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ISBN : 2070311201
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 2.83/5 (sur 15 notes)
Résumé :

" J'ignorais, alors, comment les cousins Vitti nous voyaient en retour. Leur mépris égalait-il, le nôtre ? Que voyaient-ils de nous : une trinité de snobards parisiens, frimeurs et sans vraiment le sou ? Sans doute vivaient-ils plus à l'aise, plus raisonnablement que nous, dans leur bon gros bourg apathique, en route vers la propriété, eux, tandis que nous, on continuait de louer ce petit meublé sous les toits, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
AlexChab
  03 février 2015
L'histoire est d'une affligeante banalité : adolescence, déniaisement, découverte d'une sexualité trouble et parallèle, les bourgeois citadins qui méprisent ouvertement leurs cousins bouseux parce qu'ils sont un miroir dont le reflet les agace… Des mariages et des usines qui ferment, puis une maladie grave. Bref, le roman des années 90. Rien de plus, rien de moins. Lu des centaines de fois, aucun cliché n'y manque. Mais cette banalité se tient, admettons.
Même souci pour l'écriture. On ne peut pas dire que Gilles Leroy écrive mal. Verbe puissant, narration rythmée, il aime les gradations et les métonymies improbables, manie délicieusement l'oxymore. Un humour cynique tente bien de percer la banalité narrative. Oui mais voilà : rien ne me touche. Les pages filent et me laissent de marbre. Jamais je n'ai réussi à pénétrer une page, aucun sentiment ne parvient à l'empathie. Point de ressenti. J'ai nagé à côté de cette histoire, de cette écriture aux phrases sans fin, à la ponctuation incompréhensible. Il m'a fallu 80 pages pour comprendre qui était qui parmi… trois pauvres personnages qui sont finalement rien de plus que le mari, la femme, le fils. Tadam.
Mais c'était tellement elliptique : et vas-y que je te mets une petite métaphore par-ci, et vas-y pour la périphrase par-là. Et que je te fais parler le personnages principal et en même temps je te dis ce qu'il pense, tout ça pendant qu'autre chose se passe avec quelqu'un qui a un surnom mais qu'on sait pas qui c'est. Argh. Ride du lion. Aspirine. Exercice de style. Nouvel aspirine.
Le pire au fond se sont les crochets. Oui, des crochets dans lesquels l'auteur s'adresse à nous, lecteurs, en aparté. Pas le narrateur, l'auteur. le livre est (aussi) l'image de l'écrivain écrivant. La mise en abîme épuisante par manque de fond. Ainsi on apprend qu'à tel endroit ses doigts on dérapé sur le clavier et qu'il a tapé un mot au lieu d'un autre et il tente de comprendre ce « lapsus de doigts ». Ou encore il nous dit ce qu'il a failli écrire mais qu'il n'écrira finalement pas. le « work-in-progress » mais tout le monde ne produit pas « Looking for Richard ».
Voilà. Pas très intéressant. Pas très joli. Peu poétique. Même son mépris pour la campagne est incroyablement banal et n'atteint donc pas une certaine ironie mordante qui aurait pu distraire.
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musanostralecture
  21 octobre 2012
Fan de Gilles Leroy, j'avais oublié de lire celui-ci, au beau titre, grandir, donc évoluer, progresser. En fait, si le personnage a grandi à la fin du livre, le progrès ne me semble pas très sensible. Il est adulte, vit une relation qui se délite avec un homme qu'il n'aime plus, ramène sa mère malade dans un dernier voyage, n'a pas l'air particulièrement intéressant.
Par une narration faite d'allers-retours entre le passé et le présent avec peu de projections vers le futur , on le suit depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte. C'est l'histoire de Will, racontée par lui-même : au début, il est un jeune garçon qu'on découvre au gré d'une visite familiale chez des cousins de sa mère, des gens simples, qui les reçoivent avec une certaine chaleur. Ce tout jeune homme regarde avec admiration et inquiétude ses parents évoluer dans un univers de paraitre : sa mère joue la star de cinéma, à peu de frais parfois, et massacre trop aimante la personnalité de son fils comme elle massacre de sa hauteur la famille ouvrière qui les reçoit, eux les citadins, les chanceux, elle, son fils et son playboy de mari. Son fils n'a d'yeux que pour elle.
Chez les cousins Vitti, ouvriers qui sculptent le verre à l'usine, l'un des fils se marie et le jeune homme Will qui a 14 ans va apprendre quelques jeux de la sexualité avec l'une de ses cousines ; quelques années plus tard à l'occasion d'un autre mariage , il sera l'initiateur du frère de celle-ci, ce qui ne manquera pas de choquer alors qu'on avait « ri « de façon triviale de sa première fois. On est toujours à mi chemin entre affection et jalousie entre ces deux branches de la famille, tout cela est bien rendu , dans un récit qui a des côtés probablement autobiographiques. Lesquels ? Je n'ai pas cherché, simplement pensé qu'il avait dû avoir une mère comme Anouk, connaitre un type aux bottes incroyables, conduisant de belles décapotables des années 70…
Donc j'ai lu ce roman plutôt court, assez vite, mais ce n'est pas mon préféré de cet auteur.
J.Leonelli février 2012

Lien : http://www.musanostra.fr
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bacoltrane
  16 mars 2008
Fresque sociale au vitriol. Sur l'homosexualité, l'homophobie, l'étouffoir familial. Superbe écriture, vive, incisive, drôle
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jaunay
  23 janvier 2012
livre très agréable par son langage et le sujet .un délice de lecture.
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
flou_mflou_m   29 janvier 2016
Sombres, si tendus, nous marchons côte à côte dans cette forme d'angoisse siamoise qui était la nôtre, qui surgissait aussi souvent que l'un de nous avait peur, qui demeura aussi longtemps que vécu ce "nous" - l'angoisse étant le revers enténébré d'une médaille dont l'avers solaire, nos heures d'euphorie à danser et à rire à l'unisson, était tout aussi puissant.
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TanegaTanega   05 octobre 2014
Désormais, qui donnerait un peu d'allure à ce destin si moche, si lamentable, si absurde ?
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TanegaTanega   05 octobre 2014
- Pourquoi est ce que tout fini toujours mal ?
- T'es trop jeune pour parler comme ça.
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Videos de Gilles Leroy (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gilles Leroy
Gilles Leroy - Dans les westerns .Gilles Leroy vous présente son ouvrage "Dans les westerns" aux éditions Mercure de France. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/1937465/simon-johannin-l-ete-des-charognes Notes de Musique : Free Music Archive: Gillicuddy - All Eventualities. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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