AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Mimi Perrin (Traducteur)Isabelle Perrin (Traducteur)
ISBN : 2070383792
Éditeur : Gallimard (03/05/1991)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 102 notes)
Résumé :
À Moscou, pendant la première Foire du livre des années de la "Perestroïka", un manuscrit change de mains. Il s'agit en réalité d'une liasse contenant des secrets militaires qui pourrait bien changer le cours de l'histoire. L'invraisemblable destinataire de ce dossier, un petit éditeur du nom de Barley Scott Blair, se voit enrôlé malgré lui dans les services secrets britanniques. Sa mission : remonter à la source du texte et découvrir l'intention cachée de son auteu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  03 août 2017
1987 Gorbatchev, la Peretroïska- la restructuration-. la détente enfin entre les pays occidentaux et l' U.R.S.S .... c'est du moins la version que tout quidam espère!
Moscou,la première "foire audio", des exposants étrangers. Une splendide jeune femme à l'anglais impeccable aborde Niki Landau et lui remet un manuscrit afin qu'il le transmette sans faute à Barley Blair qui aurait du être présent mais n'est pas là . le début de l'aventure commence. Une vraie, une belle histoire d'espionnage avec les éternelles alliances anglo-saxonnes . Les britanniques apportent l'affaire bluebird,le joe, comprenez le contact , les américains l'argent. le donneur d'info est il fiable ? ses informations ne sont elles pas simplement de l'intox? Et notre Scott Barley Blair ,éditeur sur le point de faire faillite , est il celui qu'il faut pour réaliser le coup du siècle?
Une histoire parfois un peu confuse mais sans doute très proche de la réalité . Des personnages attachants ou horripilants selon mais surtout un héros atypique au coeur grand comme cela, humaniste, musicien de jazz et amoureux. Une analyse géopolitique poussée, un regard lucide et sans complaisance sur un monde de l'espionnage où fleurent bon conservatismes et idées préconçues , au final une lecture instructive .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
GeorgesSmiley
  01 août 2018
Je suis assez étonné de constater que l'audience de John le Carré est aujourd'hui bien loin de refléter la notoriété et la qualité de son oeuvre. Pourquoi si peu de lecteurs, si peu de commentaires pour une oeuvre dont douze romans ont été portés à l'écran avec des interprètes du niveau de Richard Burton, Anthony Hopkins, James Mason, Diane Keaton, Pierce Brosnan, Jamie Lee Curtis, Alec Guiness ou Ewan Mac Gregor ?
La Maison Russie, adaptée au cinéma en 1990, n'a rien à voir avec une énième aventure de 007, en dépit de la présence en haut de l'affiche de Sean Connery associé à Michelle Pfeiffer. Il me semble que, pour un néophyte, cette aventure éminemment romanesque serait une introduction idéale à l'univers de John le Carré qui associe à une langue impeccable des destins individuels, des personnages complexes souvent bouleversants et des réflexions philosophiques et politiques de qualité.
Ici, il est question de littérature, de secrets bien sûr, mais aussi d'idéalisme, de sacrifice et d'amour sincère et altruiste. On y découvre de nombreux aspects de la vie quotidienne du Moscou des années 80, dans le milieu littéraire et les coulisses de la foire du livre entrouverte aux éditeurs étrangers sous le regard vigilant et indiscret d'un KGB nullement désarmé par la Perestroïka (reconstruction) et la Glasnost (transparence). On y apprécie un personnage aussi magnifique qu'excentrique, le genre de type, cultivé, amusant et volubile, qui illumine votre soirée ou votre week-end avec son saxophone et ses histoires drôles, et sait charmer en un clin d'oeil deux gros bras de la CIA ou le président de l'union des écrivains soviétiques. Un personnage volage et flambeur, capable d'appeler sa fille au téléphone vers une heure du matin pour lui demander « pourquoi les rhinocéros se peignent-ils en vert ? » mais aussi, alors qu'ils sont tous les deux ivres morts, de promettre à Goethe : « si vous arrivez à être un héros, je serai un être humain digne de ce nom ».
Qui est le mystérieux Goethe, que les artistes moscovites révèrent et qui ne veut parler qu'à Barley ? Les hommes du MI6 et de la CIA aimeraient bien le savoir. Goethe sera-t-il héroïque, Barley tiendra-t-il sa promesse ? Espion par hasard et par amitié de beuverie, trouvera-t-il l'amour véritable ou un destin fatal ?
Pour le savoir, interrogez « les hommes en gris » de la Maison Russie et partez avec Barley pour la foire du livre de Moscou. Vous y entendrez les espoirs de liberté des écrivains russes, tandis que le KGB vous écoutera. Vous croiserez la belle Katia qui vous expliquera comment deux billets pour la Philharmonique deviennent deux chemises de cow-boy pour ses jumeaux et son père vous contera ses combats de Leningrad pendant la Grande Guerre Patriotique. Sur la tombe de Pasternak, restez près de Barley qui récite la première strophe de « Prix Nobel » et ne le quittez pas de la soirée, sauf si vous n'aimez pas la vodka. Bon voyage et vive John le Carré !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          102
cathardy7
  02 août 2012
un des livres de John le Carré que j'ai lu mais j'ai eu du mal, on accroche pas vraiment, on ne sait jamais ou l'on va parfois c'est un bien , ici pas du tout, on a le sentiment que même l'auteur ne se retrouve plus dans bo**** c'est impressionnant ! ce n'est pas très bien écrit , bref je me suis ennuyé gravement , j'ai décidé de récidiver , mais je n'ai jamais vraiment aimé le style de l'auteur ! du coup je n'ai jamais vraiment aimé et j'ai toujours eu du mal à comprendre les "aficionados" (?!)
Commenter  J’apprécie          20
cyba
  21 octobre 2016
Moscou, pendant la perestroïka.
Niki Landau se voit confier par une superbe Russe un manuscrit à remettre à Barley Scott Blair, un éditeur anglais. Ce document contient des secrets militaires qui pourrait changer le cours de l'Histoire. Blaire est enrôlé malgré lui par les services secrets de Sa Majesté et a pour mission de retrouver l'auteur.
Encore un grand livre du grand le Carré !
Commenter  J’apprécie          10
Giwago
  28 avril 2008
Un livre fouillis, où on a du mal à s'y retrouver dans les personnages, l'intrigue n'est pas très clair, le style est lourd, dense. le Seuil a déjà publié de meilleurs livres…
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   31 juillet 2018
Manque de chance, nous expliqua Barley, ils étaient tombés sur un jour où les masses libérées avaient fait une sortie en force. A chacune de ses précédentes visites, il avait trouvé cet endroit complètement désert. Mais en ce dimanche de septembre, avec le nouveau parfum de liberté dans l'air, il y avait à leur arrivée environ deux cents fans de tout gabarit entassés autour de la tombe. La pierre disparaissait sous un amoncellement de fleurs auxquelles s'ajoutaient sans cesse de nouvelles offrandes. Les gens se passaient les bouquets de main en main, par dessus les têtes, pour pouvoir les déposer au sommet du tas.
Puis on avait rendu hommage à l'oeuvre de Pasternak. Un petit bonhomme avait lu de la poésie, une grosse fille de la prose. A ce moment-là, une saleté de petit avion avait volé si bas que personne n'entendait plus rien. Et puis il avait recommencé dans l'autre sens. Et encore un autre passage. Finalement l'avion s'était éloigné, sans doute à court de carburant. On avait plutôt le sentiment que c'étaient les voix en s'élevant qui avaient débarrassé le ciel de cette vermine. Barley connaissait à peine trois mots de russe et les autres encore moins. Cela ne les avait pas empêchés de participer et Jumbo Oliphant de déclarer qu'il publierait l'oeuvre complète de Pasternak jusqu'au dernier mot.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   31 juillet 2018
"_ Lisez la attentivement, conseilla Ned.
_ Prenez tout votre temps, Barley", surenchérit Bob.
Combien de fois avions nous lu et relu cette lettre la semaine dernière, tous autant que nous étions ? Combien d'avis divergents avions-nous écoutés puis rejetés ? Cette lettre a été écrite dans un train, avaient décrété six experts de Langley. Dans un lit, avaient affirmé trois autres à Londres. A l'arrière d'une voiture. En hâte, pour plaisanter, par amour, par peur. Par une femme, par un homme. Par un gaucher, un droitier. Par quelqu'un dont la graphie d'origine était le cyrillique, le romain, les deux, ni l'un ni l'autre.
Comme touche finale à cette comédie, je leur avais dit : "en accord avec notre loi sur le copyright, le destinataire est le possesseur de la lettre, mais son auteur en détient le copyright. Je pense que personne ne va vous trainer devant les tribunaux d'Union Soviétique."
"_ Reconnaissez-vous l'écriture ?" demanda Clive.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   04 août 2018
En l'an III de la grande Reconstruction soviétique, l'hôtel Odessa,...vétuste et délabré, était si mal éclairé que les lampes en cuivre, les négrillons et l'encorbellement du restaurant au premier étage évoquaient plus le sombre passé que le phénix soviétique renaissant de ses cendres. En sortant de l'ascenseur brinquebalant, lorsqu'on bravait le regard noir de la concierge d'étage tapie dans sa guérite au milieu de clés rouillées et d'antiques téléphones, on aurait pu se croire revenu aux plus sinistres institutions d'antan.
Malgré tout, pour l'observateur avisé, l'Odessa avait alors une âme. Les braves réceptionnistes cachent un coeur généreux derrière leur regard d'acier et il arrive que les portiers vous autorisent d'un clin d'oeil à prendre l'ascenseur sans exiger votre laissez-passer pour la cinquième fois de la journée. Si l'on sait y faire, le gérant du restaurant vous conduira de bonne grâce vers votre box pour le prix d'un sourire. Et de six à neuf heures du soir, le vestibule devient soudain le carrefour des cent nations de l'Empire. Venus rendre hommage à cette nouvelle Rome, d'élégants bureaucrates de Tachkent, des instituteurs estoniens aux cheveux filasse, d'ardents fonctionnaires du parti originaires du Turkménistan et de Géorgie, des directeurs d'usine de Kiev, des ingénieurs navals d'Arkhangelsk, sans parler des Cubains, des Afghans, des Polonais, des Roumains et du peloton d'Allemands de l'Est à l'arrogance caricaturale, descendent par fournées des navettes de l'aéroport et poussent leurs bagages mètre par mètre vers la réception.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   09 août 2018
Nous apprécions toujours les Occidentaux qui viennent nous faire de grands sermons sur la conduite à tenir envers nos criminels. Moi, ce que je me demande c'est quelle différence il y a entre un pays qui met en prison un petit peu trop de monde et un pays qui laisse courir ses gangsters dans la nature. Je crois bien que je viens de trouver un argument de poids pour nos dirigeants. Demain matin on pourra annoncer au prétendu Comité de surveillance d'Helsinki que nous ne voulons plus rien entendre tant qu'ils n'ont pas mis la mafia américaine sous les verrous. Qu'en pensez-vous ? On relâche notre racaille et vous emprisonnez la vôtre. C'est honnête comme marché, non ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   06 août 2018
_ Sans le savoir, il fait partie de la grande révolte des années quatre-vingt de l'homme russe en pleine andropause. Il a connu les mensonges, Staline, la petite lueur d'espoir de l'ère khrouchtévienne et les longues ténèbres de l'ère brejnévienne. Mais il a encore un sursaut d'énergie, une ultime occasion ménopausique de passer à la postérité. Et à ses oreilles retentit l'écho des nouveaux slogans : la révolution par le haut, l'ouverture, la paix, le changement, le courage, la reconstruction.
Bluebird connait toutes les réponses...parce qu'il est chargé de faire parler les missiles au long de leur trajectoire sans que les Américains entendent, c'est sa spécialité. parce qu'il a conçu les système d'encodage qui échappent aux super-écoutes des Américains en Turquie et en Chine continentale. Il lit toutes les réponses en clair avant que Rogov les transmette en les déformant aux seigneurs et maîtres à Moscou.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Videos de John Le Carré (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Le Carré
Aux côtés de François Busnel, partez à la rencontre du grand romancier anglais, John le Carré, sur ses terres de Cornouailles pour la sortie de « L?héritage des espions », qu?il publie aux éditions du Seuil. Un roman d'espionnage ou l?auteur retrouve son double littéraire, Georges Smiley, et revisite l'affaire de « L'espion qui venait du froid ». de ses années passées dans les services secrets, le romancier britannique évoque comment il est passé de l?espionnage à la littérature mais aussi Donald Trump, Emmanuel Macron, et pourquoi, à 86 ans, l?envie de narrer des histoires est toujours aussi forte...
+ Lire la suite
autres livres classés : espionnageVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

L'espion qui venait du froid

"L'espion qui venait du froid" est un roman d'espionnage signé...

Frederick Forsyth
Jack Higgins
Graham Greene
John le Carré

10 questions
51 lecteurs ont répondu
Thème : L'espion qui venait du froid de John Le CarréCréer un quiz sur ce livre