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EAN : 9782917559277
288 pages
Éditeur : Editions Baker Street (02/04/2013)
3.06/5   70 notes
Résumé :
Robert Littell, l'un des grands maîtres du roman d'espionnage, après plusieurs livres qui se développent dans un contexte international, se tourne ici vers le polar et situe son récit dans un décor profondément américain.
Lemuel Gunn, agent de la CIA en poste en Afghanistan jusqu'à ce que sa dénonciation de l'assassinat de civils par des soldats américains provoque sa révocation, est devenu détective privé. Il s'est installé au Nouveau-Mexique et vit désormai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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caro64
  26 juin 2013
Robert Littell, célèbre avant tout pour ses romans d'espionnage, surprend toujours. Quand il se fait plaisir en rendant hommage à Raymond Chandler, c'est que du bonheur. Alors ne vous fiez pas à la couverture, peu alléchante, qui fait roman de gare… j'ai failli passer à côté à cause de cela. Un polar de facture très classique mais écrit avec soin et style et c'est efficace.
Lemuel Gunn ("avec deux n" dit-il toujours) détective à bas prix, désabusé, viré de la CIA pour avoir critiqué les méthodes afghanes meurtrières de l'Agence, désabusé (vraiment), qui ne veut pas entendre parler d'un ordinateur ni de portable, et qui ne crache pas sur un verre à l'occasion, traîne son ennui dans sa caravane tout alu parquée dans un camping du Nouveau-Mexique. Mais pas dans n'importe quelle caravane : elle a servi à Douglas Fairbanks Jr lors du tournage du Prisonnier de Zenda. Un jour, Lemuel entraperçoit " une paire de chevilles nues et bien galbées" plantées devant " Il était un toit " (c'est le nom de sa caravane), celles de Ornella Neppi, surprenante femme fatale, marionnettiste, intrigante comtesse aux pieds nus d'une trentaine d'années, d'origine corse qui lui demande de retrouver un certain Emilio Cava. Arrêté pour une affaire de drogue, Emilio, était en liberté sous caution. Il est sans doute en train de violer sa libération sous caution, caution fournie par Ornella. Une affaire forcément pas si simple qu'elle n'y parait. Gunn mettra à jour les relations particulières existantes entre Emilio Gava et le FBI ainsi qu'avec deux familles mafieuses du Nevada en lutte ouverte. Et la traque pourra commencer…
Cette fois encore Robert Littell excelle à donner vie à ses personnages, souvent hauts en couleurs, originaux et attachants, tout en leur conservant une part de mystère. Comme toujours, les lieux sont minutieusement reconstitués. Il nous entraîne du Nouveau-Mexique au Nevada dans les immensités du désert de Mojave, du désert peint, du grand Canyon… Et pour ce qui est de l'intrigue attendez-vous à de nombreux rebondissements. Jusqu'à la dernière ligne… Quant à l'humour il n'est jamais absent.
 Enfin, on retrouve dans Une belle saloperie des thèmes chers à l'auteur comme le morale, la vengeance, la rédemption, l'amour… Certes, ce n'est pas un chef-d'oeuvre. Mais un savoureux roman noir qui se lit d'une traite avec un plaisir constant.
A lire en écoutant, tout comme Gunn , Nat King Cole :
http://www.youtube.com/watch?v=¤££¤29De Ornella Neppi40¤££¤7M
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bilodoh
  29 mars 2015
Au Nouveau-Mexique, un Américain qui a fait l'Afghanistan est devenu détective privé. Un homme fier, un homme amoureux avec des dilemmes entre la rectitude morale, la loi et les ordres reçus.

Un décor particulier qui me rappelle de bons souvenirs, le désert de l'Arizona et du Nouveau-Mexique. J'y ai roulé et je me suis arrêtée dans une petite petite ville dont on a l'impression qu'il s'agit d'une ville-fantôme. Ces images sont revenues en mémoire en lisant ce polar, les « mobile-homes » délabrés, les cactus (mais pas les grands saguaros), les cailloux et les ciels sans nuage.

Un polar très américain, avec un soupçon d'humour, beaucoup d'action et la chaleur du désert pour oublier les rigueurs de l'hiver québécois…
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Roggy
  04 décembre 2016
Il ne faut pas se fier aux apparences et appréhender ce récit comme un simple roman noir avec mafieux, détective privé désabusé et femme fatale. Ici tout est dans les interstices, dans les dialogues vifs et convaincants, dans le style série B des années 80.
Robert Littell nous livre un roman noir sensible avec des personnages croqués au poil, qui rend hommage aux grands classiques du genre.
Il cède parfois la place au grand journaliste qu'il est, en émettant une opinion bien tranchante sur les malheurs de l'Amérique et en abordant avec verve et cynisme des sujets brûlants.
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la_fleur_des_mots
  03 septembre 2013
Plus connu pour ses romans d'espionnage, Robert Littell, dans un véritable exercice de style, nous offre un hommage au roman noir. Samuel Gunn est un vrai détective à l'ancienne, cynique, solitaire et pétri de convictions. Au seuil de sa caravane en alu plantée aux portes du désert, il voit apparaître une "comtesse aux pieds nus" qui a besoin d'aide. Pour 90$ par jour, il plonge à corps perdu dans les rivalités mafieuses de deux familles du Nevada.
Si ce roman ne manque pas d'atouts, notamment l'écriture brillamment ironique de son auteur, il n'a pas su me captiver. Une narration trop linéaire, des références qui tombent parfois dans la caricature et surtout des personnages secondaires trop faiblards ont fini par rendre cette lecture un peu longue. Sans être franchement désagréable, ce roman est néanmoins décevant tant les premières pages recelaient de promesses.
Lien : http://bloglavieestbelle.ove..
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pilyen
  12 mai 2013
De Robert Littell, je ne connaissais que ses romans d'espionnage dans lesquels je ne m'étais jamais plongé, le genre me tombant systématiquement des mains, mon cerveau ayant du mal à s'impliquer dans ces rouages trop tordus. C'est avec un peu d'appréhension que j'ai ouvert cette "Belle saloperie" à la couverture aux couleurs criardes et dont on disait que c'était un vibrant hommage au roman noir et à Raymond Chandler en particulier. J'ai très vite remisé mes doutes pour me laisser embarquer dans une histoire bien menée dont le Nouveau-Mexique et le désert de Mojave servent de décor. Tout y est pour retrouver l'atmosphère des romans noirs des années cinquante, le privé solitaire au passé trouble mais au coeur encore un peu tendre, une créature sensuelle dans le pétrin, des méchants mafieux dans le monde du jeu et de vieilles voitures aux carrosseries rutilantes. Il y a même la caravane en aluminium de Douglas Fairbanks Jr...Tous les éléments du genre sont en place et comme Robert Littell est un sacré romancier, il tricote une intrigue où rien n'est laissé au hasard, même les éléments de ses sujets de prédilections comme les affaires moyen-orientales qu'il ne peut s'empêcher d'intégrer à son récit. Tout cela est mené tambour battant, sur plus de 300 pages, sans jamais faiblir. Avec une dose d'histoire contemporaine, quelques petites touches perfides sur les moeurs américaines actuelles, mais surtout un style goguenard et humoristique qui emballe le tout de manière réjouissante, cette lecture est un plaisir.
Un peu plus sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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critiques presse (5)
LaPresse   02 septembre 2013
Un récit d'action riche en références, bourré de clins d'oeil, et un régal pour les amateurs!
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LesEchos   26 juillet 2013
Ancien grand reporter à « Newsweek », spécialiste du Moyen-Orient et de l’ex-URSS, le père de Jonathan Littel [...], s’offre avec « Une belle saloperie » une sorte de récréation en forme de pastiche, pleine de charme et d’ironie.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LaLibreBelgique   22 mai 2013
Robert Littell nous offre un vrai polar à l’ancienne, plein d’humour et d’ironie.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   17 mai 2013
L'intrigue, très rythmée et ponctuée de rebondissements judicieux, nous tient en haleine jusqu'à la dernière phrase (oui, la dernière phrase).
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   13 mai 2013
L'intrigue est une chose, le style en est une autre. Robert Littell excelle dans l'art délicat de raconter une histoire.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
caro64caro64   25 juin 2013
La rumeur m'a dit qu'il vous arrivait d'accepter d'être payé au résultat...

- Et la rumeur vous a dit quoi d'autre ?

- Que vous aviez l'air jeune, mais parliez comme un vieux. Que vous aviez été un brillant enquêteur de la brigade criminelle du New Jersey, avant que la CIA ne vous persuade de devenir une sorte d'espion. Que vous ne vous répandez jamais là-dessus. Que vous avez été viré sans indemnité à la suite d'un incident en Afghanistan qui a été promptement étouffé. Que vous avez porté le chapeau pour avoir suivi des ordres sans pouvoir prouver qu'ils vous avaient été donnés. Que vous étiez un fouteur de merde dans une guerre déjà assez merdique sans vous. Que vous êtes venu dans l'Ouest pour travailler comme détective, afin de découvrir la manière de vivre à laquelle vous vouliez vous habituer. Que vous êtes un malin, un dur à cuire, que vous avez de la chance et ne vous découragez pas facilement. Que ce que vous faites, vous le faites bien, et que ce que vous faites mal, vous ne le faites pas. En d'autres termes, vous êtes contre l'idée que si une chose se doit d'être faite, elle se doit d'être mal faite. (...)

— Juste par curiosité, vous voulez bien identifier la rumeur ?

Elle m'adressa un autre de ces demi-sourires contrits. "Euh, il vaut mieux pas. Si je vous le disais, vous risqueriez de m'envoyer promener. C'est ce qu'a affirmé la rumeur. Elle a dit que vous lui en vouliez d'être trop disponible. Que, psychologiquement parlant, vous portiez des cols empesés et que vous aimiez les femmes qui aimaient les hommes qui leur tenaient la porte. Elle a dit que vous étiez né dans le mauvais siècle."
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caro64caro64   25 juin 2013
Qu’ils me fassent donc un procès, eux, pour avoir révélé un secret d’État. Cela me donnera l’occasion de raconter ce qui s’est passé dans l’Hindou Kouch... Vous vouliez savoir d’où vient ma colère. Elle vient des tripes.
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caro64caro64   26 juin 2013
- Tu sais faire ça ? demanda-t-elle dans un souffle. Tu sais te débrouiller face à quelqu’un comme… quelqu’un comme Gava ?
- Tu allais dire Emilio ?
- Tu ne réponds pas à ma question. Tu sais comment attaquer Emilio ?
- J’ai été formé pour.
- Qui t’a formé ?
- Des assassins très compétents, employés par le gouvernement des Etats-Unis.
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RoggyRoggy   11 mars 2014
Cette nuit-là, je disposai quelques coussins sur le toit de la caravane et, allongé là-haut, tentai de percevoir ce que Kubra appelait la musique des sphères, issue de l'étendue infinie de l'univers au-dessus de nos têtes.
Tout ce que j'entendis, ce fut le silence assourdissant de ma vie.
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bilodohbilodoh   28 janvier 2015
Où que tu en sois, quel que soit ton âge, tes meilleures années sont devant toi. Ne l’oublie jamais.
(Points, p. 116)
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Videos de Robert Littell (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Littell
Après le magnifique accueil que vous avez réservé l'année dernière à la rentrée littéraire de notre collection « Rubis » (les textes de Sofia Aouine, Rhapsodie des oubliés, prix de Flore 2019, et La Redoutable Veuve Mozart d'Isabelle Duquesnoy), voici les deux nouveaux bijoux que nous vous confions, avec fierté et espoir. Tout d'abord, un premier roman, magnétique et ensorcelant, qui rappelle parfois l'esthétique lynchienne, parfois l'élégance désespérée de Gena Rowlands chez Cassavetes : Rosa dolorosa. L'écriture métaphorique de Caroline Dorka-Fenech nous a subjuguées, par sa grâce vénéneuse et sa singularité incontestable. Caroline a travaillé près de dix ans à ce livre. Et puis, un roman-monument, un roman-oeuvre que l'on peut comparer sans rougir à l'American Tabloid de James Ellroy, La Compagnie de Robert Littell ou La Griffe du chien de Don Winslow, car comme ces trois maîtres, il nous fait entrer en immersion dans une époque riche et trouble des États-Unis : Avant les diamants. Avec une force semblable à ses illustres prédécesseurs, Dominique Maisons nous livre une fiction qui souligne la violence et la cruauté de l'époque. Cette époque, c'est précisément l'année 1953, à Hollywood, où s'entremêlent et s'affrontent maccarthysme, mafia, armée et producteurs cupides. Merci de votre curiosité toujours intacte, de votre engagement à faire découvrir de nouvelles voix et… belles lectures !, Marie Leroy, directrice et éditrice Jeanne Pois-Fournier, éditrice
Feuilleter notre catalogue : https://fr.calameo.com/editions-de-la-martiniere/read/005631067736eb4305d79
Lire un extrait de Rosa dolorosa : https://fr.calameo.com/editions-de-la-martiniere/read/0056310674ed40327063a
Lire un extrait de Avant les diamants : https://fr.calameo.com/editions-de-la-martiniere/read/00563106704030cfedaed
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