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EAN : 9782221257418
215 pages
Éditeur : Robert Laffont (16/09/2021)
4.5/5   5 notes
Résumé :
" Je m'appelle Didier Lemaire, je suis professeur de philosophie. Il y a vingt ans, je suis arrivé à Trappes. Dans mes classes, j'apprends à mes élèves à douter, et à conduire leur jugement. En maîtrisant des concepts philosophiques, ils examinent leurs opinions, s'émancipent, découvrent le dialogue et le plaisir de penser. Cette expérience de la liberté exige confiance et patience. Quand la ville est devenue l'une des toutes premières pépinières jihadistes d'Europe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
cascasimir
  19 novembre 2021
"La journée en mémoire de Samuel Paty dans les écoles s'est bien déroulée dans le calme, hormis quelques "incidents". JM Blanquer sur RTL, le ministre qui s'est planqué derrière les mots.
- Hormis quelques 100 incidents ( le Point.fr le 16/1O/21)
"Tout va très bien , Mme la Marquise?"

C'est ce même ministre ( où en sont les sanctions promises contre les enfants et autres parents qui ont proférés des menaces de mort?...) qui a proposé " un autre poste au prof de philosophie , Didier Lemaire.
" Philosopher, c'est apprendre à mourir?
Seulement "14% d'enseignants de moins de 30 ans, menacés de mort ?" Educ.gouv.fr

Un autre poste? Didier Lemaire avait pris parti pour son collègue Samuel Paty, en lui rendant hommage dans une lettre dénonçant l'islamisme rampant à Trappes, et l'islamisme politique dans la société française!
"Un prof vivant qui parle est plus gênant qu'un prof mort"....

Didier Lemaire, l'enseignant qui dénonce est devenu le Problème...
"Le premier qui dit la vérité, celui là doit être exécuté. le prof est devenu l'oeil du cyclone au centre d'un emballement médiatique, dont la France a le secret!

Il est démissionnaire du lycée de la Plaine de Neauphle à Trappes ( 650 élèves où les résultats au bac frôlent chaque année les 90 % de réussite. La ville d'Omar Sy et Jamel Debbouze, mais aussi une cité qui vu plusieurs de ses habitants ( 67 jeunes entre 2014 et 2016) rejoindre la zone irako-syrienne et l'Etat islamique...
Où, selon le livre "La Communauté " de la journaliste Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, les femmes n'osent plus entrer dans un café...

- "...le salafisme qui gagne du terrain" et le fait que " tous les juifs de Trappes sont partis depuis l'incendie de la synagogue le 10 octobre 2000, puis les Portugais. » Et « désormais les musulmans modérés de la classe moyenne "
« Je sais que maintenant c'est une possibilité pour moi d'être tué... »
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Gielle
  28 octobre 2021
"Avant qu'il ne soit trop tard..."
Combien j'aimerais croire encore que le temps qui nous était imparti pour réagir efficacement, n'est pas déjà définitivement dépassé.
Encore une lecture précieuse, essentielle: long témoignage d'un homme intelligent, honnête et investi, voulant le meilleur pour ses élèves, tous ses élèves, de ses tentatives répétées pour lutter contre l'islamisme, qui engloutit tout, inexorablement, pour propager le pire...
Lisez-le! lisez-le "avant qu'il ne soit trop tard"!
Merci à Didier Lemaire, honneur à son courage, respect pour la clarté de ses mots et la valeur éclairante de son témoignage...
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Ottstef
  10 octobre 2021
livre qui se lit très rapidement et lorsqu'on connaît les tenants et aboutissants de la situation dans laquelle ce courageux professeur se trouve. les politiques ne sont pas épargnés et à juste titre. il sera intéressant de regarder de près le résultat des prochaines élections à Trappes.
A la fin de cet ouvrage on ne peut que ressentir un profond respect pour cet homme fier de ses convictions et fidèle à son engagement au profit de la jeunesse.
citations : dans la rubrique ad hoc
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
OttstefOttstef   10 octobre 2021
« Mais les élus, en phase avec les Français, ne veulent pas savoir que le « terrorisme » n’est que la pointe d’un projet de conquête islamique de l’Europe. Ils ont, eux aussi, d’autres priorités. C’est pourquoi le pouvoir exécutif ne traite la menace que de façon technique : renforcement des moyens de surveillance, expulsion des activistes les plus véhéments, programmes de « prévention » et de « détection », négociations avec les « représentants » de l’islam en France, dont beaucoup sont des islamistes plus ou moins déguisés.
Une posture qui relève moins du déni que d’un refus de savoir. »

« En quittant le salon, je demande à un éminent historien quelle devrait être, selon lui, la stratégie du gouvernement pour stopper l’offensive islamiste. Celui-ci se tourne vers moi et me répond, l’air navré : « Il n’y a pas de volonté politique.  »

« Toutes les mouvances de l’islam politique partagent en effet l’objectif de fonder un État islamique sur la base d’une intolérance maximale. Pour atteindre ce but, ces groupes avancent selon des stratégies complémentaires : le prosélytisme pour les tablighis, le séparatisme identitaire pour les salafistes, la victimisation et la stratégie de pression, l’infiltration de tous les lieux de pouvoir et de savoir pour les Frères musulmans. »

« Ainsi, les populations soumises aux salafistes ou aux tablighis forment-elles le vivier du jihadisme. Elles ont fourni l’essentiel du bataillon des 1 700 jihadistes français partis pour le « califat ». Dorénavant, les candidats au passage à l’acte, estimés à 4 000, ne quittent plus ces pépinières. Et ce sont plus de 22 000 individus idéologisés qui pourraient basculer demain dans cette catégorie.
Des chiffres qui ne devraient pas cesser d’augmenter. Car, selon plusieurs enquêtes du CEVIPOF3 ou de l’Institut Montaigne, ils seraient des centaines de milliers de « musulmans » à regarder avec hostilité les principes de la République et nourrir à l’égard de la France un ressentiment potentiellement explosif. Une part toujours plus large de nos concitoyens évolue sous l’influence islamiste. On dénombre sur notre territoire pas moins de 147 mosquées tablighis, 152 mosquées salafistes (dont plus de la moitié en Île-de-France) et 170 fréristes (chiffres du SRCT). Soit près d’un cinquième des mosquées sous contrôle islamiste. Si l’on ajoute à cela la multiplication des librairies islamistes, des commerces identitaires, des réunions nationales ou internationales d’islamistes, des figures fréristes plus ou moins affichées ou d’organisations soi-disant antiracistes qui légitiment l’islamisme dans le débat public, on ne voit pas ce qui pourrait endiguer la menace de fracture de notre nation. »

« Qu’en est-il, maintenant, de l’opinion ? Celle-ci paraît plus que divisée, piégée par le chantage à l’islamophobie. Tandis que le débat sur la laïcité à l’école comme dans l’espace public fait rage, dans la plus grande confusion, les différentes sortes de voile, comme le hijab ou le djilbab, sont encore considérées par certains comme des signes religieux, par nature tolérables, alors que ces tenues constituent aussi des étendards politiques du séparatisme et de l’infériorité de la femme. Le voile n’est pas un simple « attribut rétrograde » de l’intégrisme. Il constitue l’un des vecteurs de la conquête idéologique de l’islamisme. Sa progression marque l’emprise islamiste sur une partie de notre population. Il invisibilise moins les femmes qui le portent qu’il ne rend visible dans l’espace public l’application des supposées lois de la charia contre les lois républicaines et les principes de liberté, d’égalité et de dignité de la personne. Le voile est un drapeau.
L’intolérance islamiste nous paraît loin d’être contenue par l’opinion publique. Celle-ci, d’ailleurs, se cramponne à son déni, bercée par les apôtres de la bonne conscience.
Mais est-ce la seule raison qui conduise l’opinion, nos gouvernants et une large partie des intellectuels de notre pays à sous-estimer la menace qui pèse sur la paix civile et nos principes démocratiques ?
Il est sidérant de voir qu’en dépit des travaux scientifiques d’un Gilles Kepel ou d’un Georges Bensoussan, de la mise en garde d’un inspecteur général de l’Éducation nationale comme Jean-Pierre Obin en 2004, la menace islamiste n’est toujours pas correctement appréhendée »

« Il est urgent de construire une stratégie cohérente, conforme à notre État de droit et à nos principes, pour défendre la tolérance. Mais qu’on ne s’y trompe pas : la réponse au paradoxe de la tolérance est elle-même paradoxale : car, pour défendre la tolérance, il faut, selon Popper, quand la violence se répand dans la société et que l’opinion n’est plus un rempart, interdire la diffusion des théories intolérantes et traiter ceux qui s’attaquent à la tolérance comme des criminels. Sinon, « le tolérant sera détruit, et la tolérance avec lui  »


.« Pourquoi rester ? Sans doute, en partie, parce que je me suis attaché à ces jeunes qui n’ont pas été, comme d’autres, gâtés par le consumérisme. Leur candeur me touche. Les amener à découvrir le pouvoir de leur esprit, s’ouvrir à la pensée et dialoguer est, pour eux comme pour moi, gratifiant. J’essaie de leur donner confiance pour leur transmettre, pas à pas, la maîtrise de la dissertation.
J’aurais pu aussi bien prendre un autre chemin si les circonstances avaient été différentes. Mais partir aurait été une sorte de renoncement, voire un reniement. Chaque année, je me bats pour que ces jeunes deviennent des Français comme les autres. Pas question de plier devant l’épreuve
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Didier Lemaire, le professeur qui fait débat - C à Vous - 12/02/2021
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