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Mélissa Manchette (Traducteur)
EAN : 9782757817155
320 pages
Points (11/02/2010)
3.53/5   38 notes
Résumé :
Koulakov s'est enfui avec une valise diplomatique qu'il a remise aux services secrets américains. Véritable transfuge ou agent double des Soviétiques ? C'est à Stone, chef d'un service spécial de l'Interarmes, de le découvrir: il va enfin pouvoir enquêter en territoire ennemi, une opportunité qu'il attend depuis vingt ans! Il n'imaginait pas devenir le pantin d'une machination sans précédent...
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Si le Transfuge, édité aux Presses de la Cité en 1980, est bel et bien ce qu'on peut appeler un roman d'espionnage au sens où il oppose des espions et contre-espions Américains et Soviétiques dans les années 1970, il est bien loin des oeuvres hermétiques et tristounettes qui nécessitent de prendre des notes et du Doliprane en lisant.

Les considérations de l''ordre de la stratégie politique et militaire sont évoquées pour la forme, Robert Littell s'attache plutôt à rendre crédibles et vivants les deux personnages principaux que sont Stone, américain russophone dont les parents ont fui la Russie au moment de la Révolution de 1917, chargé du débriefing de Koulakov, transfuge passé à l'Ouest, et à décrire la vie en U.R.S.S.

Oui, il est question de manipulation à plusieurs degrés : Koulakov est-il un véritable transfuge ? Les secrets qu'il délivre sont-ils des pièges ? Certains sont-ils cependant véridiques. L'exercice est plutôt rondement mené et suscite beaucoup d'intérêt.

Ce roman permet de comprendre les enjeux de domination qui ont opposé deux mondes pendant plusieurs dizaines d'années, les jeux à chausse-trappes mis en place par les deux pays, les oppositions ayant pu exister entre civils et militaires à l'intérieur d'un même camp, mais aussi les différences culturelles.

Il est par ailleurs parfaitement documenté et l'enquête de Stone en territoire ennemi est passionnante.

Si le sujet peut paraître daté, il présente un intérêt historique certain et la trame romanesque est loin de se limiter à une manipulation entre espions, laissant beaucoup de place aux combats intérieurs auxquels Stone est confronté (son origine Russe, sa fille qu'il ne peut plus voir, sa maîtresse qui lui explique tous les possibilités pour notre monde de s'auto-détruire).

L'humour et la dérision est par ailleurs très présents dans ce roman, à l'image de Staline-du-Matin, doublure de l'original, qui vit avec un transsexuel et permettra à Stone d'opérer une avancée majeure dans son enquête.
Lien : http://occasionlivres.canalb..
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A l'Ère de Jason Bourne "Le transfuge" de Robert Littell prend inévitablement un coup de vieux.
Il s'en dégage néanmoins le charme désuet des films d'espionnage des années 60 où les luttes sans merci entre services secrets étaient présentées comme des joutes entre gentlemen.
Le montage dramatique fonctionne parfaitement et tient le lecteur jusqu'au bout.
Quant à la crédibilité d'un tel scénario, comme pour Jason Bourne, je reste dubitatif.
En 1979 la politique internationale était essentiellement déterminée par les rapports Est /Ouest, USA/ URSS devrais-je dire.
Le climat général d'insécurité, exacerbé par les révélations accidentelles de quelques "barbouzeries", développa le fantasme romanesque des luttes souterraines entre CIA et KGB.

Je ne nie point la réalité historique de ces luttes, mais les tribulations du héros de Littell en URSS sont aussi plausibles que les aventures du commissaire San Antonio, la grivoiserie en moins.
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Il ne s'agit pas ici d'une énième histoire sur les basses oeuvres d'espions "au sein de la CIA" mais d'un étourdissant roman imbriquant deux parcours personnels à l'époque de la Guerre froide : celui d'un russe, Koulakov, le transfuge passé à l'Ouest (mais est-il un vrai ou un faux transfuge ?) et celui de l'américain russophone Stone, le génie de la manipulation visant à faire croire que l'on croit qu'ils ont cru ce que nous sommes supposé leur faire croire. Chef d'une officine interarmes secrète, Stone est chargé du débriefing de Koulakov. Puis, avec un culot monstre, Stone va s'infiltrer et se jeter dans la gueule du loup pour vérifier ses théories. "The Debriefing" est le titre américain du roman, paru en 1979, bien avant "La Compagnie : le grand roman de la CIA" et "Légendes". On y décèle déjà toute la manière du futur écrivain de ces deux romans majeurs de la littérature d'espionnage, le style Littell : un mélange doux amer d'humanité et de cynisme, d'extraordinaires héros prisonniers d'un système qu'ils contribuent à créer, un scénario implacable tenant en haleine jusqu'à la dernière page. Après un dénouement à couper le souffle, Robert Littell ose encore un épilogue totalement inattendu : du grand art.
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J'avais envie de retrouver l'ambiance de faux semblant de la Compagnie en lisant le Transfuge, un roman d'espionnage publié en 1979. L'intrigue est simple : un courrier russe qui doit porter une valise remplie de documents secrets décide de passer à l'ouest. Sa femme l'a quitté, sa fille est lesbienne, son fils a été viré de l'école pour des histoires de drogue : il est temps pour lui d'aller voir dans le champ voisin si l'herbe est aussi verte que le dit la contre-propagande. Les Américains récupèrent ce transfuge et mènent une enquête serrée, car cette histoire est trop belle pour être vraie. Ça va être l'occasion pour un agent du renseignement d'aller discrètement à Moscou pour vérifier sur place pourquoi les morceaux du puzzle s'emboîtent si aisément.

Je n'ai eu aucune surprise tout au long de ma lecture. Les révélations sont exactement celles que l'on imagine en lisant le 4e de couverture, c'est vraiment prévisible. C'est sans doute que depuis 1979, tout a été dit et redit sur l'espionnage. Écrire ce genre d'histoire pendant la Guerre froide était certainement renversant, mais ça vieillit mal ce genre de récit. Surtout que l'intrigue repose par moment sur de grosses ficelles : l'espion américain qui pénètre en territoire ennemi s'acoquine avec une prostituée et ses colocataires et dévoile son jeu avec une facilité déconcertante. Idem, le grand maître espion russe fait une boulette énorme qui dévoile son identité, c'est ridicule.

Reste un roman classique qui met en scène le descendant de russes blancs installés aux USA et qui passe sa vie à rêver à la Russie. Cette mission va lui permettre de confronter sa connaissance purement théorique et viscérale à la réalité tranchante du terrain. Malheureusement, cet aspect du protagoniste principal est bâclé, c'est un petit peu le festival des lieux communs sur la Russie.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
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Un livre plutôt décevant.
On est loin de l'incontournable "La Compagnie : le Grand Roman de la CIA",qui nous tient en haleine sur près de 1200 pages. Ici, j'ai commencé à m'ennuyer dès la moitié de ses 300.
Le style est lourd, et par moment curieux. Tout au long de la lecture, je me suis demandé s'il n'y avait pas un problème de traduction ?
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
- En fin de compte, nous vous établirons un nom tout neuf et une identité toute neuve. Vous pourrez avoir un emploi si vous le voulez, ou vous pourrez vous retirer avec une pension. Pendant ce temps, bien entendu, nous mènerons votre interrogatoire.
- Un interrogatoire? Cela veut dire que vous allez me poser des questions. Mais je n'ai pas de réponses.
Je ne connais pas de secrets. Je ne suis qu'un messa-ger. Quoi que vous trouviez dans ma valise, c'est tout ce que j'ai à vous donner.
- Il y a des choses que vous pouvez tout de même nous dire, insiste Stone. Écoutez, Koulakov, vous êtes un homme intelligent, voyez vous-même. Nous devons être absolument sûrs, pour commencer, que vous êtes un authentique transfuge.
Tout ceci semble étonner Koulakov.
- Et combien de temps cet... interrogatoire...
prendra-t-il ?
- Il est déjà commencé, dit Stone avec son ton de franchise désarmante. Il sera terminé lorsque nous en saurons sur vous plus que Dieu lui-même.
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La différence entre les sexes n'est pas dans la façon dont ils expérimentent l'expérience, mais dans le fait que les femmes s'engagent dans une chose, une cause, une personne, avant de vraiment la connaître. Les hommes doivent d'abord voir un bébé avant de l'aimer.
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La plupart du temps, un certain nombre de sociétés fabriquent la même chose. Elles font donc de la publicité pour convaincre les gens que leur modèle est plus beau, plus efficace, qu'il dure plus longtemps ou qu'il est moins cher.
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En Union soviétique, ils font de la publicité seulement pour les produits que personne n'achète. Et personne ne les achète parce qu'ils ne sont pas bien faits. Les produits qui sont bons n'ont pas besoin de publicité.
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Vous vous rappelez que je vous avais dit de ne pas intervenir quand on ne vous demande rien ? Le truc, dans toutes les audiences, c'est de se taire. Celui qui parle le moins est celui qui se trahit le moins.
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