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ISBN : 9791095360926
Éditeur : L'Antilope (18/04/2019)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
H. Leivick décide à 71 ans de revenir sur les années de cachot qu'il a connues à 18 ans.Dans une première partie, H. Leivick se souvient des six années passées dans un cachot obscur, de ses camarades de détention, révolutionnaires, juifs et non juifs. Il se souvient également des prisonniers de droit commun, dont certains avaient assassiné des Juifs. Des flash-back sur son enfance, son éducation traditionnelle puis son engagement politique parsèment le récit, alimen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Litteraflure
  12 mai 2019
J'avais choisi cet ouvrage parce que je n'avais encore jamais lu de traduction du yiddish et que le sujet, les bagnes du Tsar, est original. La littérature de captivité est abondante, qu'elle évoque les goulags soviétiques ou les camps de concentration nazis. J'avais été marquée par les livres d'Alexandre Soljenitsyne, d'Oleg Volkov, de Jacques Rossi, de Primo Lévi, d'Imre Kertész et de Jorge Semprun. Ce sont des récits qui vous prennent aux tripes parce qu'ils racontent des hommes exposés à des conditions extrêmes. Il en ressort des réactions et des sentiments tout aussi extrêmes (ex : p99, p314). C'est pour cette raison que les écrivains affectionnent le sujet (tout comme la guerre) : pour son exceptionnel pouvoir narratif. Leivick témoigne d'une période qui précède les horreurs des deux guerres mondiales, alors qu'il en a commencé la rédaction cinquante and après les faits. Entre ses lignes, l'humanité est encore sauve. Les conditions de détention sont difficiles, certes. On a les fers aux pieds, on subit les privations et les humiliations, on peut mourir du typhus. Et pourtant, l'humanité affleure. Il y a ce gardien qui désobéit à son chef par compassion, ce médecin qui distribue clandestinement les oranges (p278), tous ces prisonniers qui se sacrifient pour des plus faibles, tous ces gestes qui démontrent un amour du prochain que la folie politique n'a pas totalement annihilé. Les hommes écrivent des poèmes, interrogent leur foi ou la cause révolutionnaire (p176) qu'ils ont suivie. Les prisonniers politiques, tentés par le terrorisme, doutent de la violence (p215) en fréquentant les prisonniers de droit commun dont la barbarie les effraie. Il y a encore de la retenue chez ces condamnés, un questionnement permanent. On mesure - par comparaison - l'emballement qui a suivi, l'irrationalité qui a gagné les âmes les plus simples et les intelligences les plus vives, pour mener le monde à la plus grande catastrophe de son histoire. Dans l'ouvrage du révolutionnaire juif Leivick, l'homme domine ses idées, il est encore maître de ses pulsions. Malgré quelques longueurs sur les routes de Sibérie, c'est pour moi un livre essentiel.
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critiques presse (2)
LeMonde   10 juin 2019
Dans les bagnes du tsar raconte cette expérience pénitentiaire extrême comme une odyssée – portée, malgré tout, par l’espoir d’un lendemain meilleur –, mais aussi comme une réécriture de l’épisode biblique de la sortie d’Egypte accomplie par le peuple hébreu.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaCroix   03 mai 2019
Dans un récit qui glace et réchauffe à la fois, un poète russe de langue yiddish, H. Leivick, raconte sa vie carcérale entre 1906 et 1912.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
LitteraflureLitteraflure   12 mai 2019
Mais l'amitié de prison est à la fois plus profonde que celle éprouvée en liberté, et plus éphémère, plus oublieuse, plus mystérieuse. Peut-être parce que c'est une amitié, une camaraderie forcée par l'existence commune obligatoire. Peut-être parce qu'elle est en quelque sorte impersonnelle, le résultat d'une politique révolutionnaire, et non pas d'un choix intime et naturel.
Commenter  J’apprécie          70
LitteraflureLitteraflure   12 mai 2019
L'humain en l'homme, le bien comme le mal, dans cette promiscuité abominable disparut, révélant sa brutale nudité qui tantôt t'aveugle, tantôt te rend clairvoyant. Tu plonges le regard en l'homme comme en un gouffre profond ou parfois en un miroir poli. Dans les deux cas, tu te vois toi-même. Tu te lamentes sur ce que tu es devenu ou tu te sens pousser des ailes.
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LitteraflureLitteraflure   12 mai 2019
Si c'est comme ça, il faut condamner toute révolution, même la plus juste, parce qu'elle ne peut que s'opposer à la majorité. La révolution est un acte d'impatience. Je pense à ça très souvent en ce moment.
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LitteraflureLitteraflure   12 mai 2019
C'est donc cela le cachot, une casemate de pierre. Ni jour, ni nuit, ni temps, ni son.
Commenter  J’apprécie          10
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