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EAN : 9782253013563
222 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/07/1976)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Maurice Leblanc, père d'Arsène Lupin, a imaginé dans Les Trois Yeux une de ses plus curieuses histoires fantastiques. Rayon B... Berge... La mort n'a pas permis au savant Noël Dorgeroux d'achever son message. Voulait-il révéler la formule de sa découverte ou le nom de son meurtrier ? Mais certains veulent s'approprier le Rayon B, croyant, par ce moyen, faire fortune. C'est qu'ils ignorent l'étrange pouvoir des trois yeux...
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
LaSalamandreNumerique
  26 août 2019
Les 3 yeux est un livre de Maurice Leblanc, le créateur de Arsène Lupin. C'est aussi un des rares où le gentleman cambrioleur est absent. Je l'ai découvert suite à une exposition fort intéressante de la BNF sur le « merveilleux scientifique », ancêtre français de la science-fiction. C'est largement l'époque où les évolutions technologiques laissent espérer des percées fabuleuses dans le monde scientifique, celle aussi où le désenchantement lié aux grands massacres du XXe siècle est encore absente. Cette littérature, datée et désuète, ne manque pas de charme et est le reflet de toute une époque. Elle permet aussi de mieux comprendre le genre qu'est la science-fiction et ses évolutions ultérieures. Enfin certains livres sont fascinants en tant que tel.
https://www.franceculture.fr/litterature/le-merveilleux-scientifique-ancetre-de-la-science-fiction
*
« Les 3 yeux » narre la vie de Victorien Beaugrand qui séjourne chez son oncle Noël Dorgeroux à Meudon, en attendant sa nomination comme professeur à Grenoble. Il y entretient une idylle avec Bérangère, la filleule de cet oncle. Dorgeroux, chercheur solitaire qui travaille dans le secret au fond d'un hangar de son enclos, va le mettre au courant d'une découverte fantastique qui l'a bouleversé. Un pan de mur mystérieux que le chercheur dissimule habituellement sous un voile noir fait apparaître, une fois activé, « trois figures d'apparence géométrique ressemblant aussi bien à des ronds mal faits qu'à des triangles composés de lignes courbes. Au centre de ces figures s'inscrivait un cercle régulier, marqué, dans le milieu, d'un point plus noir, ainsi que la prunelle est marquée d'une pupille. ». Puis une fantasmagorie se développe. Les deux hommes se rendent compte bientôt qu'à chaque fois, elle projette le « film » d'un événement du passé dont ils ont eu connaissance au cours de leur existence ; et, peu après, ils s'aperçoivent que les yeux sont en réalité le regard de l'acteur principal de l'événement qui va suivre. Finalement, Dorgeroux décide de transformer son enclos et son hangar en amphithéâtre afin de montrer son invention au public et de gagner l'argent nécessaire à la poursuite de ses travaux.
Un jour, Victorien qui a maintenant rejoint son poste à Grenoble, reçoit un courrier inquiet de son oncle qui se sent espionné et « l'objet d'un complot savamment ourdi ».
*
Les amateurs d'Arsène Lupin retrouveront les luttes «formidables » entre des hommes exceptionnels, des intrigues intenses, une vision idéalisée et surannée des femmes, un anti germanisme de bon ton à l'époque aussi. La science mais aussi la découverte d'un monde inconnu sont les principaux ressorts de cette intrigue qui, si elle n'offre pas de surprise majeure, est bien construite.
*
Je conseille cette lecture à ceux qui ont apprécié les aventures du gentleman cambrioleur ; ils retrouveront l'atmosphère qu'ils appréciaient. Ce livre devrait plaire aussi à qui s'intéresse à ce début du XXe siècle où l'Europe était à la pointe du progrès et se fascinait pour l'évolution des sciences, non sans une certaine naïveté. Enfin qui est amateur de science-fiction pourrait trouver intérêt à se plonger dans les débuts du genre. Je le déconseille en revanche à qui recherche une littérature subtile, des coups de théâtre imprévisibles ou qui refuse les ouvrages en contradiction avec les connaissances scientifiques du moment.
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Le_chien_critique
  04 avril 2019
Ne perdait pas de temps à lire ce roman, ni mon avis, cela n'en vaut pas le coup !
Maurice Leblanc est plus connu pour ses aventures avec Arsène Lupin, mais il a aussi abordé les littératures de l'imaginaire avec ses trois yeux.
Dorgeroux est un savant un peu fou, vivant en retrait du monde scientifique en compagnie de sa fille adoptive et de son neveu Victorien. Il va faire une étrange découverte qui va bouleverser son quotidien, celui de la planète, voir un peu plus.
J'aime me plonger de temps en temps dans des vieux bouquins, j'ai découvert de très bons auteur, tel Rosny aîné ou Maurice Renard. Maurice Leblanc ne fera malheureusement pas parti de ce podium des vieux.
Nous sommes ici dans une enquête qui tourne un peu à la farce, au vaudeville, la science fiction y est présente mais rien ne sera expliqué : l'événement extraordinaire est là, un point, c'est tout. Quand au reste, c'est du lu et relu, pas de quoi faire travailler ses neurones pour trouver le coupable, tout y est servi comme sur un plateau. Une amourette pour le lectorat féminin, de l'argent pour le lecteur masculin, les rôles de chacun sont clairement ancrés dans le passé : les hommes pensent, les femmes au lavoir !
Rien à sauver pour moi dans ce roman. Première excursion chez l'auteur, je ne peux donc vous dire si cela est du même style que la série des Arsène Lupin, mais moi, j'arrête les frais ici.
Livre tombé dans le domaine public, vous pouvez le télécharger librement un peu partout, comme chez Bibebook. Ne dépensez pas votre argent dans une édition numérique qui n'apporte aucunes annexes et se contente bien souvent de reprendre l'édition libre de droit en changeant la couverture.
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gill
  11 avril 2012
Maurice Leblanc, père d'Arsène Lupin, a imaginé avec ce récit une de ses plus curieuses histoires fantastiques.
"Rayon B...Berge"...La mort n'a pas permis au savant Noêl Dorgeroux d'achever son message.
Voulait il révéler la formule de sa découverte ou le nom de son meurtrier ?
Mais certains veulent s'approprier le rayon B, croyant faire fortune avec son aide.
C'est qu'ils ignorent l'étrange pouvoir des trois yeux.
Cet excellent livre n'est pas sans rappeler certaines nouvelles d'HG Wells.
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nathalie_MarketMarcel
  13 juillet 2013
Ah, je me suis régalée ! Il s'agit d'un petit roman d'anticipation, qui se dévore avec plaisir.
Puis s'ensuit une histoire d'amour, un meurtre sauvage, une découverte scientifique de première ampleur et quelques rebondissements. Autant le dire : on retrouve ici la maîtrise de la narration telle qu'elle apparaît dans L'Aiguille creuse. Surprises, révélations, retournements de situation. C'est vraiment le rythme qui fait la réussite du texte, ainsi que les mystérieuses visions du passé, dont la description est pleine de beauté. Les personnages n'ont guère de profondeur, à l'exception du méchant, seul à être vraiment intéressant.
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brigetoun
  10 septembre 2012
nos frères vénusiens voulant entrer en contact avec nous, une histoire d'amour soi-disant annexe, une jeune fille tendre et énigmatique dans son comportement, une lutte pour exploiter découverte, du sang, de l'émerveillement.
Et une écriture d'époque avec ce mélange de grands sentiments, scientisme et ironie
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
GeckoLogiqueGeckoLogique   18 avril 2011
Ce fut lui, le premier, qui vit la première lueur. Un cri lui échappa, tandis que ses deux mains s’agitaient frénétiquement en l’air. Et, presque aussitôt, comme des étincelles qui crépitent de tous les côtés, d’autres cris s’éparpillèrent dans le silence, qui se reforma instantanément, plus lourd et plus épais.

Les Trois Yeux étaient là.

Les Trois Yeux dessinaient sur l’écran leurs trois triangles recourbés.

En présence du phénomène inconcevable, le public n’eut pas à subir la sorte d’initiation par quoi j’avais passé. Pour lui, du coup, les trois figures géométriques si mornes, si inertes qu’elles fussent, représentèrent trois yeux, et, pour lui, avant même qu’ils ne s’animassent, ce furent des yeux vivants. Aussi, quelle émotion infinie lorsque ces yeux sans paupières, faits de lignes sèches et symétriques, s’emplirent d’une expression subite qui nous les rendit intelligibles comme les yeux d’une créature humaine!
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gillgill   14 avril 2012
Avant-propos
Nous publions ici, sur l'extraordinaire énigme des trois yeux, le récit même de Victorien Beaugrand, tel qu'il l'écrivit d'après ses notes et ses souvenirs vers le milieu du XX° siècle, et tel que nous l'avons trouvé dans la liasse volumineuse des manuscrits laissés par le savant orientaliste.
Si le caractère de ses études ne semble pas lui donner qualité pour résoudre le problème purement scientifique qui passionna toute une époque, n'oublions pas que Victorien Beaugrand, esprit subtil, assoupli par de bonnes méthodes de travail, fut, en outre - et c'est là le point essentiel - mêlé de la façon la plus intime aux événements dont il entreprit la relation véridique.
Acteur dans le drame, il en vécut au jour le jour toutes les péripéties, en connut les moindres détails, en supporta les contrecoups, une à une entendit sonner les heures les plus solennelles de l'histoire du monde, et, chaque fois que s'ouvrit le gouffre béant du formidable mystère, communia de toute son âme éperdue avec les foules hurlantes d'enthousiasme et d'effroi....
(extrait de l'avant-propos inséré en début du volume de poche paru en 1983)
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SZRAMOWOSZRAMOWO   01 novembre 2019
Il y avait au Logis, pour tout personnel, une vieille bonne, quelque peu sourde, fort myope, peu ingambe, et que l’on traitait, selon les occasions, de femme de chambre, de cuisinière et de jardinier. Malgré ces fonctions multiples, Valentine ne quittait guère son fourneau, lequel était situé dans un pavillon qui attenait à la maison et ouvrait directement sur la rue.

C’est là que je la trouvai. Mon retour ne parut point l’étonner — rien ne l’étonnait, d’ailleurs, ni ne l’inquiétait jamais — et je vis tout de suite qu’elle continuait à vivre en dehors des événements et qu’elle ne pourrait me donner aucune indication utile. J’appris, cependant, que mon oncle et que Bérangère étaient sortis une demi-heure auparavant.

— Ensemble ? demandai-je.

— Ma foi, non. Monsieur a passé par la cuisine et m’a dit : « Je vais mettre une lettre à la poste, Valentine. Ensuite, j’irai à l’Enclos. » Il a même laissé ici un flacon… vous savez, un de ces flacons bleus dont il se sert pour ses expériences.

— Où donc l’a-t-il laissé, Valentine ? Je ne le vois pas.

— Mais là, sur le buffet. Pour sûr qu’il l’aura oublié en passant son pardessus, car il ne s’en sépare jamais, de ses flacons.

— Il n’y est pas, Valentine.

— Ah ça ! elle est drôle, fit la vieille femme. M. Dorgeroux n’est pourtant pas rentré.

— Et personne n’a pénétré ici ?

— Personne. Ah ! cependant si, un monsieur, un monsieur qui est venu chercher Bérangère, un peu après.

— Et vous avez appelé Bérangère ?

— Oui.

— Alors, ce serait pendant ce temps-là…
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brigetounbrigetoun   10 septembre 2012
Comment des messages aussi positifs, aussi passionnants, n’auraient-ils point exaspéré, le lendemain, notre désir d’en savoir davantage et de correspondre d’une façon plus intime ? Comment ne point penser aux questions qu’il était possible de poser, et aux problèmes qui seraient élucidés, problèmes du passé et de l’avenir, problèmes de civilisation, problèmes de destinée 
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brigetounbrigetoun   10 septembre 2012
Dame ! il y a là une découverte d’un intérêt formidable, et dont l’exploitation me donnera cette fortune que j’ai toujours cherchée, non pas pour elle-même, mais pour les ressources qu’elle m’apportera, une fortune grâce à laquelle je pourrai continuer mes travaux sans être arrêté par des considérations secondaires. Des millions, Victorien, des millions à gagner ! Et avec des millions, que ne ferai-je pas ?
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