent.
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mandarine43mandarine43   23 avril 2011
Ça,c’est une ruse des arbres, pour faire croire qu’ils restent toujours au même endroit, pendant des années et des années. Ils ont l’air paisible et doux, fixés dans la terre noire par les racines solides. Si on les regarde sans trop faire attention, on peut croire qu’ils ne veulent rien, qu’ils ne savent rien dire. Mais le petit garçon savait que ce n’était pas vraiment vrai. Les arbres ne sont pas immobiles. Ils ont l’air de dormir, comme cela, d’un sommeil épais qui dure des siècles. Ils ont l’air de ne penser à rien. Le petit garçon, lui, savait bien que les arbres ne dormaient pas. Seulement ils sont un peu farouches et timides, et quand ils voient un homme qui s’approche, ils resserrent l’étreinte de leurs racines et ils font le mort.
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TheWindTheWind   21 décembre 2014
La lune suit son cours sur le ciel et les arbres dansent tant qu'elle est là. Puis la lune disparaît de l'autre côté de la forêt et les arbres cessent de danser.
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Vidéo de J.M.G. Le Clézio
Le comte De Lautréamont est entré dans l'histoire littéraire grâce à la célébrité progressivement conquise de ses Chants de Maldoror. L'audace de son oeuvre fait de lui une figure de l'avant-garde. Cette journée d'étude fait état des dernières découvertes mises au jour autour de sa vie et de son oeuvre.
Plus connu sous le pseudonyme de comte De Lautréamont, Isidore Ducasse est né 1846 en Uruguay et meurt brusquement à 24 ans, le 24 novembre 1870 en plein siège de Paris, sans avoir connu la gloire. Inconnu de tous, il avait écrit un chef-d'oeuvre de la poésie française, Les Chants de Maldoror, qui n'avait cependant pas pu être commercialisés de son vivant. Peu après, il publiait coup sur coup les plaquettes de Poésies I et II, qui semblent une condamnation implacable d'un demi-siècle de romantisme. La publication permanente aurait dû se poursuivre, mais la mort emporta subitement son auteur. Isidore Ducasse aura marqué toute la littérature et les arts des XIXe et XXe siècles, des symbolistes aux surréalistes, jusqu'à des auteurs contemporains importants (Sollers, Le Clézio ou Houellebecq entre autres).
Ces dernières années, les découvertes autour de sa vie et de son oeuvre ont été très fructueuses. de nombreux documents issus des Archives nationales d'Uruguay et de collections privées ont été mis au jour, et les derniers dédicataires des Chants de Maldoror identifiés. Cette journée d'étude fait état de l'avancée de la recherche sur Lautréamont.
Voir le programme : https://www.bnf.fr/fr/agenda/lautreamont-de-maldoror-aux-poesies
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