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ISBN : 2869599188
Éditeur : Arléa (04/11/2010)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes)
Résumé :

Les balles de fusil rentrent dans l'air comme dans du feutre. C'est un bruit mat. Encore des coups. On ne les a pas dénombrés, l'esprit n'est pas au calcul. Ils semblent trois fois plus nombreux. Les bombes tombent. Des femmes entassées dans un café poussent des cris de femme. C'est un bombardement.

Pendant les premiers mois de la Grande Guerre, Albert Londres est correspondant militaire sur le front français, l'occasion pour lui, selon u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Aela
  19 novembre 2013
Lorsqu'éclate la Grande Guerre Albert Londres a juste trente ans.
Il est journaliste et travaille depuis 1910 au journal le Matin, où il est chargé de "couvrir" les activités du Parlement.
Il n'est pas sur le front en tant que soldat puisqu'il a été réformé quelques années plus tôt mais il intervient comme journaliste et donne un compte-rendu régulier des combats.
La guerre va lui fournir l'occasion de se faire connaître.
Il est envoyé d'abord à Reims, où il nous décrit un tableau apocalyptique de la cathédrale livrée aux flammes, il suit ensuite de près les batailles sur le front des Flandres;
Il partage le sort des soldats même s'il ne combat pas et dans ces chroniques, il se fait le témoin de la grande Histoire.
Des soldats de seize ans, les Sénagalais à la bataille, les tirs des shrapnells; le désarroi et le désespoir des civils, les décombres dans Arras, les Belges qui défendent la rivière Yser, le ministre belge Vandervelde qui vient sonner du clairon sur le champ de bataille, tous ces portraits marquent et viennent compléter notre connaissance de cette période.
Le style d'Albert Londres est précis et enlevé, il reflète le patriotisme de son temps mais il reste lucide sur les enjeux de cette terrible guerre.
Un livre court mais dense d'un auteur qui a l'art, comme il le disait lui-même, de "porter la plume dans la plaie".
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Bigmammy
  06 mai 2012
Saisissant. Juste quelques impressions vécues de l'arrière-front, là où, entre septembre 1914 et janvier 1915, on autorise la Presse à venir voir ce qui reste des villes martyres. Arras ....et les héros meurtris. C'est une écriture lyrique, réaliste mais tout de même pas trop car il y a la censure. Terriblement actuelle. L'horreur au premier degré sur un front pas encore stabilisé ni tout à fait enterré.
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Maphil
  22 octobre 2015
Réformé, Albert Londres est envoyé par son journal comme correspondant de guerre. Il partage alors la vie des soldats et leurs combats. Dans une série d'articles, il expose la guerre dans toute son horreur. Les combats décrits sont terrifiants et l'héroïsme qui va souvent jusqu'au sacrifice ultime, semble parfois banal.
Une vision de la guerre réaliste et bien différente de celle présentée par les manuels scolaires.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AelaAela   19 novembre 2013
Or, ces temps, par ces nuits et ces jours de froid, de pluie, de tonnerre et de mort, il faudrait être bien magnifique pour ne pas sentir pleurer en soi.
Quand un soldat pleure, la vérité n'est pas de le consoler, c'est de le réveiller de ses larmes.
Emile Vandervelde, citoyen et ministre, est venu sonner du clairon.
Il a rallié la pensée.
Le Matin, 29 novembre 1914
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AelaAela   19 novembre 2013
La chéchia retirée, on vit qu'ils s'étaient fait dessiner par la tondeuse des agréments dans la chevelure. L'un avait la moitié du crâne rasée; l'autre y portait un huit, et leurs voisins, des figures inconnues de la géométrie.
- Où c'est les Prussiens? nous demandèrent-ils.
- Tout près, à vingt kilomètres.
- Vingt kilomètres! Y a bon!
Ils allèrent à la corvée d'eau. Ils vous disaient en relevant le menton:
- Avons laissé Mme Sénégal pour défendre France.
Sous la voûte du canon, cela vous mouillait les yeux.
Ils s'endormirent avec la nuit.
C'est le lendemain.
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MaphilMaphil   22 octobre 2015
Des éclairs de foudre humaine vous rayaient la vue, vous déroulaient, dans l'estomac, une infernale toupie. Ca tapait. Les Allemands avaient descendu leurs hommes de Nieuport. C'est ici qu'il fallait foncer. Ils y allaient le front bas, en vrais bœufs. Ils foncent comme ça, jamais l'œil au ciel. Ce qu'ils font, ce n'est pas parce qu'ils voient l'étoile, c'est parce qu'ils ont du jarret. Dans Dixmude, à coups de feu, à coups de crosse, à coups de gueule s'arrachait la partie. A coups de gouttes de sang, elle se marquait.
.
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sarasvatisarasvati   11 décembre 2010
p.76/Il fallut refaire beaucoup de kilomètres dans l'eau, la nuit et l'émotion. Les chiffres qui sont marqués sur les bornes des routes ne représentent plus pour nous des chiffres, ce sont des tableaux des circonstances, des rencontres. Nous n'avons pas à marcher, de tel poteau à tel poteau, mais à fouler l'endroit où mourait ce petit Belge en ne disant rien, ni de sa mère, ni de sa ville, ni de son secret. Ceci n'est pas un croisement de chemins, c'est cette ambulance dont nous avons vu crouler le toit avec le major. Ces vingt maisons ne sont pas vingt maisons. C'est ce débat d'âme d'un général découvert par les obus, se demandant s'il doit sauver la manoeuvre en se retirant ou laisser supposer à ses troupes présentes qu'un chef ne tient pas sous la mitraille.
Ainsi la route nous est une présence. Nous l'entretenons de nos souvenirs, butant parfois sur un cheval gonflé. Mais ce soir, nous ne pourrons converser longuement ensemble. Elle n'est pas à nous seuls. Elle est aux compagnies qui vont vers Dixmude.
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MaphilMaphil   22 octobre 2015
Cinquante jours d'eau, de feu, de canons, de navires, cinquante jours de gestes immenses, de cris sublimes, d'âmes qui montent, cinquante jours d'une des plus grandes batailles de 1914 : on a gagné un kilomètre.
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Vidéo de Albert Londres
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