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Mélissa Manchette (Traducteur)
ISBN : 2757817159
Éditeur : Points (11/02/2010)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Koulakov s'est enfui avec une valise diplomatique qu'il a remise aux services secrets américains. Véritable transfuge ou agent double des Soviétiques ? C'est à Stone, chef d'un service spécial de l'Interarmes, de le découvrir: il va enfin pouvoir enquêter en territoire ennemi, une opportunité qu'il attend depuis vingt ans! Il n'imaginait pas devenir le pantin d'une machination sans précédent...
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
inclassable1
  11 janvier 2015
Si le Transfuge, édité aux Presses de la Cité en 1980, est bel et bien ce qu'on peut appeler un roman d'espionnage au sens où il oppose des espions et contre-espions Américains et Soviétiques dans les années 1970, il est bien loin des oeuvres hermétiques et tristounettes qui nécessitent de prendre des notes et du Doliprane en lisant.
Les considérations de l''ordre de la stratégie politique et militaire sont évoquées pour la forme, Robert Littell s'attache plutôt à rendre crédibles et vivants les deux personnages principaux que sont Stone, américain russophone dont les parents ont fui la Russie au moment de la Révolution de 1917, chargé du débriefing de Koulakov, transfuge passé à l'Ouest, et à décrire la vie en U.R.S.S.
Oui, il est question de manipulation à plusieurs degrés : Koulakov est-il un véritable transfuge ? Les secrets qu'il délivre sont-ils des pièges ? Certains sont-ils cependant véridiques. L'exercice est plutôt rondement mené et suscite beaucoup d'intérêt.
Ce roman permet de comprendre les enjeux de domination qui ont opposé deux mondes pendant plusieurs dizaines d'années, les jeux à chausse-trappes mis en place par les deux pays, les oppositions ayant pu exister entre civils et militaires à l'intérieur d'un même camp, mais aussi les différences culturelles.
Il est par ailleurs parfaitement documenté et l'enquête de Stone en territoire ennemi est passionnante.
Si le sujet peut paraître daté, il présente un intérêt historique certain et la trame romanesque est loin de se limiter à une manipulation entre espions, laissant beaucoup de place aux combats intérieurs auxquels Stone est confronté (son origine Russe, sa fille qu'il ne peut plus voir, sa maîtresse qui lui explique tous les possibilités pour notre monde de s'auto-détruire).
L'humour et la dérision est par ailleurs très présents dans ce roman, à l'image de Staline-du-Matin, doublure de l'original, qui vit avec un transsexuel et permettra à Stone d'opérer une avancée majeure dans son enquête.
Lien : http://occasionlivres.canalb..
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Eric75
  29 janvier 2011
Il ne s'agit pas ici d'une énième histoire sur les basses oeuvres d'espions "au sein de la CIA" mais d'un étourdissant roman imbriquant deux parcours personnels à l'époque de la Guerre froide : celui d'un russe, Koulakov, le transfuge passé à l'Ouest (mais est-il un vrai ou un faux transfuge ?) et celui de l'américain russophone Stone, le génie de la manipulation visant à faire croire que l'on croit qu'ils ont cru ce que nous sommes supposé leur faire croire. Chef d'une officine interarmes secrète, Stone est chargé du débriefing de Koulakov. Puis, avec un culot monstre, Stone va s'infiltrer et se jeter dans la gueule du loup pour vérifier ses théories. "The Debriefing" est le titre américain du roman, paru en 1979, bien avant "La Compagnie : le grand roman de la CIA" et "Légendes". On y décèle déjà toute la manière du futur écrivain de ces deux romans majeurs de la littérature d'espionnage, le style Littell : un mélange doux amer d'humanité et de cynisme, d'extraordinaires héros prisonniers d'un système qu'ils contribuent à créer, un scénario implacable tenant en haleine jusqu'à la dernière page. Après un dénouement à couper le souffle, Robert Littell ose encore un épilogue totalement inattendu : du grand art.
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kedrik
  07 septembre 2011
J'avais envie de retrouver l'ambiance de faux semblant de la Compagnie en lisant le Transfuge, un roman d'espionnage publié en 1979. L'intrigue est simple : un courrier russe qui doit porter une valise remplie de documents secrets décide de passer à l'ouest. Sa femme l'a quitté, sa fille est lesbienne, son fils a été viré de l'école pour des histoires de drogue : il est temps pour lui d'aller voir dans le champ voisin si l'herbe est aussi verte que le dit la contre-propagande. Les Américains récupèrent ce transfuge et mènent une enquête serrée, car cette histoire est trop belle pour être vraie. Ça va être l'occasion pour un agent du renseignement d'aller discrètement à Moscou pour vérifier sur place pourquoi les morceaux du puzzle s'emboîtent si aisément.
Je n'ai eu aucune surprise tout au long de ma lecture. Les révélations sont exactement celles que l'on imagine en lisant le 4e de couverture, c'est vraiment prévisible. C'est sans doute que depuis 1979, tout a été dit et redit sur l'espionnage. Écrire ce genre d'histoire pendant la Guerre froide était certainement renversant, mais ça vieillit mal ce genre de récit. Surtout que l'intrigue repose par moment sur de grosses ficelles : l'espion américain qui pénètre en territoire ennemi s'acoquine avec une prostituée et ses colocataires et dévoile son jeu avec une facilité déconcertante. Idem, le grand maître espion russe fait une boulette énorme qui dévoile son identité, c'est ridicule.
Reste un roman classique qui met en scène le descendant de russes blancs installés aux USA et qui passe sa vie à rêver à la Russie. Cette mission va lui permettre de confronter sa connaissance purement théorique et viscérale à la réalité tranchante du terrain. Malheureusement, cet aspect du protagoniste principal est bâclé, c'est un petit peu le festival des lieux communs sur la Russie.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
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cv69
  08 mars 2013
Un livre plutôt décevant.
On est loin de l'incontournable "La Compagnie : le Grand Roman de la CIA",qui nous tient en haleine sur près de 1200 pages. Ici, j'ai commencé à m'ennuyer dès la moitié de ses 300.
Le style est lourd, et par moment curieux. Tout au long de la lecture, je me suis demandé s'il n'y avait pas un problème de traduction ?
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Bougnadour
  05 février 2019
Evidemment la comparaison avec le Carré s'impose mais elle est écrasante pour ce roman. Si l'intrigue est plutôt habile quant à la manipulation tentée par les services soviétiques, les personnages secondaires en particulier féminins sont trop décoratifs et ressemblent à des figures imposées. Quant au héros il n'est guère crédible dans son épopée solo en URSS. Cela se lit malgré tout sans déplaisir mais sans enthousiasme non plus.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   11 septembre 2015
La différence entre les sexes n'est pas dans la façon dont ils expérimentent l'expérience, mais dans le fait que les femmes s'engagent dans une chose, une cause, une personne, avant de vraiment la connaître. Les hommes doivent d'abord voir un bébé avant de l'aimer.
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rkhettaouirkhettaoui   11 septembre 2015
La plupart du temps, un certain nombre de sociétés fabriquent la même chose. Elles font donc de la publicité pour convaincre les gens que leur modèle est plus beau, plus efficace, qu'il dure plus longtemps ou qu'il est moins cher.
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rkhettaouirkhettaoui   11 septembre 2015
En Union soviétique, ils font de la publicité seulement pour les produits que personne n'achète. Et personne ne les achète parce qu'ils ne sont pas bien faits. Les produits qui sont bons n'ont pas besoin de publicité.
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rkhettaouirkhettaoui   11 septembre 2015
Vous vous rappelez que je vous avais dit de ne pas intervenir quand on ne vous demande rien ? Le truc, dans toutes les audiences, c'est de se taire. Celui qui parle le moins est celui qui se trahit le moins.
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rkhettaouirkhettaoui   11 septembre 2015
Il existe une école de pensée, appuyée par un bon nombre d'expériences vécues, qui soutient qu'un agent opérant sur le terrain ne devrait pas faire confiance à sa propre mère.
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