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Daniel Leuwers (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253040150
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1987)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 28 notes)
Résumé :

Romantiques, symbolistes, puis surréalistes, modernes, écrivant en alexandrins ou en vers libres : tous poètes. Qu'ont-ils donc en commun ? Un poème doit être une fête de l'intellect », dit Valéry. « Un poème doit être une débâcle de l'intellect », dit Éluard. A vous de juger...

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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Wozniaksandy
  26 décembre 2017
Petite édition sympathique. Lecture rapide pour balayer vite fait la poésie du 19 et 20 ème siècle. La première partie est consacrée à la poésie moderne (romantisme, parnasse, innovation, révolution) avec explications et auteurs associés.
La seconde partie, la plus intéressante, retrace les aventures de l'écriture (mouvement Dada...), comment jouer avec le langage en poésie, le poids de l'histoire...
Index plus commentaires, notes et illustrations accompagne cet exellent petit grand livre à prix mini !
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Fleuryne
  24 juillet 2014
Ce livre donne une sélection très restrictive de poésies françaises brièvement commentées. L'intérêt est d'y découvrir l'évolution des styles poétiques au fil du temps. Un échantillonnage un peu trop faible à mon goût. J'ai lu ce livre avec beaucoup de plaisir et d'intérêt. Une bonne manière de se "mettre" à la poésie mais pour les initiés c'est très (trop) léger.
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Cielvariable
  05 février 2017
Excellente sélection de poèmes français pour une introduction à l'histoire de la poésie. Très bonne façon de découvrir ce genre littéraire et d'apprécier les oeuvres classiques du genre.
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YesAgainOneMorePage
  06 juillet 2019
Petite anthologie ciblé sur des poètes français du 19e et 20e siècles, reprenant les divers mouvements qu'à connu la poésie, de manière synthétique (ça évite de s'endormir dessus!)
Un ouvrage très bien structuré, parfait pour s'initier à la poésie française classique. Cette anthologie présente un large choix de poèmes et d'auteurs, bien que leurs biographies ne soient pas assez conséquentes, Leuwers en profite pour nous indiquer leurs oeuvres phares.
J'ai trouvé la préface de Serge Gaubert vraiment intéressante et rafraîchissante, elle donne envie de lire la suite!
Néanmoins, bien qu'un commentaire se trouve en chaque fin de poème, j'ai trouver que quelques fois les poèmes auraient eu besoin de plus que quatre lignes pour êtres compris... Laissant les lecteurs chercher de leurs côtés, ce que je trouve un peu dommage. Pareil pour certains mots complexes, ils ne sont pas toujours expliqués, ce qui peut décourager un lecteur qui découvre la poésie classique et qui n'est donc pas familier aux mots soutenus (ou vieillots) employés.

Lien : https://yesagainonemorepage...
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
FleuryneFleuryne   26 juillet 2014
Spleen : Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Charles Baudelaire
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CielvariableCielvariable   13 janvier 2012
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

(Apollinaire)
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CielvariableCielvariable   13 janvier 2012
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

(Paul Verlaine)
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CielvariableCielvariable   13 janvier 2012
M E S O C C U P A T I O N S

Je peux rarement voir quelqu'un sans le battre. D'autres préfèrent le monologue intérieur. Moi non. J'aime mieux battre.
Il y a des gens qui s'assoient en face de moi au restaurant et ne disent rien, ils restent un certain temps, car ils ont décidé de manger.
En voici un.
Je te l'agrippe, toc.
Je te le ragrippe, toc.
Je le pends au portemanteau.
Je le décroche.
Je le repends.
Je le décroche.
Je le mets sur la table, je le tasse et l'étouffe.
Je le salis, je l'inonde.
Il revit.
Je le rince, je l'étire (je commence à m'énerver, il faut en finir), je le masse, je le serre, je le résume et l'introduis dans mon verre, et jette ostensiblement le contenu par terre, et dis au garçon: «Mettez-moi donc un verre plus propre.»
Mais je me sens mal, je règle promptement l'addition et je m'en vais.

(Henri Michaux)
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FleuryneFleuryne   26 juillet 2014
La poésie, c'est l'art de charger les mots d'un maximum de sens,d'en faire miroiter les multiples facettes avec l'aide du contexte et de la syntaxe. A ceux qui interrogeaient Rimbaud sur le sens exact d'un de ses poèmes, celui-ci répondit' "J'ai voulu dire ce que ça dit, littéralement et dans tous les sens".La poésie n'est jamais une définition univoque de la réalité; au contraire elle bouscule nos rapports avec le réel.
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Video de Daniel Leuwers (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Leuwers
Livres de l'or pauvre. Exposition de la Maison du Livre d'artistes, mai-juillet 2013, et récital poétique du 11 mai 2013 avec Michel Butor, Daniel Leuwers, Jacques Ancet, Joël Bastard, Joël Vernet.
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Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

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Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre