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EAN : 9781093004021
Éditeur : Mythologica (01/03/2014)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Riche dilettante et fan de Lovecraft, à titre posthume puisque le maître mourut quelques années plus tôt, Foster Morley entreprend une tournée en bus à travers le Massachussets, cherchant à mieux connaître les lieux qui inspirèrent le maître. Jusqu'à ce qu'il tombe sur Innswich, une petite ville côtière qui pourrait bien avoir inspiré Lovecraft pour "Le cauchemar d'Innsmouth !" S'attardant en ville, il découvre que l'hôtel même ou le maître a séjourné.
Et un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
BlackWolf
  15 septembre 2014
En résumé : J'avoue avoir passé un agréable moment de lecture avec ce texte qui propose ici un hommage à Lovecraft et plus principalement au livre le Cauchemar d'Innsmouth. L'intrigue, certes classique et déjà-vu, se révèle fluide, efficace et entrainante sachant faire monter lentement la tension au fil des pages malgré un début un peu trop copier-coller à l'oeuvre référence. Les personnages se révèlent vraiment intéressants que ce soit à travers Foster Morley, héros niais et simple qui se retrouve en plein cauchemar, ou bien encore Marie qui arrive un minimum à toucher le lecteur. La ville d'Innswich offre un cadre clairement ambigu, qui se révèle trouble et efficace. le style de l'auteur se révèle simple et entrainant, plongeant assez facilement le lecteur dans son univers. Alors certes on est loin du niveau de Lovecraft, l'ensemble possédant un petit air de déjà-vu ce qui le rend linéaire, certains aspects utilisés n'apportent rien à l'histoire et la conclusion possède un twist que je trouve inutile et qui offre des Deus Ex Machina frustrants, mais dans l'ensemble ça se lit facilement et se révèle vraiment sympathique. Je ne serai pas contre lire d'autres écrits de l'auteur.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Tiephaine
  26 janvier 2015
Un récit hommage à Lovecraft, avec des techniques d'écriture remises au goût du jour, mais parfaitement dans l'esprit du Maître de Providence...
En reprenant l'histoire du Cauchemar d'Innsmouth, mais en la transposant dans la réalité, cette longue nouvelle pose un pari risqué, tant l'oeuvre de Lovecraft est monumentale (et défendue par ses fans au même titre que Star Wars ou star Trek). Autant le dire tout de suite, le pari est, globalement, tenu et remporté.
On retrouve parfaitement l'ambiance lovecraftienne, mais on va aussi au-delà, avec des standards plus contemporains. Alors que la sexualité n'est jamais évoquée chez Lovecraft, elle est ici quasiment centrale (sans basculer, loin de là, dans la nouvelle érotique d'horreur). Autre différence majeure, l'horreur chez Lovecraft est plus suggérée que décrite, alors qu'Edward Lee la décrit de façon très crue, et tout aussi horrifique. La technique est donc très différente, beaucoup plus contemporaine, mais elle est efficace et fonctionne très bien. Quelques passages sont d'ailleurs très bien réalisés, et servis par une traduction à la hauteur de l'oeuvre originale.
Quelques bémols sont à noter, cependant. D'une part, Edward Lee essaie d'en faire trop, et rate totalement la conclusion de son histoire en glissant une grosse incohérence. La fin, bien que réussie, souffre donc d'un problème qui gâche un peu le (dé)plaisir que l'on a eu à la lecture. D'autre part, l'apparition d'un personnage laisse un sentiment de "trop", en tout cas pour moi.
L'Abomination d'Innswich est un bon moment de lecture, si on aime les histoires d'horreur. Je pense que l'on peut l'apprécier même si on n'aime pas Lovecraft, parce que les techniques d'écriture sont tout à fait contemporaines et pas vraiment lovecraftiennes, même si l'histoire l'est totalement. Sa brièveté permet une lecture rapide et une très bonne immersion dans l'histoire.
Enfin, c'est à préciser, le livre lui-même est très bien réalisé, même si quelques coquilles se glissent dans le texte. le travail d'éditeur est plutôt bien effectué, et c'est à saluer pour une petite structure qui édite également la revue Mythologica.
Une belle réussite pour une longue nouvelle d'un auteur réputé dans le monde anglophone mais qui est presque inconnu en France.
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Commenter  J’apprécie          70
hellrick
  21 juillet 2020
Fanatique de Lovecraft, le riche Foster Morley, quelques années après le décès de son idole, entreprend de visiter ces régions du Massachussets qui l'inspirèrent. Morley découvre ainsi le petit bled côtier d'Innswich, modèle évident pour le mythique Innsmouth…mais à quel point Lovecraft s'est-il basé sur la réalité pour construire son univers ? Foster Morley s'apprête à le découvrir.
Ecrivain ayant déjà une belle carrière derrière lui, Edward Lee (né en 1957) donne volontiers dans le « splatter punk » et l'excessif comme en témoigne ses recueils de nouvelles (non traduits) généralement gratinés qui ne lésinent jamais sur l'horreur sanglante et le sexe explicite. Les titres parlent d'eux-mêmes : BRIDES OF THE IMPALER, HOUSE INFERNAL, NIGHT LUST, etc.
Il s'est attaqué plusieurs fois à Lovecraft avec des pastiches HAUNTER OF THE THRESHOLD ou DUNWICH ROMANCE et, comme son titre l'indique, cette ABOMINATION D'INNSWICH constitue son hommage aux classiques LE CAUCHEMAR D'INNSMOUTH et L'ABOMINATION DE DUNWICH. Excepté ce court roman seuls trois de ses nouvelles furent traduites en français.
Cependant, Lee écrit d'une manière totalement différente de Lovecraft, quoiqu'il lui reprenne certains « tics » (construction alambiquée, vocabulaire suranné, etc.) et surtout son écriture se montre nettement plus frontale. Sans être érotique, ce court roman patauge dans la sexualité, devenue pivot central d'une intrigue à la fois référentielle et déjantée. L'horreur, elle aussi, y est décrite frontalement, avec tout ce que cela implique de monstruosités tentaculaires gluantes. Et comme l'auteur n'hésite jamais à en faire trop il convoque même, lors d'un final outrancier,…Non ! n'en disons pas plus et laissons la surprise au lecteur qui passera un bon moment avec cette ABOMINATION D'INNSWICH très fréquentable.
Bien sûr il faut accepter un certain second degré (plus ou moins volontaire) et la modestie de l'entreprise qui se contente de reproduire LE CAUCHEMAR D'INNSMOUTH en y ajoutant un paquet de sexe et de sang. On imagine très bien le présent récit servant d'inspiration à une bonne série B cradingue après le passage de Lovecraft au rouleau compresseur de producteurs avides (« bon coco, ton histoire elle est sympa mais si tu pouvais y mettre des filles à poil qui baisent avec des bestioles à tentacules ça serait quand même plus vendeur »). Pour le meilleur et pour le pire, le tout se rapproche beaucoup du roman graphique NEONOMICON d'Alan Moore qui, lui aussi, revisitait dans le sang et le foutre, la mythologie lovecraftienne. Plus récemment, le Suédois Anders Fager a suivi, lui-aussi, une voie similaire avec ces recueils LA REINE EN JAUNE et LES FURIES DE BORAS. Bref, après des décennies d'auteurs imitant plus ou moins habilement Lovecraft (ou Derleth !), voici venir les « cultistes » du XXIème siècle, plus démonstratifs et délirants.
Pas un chef d'oeuvre, loin de là, L'ABOMINATION D'INNSWICH reste un divertissement tout à fait acceptable qui eut très bien pu figurer dans les pages de la Collection Gore durant les années 80.

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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philippemarlin
  29 mars 2018
En tant qu'inconditionnel du Maitre de Providence, j'ai évidemment dévoré des tonnes de pastiches pour essayer de prolonger sans fin l'émerveillement de mes premières lectures. Et je me suis vite épuisé, car pour une perle rarissime, que de médiocrités dans toute cette littérature. Aussi l'ouvrage de Edward Lee, L'abomination d'Innswich (Mythologica, 2014), est-il à mettre au-dessus du panier. Car il s'agit plus d'une enquête lovecraftienne que d'un pastiche, la suggestion ampoulée faisant place au gore le plus cru et le puritanisme pudibond à l'érotisme le plus torride. Nous sommes sur les Terres du Maitre, juste après la mort de ce dernier, et Foster Morley, un jeune fan oisif et fortuné, entreprend de visiter les principaux sites arpentés par l'écrivain pour en éprouver l'ambiance. Après New York, il se rend en direction de Salem et fait une halte dans une petite bourgade du nom de Olmstead (personnage de Lovecraft dans le Cauchemar d'Innsmouth). Une cité côtière sans grand intérêt car récemment reconstruite, mais un endroit pour le moins curieux : toutes les femmes sont jeunes et jolies, et enceintes jusqu'au cou. Notre voyageur sympathise avec l'une d'entre elles, Mary, serveuse, et, avec son aide, se met en recherche des traces qu'aurait pu laisser Lovecraft lors de ses visites ainsi que des éléments qui auraient pu l'inspirer dans son élaboration du mystère d'Innsmouth. Et ce qu'il va découvrir dépasse l'entendement : les Profonds sont bien là et ont noué une alliance avec les hommes qui les approvisionnent en bébés en contrepartie de quoi ils sont assurés de toujours remplir abondamment leurs filets de pêche. Je m'arrête là, car la chute, tout comme du reste l'identité des géniteurs, sont aussi inattendus que grandioses…
Un bon récit, enveloppé sous une couverture on ne peut plus kitsch ; une lecture hélas souvent perturbée par les nombreuses coquilles qui polluent le texte : la maison de Lovecraft de Benedict Street au lieu de Benefit, Howard Philip au lieu de Howard Phillips etc…
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Imkal
  13 juin 2014
Une lecture intéressante mais avec un arrière gout décalé de "too much is too much".
Si HPL nous suggèrait une horreur qui contre vents et marrées restait indicible, Edward Lee nous offre un récit ou l'horreur est clairement évoquée. La suggestion de l'horreur permettait également à HPL de mettre en balance la santé mentale de son personnage et demandait à son lecteur de se positionner. Si l'horreur est clairement évoquée comme c'est le cas ici, c'est au personnage de se positionner et le moins que je puisse dire c'est que cette prise de position m'apparait comme tout sauf crédible.
Bref, j'ai eu l'impression de relire la nouvelle de HPL, le cauchemard d'Innsmouth revue et corrigée par Hollywood en vue de la production d'une série B.
Bon maintenant, vous direz cela mérite-t-il quand même 3 étoiles? Je dirais oui, d'une part, le récit est malgré tout intéressant à lire, la déception étant plus due à un rapprochement avec HPL qui n'a pas lieu d'être sauf en terme d'inspiration (plagiat?). Ensuite, le langage un peu désuet et l'attitude "gentleman" du personnage apporte beaucoup de fraîcheur à un récit qui sinon serait gore. le suspens tient la route mais sans plus.
En conclusion, je dis oui si le style et l'univers de fins des années 30 dans lequel le récit nous plonge vous interpelle mais je dis non si vous vous attendez à retrouver l'univers embrumé des bords de mers de HPL.
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