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EAN : 9782756049571
144 pages
Éditeur : Delcourt (04/02/2015)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 18 notes)
Résumé :
1950. Suite aux immenses dégâts causés par la Seconde Guerre, la crise du logement fait rage. À Quimper, les habitants décident de s'associer pour trouver des solutions. Leur projet : construire leur maison et celles de leurs voisins. Un élan de solidarité qui unit 100 familles, malgré l'incertitude de l'aventure et les difficultés financières. Quatre ans plus tard, la Cité des Abeilles est née.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  22 mars 2015
Sévère crise du logement en France dans les années 50, y compris dans les villes épargnées par les bombardements de la seconde guerre mondiale. C'est ainsi que Jeannette et Marie-Anne, deux soeurs, cohabitent avec leurs maris et leurs quatre enfants dans un tout petit appartement en location sans confort, à Quimper. Jusqu'à ce qu'une idée, inspirée d'une expérience bordelaise, germe, fasse son chemin, aboutisse lentement mais sûrement : une association de la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) propose la construction collective d'un lot de maisons, où chacun travaillerait pour tous. Apport financier de départ, puis règlements mensuels, mais surtout travail physique : 32 heures par mois et la moitié de ses vacances en plus de son activité professionnelle (rappelons qu'à l'époque les salariés travaillaient six jours par semaine). La contribution des femmes est moins visible, mais elle est tout aussi importante : elles se retrouvent seules la plupart du temps avec les enfants et les hommes sont exténués quand ils rentrent. Tout cela suppose une bonne entente, de la solidarité, de mettre de côté rancoeurs et mesquineries - c'est pas toujours évident, "on n'est pas tous égaux dans l'effort".
Cette BD documentaire a été réalisée à l'occasion du soixantième anniversaire de cette Cité des Abeilles, en 2014. le graphisme et les dialogues rendent bien compte du travail de ces hommes, de l'ambiance sur le chantier, du quotidien des femmes et des enfants. On suit cette petite communauté et une famille en particulier sur quatre années difficiles mais pleines d'espoir, et on se réjouit de leur victoire au bout : cent jolies maisons confortables avec plusieurs chambres, une salle de bain et surtout, enfin, l'eau courante.
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kanarmor
  09 mai 2015
Quimper en 1950, comme beaucoup de villes françaises, compte beaucoup de mal logés : logements insalubres, promiscuité…
Un programme de construction original, né du mouvement des « Castors » va permettre à cent familles d'origines modestes, d'acquérir une maison neuve avec tout le confort moderne.
Le principe : travailler ensemble à la construction de la maison de chacun, depuis l'aménagement des terrains jusqu'aux finitions, en prenant sur son temps libre et en travaillant selon des compétences.
Cette BD retrace l'histoire de cette création par ces castors pas comme les autres. Cette grande mobilisation est évoquée de manière émouvante par les auteurs, en noir et blanc. Malgré les inévitables problèmes qui ne sont pas occultés, c'est avant tout la solidarité, le courage, la générosité qui sont mises en avant, qui permettront au projet de voir le jour… plus de trois ans après son lancement !
Une BD « sociale », presque documentaire mais sensible (comme Plogoff, des mêmes auteurs), un récit positif au plus près de tout ce que l'homme peut porter de bon, et cela fait du bien.
En 2014, le 60e anniversaire de la naissance de la cité a été célébré. Elle est née, elle a grandi, elle a évolué. Aujourd'hui son visage change avec la disparition progressive de ses premiers occupants.
A voir à ce sujet le beau documentaire de Marion Boé dont les grands-parents ont participé à l'aventure.
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Herve-Lionel
  04 novembre 2017
La Feuille Volante n° 1183
100 maisons – La cité des abeilles – Delphine le Lay – Marion Boué – Alexis Horellou - DELCOURT
Nous sommes en 1950 à Quimper et la France se relève difficilement de la deuxième guerre mondiale. La crise du logement sévit et des familles s'entassent dans des maisons insalubres. Sur le modèle des « Castors » et d'une initiative semblable réalisée à Pessac (Gironde), une association est créée pour permettre aux ouvriers, après leur journée de travail, de participer à l'effort collectif de construction de logements modernes, la cité des abeilles, où chacun serait propriétaire. C'est une belle expérience de solidarité et de courage, née dans l'esprit de quelques militants catholiques et communistes, qui durera près de 4 années et que cette BD salue, pour le 60° anniversaire de sa création. Elle met en scène, dans un graphisme volontairement gris, deux familles, celle de Jeannette et Marie-Anne-Marie, deux soeurs qui habitent ensemble dans un taudis avec leur mari et leurs enfants. L'histoire n'occulte ni les tensions ni les difficultés nées du quotidien et du brassage social d'hommes aux convictions différentes. Elle est directement inspirée de l'expérience des grands-parents de Marion Boué qui ont eux-mêmes participé à cette aventure.
On ne peut que saluer cette initiative, cette mise en évidence de cette solidarité qui, aujourd'hui sans doute serait plus difficile à mettre en oeuvre à cause de l'individualisme égoïste qui caractérise nos sociétés.

© Hervé GAUTIER – Novembre 2017. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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Trebulle
  19 juillet 2019
En 2015, le duo formé par Delphine le Lay et Alexis Horellou poursuit l'exploration de l'histoire de la région de Quimper avec un nouvel album.
Ils s'associent à Marion Boé, réalisatrice du film documentaire "La cité des abeilles" en 2008 et dont les grands-parents ont vécu cette aventure humaine pour raconter la création par des ouvriers de 100 maisons à Quimper.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, les ouvriers subissent de plein fouet la crise du logement, louant des maisons souvent insalubres et dont le loyer englouti une bonne partie des revenus du ménage. Bien décidés à s'en sortir par eux-mêmes, des ouvriers s'associent pour faire naître ce projet d'autoconstruction un peu fou ou visionnaire.
L'album nous plonge dans ce projet collectif, des prémices à l'inauguration de la Cité des Abeilles.
On retrouve dans cet album, la veine sociale d'un Davodeau (ex: "Un homme est mort") servit par le trait réaliste et sobre d'Alexis Horellou. le choix du noir et blanc est aussi pertinent que pour "Plogoff" car il renforce l'atmosphère d'images d'archives de ces récits.
Delphine et Alexis démontrent par cet album que le passé illustre toujours les questions du présent : individualisme vs. collectif, solidarité, vivre ensemble, crise du logement, autonomie, ...
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smilysushi
  10 juin 2015
Dans les années 50, la France traverse une crise du logement sans précédent. A Quimper comme dans d'autres régions, les travailleurs sont logés dans des habitations insalubres. Les enfants souffrent de pathologies respiratoires à cause du froid et de l'humidité. Les familles vivent à plusieurs dans des logements minuscules sans chauffage ni eau courante. Face à cette situation, des travailleurs vont s'unir et créer une association d'autoconstruction. Ils décident de bâtir leur propre cité, la cité des abeilles. Durant trois années, ils vont bâtir de bout en bout une centaine de maisons individuelles, malgré la fatigue, les difficultés et le regard méprisant de certains. La cité a fêté ses 60 ans en 2014.
Une bande dessinée documentaire, qui se lit facilement, où l'on suit, à travers une famille en particulier, l'aboutissement d'un projet unique qui a changé la vie de centaines de gens.
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critiques presse (8)
Sceneario   13 février 2019
Cent maisons, La Cité des Abeilles, c’est ainsi l’histoire de petites gens qui se sont prises en mains, qui ont fait un bras d’honneur à une destinée à laquelle ils n’auraient pas dû échapper. Et ça raconte leur histoire : leurs doutes, leurs peines et les complications avec lesquelles ils ont dû composer. Mais ça raconte surtout la très belle histoire d’une renaissance, d’un Regain, comme aurait écrit Giono... Leur solidarité, leurs joies, leurs victoires... La très belle aventure vécue (construite !) par des petits qui ont arrêté de courber l’échine et qui ont gagné à la sueur de leur front le droit de se tenir enfin debout face à ceux qui ne croyaient pas en eux.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Bedeo   30 avril 2015
Un livre vraiment intéressant et bien documenté.
Lire la critique sur le site : Bedeo
ActuaBD   23 avril 2015
Un récit qui résonne avec force en ces temps de quête de solidarité face à la crise.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDZoom   30 mars 2015
Cet album mêle merveilleusement la sensibilité présente dans « Le Souffle court » et le travail de reportage de « Plogoff ».
Lire la critique sur le site : BDZoom
Sceneario   11 mars 2015
La très belle aventure vécue (construite !) par des petits qui ont arrêté de courber l’échine et ont gagné à la sueur de leur front le droit de se tenir enfin debout face à ceux qui ne croyaient pas en eux.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   20 février 2015
Dans une démarche un peu similaire à celle d’Un homme est mort (de Kris et Etienne Davodeau qui, eux aussi, se sont penchés sur le combat ouvrier dans la Bretagne des années 1950), 100 maisons a le mérite de mettre en lumière un épisode de mobilisation populaire longtemps ignoré. Issu de recherches poussées et d’une volonté louable de déterrer ce patrimoine social, l’album se lit avant tout dans une perspective documentaire.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   20 février 2015
Si de nombreux albums s’adonnent à la mode du cahier graphique, un cahier historique aurait pu être bénéfique dans le cas présent ! Et puisqu’il est question de graphisme, il serait injuste de passer sous silence le dessin émouvant d’Alexis Horellou qui donne à ce reportage une dimension résolument humaine. À l’image des personnages, il s’avère juste dans sa sobriété et sensible dans le choix d’une mise en couleur sur un camaïeu de gris.
Lire la critique sur le site : BDGest
BulledEncre   17 février 2015
Une lecture poignante, parfois bouleversante, d’autres fois amusantes sur un fond de réalisme. Servi par un dessin en noir et blanc, très aéré, le récit a le temps de s’installer, de laisser le lecteur respirer pour découvrir de nombreuses scènes de vie quotidienne et de suivre l’avancée des travaux et de la vie de ces citoyens au grand cœur.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ZilizZiliz   21 mars 2015
- QU'EST-CE QUI T'A PRIS ? DEPUIS QUAND TU TABASSES LES AUTRES GOSSES ? ET AVEC QUI TU TRAINES POUR APPRENDRE ÇA ?
- Mais t'as dit que...
- AH OUI ? QU'EST-CE QUE J'AI DIT ?
- T'as dit que son père, c'était une lopette et qu'il était de la race des contremaîtres.
- Ah... J'ai dit ça, moi ?
- Oui, tu l'as dit.
- Et alors ? Ça veut dire qu'il faut taper sur son gosse ? Est-ce que j'ai dit qu'il fallait taper sur son gosse ou sur quelqu'un de sa famille ?
- ...
- Réponds ! J'ai dit ça ?
- Non.
- Dis-toi bien une chose, hein... Si j'avais voulu cogner André, primo je serais allé faire ça tout seul. J'aurais pas envoyé un gamin de dix ans à ma place... Et deuxio, c'est sur André que j'aurais tapé. Pas sur son gamin ! Pauvre gosse !
(p. 119-120)
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kanarmorkanarmor   09 mai 2015
Tu vois, moi je suis pas cureton, hein… Tu me connais. Eh ben ça m’empêche pas de lui tirer mon chapeau, à l’évêque, de soutenir ceux qui vont travailler le dimanche au lieu d’aller à la messe. Y en a d’autres qui auraient pas été foutus de voir plus loin que le bout de leur chapelet, tout coincés qu’ils sont dans leurs bondieuseries…
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ieo9ieo9   18 juin 2015
Ah! Ma pauvre Jeannette... Mais s'il n'y a pas de solidarité dans une histoire comme celle-ci, il n'y en aura nulle part.
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