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EAN : 9782842611774
280 pages
Éditeur : Le Serpent à plumes (12/01/2000)

Note moyenne : 4/5 (sur 60 notes)
Résumé :
En 1927, Albert Londres embarque pour un périple de quatre mois dans les colonies françaises d'Afrique. Il a déjà écrit quelques articles sur les " petits Blancs " de Dakar, mais s'engage cette fois dans une enquête d'envergure sur les pratiques des colons usagers du " moteur à banane ". Il en rapporte un récit virulent, caustique, dont le lecteur sort tour a tour réjoui et atterré, dénonçant les milliers de morts survenue au nom de l'exploitation des forts et de la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
afriqueah
  09 avril 2020
Le long de son parcours de plusieurs mois au Soudan( l'actuel Mali) puis en Côte d'Ivoire, au Gabon et au Congo, Albert Londres à son arrivée à Dakar ne peut accoster, à cause de la fièvre jaune ; tout le monde prend de la quinine, des mesures sont prises, le confinement dans « une cage » est déclaré, à moins de sortir bottés, « crispins aux gants » et cagoulés. Combien de morts ? La vérité est sous terre, dit Londres, qui nous décrit d'abord le débarquement des colons et leur affectation aléatoire, en plaque tournante.
Ces cages ne servent pas seulement au confinement pour éviter la contagion, il y a des cages, des « boites » partout pour enfermer les quelques travailleurs récalcitrants.
Albert Londres regarde, en journaliste, et décrit un monde surréaliste, où les nègres comme il dit viennent livrer leurs problèmes d'adultère au commandant qui revêt le rôle du juge de paix. Un homme vieux et apparemment riche marié à une jeunesse, le n'amant nu avec juste une ficelle et un peigne en fer dans les cheveux…. Est ce vrai, cet adultère, demande le commandant ? oui, disent la femme et le n'amant, et on est content. le n'amant sera condamné à donner le peigne en fer… et les trois repartent fins copains. Un autre a dû s'absenter 2 ans et il a confié sa femme à son frère….elle a mangé, mais elle n'a pas eu de descendance. Il y a de quoi se plaindre, sûr. Elle ne lui plaisait pas ! le délicat ! Cela lui coutera trois cabris !
Les femmes, dit Londres, valent un peu moins que des vaches, elles s'achètent, s'héritent, se font enlever. Les femmes sont des bêtes de somme, ce sont elles qui portent, qui travaillent et qui encaissent les coups.
Mabanckou et d'autres parlent de brûlot lorsque lorsqu'ils citent le reportage Terre d'ébène qui parut d'abord dans le quotidien le Petit Parisien en 1928, puis une année plus tard sous forme d'ouvrage chez Albin Michel.
Brûlot qui nous brûle à nous en premier, par son regard sur les « nègres « et leur acceptation du pouvoir des Blancs et des chefs.
Les nouveaux « captifs de case »anciens captifs de traite, sont propriété du chef, tout comme les vaches. le chef les abrite, les nourrit, leur donne une femme ou deux, et ils font des petits : « L'esclave ne s'achète plus, il se reproduit. C'est la couveuse à domicile ».
Les africains marchent, « pied-la-route. ».Où vont ils ? Ils marchent, hommes ou femmes, enfants, prisonniers attachés par une corde au cou (et leur gardien marche cinq kilomètres devant !), postiers, plaignants cherchant un papier signé de l'administration, avec tampon. Et, muni du papier, reprenant la route de 300 kilomètres ou plus. Que fera t il de ce papier tamponné ? rien, mais il l'a. La servitude est dans les têtes, l'administration française a mis en place un système surréaliste d'acceptation ancestrale mâtiné de soi disant progrès.
Albert Londres décrit donc cet empire français, qui prélève un impôt sur chaque travailleur au travail forcé, esclaves des temps modernes. le train Océan – Congo doit être construit, pour relier la côte à la capitale Brazzaville, car le fleuve Congo est semé de rapides rendant la navigation impossible. Les belges ont relié déjà la côte à leur capitale Kinshasa, et ils l'ont fait avec des moyens modernes pour l'époque, utilisant les tronçons construits pour acheminer les travailleurs. Côté français, le train Océan –Congo se construit avec des recrutés de force, « le nègre remplaçait la machine, le camion, la grue ; pourquoi pas l'explosif aussi ? »
Entre l'administration coloniale, instituée en 1919, qui protège le nègre mais lui soutire des impôts, et et les colons, hommes d'affaires qui les font travailler sans payer, ô blancs, mes frères ! C'est l'incurie et les mauvais calculs, la décision de ne rien débourser alors que les profits étaient et allaient être certains ( or, coton, bois précieux, café, cacao, caoutchouc, cuivre )qui aboutissent à la mort de milliers de travailleurs, et à la fuite des autres, pour éviter la « machine » mortelle. A la fin du reportage, Londres laisse passer ses sentiments devant ces cadavres ambulants, qui vont mourir dans la forêt. « la désolation de leur état me parut sans nom ». Sans doute 20 000 .
Et il tire la conclusion de son pamphlet persiflant, dérangeant, impertinent, et combien utile, car la France a pris la décision en 1930 d'outiller avec compresseurs, bulldozers et tracteurs, cette construction d'un chemin de fer au lieu d'en rester à un stade moyenâgeux qui lui interdit, au delà des pertes humaines, de développer ses colonies : « Ce n'est pas en cachant ses plaies qu'on les guérit »
« Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».
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chartel
  04 décembre 2010
A la fin des années 1920, Albert Londres s'embarque pour l'Afrique afin de voir de plus près les fameuses colonies d'une France dominante et rayonnante. Il va mettre à jour ce que beaucoup de ses contemporains ne voulaient pas voir, un système esclavagiste qui ne veut pas en porter le nom, où les Africains ont pris la place de la machine, pour satisfaire la consommation d'une civilisation européenne soucieuse de luxe et de profit.
Dès les premières lignes de "Terre d'Ebène", j'ai été saisi par la vigueur de l'écriture. le style de Londres est remarquable, ironique et tranchant, ne se souciant pas des convenances diplomatiques, n'hésitant pas à appeler un chat un chat et à dévoiler toutes les absurdités et les horreurs qui se présentent à son regard.
Bien que les colons soient de loin les plus à blâmer, les Africains ont aussi leur part de responsabilité dans ces atrocités, Albert Londres est impartial. La barbarie n'est pas l'apanage de l'homme blanc, elle est le propre de l'Homme tout simplement.
Cette oeuvre est aussi troublante par son actualité. A l'heure de la mondialisation, quand je me réjouis d'acheter de beaux cadeaux pas trop onéreux « made in China » pour mes bambins, d'autres triment comme des bêtes pour un salaire de misère, dans un pays totalitaire où l'on s'amuse encore à clouer le bec aux récalcitrants.
Albert Londres vient de me rappeler que je ne peux me passer, au quotidien, d'une conscience politique.
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19chantal
  27 décembre 2019
Ce récit date de 1929. Les horreurs décrites ont donc 90 ans. Je suppose qu'elles ne sont pas arrêtées comme par enchantement. Qu'on ne s'étonne donc pas que les Français soient mal vus dans certains coins d'Afrique. Quelle époque et quel gâchis !
Albert Londres dénonce les pratiques qu'il a vues avec sarcasmes. Il est tellement caustique qu'il frise la drôlerie. Nul n'est épargné, ni Le Blanc détenteur de l'autorité, ni le petit Blanc qui laissera sa peau, ni les Noirs, que ce soient ceux qui, détenteurs d'une parcelle de pouvoir, en profitent pour devenir bourreaux ou ceux qui acceptent tout sans se révolter.
Une chose est sûre, la France ne sort pas grandie de cette Histoire.
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tristantristan
  18 avril 2019
Après un voyage de quatre mois en Afrique en 1927, l'auteur restitue son périple et sa vision de l'Afrique, avec ses Noirs, ses Blancs, ses métis. Pour seul mot d'ordre: l'humour!
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JPB
  26 mars 2011
1928. Gide vient de publier Voyage au Congo et Retour du Tchad, ouvrages dans lesquels il dénonce avec vigueur les horreurs et les crimes du régime colonial de la France. Albert Londres s'embarque pour un périple de 4 mois en Afrique. Révolté à son tour par ce qu'il découvre, le grand reporter trouvera la violence et les accents qui conviennent pour en parler. Son livre suscitera de furieuses polémiques et incitera le Gouvernement de l'AOF à organiser un "voyage de presse" afin d'apaiser l'émotion. La presse coloniale, de son côté, se déchainera, mais la violence ordurière de ses attaques renforcera le succès du livre.
Voilà dans le texte la 4ème de couverture du livre. Personnellement, je n'y ai pas trouvé la violence dont il est question, sauf dans le dernier chapitre qui décrit l'hécatombe pour la construction du chemin de fer Congo-Océan. Il est clair que les descriptions des colonies sont réalistes, engagées sans doute, mais pas tant que ça. Mais à l'époque, il est vrai qu'on n'écrivait pas aussi crûment que maintenant, d'autant que nous connaissons, nous, les ravages que le colonialisme à engendré dans les pays africains.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
EFournEFourn   22 juillet 2020
Les métis ! Les mulots !
Les tout-petits tètent leur négresse de mère.
Le père est là ou n’y est pas. C’est un fonctionnaire, un commerçant, un officier ; c’est un passant. S’il est là, ce ne sera pas pour longtemps. S’il est absent, ce sera sans doute pour toujours. L’enfant grandira dans la case, la maman nègre étant retournée chez les parents. Le reste du village le regardera comme un paria, se demandant pourquoi ce téte-lait mangera plus tard leur mil. Aucune raison sociale n’interviendra dans ce jugement sommaire. La dépréciation sera instinctive, ni blanc ni noir, alors rien du tout ! La maman se remariera avec un Mandingue. Ses petits frères, eux, auront une race, une famille, une patrie : ils seront noirs. Le mulot sera mulot. Il n’aura pas de nom, pas de base, pas de sol à lui où poser ses pieds. Jusqu’au sein qu’il suce qui n’est qu’un cinquante pour cent de lui-même. Il passera sa vie à chercher sa seconde moitié. Quand on les voit, jeunes enfants, ils n’ont pas l’air d’aplomb ; ils penchent tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Ce sont les laissés pour compte d’un tailleur trop pressé. Ceux qui les recueilleront n’oublieront jamais qu’ils n’ont pas été faits sur mesure. Ils flottent.
Ils sont comme ces bateaux-jouets qui voguent dans les bassins municipaux. Dès qu’ils approchent du bord, un bâton les repousse ; quand ils gagnent le centre, un jet d’eau les inonde. Il en coule des quantités. Les survivants demeurent déteints.
Sans nom, ces demi-sang sont les fils des saints de la religion catholique. La République ne les laisse pas dans la brousse. Non ! Quand ils ont sept ans, On les arrache à la calebasse maternelle. On les réunit dans les centres, à l’école des métis. Ils constituent la plus étrange catégorie d’orphelins : les orphelins avec père et mère.
Tant que le papa est en Afrique, il ne les abandonne pas. Passe-t-il près de l’école ? Il va les voir, même quand il est rentré, de son dernier congé, marié avec « Madame Blanc ». . . .
Dès qu’elle a des bébés blancs, le petit mulot repasse la porte. Pauvres mulots ! Les fils de leur mère, qui sont noirs, ne sont pas leurs frères ; les fils de leur père qui sont blancs ne sont pas leurs frères. C’est peut-être pour cela, parce qu’ils ont tant cherché à comprendre, qu’ils ont tous de si grands yeux ? …
… Joseph est heureux, il ne sait pas encore qu’il y a des bateaux qui ramènent les papas blancs en France !

Le métis est profondément malheureux.
L’école en fait moralement des Français, la loi les maintient au rang de l’indigène. La loi leur interdit de porter le nom de leur père. À vingt ans, la loi les verse dans l’armée noire. Un nègre, parce qu’il est né à Dakar, à Rufisque, à Saint-Louis ou à Gorée, est citoyen français. Le fils du général X…, du gouverneur, de l’administrateur en chef, de l’ingénieur, lui, est nègre ! S’il commet une faute, il sera jugé comme un nègre. Quand il obtiendra une place, il sera payé comme un nègre. Neuf francs par jour d’indemnité au fonctionnaire électeur noir, deux francs cinquante pour le métis. Cent francs par enfant pour l’autre, dix francs pour lui ! Frappe-t-il à la porte de l’administration ? Il est reçu comme un nègre. Si c’est un nègre de Dakar qui tient le porte-plume, il est chassé comme un chien. Henri qui avait de l’esprit m’a dit : « On devrait être fait tout en fesses, ainsi nous aurions plus de place pour recevoir les coups de pied ! » Le dernier des gnafrons des quatre communes envoie un député devant la Seine ; le métis reste dans le Niger. Ils ne sont ni blancs ni noirs, ni Français ni Africains, ni frisés ni plats. Le malheur est qu’ils soient tout de même quelque chose.
— Si l’on n’était rien, m’a dit Robert, on ne souffrirait pas. Et pourtant, regardez !
Robert m’avait entraîné chez lui, un propre Petit logis de Mopti. Robert ouvrait le buffet, tirait les tiroirs. Je croyais qu’il allait mettre le couvert et m’offrir à dîner.
— Regardez ! On mange dans des assiettes ; on se sert de couteaux, de fourchettes, de cuillers ! On boit dans des verres !
— Et cette photo, lui dis-je, lui montrant au mur un général découpé dans un illustré.
— C’est papa !
On les a abandonnés. Là-dessus ils ne disent rien. La chose leur semble naturelle. Ils conçoivent obscurément qu’ils ne sont pas des enfants, mais des accidents, et qu’un accident est toujours malheureux. Toutefois on les a envoyés dans des écoles. Ils ont récité qu’ils étaient fils de Gaulois. On leur a fait porter des souliers, des chemises et des pantalons. Eux-mêmes ont ajouté les lunettes. Il fallait se garder de leur apprendre à lire si l’on ne voulait pas qu’ils vissent le nom de leur père sur les journaux !
Ils ne réclament pas la recherche de la paternité. Un vif sentiment de leur situation les anime. Ils savent qu’ils ne sont qu’un péché originel et en accusent Adam plutôt que sa lignée. Cependant ils ont l’idée de se racheter. Connaissant le respect que l’on doit au vrai blanc ils ne revendiquent pas d’être fils de leur père. Ce n’est pas le nom du blanc qu’ils convoitent, loin d’eux cette audace, c’est sa nationalité. Non fils d’un tel, mais fils de Français ! Ainsi ratifient-ils eux-mêmes leur anonymat.
André, Henri, Jacques, Robert, autant que l’on voudra, mais citoyens français !
C’est leur rêve !
— Surtout, disent-ils, que nous sommes les fils de ceux qui ont fait la conquête. C’était dur en ce moment, nos papas ne pouvaient amener leur dame !
Assez de tragique !
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brigetounbrigetoun   02 décembre 2009
Des noirs des deux sexes travaillaient sur la route. Pliés en deux comme s'ils attendaient le partenaire pour jouer à saute-mouton, ils la tapaient avec une latte. Cette compagnie faisait deux rangées, une d'hommes, une de femmes, les femmes vieilles et laides, la peau ratatinée sur le squelette. Evidemment, elles ne pouvaient plus servir... qu'à la route.
Sur le bord de la chaussée, un orchestre : trois tambourins et un flûtiau. Pour donner la cadence aux cantonniers, les musiciens scandaient un air qui montait et descendait en quatre temps, sur quatre sons, du lever du jour à son coucher. Un chien pacifique en serait devenu enragé !
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afriqueahafriqueah   09 avril 2020
D’où sort ce que l’on vend aux pauvres nègres ? Des ciseaux dont les branches ne se touchent pas ; des couteaux qui ne coupent pas ; des miroirs qui ne reflètent pas ; des savons qui ne moussent pas ; des parfums !!!!; des peignes sans dents ; des chandelles sans coton … et l’on pourrait aller jusqu’à dire des flûtes sans trous ! Où sont ces usines sournoises qui travaillent à mal travailler parce que c’est assez bon pour toute une partie de la terre ?
Qui dit Blanc dit, ici, administration. L’administration est le moustique du nègre. A tous les moments de sa vie, elle le pique, troublant son farniente. Lui, qui dormait si bien !
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VilloteauVilloteau   20 août 2012
D'autre part je demeure convaincu qu'un journaliste n'est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de roses. Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire tort, il est de porter la plume dans la plaie.
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pierre31pierre31   05 juillet 2019
Voici mille nègres en file indienne, barda sur la tête, qui s'en vont à la machine! au chemin de fer de la Côte-d'Ivoire, à Tafiré. Sept cents kilomètres. Les vivres? On les trouvera en route, s'il plaît à Dieu! La caravane mettra un mois pour atteindre le chantier. Comme le pas des esclaves est docile! Des hommes resteront sur le chemin, la soudure sera vite faite; on resserrera la file.
On pourrait les transporter en camion; on gagnerait vingt jours, sûrement vingt vies. Acheter des camions? User des pneus? Brûler de l'essence? La caisse de réserve maigrirait! Le nègre est toujours assez gras!
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Vidéo de Albert Londres
L'un, Benoît Vitkine, est le correspondant du "Monde" à Moscou. Journaliste depuis quinze ans, il a notamment couvert la guerre dans l'est de l'Ukraine, et a reçu en 2019 le prix Albert-Londres de la presse écrite, pour une série de six enquêtes autour de l'influence russe notamment avec la guerre du Donbass. Il est aussi l'auteur d'un roman policier qui se déroule en Ukraine et qui a pour titre "Donbass" (éd. Les Arènes). L'autre, Yoann Barbereau, a travaillé près de dix ans en Russie, où il a notamment dirigé l'Alliance française d'Irkoutsk. Jusqu'au jour où des hommes cagoulés ont fait irruption chez lui, l'ont arrêté, interrogé, puis emprisonné dans les geôles de Sibérie. C'est alors qu'a débuté pour lui un parcours incroyable, d'enfermements et d'évasions, qu'il retrace dans un livre "Dans les geôles de Sibérie" (éd. Stock).
Dans cette rencontre virtuelle, Yoann Barbereau nous parle notamment du Kompromat dont il a été victime, des livres lus pendant son emprisonnement et de l'écriture comme fenêtre ouverte sur le monde extérieur. Avec Benoît Viktine, nous évoquons le romanesque et les possibilités qu'il offre à l'écrivain et la pratique du métier de journaliste, en Russie, aujourd'hui.
Pour retrouver ces livres, c'est ici : Donbass : https://www.librairiedialogues.fr/livre/16203532-donbass-benoit-vitkine-les-arenes Dans les geôles de Sibérie : https://www.librairiedialogues.fr/livre/16203605-dans-les-geoles-de-siberie-yoann-barbereau-stock
Et pour nous suivre, c'est là : INSTA : https://www.instagram.com/librairiedialogues/ FACEBOOK : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ TWITTER : https://twitter.com/Dialogues
À bientôt !
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