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ISBN : 2265118494
Éditeur : Fleuve Editions (07/02/2019)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Avec ce huis clos provincial où les faux-semblants ont de beaux jours devant eux, Cécile Cabanac signe un premier polar chabrolien hautement maîtrisé.

Catherine Renon n'a plus vu son mari François depuis des jours et ne semble pas s'en émouvoir. Dans ce coin d'Auvergne où les rumeurs blessent et tuent, pas question de prêter le flanc à la calomnie. Et surtout pas à sa belle-mère, veuve solitaire qui voue à son fils un culte tout en démesure.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  20 février 2019
J'ai fait un rêve : je faisais un commentaire sans concession sur un livre que je n'avais pas , mais pas du tout aimé !!! Et mes amis babeliotes de m'adresser des messages exaltés : " Ouf , notre PAL ne va pas augmenter , on va enfin faire des économies "....Bon , et bien je viens de terminer "Des poignards dans les sourires " et , désolé ,mais je l'ai ...adoré. Vous pouvez donc clore ici la lecture de ce commentaire et je vous dis " à bientôt "......
L'action , elle va se dérouler en province , Clermont-Ferrand et ses environs.
Le héros , c'est François Renon , un entrepreneur local....Trois pages et il meurt ,
Coups de couteau dans le dos....et il disparaît....Voilà, c'est pas compliqué quand même...Et notre ami François , il va devenir le point d'ancrage , le pivot d'un incroyable imbroglio familial....et nous , on va " patauger dans les miasmes ".
Vous vous souvenez tous d'avoir entendu parler , au cours de vos études , de la famille des Atrides ? Et bien , les Atrides , en comparaison , ce sont des " enfants de choeur ". Leurs relations , du " pipi de chat , de la roupie de sansonnet ". Si j'ose m'exprimer ainsi.
Les Renon , c'est "du lourd" , de la bonne bourgeoisie locale , cette bourgeoisie où tout le monde semble né avec une cuillère d'argent dans la bouche...Oui , mais ça , c'est quand on ne gratte pas trop le vernis ...Parce que , les Renon , ils sont unis par un lien , que dis-je , des chaînes , des chaînes de haine , des haines viscérales , des haines si fortes que chacun d'eux rêve de.... serait capable d'avoir.....Autour d'eux gravitent aussi quelques personnes qui auraient aussi pu....qui auraient eu bien des raisons de...
La veuve de François, c'est Catherine . La disparition de son mari ne la perturbe pas trop : la voilà qui va chez le coiffeur , qui soigne son " look " , hum , pas clair tout ça....Et puis , elle est très proche de sa soeur Françoise , atteinte d'un cancer et en phase terminale...événement qui , on le comprend aisément, la perturbe grandement .
Bref , un mort , des tonnes d'assassins potentiels et une rare habileté pour l'auteure de bien tout compliquer et de nous lancer sur des pistes plus ou moins ....Le pire? Et bien c'est que ça marche....
Pas facile l'enquête pour Virginie Sevran et Pierre Biolet du SRPJ de Clermont. Ces deux flics gagnent notre sympathie tout au long du roman . On sent bien que leur vie personnelle n'est pas toujours simple mais leur pudeur les détourne du chemin de l'alcool , chemin souvent usité par nombre de leurs collègues dans bien d'autres romans , des flics sympas et humains....
Voilà posées les premières pierres d'un édifice qui ne demande qu'à s'écrouler sans que l'on ait à faire preuve d'une force exceptionnelle ou d'un acharnement impitoyable....
Les chapitres sont courts , on passe de l'un à l'autre avec gourmandise , intérêt , envie , avec avidité. Je me dois de vous faire une confidence : hier, j'ai zappé la promenade ensoleillée sur les magnifiques bords de Vienne ! Mon épouse n'était pas très contente , mais je lui ai bien fait remarquer qu'il ne fallait pas m'offrir de tels bouquins ! Non , rassurez-vous ,il n'y a pas de problème entre nous , je vais l'accompagner cet après-midi....enfin si le livre que je viens de commencer me laisse en paix...Et ça,c'est pas gagné !! Bon , en même temps , chez nous , ce n'est pas comme chez les Renon ....mais je vous laisse découvrir.
Une derniére petite chose. Pour aller à Clermont , terminé , fini , je n'emprunte plus le col des Goules. J'aurais trop peur. Peur de perdre la tête.
Peur que les bras m'en tombent . Peur , au point de ne plus " en avoir de jambes ".....Vous êtes intrigués ? Vous ne comprenez pas ? Vous aimeriez en savoir plus? Et ben , ça y est , un de plus sur la PAL....Bonne nouvelle quand même, il paraît que les livres vont être remboursés par la Sécurité Sociale !!!
Un mot pour l'auteure . Brillante pour un premier roman , brillante et...à suivre .
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SZRAMOWO
  16 mars 2019
François Renon est un entrepreneur de renom (gag simpliste mais gratuit), il n'a eu aucun mal à le devenir, son père Georges aujourd'hui décédé lui a légué une entreprise de bâtiment et travaux publics qui a fleuri sur le compost de l'après-guerre et a profité sous le Gaullisme des relations douteuses entre marchés publics, bâtiment et financement des partis politiques, la mafia n'est pas très loin de ce modèle. Le récit se déroule en Auvergne, entre Clermont-Ferrand, Vichy (tiens !) Chamalières et Ceyrat.
François est marié à Catherine, une parisienne qui a tenté sa chance à Clermont et a tiré le gros lot dans tous les sens du terme pour le meilleur et pour le pire. Le pire a largement dépassé le niveau du meilleur. Ils ont trois enfants, Maxime, Clémence et Eliott.
La mère Renon, Michelle a tout de la douairière aigrie, délaissée par son mari, Georges qui a semé deux bâtards chez une quincaillère.
Cécile Cabanac construit son récit avec talent. Dès le premier chapitre, on assiste au meurtre de François, dont on découvre que sa passion pour l'alcool l'a conduit à des dérives crapoteuses et qu'il doit se trouver en compagnie d'une femme qui n'est pas Catherine.
Elle décrit ensuite, pour éclairer le personnage disparu, son entourage familial, il a deux soeurs, Jeanne et Marie et ses relations professionnelles.
La vie du couple Renon n'est pas des plus reluisantes. Les relations entre la patriarche Michelle et Catherine ne sont pas au beau fixe. Seul François trouve grâce aux yeux de sa mère.
Côté Police, la Capitaine Virginie Sevran elle aussi parisienne échouée à la PJ de Clermont pour cause de séparation avec Paul son mari qui n'a pas supporté le quotidien de mari d'une enquêtrice de la Crim, est chargée de l'enquête. Elle est assistée du lieutenant Biolet qui traverse également une perturbation sentimentale.
L'équipe de la PJ complétée par Navard, le macho de service, Ghemzi, la beur de service, est sous l'autorité du directeur Ospitalé, « un rondouillard d'une soixantaine d'années. »
La légiste au CHU de Clermont est professeur Sophie Brun « Une femme d'environ 50 ans, peut-être moins, grande, mince (…) porte un rouge à lèvres discret et une chemise noire sous sa blouse blanche. »
J'ai trouvé deux points forts au roman et au déroulement de l'enquête :
La description d'une certaine bourgeoisie provinciale et le parallèle que le lecteur établit rapidement entre Catherine et Virginie, deux parisiennes qui ont du mal à s'intégrer en province, ce qui les conduit à adopter des comportements atypiques.
La façon dont le lecteur est mis en concurrence avec la capitaine Sevran. L'auteur divulgue au lecteur des fait que Sevran n'obtiendra (ou pas qu'en faisant témoigner des personnages que le lecteur a vu dans l'action.
Au cours de la lecture, on a souvent envie de dire à Sevran, mais non Virginie, tu fais fausse route, ou à Catherine, si tu réagis de cette façon, les soupçons ne vont pas tarder à se reporter sur toi.
Même si le roman est un peu long pour moi, il a le mérite de ne rien révéler sur l'issue. le lecteur est comme Sevran, face à un groupe de suspects, coupables potentiels, sans que rien ne fasse pencher la balance vers l'un d'eux.
Roman très agréable à lire que je classe en bonne place dans la littérature policière française, avec un plus en raison de la construction très élaborée du récit.
A lire pour les amateurs du genre.
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audelagandre
  10 février 2019
Le tronc d'un homme démembré et brûlé est retrouvé au Col des Goules. Il lui manque la tête, les membres, et son attribut sexuel. Virginie Sevran fraîchement débarquée de Paris a demandé sa mutation dans cette région auvergnate et c'est avec cette affaire qu'elle va faire ses armes en terre « hostile ». Bien loin du 36, c'est un milieu très rural qui l'attend, avec ses petits commérages, ses rumeurs, à la rencontre de gens étranges qui ne sont pas ce qu'ils paraissent être. Parallèlement à la découverte de ce corps, François Renon disparaît.
Découvrez donc la famille Renon, une famille tout à fait charmante sous bien des aspects. Au jeu des 7 familles, je demande le grand-père, à la tête de l'entreprise familiale, décédé. La grand-mère, a élevé 3 enfants en oubliant de les aimer, et en leur filant des baffes, surtout aux filles. le fils, François, beaucoup de défauts, très peu de qualités : il trompe sa femme et le clame haut et fort, se rend régulièrement dans des bordels, boit comme un trou et coule l'entreprise familiale. La belle-fille, femme de François, Catherine, sous l'emprise de son mari est totalement m'en-foutiste sur ce qui peut bien lui arriver (et on la comprend). Les soeurs, Jeanne et Marie ont fichu le camp dès qu'elles le pouvaient pour revenir une fois par semaine rendre visite à la mégère qui leur tient lieu de mère. Les petits-enfants enfin, dont Maxime, ado en pleine crise d'adolescence qui en veut à la terre entière et pas pour les bonnes raisons. Enfin, la soeur de Catherine, Aline bouffée par un cancer. le roman s'articule autour de la disparition de François puis autour de l'identification du corps démembré : est-ce François ? Qui est son meurtrier ?

Dans la petite bourgeoisie de Clermont-Ferrand, la famille Renon est une famille bien sous tout rapport. Pas un instant, on ne peut se douter des drames qui s'y trament et du poison qui coule dans ses veines. Tous les personnages sont détestables et n'y voyez là aucune connotation péjorative sur la qualité du roman, bien au contraire. le lecteur a envie de tous les frapper (enfin moi surtout !) Je les ai tous profondément haïs. Sans exception. le portrait des personnages féminins est insoutenable. La grand-mère, sorte de Tati Danielle, la violence en sus, est une chieuse absolue, aigrie, laide intérieurement, tout juste bonne à coller à l'hospice. Catherine, sa belle-fille est une carpette qui laisse passer toutes les humiliations y compris les histoires que son mari raconte à table sur ses frasques avec ses maîtresses. Les soeurs, Jeanne et Marie qui ont bien des raisons de détester leur mère, continuent à s'aplatir devant cette folle en allant lui tenir la main toutes les semaines, se prenant au passage des réflexions bien senties. Il n'y a réellement que la flic, Virginie qui sauve les meubles, au milieu de ce champ de ruine de l'espèce humaine en voie de perdition. Vive la famille en résumé, à vous dégoutter pour toujours d'en avoir une.
Le point fort du roman et certainement le but de Cécile Cabanac est le suivant : TOUS les personnages sont potentiellement coupables. Ils ont TOUS de petits secrets cachés, des squelettes dans leurs placards, des raisons précises de vouloir tuer ou d'avoir tué François Renon. L'auteur brouille sans cesse les pistes. Au fur et à mesure de l'intrigue, des personnages dont on n'avait pas vraiment anticipé l'existence font leur apparition. Cécile Cabanac noie le poisson. On finit par avoir tellement de coupables potentiels en tête, qu'on n'a plus vraiment de certitude. de révélation en révélation, le petit manège des fautifs tourne, et tourne encore, à vous en donner le vertige.
C'est un polar un peu old school, dans le style d'écriture, mais aussi à cause du lieu dans lequel se situe l'intrigue. La vie semble marcher au ralenti, nous sommes très loin des trépidations citadines, et j'ai apprécié cette sorte de lenteur du temps qui passe.
J'ai aussi particulièrement aimé la différence entre perception et réalité. L'auteur démontre fort habilement, par l'intermédiaire de la mère de François notamment, à quel point l'intériorité d'une personne peut être diamétralement opposée de l'image qu'elle renvoie. L'aveuglement de la mère dû à une forme de dévotion qu'elle porte à son fils est d'anthologie !
Enfin, il y a plusieurs thématiques qui m'ont interpellée : « quelle est la capacité d'une épouse aimante et soucieuse du bien-être de ses enfants, à encaisser les humiliations répétées ? » Je suppose que notre curseur personnel est à chacune différent, le mien est proche de zéro. Ensuite, la descente du piédestal d'un père pour son fils. Les découvertes de Maxime en font de très beaux passages, profonds, détaillés, et très réels. J'aurais aimé que l'aspect de l'hérédité soit également exploité, mais je ne peux vous dire pourquoi. Enfin, merci à l'auteur d'avoir autorisé un personnage à se révolter !! Nom d'un chien !!! Je me demandais si cela allait finir par arriver tant mes nerfs ont été mis à rude épreuve!
Cécile Cabanac montre avec brio comment une disparition peut mettre en péril un équilibre familial déjà précaire parce que fondé sur des non-dits ou des mensonges et menacer tout l'édifice de s'écrouler. Vous savez quoi ? J'ai pris un plaisir intense à voir tout ça se casser la gueule ! Par le prisme de Virginie qui les « regarde se positionner sur l'échiquier », le lecteur contemple la bâtisse s'écrouler, avec un certain sadisme et beaucoup de délectation. « Ils sont étranges dans cette famille, hein ? Imprévisibles surtout… »
Et la vôtre de famille, elle est comment ?

Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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gruz
  07 février 2019
On dit que tout le monde a des secrets. Derrière les portes, les couples ne sont pas toujours ce qu'ils paraissent.
Loin des clichés, loin des effets excessifs de certains romans sur ce thème, Cécile Cabanac signe un premier polar totalement crédible.
Son métier de journaliste explique sans doute beaucoup des qualités de cet excellent roman. Elle a, en autre, réalisé plusieurs numéros de « Faites entrer l'accusé ».
Des poignards dans les sourires est un vrai polar, dont l'enquête très minutieuse s'inspire de ce qui pourrait être un fait divers. Consciencieusement, l'auteure développe son intrigue autour de la descente aux enfers d'une famille qui semblait bien sous tous rapports.
Voilà un premier roman réussi, par cette volonté de réalisme mais aussi par la belle caractérisation des personnages.
On y rencontre des femmes de caractère, des flics loin de l'image du super héros ou de la caricature du dépressif alcoolique. Des protagonistes qui sonnent juste, qui pourraient exister, auxquels on s'attache.
Et puis il y a l'ambiance. Celle de l'Auvergne, loin de la capitale. Celle de la classe moyenne. Et le choix de placer l'enquête dans les années 2000, avec pour conséquence de devoir utiliser des méthodes où la technologie n'a encore que peu de place.
Qui dit polar, dit investigation prenante et suspects à foison. C'est le cas ici. C'est aussi l'occasion de dépeindre des relations humaines complexes, et de mettre dans le jeu des policiers qui font face à leurs doutes. de la belle ouvrage.
Si vous cherchez un bon polar, intelligemment construit, réaliste et sans surenchère, Des poignards dans les sourires est fait pour vous. Cécile Cabanac trouve sa voix, dès son premier roman. Et je suis certain que vous vous demandez ce qui se cache derrière ce titre de livre.
Lien : https://gruznamur.com/2019/0..
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LesLecturesdAnneSophie
  15 février 2019
Ah, les secrets de famille... Existe-t-il une chose plus destructrice que celle-ci ?
Pas pour François Renon, en tout cas.
Alors qu'il a disparu depuis plusieurs jours du domicile conjugal, sa femme est étrangement calme. Presque sereine.
Elle ne semble d'ailleurs même pas disposée à faire semblant de s'en inquiéter.
Ses deux soeurs ne paraissent pas beaucoup préoccupées par le sort de leur frère non plus d'ailleurs.
Il n'y a bien que sa mère qui s'époumone en répétant que ce n'est pas normal.
Oui, pauvre Michelle, vieille dame si frêle, qui montre tant de désespoir...
Aussi lorsqu'une partie d'un corps est découvert, et qu'il s'avère que c'est celui de François, la Police va être amenée à fouiller un peu plus profondément dans les affaires de cette étrange famille.
Qui pouvait bien en vouloir à ce père de famille, apparemment bien sous tous rapports et à la brillante carrière ?
Et, surtout, pourquoi personne ne semble vraiment attristé par ce meurtre si violent ?
Les deux flics chargés que l'enquête seront prêts à tout pour comprendre comprendre les motivations de chacun et découvrir l'assassin de cet homme qui avait apparemment bien des choses à cacher.
La mise à nu de la famille Renon et son entourage font de ce thriller une lecture entêtante et envoûtante, que vous ne refermerez qu'une fois terminée.
Avec Des poignards dans les sourires, Cécile Cabanac nous offre un diabolique portrait de famille, fait de non-dits et de secrets.
Mais, encore une fois, quelle famille n'en cache pas ?
Aucune. Et c'est précisément pour ça que la plongée dans cette histoire est si facile.
L'empathie et l'antipathie du lecteur vont et viennent, au gré des personnages et des chapitres.
Victimes et bourreaux sont interchangeables à mesure que la lecture avance et que le voile se lève.
Les secrets et les mensonges valsent devant nos yeux, au fil des pages que nous tournons frénétiquement, abasourdis par tant de noirceur, mais bien décidés à savoir de quoi il retourne pour chacun d'eux.
Ce thriller brillant est écrit avec finesse, et l'auteure nous prend dans sa toile avec une facilité étonnante.
Jusqu'où iriez-vous pour préserver les apparences ?
Un roman à découvrir rapidement !
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
LesLecturesDeRudyLesLecturesDeRudy   12 mars 2019
La vérité n’a pas les rondeurs confortables et familières de l’ignorance.la vérité pique,coupe, brise, brûle.
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rkhettaouirkhettaoui   16 février 2019
Jeanne se sent soulagée, comme si un verrou venait de sauter. Elle ne souhaite pas rester, elle ne pense qu’à quitter cette maison. Pourtant, dans son esprit, François la retient. Elle l’imagine seul et malheureux, allongé sur ce canapé, étranger à sa propre famille. Elle réalise qu’elle ignore tout de lui, de l’homme adulte qu’il est devenu. Elle regrette qu’ils n’aient pas été plus proches. Et comme chaque fois que des souvenirs de sa jeunesse émergent, elle est prise d’un frisson désagréable.
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rkhettaouirkhettaoui   16 février 2019
Son corps vient taper violemment sur les parois du luminaire. Chaque impact la déboussole pendant une fraction de seconde, puis elle repart au combat encore et encore. Cette obstination à vivre… à quoi bon ? Ce doit être ça l’instinct de survie… Le garçon se souvient que son père lui a expliqué que les mouches mâles ne vivent que vingt et un jours. Décidément, il ne comprend pas. Il se dit qu’à sa place, il n’insisterait pas.
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rkhettaouirkhettaoui   16 février 2019
Il se rappelle sa promesse de tout à l’heure, mais l’envie le tyrannise. Sa main droite s’accroche à l’étagère métallique du garage qui se met à remuer. Encore une gorgée. L’alcool l’écorche et le brûle. L’odeur d’essence réveille la nausée. Il retourne à pas comptés jusqu’au canapé et s’effondre en tenant fermement la bouteille. Il est allongé là, la bouche ouverte comme un soldat blessé sur le champ de bataille.
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rkhettaouirkhettaoui   16 février 2019
Leur vie n’est plus ce qu’elle était… Mais elle saura trouver les mots. Peut-être même qu’avec un peu de bonne volonté, ensemble, ils pourront raviver la flamme. Elle observe ses enfants à l’arrière en réalisant que ces idées la perturbent. Il ne faut surtout pas se laisser engloutir par les tourments. Les choses vont s’arranger.
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Videos de Cécile Cabanac (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cécile Cabanac
Retrouvez vos "Live Books" du dixième numéro saison 2 de Gérard Part En Live ici :
Dernière sortie pour Wonderland de Ghislain Gilberti aux éditions La mécanique générale https://www.lagriffenoire.com/138427-divers-litterature-derniere-sortie-pour-wonderland.html
Sa Majesté des Ombres - tome 1 La trilogie des ombres de Ghislain Gilberti aux éditions Ring https://www.lagriffenoire.com/108530-meilleures-ventes-polar-sa-majeste-des-ombres---tome-1-la-trilogie-des-ombres.html
Le Manufacturier de Mattias Koping aux éditions Ring https://www.lagriffenoire.com/126894-nouveautes-polar-le-manufacturier.html
Les Démoniaques de Mattias Koping aux éditions La mécanique générale https://www.lagriffenoire.com/110744-nouveautes-polar-les-demoniaques.html
November Road November Road de Lou Berney aux éditions HarperCollins Noir https://www.lagriffenoire.com/139836-article_recherche-november-road.html
Une colonne de feu de Ken Follett aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/139453-poche-une-colonne-de-feu.html
Bakhita de Véronique Olmi aux éditions livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/139449-divers-litterature-bakhita.html
Où s'embrasser à Paris : le guide des meilleurs endroits de Thierry Soufflard aux éditions Parigramme https://www.lagriffenoire.com/111206-guides-de-voyage-ou-s-embrasser-a-paris-2018.html
Paris Visites privées 2018 : Faites-vous ouvrir les portes de la capitale de Valérie Appert aux éditions Parigramme https://www.lagriffenoire.com/117074-divers-voyage-paris-visites-privees-2018-faites-vous-ouvrir-les-portes-de-la-capitale.html
Paris à chacun son resto de Vanessa Besnard aux éditions Parigramme https://www.lagriffenoire.com/41180-cuisine-a-chacun-son-resto.html
Petites cantines de Paris Petites cantines de Paris de Antoine Besse aux éditions Parigramme https://www.lagriffenoire.com/125933-livres-de-cuisine-petites-cantines-de-paris.html
Petits et grands musées de paris 2018 de Valerie Appert aux éditions Parigramme https://www.lagriffenoire.com/106037-divers-arts-petits-et-grands-musees-de-paris-2018.html
Paris dans les pas de Patrick Modiano de Gilles Schlesser aux éditions Parigramme https://www.lagriffenoire.com/138790-divers-litterature-paris-dans-les-pas-de-patrick-modiano.html
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