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EAN : 9782266118354
608 pages
Éditeur : Pocket (06/06/2002)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 463 notes)
Résumé :
Dans le milieu, on l'appelait Papillon : jamais là où on le croyait, arrivant quand on ne l'attendait plus, "allant de fleur en fleur". C'étaient les années 30. Et en 1930, justement, il "tombe" : il est arrêté pour un meurtre qu'il n'a pas commis, car Henri Charrière n'est ni barbeau ni tueur. Commence alors la plus fantastique des aventures. Condamné au bagne à vie à Cayenne, grâce à de faux témoignages, il refuse cette peine aussi injuste que démesurée : la grand... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
manU17
  06 février 2019
Mon avis porte sur la dernière adaptation de ce roman :
« -Y a aucun moyen de s'évader !
-Y a toujours un moyen… »
Papillon, c'est d'abord pour moi le film de Franklin J. Schnaffner sorti en 1973 avec Steve McQueen et Dustin Hoffman. Je l'ai vu beaucoup plus tard, dans les années 80, mais c'est un film qui est resté gravé dans ma mémoire. D'abord par son sujet, un homme condamné alors qu'il clame son innocence et ensuite par l'interprétation de ses deux têtes d'affiche. Un Steve McQueen parfait, j'avais eu l'occasion de le voir dans nombre d'autres films, mais aussi et surtout un Dustin Hoffman, excellent, que je découvrais alors.
L'injustice, la survie en milieu hostile, les conditions de vie terribles au bagne de Cayenne, la soif de vivre, l'envie irrépressible de liberté, autant de thèmes qui hantèrent longtemps le gamin que j'étais. Je fus d'autant plus marqué par cette histoire qu'elle est inspirée d'une histoire vraie, celle d'Henri Charrière, le Papillon de l'histoire surnommé ainsi à cause de son tatouage. Il se raconta plus tard dans un livre dont le succès fut colossal. La véracité de certains épisodes de son récit a été remise en cause depuis mais ça c'est une autre histoire…
N'en reste pas moins un sujet propice au romanesque dans toute sa violence, sa dureté, comme le cinéma et les spectateurs en raffolent.
Pour ce remake, c'est Michael Noer, un réalisateur danois, découvert dans le très différent La Chambre d'en face qui est à la barre et il s'acquitte honnêtement de sa tâche.
Les premières images nous plongent, brièvement, dans le Paris des années 30, une légèreté qui donne encore plus de contraste à la suite de l'histoire.
Le réalisme cru des scènes de bagnes, la boue, la merde, l'isolement, les paysages de Guyane aussi superbes qu'angoissants, une nature hostile aux côtes rocailleuses et un océan dont l'immensité évoque paradoxalement un effroyable enfermement.
Le film, bien plus dur et violent que son original, est rythmé, la réalisation soignée, les images léchées, les scènes de bagarres convaincantes, on ne s'ennuie pas une seconde.
Le film dont on a peut-être trop peu parlé dans tout le cinéma de cette année est servi pas ses deux interprètes principaux, Charlie Hunnam (Crimson Peak), peut-être un peu trop monolithique, et Rami Malek (excellent Freddy Mercury dans Bohemian Rhapsody), toujours aussi étonnant d'expressivité, un acteur qu'il me tarde de retrouver dans les prochaines sorties.
Un homme prêt à tout, une détermination qui jamais ne faiblit, toujours y croire, l'histoire incroyable de Papillon...
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gill
  23 mars 2012
Voici une étourdissante épopée, 43 jours après son arrivée au bagne de Cayenne dans les années 30, Papillon s'en évade.
S'en suivront 13 ans d'aventures pour parvenir enfin libre au Vénézuéla.
Henri Charrière, dans un style imagé et efficace, nous raconte ses cavales, 2500 km en mer, l'île de Trinidad, la Colombie et ses cachots sous-marins, les indiens Guajiros, les cavales de Baranquilla, les retours au bagne, la réclusion (2 ans dans une cage à fauve), l'amitié et enfin la vie trafiquante du bagne.
Ce passionnant roman d'aventure a donné lieu à une adaptation cinématographique qui rend bien, grâce peut-être à sa distribution prestigieuse, la tragique humanité de ce périple douloureux.
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aplouis
  09 novembre 2015
Bonjour,
Ayant lu le livre de Henri Charrière intitulé “Papillon” pour l'école, je publie cette analyse pour vous aider à vous faire un avis sur cette oeuvre.
Henri Charrière, surnommé Papillon à cause du tatouage qu'il porte sur sa poitrine, est condamné au bagne à perpétuité pour un meurtre qu'il affirme n'avoir pas commis. Il est envoyé à Saint-Laurent-du-Maroni d'où il s'évadera avec deux autres bagnards. C'est là que commence son incroyable aventure.
Celle-ci est composée de plusieurs facettes absolument différentes. Elle comprend des moments de joie indescriptibles, surtout présents lors des débuts de cavales réussis avec ses compagnons de fortune. Ces moments-là se déroulent souvent à bord d'une barque ou d'un bateau de fortune.
Il y a aussi les moments de doute, ces moments où il se sent abandonné par ce Dieu qu'il apprend à connaître tout au long de l'histoire à travers des personnages religieux qui l'aident dans tous ses périples à garder la foi et à croire que tout est possible. Et pourtant, malgré toutes ces difficultés, il reprend toujours espoir.
Dans cette histoire, Papillon rencontre aussi des moments auxquels il se trouve confronté et obligé de puiser dans une force morale indispensable et d'une puissance extraordinaire pour ne pas devenir fou ou se suicider. Il développe d'ailleurs au cours de ses années de bagne des méthodes très singulières qui lui permettent de garder une santé plus ou moins correcte, surtout au cours de ses deux années de réclusion. Papillon est aussi un habitué du rationnement, puisqu'il doit se l'imposer à plusieurs reprises dans le livre, que ce soit pour rester en vie dans les cachots sombres ou sur un bateau de fortune.
Cette oeuvre comporte également des descriptions de paysages à couper le souffle, ainsi que d'ambiance inquiétantes, chaleureuses, et des moments de soulagement et de douleur.
Enfin, ce que je trouve le plus beau dans ce livre, ce sont toutes les rencontres qui s'opèrent entre Papi et les autochtones, les gardiens, les autres bagnards, les autorités. Il donne l'impression d'avoir une capacité d'adaptation et d'être extrêmement sociable, car où qu'il se rende, il fait connaissance avec des gens qui ont le désir de l'aider. Ces gens sont souvent très pauvres, ont aussi connu le bagne, ou sont très malades, mais ils font toujours de leur mieux pour aider Papillon à partir en cavale ou à se refaire une nouvelle vie. Il rencontre aussi quelques personnes méfiantes qui le dénoncent ou tentent de le tuer, mais il s'en sort toujours et passe son chemin.
Je conclurai avec mon avis sur ce livre. Papillon m'a fait vibrer tout au long de son histoire. le suspense était par moments haletant, et je conseille cette biographie à tout amateur de bons romans d'aventure.
Je fus toutefois très déçu par ce que j'ai découvert en me documentant sur ce livre, car j'ai appris que le fait que ce soit une autobiographie d'Henri Charrière est remis en question. Il est prouvé que c'est en fait un assemblement d'histoires arrivées à d'autres bagnards ayant côtoyé Papillon.
C'est donc à défaut d'être une histoire tout à fait véridique, que ce récit m'a fait passer de très agréables moments.
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grm-uzik
  17 novembre 2016
Henri Charrière, dit Papillon, est un petit truand qui a été condamné à perpétuité pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Après un séjour en prison, il est embarqué pour la traversée de l'océan, direction Cayenne et le bagne. Il se lie d'amitié avec Dega, un truand faussaire qui fait partie du voyage et qui a été condamné à quinze ans de travaux forcés. Papillon a décidé que jamais il n'appartiendrait au monde pénitentiaire. Il ne rêve que d'évasion. D'ailleurs, à peine arrivé en Guyane, il tente de s'évader, y parvient et arrive dans un village indigène dans lequel il séjourne un moment, mais il le quitte, est repris et reviens au bagne onze mois après son évasion. Il est condamné à deux ans de réclusion disciplinaire à l'île Saint Joseph, dans une sorte de cage, dans l'isolement et le silence complet. Toujours accroché à son rêve d'évasion, il subit cette punition mais ne se décourage pas. Au fil des années, il survit à des conditions inhumaines et tente et retente des évasions très inventives avec la complicité de ses amis...
Ce qui ressort vraiment, au fil des pages, c'est le courage de Papillon et son obstination pour penser toujours à une tentative d'évasion. Jamais il ne se décourage, même dans les pires conditions. A chaque fois, il tente de mettre en place un plan selon ses propres conditions de détention et de vie, et cela demande toujours plus d'idées et de prises de risques.
- La vie au bagne et les conditions inhumaines de détentions sont particulièrement bien décrites. La corruption est également très présente. Tout s'achète et celui qui n'a pas d'argent ni de combines ou d'amis influents n'a pas beaucoup de chance de survivre.
- La solidarité entre les bagnards est aussi un élément très important dans la survie de Papillon. Sans le secours de son ami Dega qui lui a souvent envoyé de la nourriture, sans la complicité d'autres bagnards, il n'aurait jamais pu réaliser ses plans ni tout simplement rester en vie.
Attention, âmes sensibles s'abstenir. Car certaines scènes sont assez terribles, les punitions pénitentiaires, les meurtres terribles sont fréquents et la description des lépreux fait aussi vraiment froid dans le dos.
Bref, tout au long du récit, ce n'est que rebondissements et suspense. On voyage avec Papillon, de métropole jusqu'en Guyane et de là encore on le suit dans ses détentions et dans ses cavales, le Maroni, les îles du Salut, la Colombie, le Venezuela, les indigènes, tout cela est extrêmement dépaysant.
Le procès, l'amitié au bagne, les épreuves, son courage, son acharnement à s'évader, et même l'isolement complet sont autant d'éléments extrêmement bien analysés par l'auteur.
Il est vrai que le côté autobiographique du livre était contesté. Est-ce que Henri Charrière a réellement vécu tout ce qu'il a raconté, ou bien a-t-il fait un récit qui incorpore des éléments vécus par un autre bagnard ? On ne le saura jamais, malheureusement. En revanche, il reste que tous les éléments sont bien réels et que c'est un bouquin en tout point captivant.
Pour conclure, cet ouvrage est le récit de treize années de détention ponctuées de cavales et également un chef-d'oeuvre d'aventure passionnant et prenant sur l'âme humaine et son formidable ressort. Une autobiographie marquante et inoubliable qu'il faut absolument lire. Je vous la recommande vivement et sans aucune réserve.
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feanora
  23 avril 2015
Qui se souvient de Papillon qui gagna la célébrité en écrivant ce récit passionnant, livre paru en 1969.
Henri Charrière, petit truand sans envergure, fut condamné par erreur aux travaux forcés pour le meurtre d'un charcutier, qui avant de mourir a dénoncé son assassin "papillon Roger".
Dans cet ouvrage, il relate ce que fut sa vie au bagne de Cayenne et ses diverses aventures, lors de ses évasions.
Lors du début de sa captivité, il fut affecté comme aide-infirmier à l'hôpital où il rencontre des malades et des blessés qui ont tenté de s' evader.
Lors de sa première fuite, il gagne la Colombie, pays qui restituait à la France ses prisonniers évadés. Il est emprisonné dans l'île Saint Joseph.
Ce livre qui se lit comme un véritable roman d'aventures fut un énorme succès de librairie, à tel point qu'un film de ses aventures fut tourné avec Steeve Mac Queen et Dustin Hoffman. Il sortit en 1973, année de la mort de Papillon.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
ToochaToocha   08 avril 2018
Maturette et moi marchons lentement au milieu de la foule. On a besoin de côtoyer des gens, d'être bousculés, de nous assimiler à elle pour en faire partie. Nous entrons dans un bar et demandons des bières. Ça semble rien de dire : "Two beers, please", oui, c'est tellement naturel. Eh bien, malgré cela, ça nous paraît fantastique qu'une coolie indoue avec sa coquille d'or dans le nez nous demande après nous avoir servis : "Half a dollar, sir." Son sourire aux dents de perle, ses grands yeux d'un noir-violet un tout petit peu bridés sur les coins, ses cheveux de jais qui tombent sur ses épaules, son corsage demi-ouvert sur le début des seins qui laisse entrevoir qu'ils sont de toute beauté, ces choses futiles si naturelles pour tout le monde nous paraissent à nous autres fantastiquement féériques. Voyons, Papi, c'est pas vrai, ça ne peut pas être vrai que si vite, de mort vivant, de bagnard à perpète, tu sois en train de te transformer en homme libre !
C'est Maturette qui a payé, il ne lui reste qu'un demi-dollar. La bière est délicieusement fraîche et il me dit : "On en boit une autre ?" Cette deuxième tournée qu'il voudrait boire me paraît une chose à ne pas faire.
- Voyons, il n'y a pas une heure que tu es en vraie liberté et déjà tu penses à te saouler ?
- Oh ! je t'en prie, Papi, n'exagère pas ! Entre boire deux bières et se saouler, il y a loin.
- Peut-être tu as raison, mais je trouve que décemment on ne doit pas se jeter sur les plaisirs que nous offre le moment. Je crois qu'il faut les déguster petit à petit et non en glouton. D'abord, cet argent n'est pas à nous.
- Oui, c'est vrai, tu as raison. On va apprendre à être libre au compte-gouttes, c'est plus à la hauteur.
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gillgill   26 mars 2012
La gifle a été si forte que je ne m'en suis relevé qu'au bout de treize ans. En effet, ce n'était pas une baffe ordinaire, et pour me la balancer, ils s'étaient mis à beaucoup.
Nous sommes le 26 octobre 1931. Depuis huit heures du matin on m'a sorti de la cellule que j'occupe à la Conciergerie depuis un an. Je suis rasé de frais, bien vêtu, un costume d'un grand faiseur me donne une allure élégante. Chemise blanche, nœud papillon bleu pâle, qui apporte la dernière touche à cette tenue.
J'ai vingt-cinq ans et en parais vingt. Les gendarmes, un peu freinés par mon allure de "gentleman", me traitent courtoisement. Il m'ont même enlevé les menottes. Nous sommes tous les six, cinq gendarmes et moi, assis sur deux bancs dans une salle nue...
(extrait du premier cahier "Le chemin de la pourriture - Les assises"
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Hatem_GharsalliHatem_Gharsalli   17 mai 2019
"Cet homme qui abandonne sa maison avec trois forçats évadés dedans nous donne une leçon sans égale, voulant nous dire: Vous êtes des êtres normaux; jugez si j'ai confiance en vous pour que, douze après vous avoir connus, je vous laisse seuls dans ma maison auprès de ma femme et de ma fille. Cette façon muette de nous dire: J'ai vu, après avoir conversé avec vous trois, des êtres parfaitement dignes de confiance au point que ne doutant pas que vous ne pourrez ni en fait, ni en geste, ni en parole vous comportez mal chez moi, je vous laisse mon foyer comme si vous étiez de vieux amis -- cette manifestation nous a beaucoup émotionnés.
Je ne suis pas intellectuel qui peut vous peindre, lecteur -- si un jour ce livre a des lecteurs -- avec l'intensité nécessaire, avec de puissante verve, l'émotion, la formidable impression de respect de nous-mêmes, non: d'une réhabilitation sinon d'une nouvelle vie. Ce baptême imaginaire, ce bain de pureté, cette élévation de mon être au-dessus de la fange où j'étais embourbé, cette façon de me mettre en face d'une responsabilité réelle du jour au lendemain viennent de faire d'une façon si simple un autre homme de moi que ce complexe de forçat qui même libre entend ses chaînes et croit à chaque instant que quelqu'un le surveille, que tout ce qui m'entraînait à devenir un homme taré, pourri, dangereux à tous les instants, passivement obéissant en surface et terriblement dangereux dans sa révolte, tout cela comme par enchantement, a disparu. Merci, Maître Bowen, avocat de Sa Majesté, merci d'avoir fait de moi un autre homme en si peu de temps!"
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raynald66raynald66   09 décembre 2014
Il est extrêmement rare qu’un homme résiste à plus de quatre-vingts coups. La chance qu’il a c’est d’être maigre, car couché à plat ventre les coups ne peuvent pas lui prendre le foie, partie qui éclate si on frappe dessus. Il est de coutume, après cette flagellation où les fesses sont comme hachées, de mettre du sel sur les plaies et de laisser l’homme au soleil. Toutefois on lui couvre la tête avec une feuille d’une plante grasse, car on accepte qu’il meure des coups mais pas d’une insolation.
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EskaEska   30 juin 2010
Un homme n'est jamais perdu. Malgrè tout ce qu'il a pu commettre, à un moment donné de sa vie il y a toujours une chance de le récupérer et d'en faire un homme bon et utile à la communauté.
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